Économie de Dieu : « loi de la famille ou de la maisonnée », c’est le plan de dispensation de toutes les richesses de la gloire de Dieu, pour une gloire de la stature complète par l’édification du Corps de Christ dont le parachèvement est la Nouvelle Jérusalem : Son plan éternel.

Église : vient du grec qui signifie « assemblée des appelés hors (à sortir) » ; appelés à sortir du monde bien évidemment. C’est le chef-d’œuvre de Dieu par la sanctification des hommes pour former une famille royale de prêtres divins à l’image de Christ, leur Seigneur et le premier d’entre eux. L’Église est aussi le Corps de Christ dont chaque membre est objectivement sous Son autorité, car Il est Sa Tête pour l’approvisionnement de tout ce qu’Il est, en piété, afin que Son Corps exprime Son caractère seul par Son onction (Esprit).
Maintenant, il faut faire une différence entre l’Église et l’église locale : la première englobe les croyants de toutes les générations qu’ils soient vivants ou dans le paradis. Les églises locales correspondent, quant à elles, à l’assemblée des croyants de chaque ville ou village, ni plus, ni moins.

 

Gloire : expression, manifestation ; Christ est la gloire de Dieu, par exemple.

Grâce : « approvisionnement de vie » ; recevoir la grâce, c’est recevoir Christ comme vie. Cette formation du mystère est la Foi. La grâce est le moyen par lequel l’Esprit réalise l’économie de Dieu et donc nous dispense les richesses de Christ.

 

Idole : objet ou individu impie d’adoration.

Impie : étranger à la vie divine.

Justification : c’est à chaque fois la rémunération de la foi dans les promesses de Dieu, à cause de Jésus-Christ. C’est dans Ce dernier qu’est le « oui », comme dit l’apôtre Paul. Seulement, la foi est notre réponse qui justifie Sa fidélité par Sa grâce envers nous. Quand nous recevons le message de l’Évangile au début, nous sommes justifiés en croyant en la puissance qui a ramenée Jésus-Christ d’entre les morts, afin d’être aussi participant de la vie éternelle. C’est la première étape du processus de sanctification, avant le baptême par lequel on s’y engage pour être transformé à Sa ressemblance, jusqu’à la rédemption du corps mortel.

Mort : séparation d’avec la vie ou absence de vie ; lorsque que l’on parle d’un corps de mort, on met en évidence l’absence de vie dans l’homme incapable d’exprimer Christ. Il ne peut alors que produire des œuvres mortes, c’est-à-dire qui n’ont pas leur source dans la vie de Dieu. La mort est donc la source de toute défaite, de la peur, des maladies, du péché, de la corruption, des souffrances, du stress, de la confusion, etc. Bien entendu, elle est aussi la fin de la chair, de son chemin dans le corps. Lorsque Jésus-Christ dit « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne », Il nous met en garde contre la mort éternelle. Cette dernière mort est la séparation, non seulement de la vie du corps dans le monde, mais surtout de toute expression positive issue de Dieu dans la création. C’est le sort final qui attend Satan, l’antichrist, son faux prophète et tous ceux qui se sont rebellés avec lui, c’est aussi celui des incroyants qui seront ressuscités des morts (car cette mort est temporaire) pour aller à la mort éternelle dans le lac de feu et de souffre, là où est la place du diable.

Nicolaïte : composé de deux termes grecs, l’un signifiant « conquérir » et l’autre « gens commun ». Le nicolaïsme est une doctrine d’instauration monarchique ou oligarchique d’une classe obstruant le règne de Christ à l’assemblée, et usurpant la Tête à l’Église. L’expression collective de cette dernière, Son Corps en fait, dont chaque membre est censé être sous Son autorité, est anéantie ainsi. C’est une caractéristique majeure des courants impures du christianisme, de la corruption religieuse conservée au sortir de l’église catholique romaine après la réforme. C’est le principe des hiérarchies du système papal du catholicisme, et du système pastoral dans les sectes protestantes.

Parole de Dieu : c’est le véhicule de la réalité pour la révélation de Christ, mais en ce sens, et l’Écriture le confirme, l’Esprit est aussi le véhicule et la substance de la parole de Dieu. C’est en effet Lui qui nous conduit dans toute la réalité. La parole est le vecteur de la grâce de Dieu qui peut nous parvenir si nous manquons de discernement spirituel pour comprendre l’onction intérieur, le mouvement de l’Esprit dans notre esprit pour la révélation. Pour ceux qui ont ce discernement, la parole est un moyen efficace pour sonder le mystère de Dieu avec beaucoup plus de profondeur. C’est souvent la particularité des économes, afin d’obtenir une grâce du Seigneur à dispenser aux saints. La parole de Dieu est la parole de vie pour approvisionner l’économie divine dans le cœur du croyant : ce sont l’Espérance, la Foi et l’Amour qui sont l’œuvre éternelle de la réalité de Christ.

Pasteur et enseignant : ils font tous les deux parties de la même catégorie car ils ont des dons similaires. Dans le Nouveau testament, on ne parle qu’une fois des pasteurs en tant que tels, car ils sont avant tout des économes pour le perfectionnement des saints. En pasteur, le ministère fonctionne dans la perspective première d’apporter des soins aux croyants, tandis qu’en tant qu’enseignant, il sonde l’Évangile pour les amener aux provisions de l’économie de Dieu. On peut passer pour un pasteur par un caractère prévenant, mais l’enseignement est le don caractéristique du ministère. Les pasteurs ne prennent pas la place des anciens, qui veillent sur l’ensemble de la localité. Ils auront bien plus tendance à s’occuper des saints en entretien, mais ils chercheront surtout leur perfectionnement du Corps. Les deux fonctions sont utiles dans l’église local, mais en tant qu’enseignant, le ministre pourra être appelé à l’œuvre, si c’est la volonté du Seigneur. La vocation pastorale le cantonne le cantonne par contre à sa propre localité.

Piété : relation divine dans une image (un corps) par la communion. Christ est le mystère de la piété, le mystère de Dieu dans le corps mortel ; l’Église est le mystère de Christ puisqu’Elle est la maison de Dieu ou ce dernier communie avec les hommes rachetés, avec nous-mêmes, dans le Corps de Christ.

Prophète : c’est l’une des quatre catégories de ministères ; il est local, mais peut devenir extra-local si le Seigneur l’appel à l’œuvre ou l’envoie tout simplement ailleurs à l’occasion. Comme tous les autres ministères, il sert au perfectionnement des saints, mais au moyen par des prophéties : des révélations, des encouragements, des prédictions et des messages de la part de Dieu.

Recouvrement : le courant d’inversion du déclin qui consiste à restaurer les « choses perdues » de l’Évangile. Certains serviteurs du Seigneur depuis Martin Luther au quinzième siècle, même si quelques noms moins connus sont apparus auparavant, ont conduit cette restauration de la doctrine dans le courant de l’Esprit. Le catholicisme romain est l’état le plus bas dans le déclin, et c’est de là que la restauration commence. Mais ce recouvrement, même s’il est dans le monde et a produit des églises locales recouvrées à la saine doctrine, laisse une grande diversité de nuances « protestantes » inachevées, qui sont autant de dénominations différentes et des divisions incalculables. On peut considérer le recouvrement comme l’œuvre majeure du Seigneur dans les derniers temps.

Rédemption : « rachat » ; c’est l’œuvre de Christ pour Dieu, envers les hommes qui croient dans la bonne nouvelle. Elle est initiée par la nouvelle naissance et s’achève par la glorification de nos corps mortels par l’approvisionnement complet de la mesure du don de Christ.

Repentance : changement (d’idées, de conceptions ou de comportement). L’une des principales expressions de la repentance est le changement du principe de la connaissance du bien et du mal qui aboutit aux œuvres mortes, pour le principe de la foi en Dieu, un culte sous la grâce. Bien sûr, la repentance concerne aussi le péché, mais cette première expression est mère de toutes.

Royaume de Dieu : « royaume de Dieu » et « royaume des cieux » ; les deux termes sont valables car Dieu n’est pas divisé, alors un territoire qui n’est pas les cieux mais où Dieu règne est tout de même Son royaume. Lorsque nous sommes éclairés sur l’œuvre, on se rend compte que l’on parle de royaume de Dieu sans nécessairement parler de perfection, comme dans certaines paraboles ou dans certaines prédications ; parce que le royaume de Dieu est dans le processus qui conduit à l’établissement du royaume des cieux qui est parfait. C’est le chantier de l’Église dans tous ses aspects, même dans le déclin ; c’est pourquoi le Seigneur dit souvent dans les Évangiles (les livres) : « le royaume des cieux est semblable à », que son discours soit positif ou non concernant l’avenir de l’Église. Christ est le royaume de Dieu dans lequel le règne de Dieu est parfait et Son Esprit parfait est à l’Église. Le royaume de Dieu est rendu évident par le fruit de l’Esprit qui est une gloire de la grâce. Il est aussi manifesté par les dons spirituels et toute œuvre de Dieu. Pour finir, lorsque l’on parle de l’âge à venir c’est aussi le royaume de Dieu, il s’agit en fait de l’établissement du royaume millénaire avec Christ et les saints qui sont vainqueurs dans l’âge présent.

Sanctification : « mise à part » pour un usage sacré ; c’est l’opération de la séparation des choses impies au profit des choses saintes. C’est l’œuvre du Saint-Esprit pour nous amener à la ressemblance de Christ par l’économie de Dieu. Cela passe par la grâce de croire (la révélation), la grâce de souffrir pour la vision (croix) et celle de me réjouir pour faire l’expérience de la vie jusqu’à ce qu’Elle (la grâce) soit complète, jusqu’à la glorification du corps mortel.

Satan : signifie « adversaire ». C’était un chérubin maintenant déchu, devenu Satan parce qu’il s’est opposé à Dieu, mais sa fin est prophétisée dans les Ecritures. Il est l’antagoniste de Christ, l’incarnation du mal. L’économie de Dieu implique que Satan perde subjectivement le terrain que Christ a gagné par la rédemption. Ceux qui n’entrent pas dans ce plan iront au lac de feu et de souffre avec le diable, celui qui les possède.

Vie : origine de toute l’expression d’un mystère. Un animal a une vie, de là-même elle tient son caractère. Il en est de même pour toute créature. Leur image respective (leur corps) est créée par Dieu souverainement pour correspondre à chaque vie. L’homme est créé pour être une expression divine, mais Satan qui s’estimait digne d’être Dieu trouve le moyen de s’exprimer dans l’homme à cause de sa vie désobéissante et impie. Par la nouvelle naissance nous recevons Christ comme vie en arrhes de l’Esprit jusqu’à Son complet approvisionnement par la sanctification. Cette vie de Dieu est la source de toute Son expression, c’est d’Elle qu’il est souvent fait mention comme « la vie éternelle ». En effet, Elle est éternelle ; c’est l’aspect le plus souvent mis en avant, mais Elle est aussi incréée, humble, juste, sainte, patiente, aimante, miséricordieuse, longanime, joyeuse, paisible, fervente, forte, fidèle, douce et tout le fruit de l’Esprit de Christ. Ce dernier est l’image de la piété.

Vision : (1) Une scène que l’on observe et qui expose un mystère (2) la compréhension globale d’un mystère ; (3) l’adhésion à un mystère qui n’est pas forcément compris, mais qui inspire des réactions positives ou négatives selon les interactions et les courants de pensées. Il y a une multitude de mystères plus ou moins importants, mais deux ont l’adhésion des hommes : la vision céleste et la vision babylonienne. La première est l’appel que reçoit une personne qui vient à croire, pour une vocation du Corps de Christ. Ici, il doit s’agir normalement des saints, mais beaucoup sont aveuglés étant entre deux eaux, victimes du déclin apostat. La deuxième est la vision babylonienne qui a deux aspects : une religieuse, la corruption de la saine doctrine avantageant la chair, la fornication spirituelle ; et une matérielle, les convoitises et l’orgueil des possessions, l’amour pour le monde et des choses du monde.