…sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle (Matthieu 16:18b)

Dans le combat spirituel, nous devons non seulement tenir ferme, mais aussi vaincre l’ennemi et conquérir des territoires. Toutefois, ce n’est pas l’œuvre de l’homme, c’est la vie divine qui est exécuteur de ce ministère en nous.

Au début, le Seigneur envoya Ses disciples, afin qu’ils commencent l’édification de la maison de Dieu sur le fondement, dont Il (le Seigneur) est la pierre angulaire. Qu’Il soit cette pierre, est typifié par la seule côte que l’on préleva du premier homme, Adam, pour former sa contrepartie, Eve.

Quand ils eurent avancé dans cette mission, le diable fit lui aussi mouvement, afin de contrecarrer l’œuvre de la vie. Et c’est à dessein que je dis « l’œuvre de la vie », parce qu’il suffit d’en changer la source pour détruire la foi. De tout temps, c’est cela l’œuvre du malin : « dérober, égorger et détruire » (Jean 10 :10).

Déjà dans le ciel, quand il était encore Lucifer, il voulait renverser Dieu, le Fils de Dieu en fait. Depuis la Genèse, nous voyons Satan agir contre l’image de Dieu, afin qu’il manque la gloire qui lui (Satan) ait inaccessible. Le diable est jaloux du peuple de Dieu qui est destiné à la gloire divine, et hait sa soumission dans laquelle il a failli.

Dans le jardin en Eden, il est parvenu à dévier la création du processus normal vers la gloire. Mais c’est pour une gloire plus éclatante en résurrection. Il a toujours été prêt à empêcher que ne se réalise le but de Dieu. Il n’était pas divin et ne pouvait l’être, alors imaginez sa haine des hommes que Dieu élève à ce point.

Jusqu’à maintenant, il se déplace comme il veut, même jusque dans le présence de Dieu. Mais selon le plan éternel, le ciel est l’espace où le Père va premièrement priver Satan, par Ses saints vainqueurs. C’est d’ailleurs ce qui déclenchera la grande tribulation à ce moment de l’Ecriture : « C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps » [Apocalypse 12 :12].

Les saints restés sur terre pour l’avènement du Seigneur et qui sont vainqueurs, quant à eux, dépouilleront le malin de ce territoire. Alors, n’ayant nulle part où citer, il sera enfermé dans l’abîme, sa demeure millénaire. C’est ainsi que se réalise la prière de Matthieu 6 : « sur la terre comme [aussi] au ciel.

Cette victoire de Dieu dans les saints vainqueurs est actée. Rien ne pourrait empêcher l’aboutissement de Son plan éternel.

On pourrait alors se contenter de cette dernière parole objective, mais cela se fera par la foi. En effet, beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. Certains ont cru à l’Evangile pour la régénération, le salut initial de la nouvelle naissance. C’est leur assurance de régner pour l’éternité : ils en ont conscience, tout en ignorant ce qu’ils perdent.

En répondant à un appel plus profond, ils pourraient régner d’avance pendant mille ans sur cette terre.

Dans un premier temps, la bonne nouvelle est annoncée sur toute la terre habitée, afin que ceux qui croient soit sauvés. Ceux qui croient sont en Christ, ont la vie éternelle qui ne leur sera pas ôté, et sont sauvés de la perdition. Mais une fois dans l’ambassade du royaume, l’Eglise, c’est en eux que devra s’accomplir l’économie de Dieu.

L’économie de Dieu est Son but : qu’Il soit tout en tous pour Son expression et Son repos. Il veut être pleinement et éternellement exprimé dans la nouvelle création sainte en Lui-même. Cela implique une gloire tout inclusive dans l’Esprit de réalité, et indescriptible en de si court message. En fait, et je sais que cette parole sera abstraite pour certains, ce royaume éternel avec les saints est un mélange parfait avec Dieu et Christ. On distinguera seulement qu’Il est Dieu dans l’adoration, alors que nous sommes Dieu dans Son expression.

Il veut l’édifice avec les saints qui est la réalisation de Son désir éternel. C’est dans l’Esprit de réalité seulement que nous pouvons réaliser dans une mesure, ce qu’est Cette perfection. L’Eglise doit être bâtit afin que la plénitude de Dieu s’y repose éternellement, étant pleinement satisfait dans Sa volonté.

Christ est la plénitude de Dieu : Qu’Il doit être large, long, profond et élevé pour cela ! Et Il (Dieu) a voulu une multitude que l’on ne peut dénombrer pour élargir Son domaine céleste. S’Il a créé la terre et le ciel (non Son propre domaine), c’est pour cela, et la Nouvelle Jérusalem est la contrepartie du Christ céleste, l’extension du royaume des cieux.

Nous ne sommes pas individuellement comparables à la mesure de Christ, mais édifiés tous ensemble, nous sommes Sa contrepartie et Sa plénitude.

Le désir de Dieu est d’avoir une maison où se reposer, beaucoup de fils qu’Il aime comme Christ et qui régneront ensemble. Il veut une épouse pour Son Fils, afin qu’Il ne soit plus seul dans l’expression. Finalement, l’aboutissement tout inclusif du plan de Dieu pour ces choses sera l’économie dans la Nouvelle Jérusalem.

Maintenant, nous devons être participant de cette œuvre, non par nos propres ressources, mais par l’Esprit de toute gloire. Car le Seigneur doit former Sa contrepartie, l’Eglise, avec Son propre élément dans l’Esprit de réalité.

C’est Dieu qui endormi l’homme (Adam), afin de lui prélever une côte qui serait l’élément de base de la femme. Mais dans cet âge, le Fils de Dieu a été élevé, et le Père Lui a tout remis. C’est donc Ce dernier qui a pu dire d’avance : « sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » [Matthieu 16 :18]. Nous devons en conséquence être animé de la vie divine dans le Fils, pour l’œuvre de Dieu en Christ.

Au départ, nous ne sommes pas plus que ce que typifie une côte d’Adam. Mais étant conscient, nous faisons plutôt figure d’un nourrisson qui doit grandir à la ressemblance de la race divine en résurrection. Nous vivons en Christ et souffrons dans le monde pour cette formation, et quel que soit notre participation, elle est par l’Esprit de vie. C’est dans la grâce et par la grâce que cette puissance opère.

J’admets que ce n’est pas ainsi que nous percevons les choses. Nos souffrances prennent des formes diverses, avec plein d’analogies. De notre point de vue, c’est lutte pour atteindre le but.
Regardez la femme : elle reçoit la semence de la vie. Elle typifie la grâce au travers de laquelle nous naissons de la semence de la vie. Ensuite, Elle (la grâce) nous nourrit avec Son lait, l’amour et la foi, pour l’espérance de la ressemblance de Christ. La grâce nous permet d’endurer toute chose, comme une mère qui protège ses enfants.

D’un autre point de vue, nous devons être des murs. Nous ne manquons pas d’approvisionnement de vie (la grâce) sur le fondement : l’Esprit de vie est tout inclusif. Nous gardons les yeux fixés sur Christ, notre espérance, afin que toutes choses concourent à notre perfectionnement. Il nous faut rejeter les influences extérieures, et pour se faire, nous avons la conduite de l’Esprit de sainteté.

Ne soyons pas des gens de peu de foi : nous avons tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété. Il est inutile et même pernicieux, de chercher le salut ailleurs que dans l’Esprit de toute grâce dans le royaume.

Les besoins de cette vie sont particulièrement une racine de tentations dans le monde. Le Seigneur nous dira « ne vous inquiétez pas pour la nourriture ou pour le vêtement (implique le toit) ». Ces choses ont des préoccupations mondaines primaires, auxquelles Dieu pourvoit par la foi. Notre seule préoccupation devrait être l’économie de Dieu, et l’édification des frères en pourvoyant à leurs difficultés.

J’ai moi-même reçu l’Esprit (la parole), et quand le Seigneur m’a éprouvé, mon cœur ne s’en est pas inquiété. Il ne pouvait qu’être fidèle, car je suis occupé à Sa volonté. N’entendez-vous pas la parole du Seigneur ? « Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » [Matthieu 6 :32b-33]. Dieu trace un chemin de grâce en Christ, afin que nous atteignions l’espérance glorieuse.

Plein de choses moins primaires sont concernées par la grâce de Dieu, mais vivions pour Lui et non pour nous-mêmes. Si nous renonçons à l’idolâtrie des convoitises et à notre confiance dans les ressources du monde, alors Dieu prend soin de nous dans le contentement. Mais ceux qui aiment le monde, c’est-à-dire qui sont hors du contentement, ont des pierres d’achoppement sur leur chemin.

Pour trop de croyants, ces pierres sont devenues des déviations, comme des murs qui les prive de l’espérance des prémices du royaume millénaire.

Ensuite, si nous jouissons du Christ tout-inclusif, étant dans le contentement de la vie, nous pouvons être édifiés. Pas nous seulement, c’est pourquoi un autre aspect de l’œuvre est le combat pour les frères et sœurs. En effet, certains pourraient s’en tirer seul, mais le but de Dieu passe par notre édification dans notre localité.

Tous les dons que nous avons reçu du Seigneur est en vue de l’édification. Nous devons d’abord être perfectionnés dans la foi, alors seulement nous pourrons amener d’autres à la vie du royaume. Nous devons (1) enseigner le contentement du Christ tout inclusif. Sans cela, les saints iront sans cesse à la jouissance du monde pour leur satisfaction.

Nous devons également (2) être prévenant des besoins mutuels, car ce n’est pas sur le monde que nos frères doivent compter. Quel que soit la manière qu’il est donné aux saints de pourvoir, en parole ou en œuvre, c’est pour l’édification.

Si aujourd’hui, les saints jouissent frénétiquement du monde, c’est parce que le royaume manque cruellement de vainqueurs. Ces vainqueurs sont ceux qui sont perfectionnés dans la vie divine, rejetant la vie dans le monde. Eux seuls ont échappé à la corruption babylonienne et ont répondu dignement à l’amour de Dieu. Ils sont la lumière dans la maison de Dieu, quand d’autres ravissent par la corruption.

Depuis trop longtemps, une armée maladroite s’empare de l’œuvre. Jésus-Christ homme était une forteresse imprenable et incorruptible. Il a été éprouvé dans le désert, après ce qui typifie l’engagement dans la nouvelle vie : le baptême. Dans l’épreuve, il a montré que le diable n’a rien en Lui.

Il n’aura fallu que quarante jours pour certifier qu’Il était le Saint de Dieu. Quarante représente un temps d’épreuve et de préparation, comme Moïse avant son ministère, et Josué avant le sien. Nous aussi, nous pouvons être approuvés comme une forteresse de Dieu pour le servir le cas échéant. Nous devons passer complètement au-delà du voile devant la réalité, alors nous porterons un fruit efficace.

Ce fruit, c’est comme des créneaux d’argents (Cantique des cantiques 8 :8). Le Seigneur de la forteresse, tout en nous gardant, nous donnera de guider ceux qui sont au dehors, et de repousser l’ennemi qui les poursuit. Nous sommes vainqueurs pour perfectionner d’autres vainqueurs qui seront édifiés ensemble.

A notre époque, beaucoup de ceux qui évangélisent de savent pas quoi faire de ceux qui croient. En fait, ils n’ont pas grand-chose à faire, mais que ce ministère est merveilleux. Ils sont des outils d’engendrement par la parole de vie. Mais la plupart du temps, soit ils abandonnent les nourrissons dans le monde, soit ils les confient à des tuteurs en dénomination. Or, ces organisations ne sont pas plus que des orphelinats.

Ces derniers ont comme problème qu’ils ne sont pas fortifiés contre les influence du monde. Les enseignants ne sont pas approuvés et les pasteurs sont subjectifs : comment prendraient-ils soin des nourrissons. Si ceux-là ne réalisent pas l’erreur dans ce milieu, ils perpétueront le déclin en parrainant d’autres arrivants.

L’œuvre de la vie divine est aussi pour le sauvetage de ceux qui croient, malgré la corruption dans laquelle ils sont nés. Sachant que les tentations seront nombreuses, pour justifier les convoitises dans la chair et la liberté dans le monde.

Je prie en tout cas que Dieu donne l’occasion à tous les saints de répondre à Son appel. Que le prince de la vie divine nous perfectionne pour l’édification du Corps de Christ, Amen.