Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous (1 Jean 1:8).

Après l’aspect positif du ministère, j’en viens au passage obligé dans l’épreuve. Nous aimons entendre de belles choses, par contre, l’orgueil et l’amour du monde peuvent nous priver de toute réalité.

Ce côté du service à l’Eglise n’est pas nouveau. Comme pour le premier, il est l’intensifié dans l’Esprit de vie à cause du besoin. Les premiers ouvriers faisaient leur travail, mais ont été débordés par les faux enseignements et les mélanges de la sagesse humaine.

Contre toute cette impiété et la marche aveugle de la quasi-totalité des générations de la fin, le Seigneur revêt le ministère d’une puissance et d’un témoignage particuliers. Parce que les saints sont aveuglés dans l’âge mauvais, Il envoie des serviteurs avec une lumière telle, qu’un contraste apparaît.

Les ténèbres ne sont pas évidentes pour une majorité, et elles sont sans issue pour d’autres qui pleurent. Alors ce ministère fait le tri entre ceux qui sont apostat, le cœur enterré dans le monde, et les autres qui persévèreront jusqu’à la fin, en Le recevant.

Maintenant, je vous expose le principe de base de cet aspect du service. De là, le serviteur compétent et ceux qui aiment Dieu auront une vision claire, et un jugement incontestable.

 

 

Référence/ 1 Jean 1 – Leçon 1 de « Principes de la communion dans la vie divine » du ministère.

1) Dans un premier temps, nous devons considérer que la source du service spirituel est la vie divine (la vie éternelle). Tous les saints ont cette vie de Dieu qui fait d’eux des enfants de Dieu. Seulement, nous distinguons les petits enfants des jeunes adultes dans la foi.

L’apôtre Paul prévenait qu’il ne fallait pas qu’un nouveau converti soit désigné comme gestionnaire de la maison de Dieu. Et la situation est pire aujourd’hui, puisque même vingt ans après conversion, nous avons encore une multitude mal affermie et abrutie par la sagesse humaine.

Cette multitude est demeurée une foule de petits enfants ballotés et séduits par des imposteurs. C’est la preuve qu’eux-mêmes ne peuvent trouver le chemin seul, puisqu’ils suivent le premier charlatan à afficher une assurance dans ses paroles. Il suffira parfois qu’il fasse une confession éloquente, par un talent dont il usera à volonté.

Tous les saints possèdent la vie divine, mais il y a une sélection de ceux qui ont reçu des dons de la parole, selon leur capacité à les recevoir. Ceux qui prêchent ou enseignent sans un tel don font du mal aux frères. Mais il y a aussi parmi les hommes doués, la sélection de ceux qui sont revêtus de la vision adéquate pour remplir leur service. Dans notre temps, leur nombre est infime, comparé à la foule d’incompétents qui ouvrent des dénominations avec arrogance et par incrédulité.

 

 

2) Les serviteurs compétents de l’âge, eux, sont muris dans la vie divine, ne dépassant pas leurs limites dans l’autorité du Seigneur.

Ils poursuivent ultimement la même vision que les apôtres, mais ont comme Jean, une attention contre l’apostasie. Ce sont ceux qui ont vaincu l’âge mauvais et la religiosité par la communion divine persévérante dans la vie.

Certains d’entre eux, la plupart, ont surement reçu un enseignement local dans lequel ils ont persévéré. D’autres, comme moi, sont le fruit d’une semence qui a crû par une convergence d’éléments dans la recherche du royaume de Dieu et de Sa justice. Mais tous en ont commun le fondement des apôtres, la vision céleste, la révélation du besoin de l’âge et les souffrances liées à la justice de Dieu.

Nous voyons souvent des assemblées où un homme parle, quand les autres sont assis à écouter. Ce n’est pas un problème, sauf si ce « membre » est hypertrophié, qu’il prendre trop de place. C’est encore une manifestation de l’arrogance et de la domination des frères. Des membres, les plus charismatiques et éloquents, contrôlent le flux de la parole.

Les ministères de vie n’agissent pas ainsi : ils sont attentifs aux individus. Il n’est donc pas question d’un flux arbitraire de paroles, mais d’approvisionnement du besoin, selon une diversité de dons. Par contre, ils sont aptes à juger toutes choses en conducteurs désignés. A ce propos, tous peuvent et ont des dons pour participer, non forcément à la parole, et certainement pas par la chair, mais selon l’opération de Dieu en eux.

 

 

3) L’Illumination de la lumière divine sert à exposer l’injustice.

L’injustice, c’est tout ce qui ne découle pas de la vie divine. C’est la définition des mauvaises attitudes, des péchés, de toute œuvre indépendante par la chair. Toute expression de Dieu est justice, or, en tant qu’enfant de Dieu, la justice doit être notre expression normale.

La lumière est l’outils du ministère de vie qui est déjà utile au côté positif, puisqu’elle est l’introduction de l’approvisionnement de Dieu. Lorsque la parole de Dieu est dispensée, c’est la lumière que nous voyons, pour la foi en la vérité. Mais alors, la vérité est aussi l’exposition de la nature des choses, même de l’injustice.

La lumière divine peut être plus ou moins perçante et n’est productive que dans les humbles. Une lumière plus grande sera plus utile au progrès, mais sera plus pernicieux en cas d’insoumission. En effet, nous verrons que la lumière est un piège pour ceux qui choisissent rejettent la vérité.

 

 

4) Etant dans le Saint, le Dieu de lumière, Il exposera toujours les œuvres infructueuses des ténèbres pour la repentance des croyants. Seulement, les saints sont habitués à une insoumission voilée par le mélange. Ne pouvant les éclairer à cause leur torpeur, le Seigneur suscite spécialement des serviteurs fidèles habitués à l’onction saine de vie, qui dispensent la parole de vérité.

En effet, la conscience de nombreux saints est devenue insensible à la réalité. Et ne pouvant toucher cette part de l’esprit en eux, ces enfants de Dieu vivent dans la pauvreté spirituelle. Alors, le serviteur de Dieu mettra les croyants sous la lumière divine, afin qu’ils reconnaissent un certain contraste avec la vérité, c’est-à-dire le contenu de l’expression et de l’héritage divin.

Dieu est pur, et comme il est écrit : « personne ne Le verra sans la sanctification ». Pas seulement, une séparation extérieure, où la majorité pèchent, mais aussi concernant les scories intérieures avec les pensées profanes, les principes de l’incrédulité et la convoitise, la philosophie et les mythes.

Ces serviteurs sont des témoignages. Comme le Dieu de lumière ne peut qu’exposer la vérité, ainsi en est-il de Ses ministres. De même nous savons qu’un prophète qui vit en communion divine ne résiste pas à l’onction, ni quelques serviteurs qui est consacré.

Le ministère de vie est donc un vase de la gloire dans la maison de Dieu, spécialement approvisionné à cause du besoin, pour faire toutes pensées captives à l’obéissance, selon l’approvisionnement de Christ.

 

 

5) La lumière divine est un juge sans faille : Elle ne peut être dans l’erreur.

Cette parole est certaine : Si quelqu’un rejette Son jugement, il rejette en fait l’Esprit de vérité, Lui préférant le mensonge. Cet individu montre que sa conscience est dans les ténèbres et qu’il marche par conséquent dans les ténèbres.

En niant le jugement de la lumière divine, le croyant interrompt la communion de la vie divine, il marche dans les ténèbres. Pire encore, parce qu’il dit qu’il est sans péché contre la plaidoirie de la l’Esprit, il accuse l’accuse de mentir. Il rejette la source de la vie qui va croissante dans la communion jusqu’à la pleine maturité en Elle.

Que sa conscience soit dans les ténèbres signifie qu’il ne sait plus ce qui est de Dieu, ni ce qui est de la chair, du monde et du malin ; de plus, il refuse l’instruction.

 

 

6) En acceptant le jugement de la lumière divine, nous conservons notre communion dans l’Esprit, avec Dieu et les uns avec les autres.

Nous sommes tous dans le processus du perfectionnement, il se peut donc qu’à diverses reprises, nous soyons confrontés à la connaissance de notre injustice. Dans ces moments, cela ne signifie pas que nous soyons dans les ténèbres : c’est l’opération de l’Esprit de vérité pour notre sanctification, la lumière qui tue par la foi.

 

 

7) Ceux qui reçoivent la parole de vérité (ou la lumière divine) en confessant leurs péchés, en sont purifiés.

Le sang de Jésus est éternellement efficace dans la communion divine. C’est pourquoi, même si nous péchons, nous avons le pardon en reconnaissant nos faiblesses devant Celui que nous avons offensé.

« Celui » fait non seulement référence à Dieu, mais aussi à tous ceux qui sont en Lui, c’est-à-dire Christ et les croyants. Comme a dit le Seigneur Jésus, agir envers ou contre un saint, c’est agir envers ou contre Lui.

Et nous devons garder à l’esprit qu’il n’y a pas de pardon sans repentance avec confession.

 

 

8) Un croyant qui refuse de reconnaître son injustice aura sa conscience flétrie, c’est-à-dire davantage insensible à la lumière divine. Sachant que cette conscience est ce qui nous sépare du malin, relativement, par la connaissance de la vie, cet individu perd ses défenses spirituelles.

La conscience est le siège de la loi de vie sensé être approvisionnée pour une marche digne du Seigneur. Malheureusement, dans la mesure de cette flétrissure, le chrétien ne discernera pas l’injustice. Il pensera même, de par le malin, dans la chair, avoir la paix qui indique une justification dans le Seigneur.

En fin de compte, le chrétien se révèle ne pas chérir la justice et être dépourvu d’amour, sinon il se serait soumis à la parole de vérité dans la lumière, ne serait-ce par crainte d’avoir offensé la famille de Dieu.

 

 

9) Les conducteurs lumineux sont parvenus à une maturité telle, qu’ils sont en décalage avec le sens commun. Dans tous les cas, leur parole est une lumière pour instruire dans la communion de la vie divine.

Ceux qui veulent faire la volonté de Dieu savent reconnaître le ministère de vie. Ils recevront des instructions au temps convenable, leur permettant, au-delà du semblant, de persévérer avec les fidèles.

Seulement, la subjectivité de certains, individualistes, insoumis et parfois sans crainte, se considérant libres de l’ordre divin, peut leur faire tomber dans le piège des murmures et des contradictions contre la parole. Pareille attitude peut conduire les rebelles d’un instant dans la résistance malheureuse qui interrompt la communion adéquate, et finalement, à la séparation des rebelles d’avec la grâce divine, en un court laps de temps.

Je conseille donc aux saints qui dépendent du service des conducteurs lumineux, s’il n’est pas trop tard, de se soumettre plutôt que de les tenter.

 

 

Le but ultime de la communion divine est l’économie de tout ce que Dieu est et que Christ a obtenu pour notre jouissance dans l’Esprit, et pour la gloire de Dieu. Dans ce processus du perfectionnement par les ministères, nous passons très régulièrement sous la lumière divine, dans des mesures fluctuantes.

Si le crédit de la conscience vient à s’épuiser dans la longanimité du Seigneur, le chrétien est déclaré apostat. Le ministère aura beau insister, le refus incessant de l’individu à faire le pas de soumission détruira finalement sa condition sainte.

C’est pourquoi, Il a mis un protocole en place, selon lequel, après quelques avertissements, il faut nous soustraire des mauvaises compagnies. Alors, le chrétien aura normalement l’occasion d’expérimenter un brisement. Malheureusement, le malin ayant anéanti les limites administratives dans une large majorité des localités, les saints ont des refuges mensongers dans les congrégations mélangées, qui les reçoivent sans examen.

A force de persévérance dans ce processus du service, les saints ne pécheront plus, mais auront une satisfaction dans le Christ tout-inclusif. Et même s’ils pêchent occasionnellement, car personne n’est si parfait dans le corps mortel, ils ont un avocat dans le ciel, par qui ils maintiennent la communion divine, à cause de Son sang.

« Marcher dans la lumière » n’est pas l’épreuve « sous la lumière », c’est être conforme à la vérité, même en confessant son péché, s’il y a. L’épreuve est sous la lumière, mais reste à voir qui se soumet ou qui rejette le jugement saint. C’est là que nous voyons qui marche dans la lumière ou dans les ténèbres.