pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (Matthieu 6:12)

La repentance

Vous pensez sûrement savoir ce qu’est le pardon des péchés, mais savez-vous que son fondement est une repentance ?
Certains disent : « il faut pardonner, tu es obligé ». Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

La repentance est à la base, un renouvellement des pensées. Se repentir signifie dans un cas, que nous reconnaissons que nos pensées ou notre comportement sont mauvais. Cette nouvelle conscience dans la lumière n’est pas « bien ou mal ». Ce n’est pas un phénomène que l’homme contrôle, mais une réaction positive à la vérité. Comprenez-vous ?

La repentance que Dieu veut, consiste à renoncer à toute sagesse humaine pour la foi de l’Evangile de Christ. C’est cela que j’enseigne dans tous mes messages. Cela ne se fait pas d’un coup : c’est un transfert progressif des choses sanctifiés, du monde au royaume de Dieu.

La croix agit d’abord pour éprouver ce que nous avons, et tout ce qui est produit au travers est résurrection. Rien de l’ancienne création ne peut entrer dans le royaume. C’est le mystère de « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » [Jean 3 :5-6]. Or, ce qui ne passe pas par la croix et ne se relève pas en résurrection n’est pas pour le royaume.

Vous comprenez sans doute maintenant, que la repentance concerne tout ce qui entre en Christ. Même si nous nous considérons en Lui, ce n’est qu’une partie de nous qui y entre à la nouvelle naissance. Le travail du salut, c’est la sanctification du reste, la conformité de la foi de Christ par l’Evangile.

La confession des péchés

Lorsque nous sommes repentis la première fois devant Dieu, nous sommes nés de nouveau. La puissance de l’Evangile était alors pour cette mesure fondamentale de la foi. Nous avons été réconciliés avec Lui, à cause du sang de Jésus, par lequel Il nous justifie.

Le sang de Jésus est éternellement efficace, mais il nous arrive de pécher, après la nouvelle naissance. L’Ecriture nous dit alors, que si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous purifier (1Jean 1 :9).

Remarquez une chose importante : c’est que pour confessez notre péché, il nous faut le reconnaître. Un pécheur qui ne se repend pas ou qui n’a pas la connaissance de son péché ne peut être pardonné. C’est la raison d’être des réprimandes.
Dans Matthieu 18 :15, le Seigneur dit : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ». Ici, Il ne veut pas que le frère soit couvert de honte, seulement la repentance. Alors Il mesure l’action de celui qui le reprend.

Nous voyons ensuite, qu’Il ordonne une réprimande selon le besoin face à l’endurcissement du frère pécheur.

Lorsqu’il m’arrive de reprendre, je le fais seulement avec l’intéressé : cette une loi de vie, une réglementation intérieure. Il n’est pas question que mon frère ou ma sœur erre, sans l’occasion de se repentir. Et c’est déjà un signe d’amour et de sincérité, de lui dire comme aussi de lui épargner la honte.
Le Seigneur, au verset suivant dit : « Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins » [Matthieu 18 :16].

Le frère à une première occasion de se repentir, qu’il ne saisit pas. Il est alors confronté par un ou deux frères en plus. Il va sans dire que ceux-là doivent être sage, avoir eux-mêmes la connaissance. Le Seigneur dit que s’il n’écoute pas même ainsi, l’église (ou une autorité représentante du Corps) devra elle-même le reprendre.

A ce stade, si rien n’y fait, alors le frère est excommunié jusqu’à son retour repentant. Et il ne sera justifié devant Dieu s’il change d’assemblée. Dieu fait grâce aux humbles, mais Il résiste aux orgueilleux.

Vous vous rappelez, si vous lisez mes « discours personnels », du frère sans repentance. C’est ce qu’il subit à cause de son endurcissement : il s’est « réfugié » dans la dénomination qui l’a maltraité publiquement. Là, ses juges sont la sagesse humaine sans vie, donc sans justice, sans rien de bon et de vrai. Il a préféré, le mensonge hors du fondement unique, même s’il est cruel, plutôt que la croix.

Dieu sait qu’au bout d’un temps d’excommunication, il serait revenu repentant. Mais dans cette génération infestée de dénomination, cette pratique peut être une ultime occasion de chute. Parce que les orgueilleux y sont acceptés dans ce piège de division contre Son royaume.

Le pardon des péchés

Le Seigneur dit qu’il n’y pas de limite au nombre de fois que nous devons pardonner aux frères repentants. En effet, j’espère qu’en lisant, vous ne négligerez pas la repentance essentielle.

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois.

C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Emu de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur » [Matthieu 18 :21-35].

Ce passage montre comment un croyant obtient le pardon, et doit pardonner ses frères en juste retour. Nos péchés sont plus grave et plus nombreux que tout ce que nous subissons de nos frères. La parabole nous sensibilise: nos fautes sont dix mille fois plus grave envers le seigneur, que les leurs, envers nous.

Le jugement sur celui qui ne pardonne pas ces frères repentants, consiste à payer sa propre dette. Cette dette n’est pas le jugement éternel, car nous sommes définitivement sauvés par grâce quand nous avons cru. Mais ce jugement nous prive de la jouissance du règne millénaire avec Christ et les fidèles qu’Il confesse.

Comme Dieu est bon envers nous qui confessons nos fautes, nous devons porter le même fruit par la foi. Ce n’est pas une question de parole, mais de puissance. Celui qui ne pardonne pas sincèrement, n’est pas justifié de ses propres fautes devant Dieu. Mais comme il est écrit : « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.
Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? » [Jacques 2 :12-14].

Dieu jugera les œuvres secrètes des cœurs : que nul ne s’imagine trompant Son juste jugement. Il a tout remis à Celui dont les yeux sont une flamme de feu, devant qui nous sommes entiers.
Les dix mille talents sont nos offenses au Seigneur qu’Il justifie par une perte propre. Quand nous-mêmes pardon un frère, nous subissons une perte en lui remettant sa dette. Si nous ne faisons pas grâce de la dette de mille, le maître nous réclamera Ses dix millions pour entrer dans Son règne millénaire. Nous pouvons tout recevoir, mais Il ne peut accepter que nous recevions toute Sa justice avec notre méchanceté.

Il dit Lui-même que si nous ne pardonnons pas aux hommes leurs offense, le Père ne pardonnera pas non plus les notre (Matthieu 6 :14-15).

Jean disait que si nous disons que nous n’avons pas de péché, la vérité n’est pas en nous. Sommes-nous donc sans espérance ? Loin de là, car la miséricorde triomphe du jugement. Cela signifie qu’il est juste que Dieu pardonne à ceux qui pardonnent. En revanche, il est certain que ceux qui ne pardonnent pas de tout leur cœur, ne peuvent être justifié.

Avec la réprimande, nous essayons de conduire le frère à la repentance, afin qu’il soit pardonné. Cela n’aurait pas de sens de lui imputer sa faute, après qu’il l’ait reconnu. Et si un frère vient à nous repentant, nous devons lui pardonner sincèrement. Car faire semblant, c’est refuser de libérer un frère, tout en essayant d’obtenir notre propre justification : cela ne se peut.

« Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre aura été lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre aura été délié dans le ciel.
En vérité vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, mon Père qui est dans les cieux le fera pour eux. Car là où deux ou trois sont assemblés dans mon nom, je suis là au milieu d’eux » [Matthieu 18 :18-20].

Dans le cas du frère qui ne se repent pas, comme dans celui du frère qui ne pardonne pas, il y a un jugement. La prière de ceux qui s’accordent sur la terre est une plainte de quelques fidèles contre eux. C’est ce que représente aussi les compagnons de la parabole qui sont témoins de l’attitude du frère. Sachez que ce genre de prière est une loi de vie qui suit le processus d’un jugement.

Vous vous souvenez, j’espère, de ce principe de la prière spirituelle. Dieu à un désir qu’Il communique pour la prière, afin qu’Il l’exauce.

Lorsque le Seigneur dit, par une bonne traduction, « aura été lié ou délié dans le ciel », Il touche un mystère. C’est que la décision de lier ou de délier est d’abord prise par le Père, et réalisée selon le principe de la prière spirituelle.

Les frères qui connaissent intimement le Seigneur sont toujours scandalisés de voir l’injustice à l’église. Son Esprit réalise ce fardeau dans les frères qui se plaignent à Lui, mais c’est Lui-même qui est scandalisé en eux.

Le jugement qui tombe sur le frère injuste n’est pas la perdition éternelle. Mais personne ne participe à la manifestation du royaume, sans conscience pure, avec un fardeau égoïste.
Toutefois, ne croyez pas que quelqu’un puisse faire le mal, et exiger le pardon sans repentance.

Un jour, le frère dont je vous ai déjà parlé ailleurs, vint me voir. Et il me dit : « Je te demande pardon parce que Dieu m’a dit de le faire, mais je n’ai rien fait ». Pensez-vous qu’il doive être pardonné dans ce cas ? Dieu Lui-même ne pardonne que sur la base de repentance, dans la reconnaissance de la faute commise. Ce frère n’a fait que rajouter une offense à son fardeau, pourtant, j’ai fini par lui pardonné.

Vous pouvez penser que je ne parlerais pas ainsi si je lui avais pardonné. Et vous auriez tort, car je n’ai aucune rancune ou amertume dans le cœur. Par contre, comme pour les juifs incrédules, toute son attitude servent au ministère, pour instruire dans la justice. Mais je ne me prive pas de l’espérance de sa repentance; bien que je sois délivré de la peine.

Connaître son péché et le confesser sont incontournables dans l’obtention du pardon. Devant Dieu, je pardonne quiconque m’offense. Mais celui qui commet la faute aura une mauvaise conscience, s’il ne confesse ses fautes devant moi. Et cela ne signifie pas que quiconque est offensé soit dans son droit, car Dieu ne connaît pas nos principes. Inutile de se plaindre d’une offense qui n’est pas reconnu dans le ciel. C’est aussi pourquoi, la Bible parle de ceux qui peuvent juger, et qui ne peuvent être jugés. De plus, l’homme spirituel reconnaît ses fautes, et ferme la bouche des injustes.

Dieu a le pouvoir de pardonner à cause du sang de Jésus, ce qu’Il fait par amour. Nous aussi en avons le pouvoir, envers nos frères surtout. Christ est en nous, une loi miséricordieuse de vie, au bénéfice de ceux qui sont eux-mêmes aimants dans la foi.

J’espère que ce message trouvera la foi en vous. Que l’amour de Dieu notre Père abonde pour l’œuvre de la foi de Christ en nous, Amen.