Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples (Jean 15:8)

Nous pouvons faire une distinction entre les catégories du fruit de la lumière, mais elles sont liées. L’une s’exprime en relation avec les autres, parce qu’elles sont toutes, une production de la même vie. Telle sagesse est abondamment exprimée dans un enseignant, telle autre dans celui qui se fait un devoir pour les pauvres.

Il y a différentes profondeurs et hauteurs dans la révélation du mystère de Dieu, comme aussi sur toutes choses. De même, il y en a pour les bonnes œuvres, et dans la justice. Vous n’ignorez pas, même si ce n’est pas le témoignage que vous portez, que l’église sert de plusieurs manières. Mais nous devons discerner ce qui est lumière et ce qui est ténèbres.

« Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité » [Ephésiens 5 :9].

La bonté

Nous commençons par ce que nous appelons communément : les bonnes œuvres. Mais c’est là, l’expression du fruit de la lumière qui témoignage avec le plus de pragmatisme. Nous pouvons dire « en action et en vérité » lorsque nous parlons de bonté. En effet, la bonté n’est pas la justice, c’est une offrande qui s’ajoute à ce qui est juste. C’est une liberté qui vaut une récompense aux bienfaiteurs des saints, particulièrement.

Elle ne remplace pas l’ordre divin, je vous en ai parlé dans mon message précédent. Seulement, si on parle de bonté, ce n’est pas en simple référence aux bonnes œuvres. Car je vous l’ai dit, les actions bienveillantes pourraient n’être motivées que par l’intérêt personnel.
La bonté est motivée par la vie divine pour témoigner ô combien Christ est bon à l’Eglise de Dieu.

La justice

Ceci correspond à notre conduite sainte dans le monde, selon la norme divine. Dans mes messages, je le dis souvent : le règne de Dieu par Christ en nous est pour la justice. Cette justice est simplement la volonté de Dieu, que Christ accomplit en nous. C’est Lui qui vit en nous par la puissance de Dieu.

Cette catégorie du fruit est notre sainteté, et notre zèle contre toutes les ténèbres de la vision babylonienne. La justice est l’expression de la nature de Dieu en nous, face au divers courants opposés.

Retenons que la justice est l’application de l’ordre divin, conforme à la vérité. Nous sommes tenus de pourvoir au besoin des ouvriers, et de demeurer sur le fondement : c’est la justice. En comprenant les implications du voile, les femmes doivent le porter : cela aussi, c’est la justice. Naturellement, plein de choses complètent la justice, et sont révélées par les ministères.

La vérité

C’est Dieu Lui-même, mais ici, nous parlons particulièrement de la parole de vérité. Elle est le moyen indispensable pour accomplir l’économie de Dieu, le portail de la foi.

Pas de parole, revient à pas de foi, et donc pas de témoignage vivant.

Cette catégorie du fruit de la lumière est produite en abondance dans les ministres de la parole. Elle peut se trouver ponctuellement dans d’autres saints, mais avec peu de profondeur et de hauteur. Mais je conseille de ne compter que sur les serviteurs qualifiés et éprouvés, par crainte de l’erreur.

La parole de vérité révèle les richesses de la plénitude de Dieu, afin que nous la possédions dans un processus de la foi. Elle fait connaître la justice et elle exhorte à la bonté, toutes deux, afin que nous soyons excellents par une foi éprouvée.

 

Nous n’avons pas tous les mêmes dons pour dispenser les richesses de la gloire de Dieu. Mais ces richesses de Christ sont pour l’Eglise et les églises locales. Bien sûr, comme je l’enseigne souvent, ceux de l’église locale sont prioritaires, selon la justice. Néanmoins, les bonnes œuvres sont plus larges. De là même, nous pouvons soutenir l’œuvre des ouvriers, qui sont dans un service extra-local.

« Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » [Matthieu 10 :40-42].

Dans ce passage, le Seigneur parle de bonnes œuvres, pas forcément d’obligation. Mais il est aussi écrit : « Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché » [Jacques 4 :17].

Disons que nous avons des obligations dans l’église, et que nous aurions tort de négliger l’hospitalité. Cela dépend de la grâce que nous avons, de notre pouvoir de faire. Et le Seigneur est prêt à juger les motivations réelles des cœurs désobéissant, hypocrites, lâches et usurpateurs.

En croissant dans la vie divine, chacun des saints produit une spécialité avec toute sorte de produit correspondant. Sachant que la sagesse de Dieu est si variée, nous ne saurions épuiser le témoignage de Sa gloire.

 

Mon propre exemple

– Même si je suis approvisionné avec puissance pour la vérité, il y a bien d’autres témoignage à rendre que le mien. Regardez mon ministère : il est assurément vrai, mais je ne suis pas enseignant général. Seulement, vous avouerez, si vous êtes dans la foi, combien la vision que j’annonce est précieuse pour l’économie divine.

– Même si mon zèle en Christ confirme que je suis vainqueur sur les forces spirituelle du monde, j’ai des lacunes. En effet, le Seigneur m’a montré d’avance en esprit, où était ma faiblesse, et où est mon triomphe. Je sais aussi quelle est la communion nécessaire de l’église pour un témoignage complet de la justice dans le monde, palliant ainsi à mes lacunes.

Ne croyez pas que vos efforts sont la clef de votre victoire sur vos propres faiblesses. C’est plutôt l’approvisionnement de Christ par la loi de la communion de vie, selon les besoins dans le Corps.

– Pour ce qui concerne les bonnes œuvres, je ne dirais pas que je manque de bonté. Par contre, il est évident que mes moyens sont extrêmement limités pour la rendre efficace. Comme a dit l’apôtre Paul : « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas » [2 Corinthiens 8 :12]. Et moi, je suis pauvre en moyen, incapable de produire le fruit, comme avec deux vies parallèles.

J’ai conscience que chacun à sa part dans la maison de Dieu, c’est vraiment comme dans un corps. La main ne saurait remplacer les pieds, ni les coudes se substituer aux genoux. D’ailleurs, « le nouvel homme » est destiné à être une œuvre aux multiples fonctions extra-locales, avec la collaboration d’ouvriers engagés. J’en parlerai peut-être dans mes « discours personnels ».

N’oubliez pas que les richesses de Christ nous ont été confiées, pour leur dispensation selon le plan éternel de Dieu. Mais nous devons nous même les chercher en esprit et dans la réalité de l’espérance du cœur. « Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce » [1 Corinthiens 2 :12]. Il en va de même pour tout le fruit de la lumière. Sachant que ce qui nous n’avons pas, d’autres l’on, non pour eux-mêmes seuls, mais pour tous ceux dans le besoin.
Dieu notre Père est fidèle pour nous approvisionner par Son Esprit, et par nos frères et sœurs fidèles. Mais les vainqueurs supportent la souffrance, à cause de la situation apostat de l’Eglise. Car, combien le témoignage est pauvre en manifestation. Rendons grâce à Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, pour le reste persévérant !

 

Ce message est cours, mais j’espère qu’il vous aura édifié. Je vous conseille la lecture des deux messages précédents : Le pardon des péchés et La prudence du croyant infidèle. Ils mettront le sujet du jour en contexte.

Que Dieu vous fortifie selon de les richesses Sa gloire, pour la révélation de Christ en vous, Amen.