Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi (Galates 6:10)

Ne prenez pas ce message pour une alternative à la fidélité qui nous vaut de recevoir le royaume de Dieu. Je ne veux pas qu’il soit une occasion de chute pour vous. C’est pourquoi, examinez le contexte du discours, usez de prudence et désirez les meilleures promesses.

Voici notre passage scripturaire de référence

« Jésus dit aussi à ses disciples : Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens. Il l’appela, et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens. L’économe dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens ? Travailler à la terre ? je ne le puis. Mendier ? j’en ai honte. Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi. Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante. Il dit ensuite à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, et écris quatre-vingts. Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer » [Luc 16 :1-9].

Ici, le maître ne loua pas l’injustice du croyant, mais sa prudence. Il est injuste, c’est pourquoi sa prudence est mise en avant, parce que c’est tout ce qui lui reste. S’il était fidèle, on n’en parlerait pas de cette façon, nous évoquerions plutôt la récompense du royaume même.

Ce passage est un avertissement pour ceux qui comprennent la privation inéluctable du royaume, dû au temps raccourci. En effet, racheter le temps se fait en cherchant la justice de Dieu et avec le témoignage des bonnes œuvres. Seulement, ceux qui sont déchus du sacerdoce n’ont plus la position fondamentale pour cela.

La justice de Dieu commence avec le fondement, et Elle se manifeste dans la vie de l’église. Mais si nous sommes destitués de l’administration des biens du Seigneur, Il n’impute plus nos œuvres à Son crédit. Dans ce cas, nous ne pouvons plus parler de « justice de Dieu ».

Dans mon message précédent, je parlais des deux ou trois qui s’accordent et prient selon le fardeau de Christ (Matthieu 18 :15-31). Ceux-là sont témoins de la mauvaise attitude d’un frère et le dénoncent au Seigneur.

Lorsque cela arrive, au point que le croyant est coupé du sacerdoce, les œuvres indépendantes sont ce qu’il lui reste. Il sera sans doute refoulé aux portes du royaume de Christ et des vainqueurs, avec des regrets amers. Il aurait dû s’activer en cherchant le royaume et la justice de Dieu quand il le pouvait.

En effet, les ténèbres du dehors, les pleurs et les grincements de dents ne sont pas pour les incroyants. Ces derniers subiront un pire châtiment. Comme il est écrit : « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien » [1 Pierre 4 :17-19].

L’économe infidèle était sanctifié pour la justice, il a été préparé pour un usage unique du service spirituel. Non seulement, mais il pouvait aussi faire le bien pour une récompense dans le royaume. Là, nous parlons de bonnes œuvres, qui se pratiquent avec « richesses injustes », c’est-à-dire, les biens matériels.

En sortant du sacerdoce, il est privé des avantages des agapes. Il ne peut faire comme les incroyants, ni s’abaisser comme un mendiant. Il a sans doute goûté au royaume de grâce en Christ, mais a trahit et méprisé la vie de l’église. Alors il fait, sans le soutien de son employeur, ce qu’il aurait pu faire sous Son autorité. Mais ce n’est pas Lui qui le paiera : il travaille seulement pour que les saints du royaume millénaire l’accueillent.

Dans l’âge à venir, les bonnes œuvres n’auront pas de raison d’être. Alors le Seigneur nous exhorte à investir : c’est donner dans l’âge présent pour moissonner demain. Paradoxalement, le croyant infidèle prouve sa foi par sa prudence, et il sera justifié dans ce peu trop tardif.
Bien sûr, je ne dis pas que les bonnes œuvres sont pour les coups durs. C’est comme des heures supplémentaires qui nous valent un plus grand salaire. Mais nous ne saurions substituer notre solde à ce supplément.

Que comprenez-vous de cette prudence que le Seigneur nous enseigne ? Il ne nous dit pas d’attendre de perdre le sacerdoce, mais d’être prudent d’avance.

« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.
Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » [Matthieu 13 :44-46].

Notre espérance du royaume doit être telle, que nous faisons comme l’homme (Christ) dans les paraboles.

Dans notre premier passage, le croyant est appelé « économe » à dessein. Le Seigneur donne à tous les saints des richesses « à dispenser » selon la capacité de chacun, avec des fonctions précises.

Mais voici, lorsqu’il était au service des saints, il a méprisé ses responsabilités dans le Corps. C’est aussi la morale de la parabole des talents, avec le mauvais serviteur qui cache le sien (Matthieu 25 :24-30). Et la chute est la même avec le berger du troupeau de Luc 12 :45-46.

Si l’économe infidèle, malgré sa déchéance, peut user de prudence, c’est parce qu’il sait comment agir avec les saints. Il agit par égoïsme avant et après ses fonctions : ces motivations ne sont pas un fruit de la lumière. Ses œuvres ne sont produites ni dans l’amour, ni dans la justice. Elles sont motivées par l’intérêt, un retour sur investissement dans l’âge à venir.

C’est le Seigneur qui a dit : « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » [Matthieu 10 :40-42].

Si un croyant accueille un autre adéquatement, il a forcément une bonne communion de l’église. Pareil chrétien n’est pas déchu de son administration, puisqu’il reçoit la grâce dans le Corps. Mais le dernier point du passage au-dessus, peut n’être que la prudence d’un croyant infidèle. Ce n’est pas simple d’aller d’un coup contre nos propres intérêts dans le monde. Et donc, quelqu’un d’habitué à l’avarice mesure ses efforts. Non que je méprise ce peu, car la parole justifie celui qui fait ainsi.

Le passage de Luc 16 peut encore mieux s’appliquer, lorsque nous considérons la grande tribulation. C’est un temps où il n’est plus question de fanfaronner : c’est le réveil de tous les saints. Reste néanmoins à savoir, pour qui, il n’est pas trop tard. Souvenez-vous de la parabole des dix vierges. Celles qui ne s’étaient pas prise à l’avance, qui ne s’étaient pas préparées n’avaient plus le temps.

Mais qui comprend ce qu’elles faisaient avant leur retour pour le tribunal de Christ ? Qui comprend dès maintenant, ce qu’est racheter le temps ?

Elles cherchaient la justification par des bonnes œuvres qu’elles auraient pu pratiquer envers les saints quand le fondement comptait. Mais faute d’une bonne communion du Saint-Esprit, et n’étant plus dans la maison, elles n’ont pas porté les fruits attendus. Néanmoins, nous comprenons à la lumière des Ecritures, que toute prudence à l’égard des saints nous vaut une récompense.

Retenez tout de même mon premier avertissement : ce peu ne saurait être comparé à la couronne de justice. Cette dernière est réservée aux fidèles qui ont assumé le sacerdoce, dans le royaume et la justice de Dieu.

Le problème pour tous ceux qui perdent l’administration, c’est qu’ils ne croissent plus pour le salut. Leur course ne sert plus qu’à grappiller l’hospitalité des saints dans l’âge à venir.

Le Seigneur retire l’administration aux bergers infidèles, et à tous les serviteurs méchants et égoïstes. Combien s’estiment justes, quand ils sont cruels envers leur semblable ? Ils peuvent très bien ignorer qu’ils sont depuis longtemps révoqués.

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande » [Matthieu 7 :22-27].

Combien méprisent le service des martyres dans les églises de Dieu, préférant les imposteurs séduisants ? A cela je réponds que le Seigneur rendra à chacun selon ses œuvres.
Si vous voyiez le nombre d’infidèles au sein du peuple, vous loueriez Dieu à cause des vainqueurs. C’est à cette fin, et aussi pour votre consécration dans la participation du royaume que je parle.

Le service tactique

« Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi, et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire : Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place. Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé » [Luc 14 :8-11].

Dès aujourd’hui, nous devons travailler avec prudence. Beaucoup de frères et sœurs ont besoin de notre service, et Dieu nous plante où nous devons être pour servir. Ceux qui vont plus loin sont arrogants, et ceux qui les suivent sont complices et dépouillés de la justice. Vous avez une localité, alors vous devez d’abord être juste envers vos frères à proximité. Il est pernicieux de donner à la localité une définition qui anéantit la vie du Corps.

Non seulement nous devons respecter l’ordre divin sur le fondement unique, mais être efficace à l’église. Combien Dieu serait glorifié par un fruit de la lumière abondant !

Dans le passage de Luc 14, le Seigneur nous montre que cibler les plus grands nécessiteux optimise notre salaire. Notre service peut être tactique. Ainsi, nous pouvons mettre la priorité sur ceux qui en bénéficieront le plus. Nous serions avisés de faire du bien aux frères et sœurs, qui ne peuvent nous le rendre.

En vérité, c’est cela la justice, mais les bonnes œuvres si ajoutent, quand nous investissons davantage. Seulement l’homme naturel tendance est élitiste, préférant honorer ceux qui ne manquent pas d’honneur. Mais ce n’est pas la loi de vie de l’église.

« Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d’honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres » [1 Corinthiens 12 :18-25].

La réalité du principe des dîmes est supprimée. Le Seigneur faisait plein de reproches aux juifs de Son temps (Matthieu 15 :3-8). Ils ne comprenaient pas que la volonté de Dieu passe par une justice excellente envers nos semblables.

Même le jeûne est destiné aux bonnes œuvres (Esaïe 58 :6-7). Ce n’est pas cher payé de se priver pour nourrir un autre, de remettre les dettes et de rajouter par bonté. D’ailleurs, « le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité » [Ephésiens 5 :9]. L’église locale est sensée être une usine où se concentre une foi agissante par l’amour.

Je ne saurais prétendre que mon œuvre est extraordinaire : en fait, je voudrais en faire tellement plus. Mais il semble évident qu’en moi, le don de la grâce concerne surtout la parole de vérité. Si nous avions tous la foi et le zèle pour la justice, le royaume de Dieu serait déjà manifesté.

Que Dieu nous fortifie par Son Esprit à l’église, afin que nous portions le fruit de la lumière, Amen.