J’entend cette phrase:  » la nature a horreur du vide « , et elle me paraît fondamentale. Si nous n’avons pas les œuvres de la foi, c’est-à-dire de bonnes œuvres, il ne nous reste que des œuvres mortes.

Dans un premier temps, cela ne semble pas établir un principe. Mais si on sait que les bonnes œuvres, lesquelles sont issues de la vie, sont le seul type de fruit que l’on porte par la nature divine, toute autre œuvre est forcément morte. Celle-ci vient de la nature humaine déchu commune à tous les hommes.

Les œuvres mortes ont trois types : 1) la sagesse humaine, 2) la vanité, et 3) le péché. Ces dernières donc, sont toutes des œuvres mortes, inutiles à l’édification car elles ne sont pas issues de la nature divine. Le croyant possède les deux natures, mais telle nature à besoin du bon environnement pour prospérer.

Lorsque nous sommes dans la communion de l’Eglise, l’occasion nous est donnée d’œuvre pour le bien. Nous travaillons par amour, ce qui produit, par l’opération de tous les saints, l’édification du Corps de Christ. C’est là, la volonté de Dieu.

Toutefois, l’aspect de cette gloire que nous éclairons ici est celle du royaume, manifesté dans la paix pour une jouissance des richesses de Christ, et destiné à la perfection par notre enracinement dans l’amour de Dieu pour Le faire abonder.

Si nous ne sommes pas dans la présence de l’Eglise, nous cultivons notre position commune dans la prière, hâtant l’occasion prochaine pour l’œuvre de la foi envers les saints. Cette foi sera devant Dieu, rendant grâce à Celui qui nous a sanctifié dans ce royaume de vie et d’amour.

Malheureusement, à cause de l’apostasie, la position de beaucoup des saints n’est pas dans la vérité. Observons deux de ces positions tragiques. 1) Nous réunir entre croyants ne signifie pas tenir la bonne position. Le ferme fondement de l’évangile de paix a normalement deux principes : Premièrement, les Juifs et les païens forment un seul peuple dans la fois de Christ ; deuxièmement, les Eglises de Dieu sont établit en édifiant tous les saints qui sont dans une localité (une ville). Considérer l’Eglise locale en excluant des croyants locaux nous réprouve dans la foi : il s’agit donc d’une œuvre morte. Considérer l’Eglise locale en compilant des croyants de divers localités nous réprouve dans la foi : il s’agit également d’une œuvre morte. (voir  » L’œuvre de la chair: les églises modernes « )

2) L’isolationnisme est une autre position inadéquate. Un croyant seul ne pourra jamais satisfaire Dieu : il ne peut pas faire de bien aux frères et il ne peut non plus édifier avec lui seul. En vérité, c’est une position stérile par rapport à la vie.

Dans la premier cas les saints sont séduits par une gloire mensongère, s’imaginant pratiquer un culte qui plait à Dieu. Je crois qu’il est davantage pernicieux d’ignorer sa propre misère en apprenant les apparences plutôt que la réalité. Ceux qui sont isolés le sont peut-être pour échapper à cela, mais ils sont tout de même misérables. Je prie le Père de gloire qu’ils soient manifestés en communion de vie et d’amour, sinon, la perte est grande.

Rappelez-vous que la nature a horreur du vide : si nous ne servons pas Dieu, nous servirons au moins Mammon. Sachant que la source de ce dernier est la mort, et que cette dernière, si elle nous a saisi, peut nous amener dans une expression plus sombre. Toutefois, c’est à cause de la source qui est morte que nous serons réprouvés, elle qui détermine notre marche impie dans le monde.

Bien sûr, il peut arriver que, réunis dans la rébellion, nous tentions de faire du bien à un autre. Mais cela ne vaut guère plus que la vanité. Ainsi, nous sommes toujours dans la même source mauvaise, faisant bien plus de mal que nous ne l’imaginons. Et le Seigneur jugera cela : c’est alors que nous plaiderons pour des œuvres qui ne nous justifierons pas.

Ce que Dieu veut, c’est l’Eglise établie selon le fondement des apôtres. Ce qu’Il veut, c’est que nous soyons édifiés, non selon la sagesse humaine, mais selon Sa sagesse pour Sa gloire par les vertus de la vie divine. Dieu veut que nous abondions en fruit, en saisissant les occasions dans la communion des saints dans Son Eglise.