La parole de Dieu est à la fois la grâce et la vérité. Elle demeure en ceux qui ont atteint la maturité malgré leur jeunesse relative dans la foi et leur expérience incomplète de Christ. D’autres qui ne sont pas parvenus à ce stade de leur développement spirituel ont, jusqu’à maintenant, besoin de « nourrisses ». Mais les « jeunes gens » se nourrissent eux-mêmes, comme des grands. Ils ressentent le besoin de vie et s’activent. 

Bien sûr, il n’est pas dit qu’ils puissent atteindre la perfection seul, loin de là. Nous devons communiez avec les frères et profiter des dons spirituels et de la grâce de Dieu en eux.
Pourtant, ils peuvent vivre une vie chrétienne sainte et pieuse, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Par contre, cette contenance spirituelle dû à leur croissance dans la vie dépend en grande partie du zèle (la vertu) incontournable pour persévérer.

La parole de Dieu peut demeurer en eux, mais c’est la parole comme un approvisionnement quotidien, non comme un engrangement. Comme nous sommes soutenus par la nourriture terrestre et que nous défaillons à cause du manque, ainsi en est-il de la parole de Dieu.

Nous brûlons l’énergie de la vie que nous recevons en vivant tout simplement. Et la dépense devient exponentielle dans l’épreuve, le service et la vanité. Le péché quant à lui, qui est déjà la manifestation d’une carence de grâce, nous fait basculer un état misérable. Sachant que plus nous croissons dans la vie, plus notre besoin d’approvisionnement augmente. C’est comme un enfant qui boit du lait, mais qui au fur et à mesure a des besoins plus consistants : une nourriture solide et plus riche. En effet, les besoins d’un adulte ne sont pas ceux d’un enfant, et plus un membre se développe, plus il aura besoin d’énergie.

Un croyant mature devrait distinguer les œuvres de Dieu en lui des œuvres de la chair. La vérité (réalité) est la caractéristique du témoignage des saints pieux contrairement aux œuvres mortes qui sont la part des impies. Cette dernière n’est pas issue de la vie dont nous approvisionne la parole de Dieu et l’Esprit.

Dans ce monde impie, nous absorbons toutes sortes d’éléments qui affectent notre cœur, souvent malgré nous, mais la parole de Dieu est le privilège du chrétien. D’ailleurs, Elle nous règlemente avec douceur, par une puissance à laquelle rien ne résiste. Lorsque l’apôtre Jean dit : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui », c’est une œuvre de cette puissance de vie.
Nous sommes sanctifiés par la parole pour un règne exclusif de Dieu dans la vie. C’est alors plus nous qui vivons, mais c’est Christ en nous par Son Esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie est notre garanti d’une sainteté par Son pouvoir d’annulé la loi du péché et de la mort. Encore faut-il que nous communiions assidument avec le Seigneur en veillant à notre besoin quotidien.

Non seulement la parole de Dieu, mais la prière également est le moyen d’une communion de la vie. Toutefois, l’un ne remplace pas l’autre mais le complète : la parole sert au témoignage, alors que la prière nous rafraichit dans l’Esprit. C’est afin que nous prenions courage par la parole de notre témoignage. Qui n’a jamais compris son propre besoin de grâce, sans trouver en lui une quelconque motivation ou assurance ?

Les péchés sont des ténèbres évidentes à cause desquelles nous devons revenir au régime de la parole de Dieu qui n’est que lumière. C’est la manifestation de notre impuissance dû au manque de grâce. Pourtant, la parole est à portée de tous. Mais le malin nous combat par les ténèbres pour anéantir notre résistance dans la prière. S’il y parvient, la grâce que nous puissions dans la parole de Dieu sera substitué par la corruption.

Je ne permets pas de juger qui que ce soit, mais il n’est pas possible de vivre par le compromis. Les ténèbres nous aveuglent très facilement avec la séduction des convoitises. Lorsque nous avons discerné l’opposition qui se joue, il nous faut choisir notre camp et veiller. Comme je le disais, le péché est une preuve de notre marche dans les ténèbres, par manque d’approvisionnement de vie ou par la passivité spirituelle du chrétien.
Mais il n’y a pas que cela.

La parole de Dieu ne sert pas juste à nous préserver du péché. Elle nous donne une vision céleste compète en renouvelant notre intelligence et en nous faisant connaître l’économie de Dieu. Son rôle d’approvisionnement pourrait suffire à nous entretenir spirituellement dans la sainteté. Mais pour remplir les exigences de l’appel céleste aux vainqueurs, les saints doivent recevoir la vision qui les conduit au but de Dieu. La encore, le malin nous oppose les ténèbres afin que nous déviions des meilleures promesses.

Que le Dieu de lumière éclaire les cœurs des saints pour un témoignage complet, Amen.