Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14:6). Mon royaume n’est pas de ce monde (Jean 18:36a)

« Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages » [Jean 10 :7-9].

L’incarnation de Christ est le premier degré de Son ensevelissement. D’abord, Il s’incarnera, puis se fera baptiser par Jean le Batiste. Enfin, Il ira au tombeau après Sa crucifixion.

Nous savons que Dieu est la source de la vie, et que Christ est issu de Lui, selon les Ecritures. Aucun livre ne nous éclaire davantage que l’Evangile selon Jean et ses épîtres. Il était le premier ministre de vie.

Jésus avait la semence de Dieu en Lui, Il était Lui-même la résurrection et la vie, malgré Son abaissement dans la chair. Et c’est grâce à cette semence que la mort n’a pas pu le retenir. Après chaque degré d’ensevelissement, Il se manifestait ensuite en une résurrection.

Une image intéressante est celle d’une semence tombée en terre et qui meurt. Elle émerge ensuite en ouvrant la porte du séjour des morts : c’est la résurrection. Car l’Ecriture raconte que Jésus a récupéré la clef de David dans le séjour des morts : elle ouvre les tombeaux.

L’incarnation est un ensevelissement suivie d’une résurrection. Nous sommes dans le tombeau de la chair, et la nouvelle naissance est une résurrection dans la réalité du royaume. Même si le monde ne nous voit pas en résurrection, ceux qui discernent le royaume nous connaissent.

Sans la semence de vie, nous n’avons pas la puissance de résurrection qui est en Christ quand Il s’incarne. Le fait est qu’Il est la vie dans l’Esprit du Père avant de venir dans le monde. Mais nous, sommes issus de la corruption d’Adam, qui, au lieu de manger de l’arbre de vie, pris de l’arbre interdit.

Vous voyez que nous-mêmes, étions dans une « vie » avant de naître de la chair, en Adam, mais nous sommes mort-nés. Nous sommes donc morts, étant né dans le corps du péché qui est la semence corrompue de la mort.

Malgré cette mort de l’abaissement dans la chair, le prince de la vie est vivant. Si nous admettons, naturellement parlant, que l’homme au cœur qui bat est vivant, Jésus-Christ homme ne l’ai pas moins.

Le but de cet abaissement, c’est qui soit rendu capable de donner la vie. Or, la vie, c’est Lui ; c’est pourquoi Il donne Son corps à manger. Il meurt pour que nous vivions. La vie s’approche des hommes à mesure qu’Il marche vers la croix, en perdant Sa gloire pour notre salut.

Son incarnation est le premier pas, Son baptême avec Jean est le deuxième.

Pour ce baptême était la consécration de Jésus pour Son ministère terrestre. Il avait rejeté sa vie de charpentier, de fils de sa mère, de frères de ses frères, de Juif, et ce citoyen. Il vivait désormais pour s’occuper des affaires de Son père.

Son témoignage était déjà une séparation pour Dieu et une manifestation du royaume de la vie. Même si la multitude ne pouvait mesurer Sa profondeur le royaume était complet en Lui.

A cette époque, certains juifs pensaient que le Seigneur rassemblerait une armée pour établir Son royaume messianique. Mais ils ne comprenaient pas les Ecritures : oui il y a une armée, mais elle est en esprit, dans la réalité.

Bien qu’Il ait été actif dans ce temps, Il était aussi séparé des affaires du monde. Le temps n’était pas venu d’agir sur ces choses, mais de gagner des hommes pour le royaume de la vie.

Il était séparé, c’est pourquoi Il disait : « qui m’a nommé juge entre vous ? ». En effet, les hommes le considéraient comme un Salomon et un politicien. Il disait encore : « rendez à César ce qui est à lui, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Nous-mêmes n’avons pas à nous préoccuper des affaires du monde, mais avoir le témoignage de Christ. (Voir « Le témoignage de l’Eglise sainte »).

Ensuite, Il est baptisé d’un baptême qu’Il annonce d’avance : Sa mort et Sa résurrection dans Son corps. Alors Il a tout accompli afin que nous recevions la semence de résurrection et de vie.

Après Son deuxième pas sur le chemin de Son ultime baptême, Il manifestait le royaume par Sa parole et par la puissance de Dieu. Beaucoup croyaient en Lui, mais ce n’est qu’après la résurrection dans Son corps, qui pouvait être résurrection et vie dans les croyants.

Nous en venons au caractère de la mort qui est évident pour tous les hommes : Jésus est crucifié et mis dans un tombeau. A cette mort absolue aux yeux des hommes, correspond une résurrection qui prend le sens commun. Des témoins l’ont vu mourir et savent où Il était mis. Et certains d’entre eux l’ont vu vivant pendant des semaines après ces évènements.

Christ a tout accompli, mais nous devons Le suivre dans Sa mort et Sa résurrection par la foi, afin d’être un royaume avec Lui.

Désormais, la mort n’a plus d’autorité sur les saints. Non seulement la puissance de résurrection est une porte ouverte contre la mort, mais la vie est une jouissance tout-inclusive, à cause de la foi.

Nous devons marcher à Sa suite, non seulement croire pour le salut initial dans la nouvelle naissance. Notre baptême doit aussi être une vraie séparation avec les affaires du monde, et l’expression corrompue de la mort. La politique, les relations, les convoitises, la réputation, les richesses : toutes ces choses sont du siècle impie.

Sans cette consécration, nous nous privons de l’expérience de Christ. Il ne s’agit pas d’ascétisme, où nous toutes choses comme impure et nous martyrisons. Nous nous laissons instruire par l’Esprit grâce au ministère de vie, afin que nous portions du fruit par la foi. Mais l’édification de la vie se à condition d’un zèle honnête pour la justice, ce qui implique tout d’abord le fondement.

Le Seigneur s’est abaissé jusqu’au séjour des morts. Mais c’est afin d’ouvrir un chemin en Lui-même pour la réconciliation pour mener l’économie de Dieu à Son terme. Au bout de ce processus pour lequel Il a acquis toute provision, Il aura une Epouse, Eglise devenue parfaite. Avec Elle, Ils seront un dans la vie éternelle, selon l’analogie « les deux deviendront une seule chair ».