« L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle (esprit) de vie et l’homme devint un être vivant » [Genèse 2:7].

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi » [Romains 8:1-2a].

L’esprit opposé à la chair

L’esprit de vie est la nouvelle vie par la foi, c’est Christ Lui-même comme notre nature et toute inspiration, devenu un avec notre esprit afin de nous réglementer à sa ressemblance. Dans la mesure de Son approvisionnement, et si nos pensées sont sur Lui, Il sera plein de fruits. J’en ai déjà parlé et je ne fais qu’en parler en fait : C’est Lui comme notre identité de la foi, afin que nous vivions, selon qu’il est écrit « le juste vivra par la foi » ; c’est la vie éternelle, sainte, incorruptible, juste… de Dieu.

Dans la sanctification de l’Esprit de vie, tel Il est tel nous sommes aussi dans le monde (1 Jean 4:17) : si nous sommes croyants en Christ-Jésus, nous vivons par cette vie dès la nouvelle naissance ; mais c’est seulement en sanctifiant nos cœurs dans la communion que nous portons du fruit. C’est ce que commande le Seigneur en disant « cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu » [Matthieu 6:33] ; c’est ce que signifie « la loi accompli dans ceux qui marchent selon l’esprit et non selon la chair » (Romains 8:3), les pensées sur les choses de l’esprit. La question est de savoir si nous vivons dans le royaume en esprit ou dans le monde par le moi (la chair).

Nous ne pouvons tricher avec la réalité : c’est selon que nous affectionnons que nous vivons, c’est selon que nous pensons ou voulons que nous marchons. Or, ceux qui aiment Dieu sont sanctifiés dans l’esprit de vie, renouvelés de gloire en gloire à l’image de Christ et témoignent de leur appartenance spontanément. Ils deviennent des esclaves spirituels de la vision de celui auquel ils appartiennent : Christ en l’occurrence ; mais les saints ne sont pas tous dans ce cas, car en effet, beaucoup vivent selon la chair dans le monde. Lorsque nous marchons par l’esprit, c’est que notre engagement du baptême, notre consécration, est nourrit de la parole de vie, et avoir la vision céleste c’est être possédé de la foi de Christ qui nous conduit selon l’économie de Dieu. Dans ce cas, l’Écriture dit que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Ses desseins » [Romains 8:28]. La suite de ce passage parle belle et bien de tous les croyants, mais cette première partie est dès aujourd’hui une bénédiction pour les fidèles engagés pour l’espérance de Christ. Alors on parle de vision céleste qui est la réponse en ceux qui marchent consciemment vers le but de Dieu en Christ.

La loi de l’esprit de vie va contre les courants de la mort et du péché par la puissance de Dieu dans les saints consacrés afin qu’ils soient un témoignage du passage à la vie divine par Jésus-Christ. C’est la foi de la parole (esprit) de vie qui est ce témoignage de la gloire, et c’est elle qui doit être perfectionnée dans l’Esprit de grâce jusqu’à la fin : que personne ne s’imagine avoir le temps d’observer ; car qui sait s’il aura le temps ? Ainsi nourrit, nous sommes endurant dans un chemin difficile, en marchant contre les courants basiques du monde et de ses forces spirituelles, pour entrer dans l’âge de justice.

L’esprit de vie est dans tous les croyants, mais il n’est pas forcément très actif ; en fait, à cause du refroidissement de l’amour (le mobile ou la disposition), il est plutôt éteint dans la majorité. Dans Apocalypse 3:1, le Seigneur parle de ceux qui sont sauvés par la foi, des croyants, mais qui sont dépourvus d’une véritable expression de la vie. L’esprit en eux est sans fruit : ils ont la vie de Dieu, mais ils marchent par la chair. Comme ils se savent « sauvés » pour la plupart, alors ils pratiquent leur culte avec orgueil, en se réjouissant dans l’excitation de la simple justification de la foi. Seulement, personne n’est sans désir ou activité, c’est pourquoi, il nous faut tous être instruit de la volonté de Dieu, afin de mener une vie réglée par l’esprit de vie. Mais ils sont sans vision la vision de l’économie, alors le reste, le royaume de l’âge à venir leur échappent ; nous vivons un temps où l’ignorance est une malédiction, où l’incrédulité est une perdition de la couronne de justice : souvenez-vous, « le juste vit par la foi », mais sans la foi dans la parole de vie, l’ignorant peut tout de même se croire savant.

Beaucoup de choses se sont perdues à l’Église, et nous nous sommes habitués à leur absence ; il est temps de se faire violence pour saisir l’espérance de la gloire dont nous nous sommes éloignés par ivresse dans le monde. La compromission est une preuve d’aveuglement dans la chair, ouvrez les yeux et recevez la parole de vie aujourd’hui, alors vous serez libérés pour suivre le Seigneur. Si vous refusez la croix, c’est que vous affectionnez vos vies dans la chair qu’elle menace de dépouiller : c’est la mort de Christ qui vous sauve que vous craignez, c’est la mort dans la chair que vous aimez. L’idolâtrie, le caractère adultère de la vision babylonienne, l’amour du monde, est inimitié contre Dieu et personne ne peut jouir du monde et du royaume à la fois ; l’Esprit ne cesse de la dire : dans le désert avec les Hébreux et à l’Église dans le monde (Luc 16:13). Les hypocrites se trompent eux-mêmes quand ils sont pleins d’apparence sans substance : « Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort » [Apocalypse 3:1d].

La preuve de la vie n’est pas l’excitation dans les réunions, ce n’est pas le calme solennel à l’écoute de la parole et ce n’est rien qui doit avoir telle ou telle apparence. Beaucoup de chrétiens sont trompés et trompent les autres charnels comme eux, parce qu’ils n’ont pas le sens exercé à la communion spirituelle. Ils ne savent pas toucher l’esprit de vie et ne peuvent pas comprendre ce qu’est la confiance dans cet Esprit : comment pourraient-ils progresser dans la foi ? Nous vivons dans la chair et nous sommes stimulés par le monde pour réagir comme des hommes de la chair : c’est naturel, mais nous ne devrions pas être naturel (ou animal). « Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ » [1 Corinthiens 2:9-16].

Lorsque nous nous conformons à la chair en suivant les courants du monde dans la sagesse humaine, nous sommes en fait abrutis par la mort, mais celui qui marche selon l’esprit transcende la sagesse humaine pour être un témoignage de Christ en qui nous sommes enrichis de toute connaissance spirituelle (1 Corinthiens 1:5), jusqu’au renouvellement complet à Son image par l’Esprit (2 Corinthiens 3:18).

Beaucoup s’imaginent vivre par l’esprit : peut-être à cause de l’ambiance de leurs réunions ou par leurs méthodes, parce qu’ils entendent des « messages spirituels », à cause de sensations ou d’un tempérament de feu (plutôt une preuve du contraire) ; peut-être leur a-t-on dit qu’ils étaient spirituels et/ou matures. Arrêtons de nous leurrer ! Si quelqu’un ignore de quoi je parle, c’est qu’il n’est pas spirituel et encore moins mature, pas devant le Seigneur ; si la marche par l’esprit est encore un mystère pour vous, comment Christ règne-t-Il en vous ? Le fait-Il par la chair ? Je déconseille à quiconque de s’abuser par l’orgueil face à la parole de vérité, car vous vous fermeriez la porte de l’approvisionnement de vie (la grâce) : vous devez savoir que Dieu résiste aux orgueilleux.

Rejeter ce message, c’est soit dire que je ne sers pas le Seigneur, soit prétendre que la grâce et la vérité ne sont pas venu avec Lui (Jean 1:17) ou rejeter Christ par méchanceté. Le jour mettra les œuvres secrètes des cœurs en lumière au retour de Christ : je ne veux pas menacer, seulement que personne ne raisonne mais plutôt s’humilie, car nous sommes divisés par l’ennemi et c’est alors avec plus de détermination, en reconnaissant ceux qui vous enseignent et vous conduisent par l’Esprit de Christ, que vous Le saisirez. Avec tant de paroles de la foi, marquées de la croix si reconnaissable de Christ, je peux déjà juger que ceux qui Le rejettent dans ce ministère n’aiment pas la vérité : ils ne font que s’endurcir et s’éloigner de Son règne ; pourtant, s’ils sont chrétiens, c’est l’appel au sacrifice présent pour une gloire de l’âge à venir avec Lui, avant la destruction finale de l’incrédule et l’entrée dans le royaume éternel.

Le sens de la vie

L’esprit de vie, pour s’exprimer, a besoin de notre bonne disposition : Dieu ne force personne à quoi que ce soit ; Il veut des saints consacrés. Il nous sauve par la grâce de Son amour ; c’est gratuitement par la foi, sans grand sacrifice, que nous sommes sanctifiés en Christ notre justice ; mais sans disposition, Il ne peut régner en nous pour Sa justice. J’en parle dans le livre « L’Appel des Vainqueurs » et un peu dans celui-ci : le fondement du règne de Christ est notre soumission, ces choses à quoi sert la croix ; le règne de Christ a besoin d’une bonne disposition sans laquelle Dieu ne peut établir Son royaume de vie.

C’est notre méchanceté et notre égoïsme qui sont mis en évidence quand nous ne cherchons pas le règne et la justice de Dieu, car nous connaissons par l’Esprit de Christ, si nous sommes sensibles, ou du moins par les Ecritures – sachant tout de même que seul l’Esprit nous Le révèle -, combien Il a souffert par amour. Dans cette connaissance, nous sommes éprouvés afin que le jugement de la maison de Dieu ne puisse être contesté quand Jésus-Christ qui habite en nous jusqu’à ce moment, dévoilera nos vies cachées. Lorsque nous aimons quelque chose, il n’est pas besoin de nous supplier de mettre nos pensées dessus ou d’agir en sa faveur. L’homme spirituel est celui qui aime les choses de l’esprit, et les pensées sur l’esprit sont la paix et la vie (Romains 8:6), un témoignage intérieur du règne de Christ.

C’est par le sens de la vie que nous discernons la position de nos affections, soit pour l’esprit, soit pour la chair. Nous ne pouvons tricher en ne pensant pas à ce que l’on veut, à ce qu’on aime ; si ce sont les choses de la chair alors nous sommes faibles pour la justice, à cause de la communion de la mort et du péché par nos pensées et nos affections ; si ce sont les choses de l’esprit alors nous sommes forts pour la justice de Christ dont nous sommes approvisionnés par l’Esprit de vie. Les œuvres peuvent toutefois être trompeuses : si quelqu’un pratique une justice des œuvres mortes, c’est-à-dire sans la puissance de la vie, lui-même et d’autres sans le sens de la vie, croiront plaire à Dieu et faire Sa volonté. Ce sens de la vie permet de sonder la nature cachée des choses exprimées : quand elles sont en nous-mêmes, nous pouvons ainsi discerner nos affections et en déduire notre besoin de la croix, mais aussi ressentir l’onction afin de marcher en elle ; quand elles sont dans les autres, la nature de leurs actes et de leurs paroles nous est dévoilée avec plus ou moins d’informations.

Sachez que le sentiment de l’esprit est la vie et paix, choses très subjectives qui se traduisent par le fait d’être alaise, serein, éclairé, fort… ; mais afin que personne ne se trompe, notons sérieusement que c’est un sentiment du sens de la vie, ne pouvant s’expliquer sur une base extérieure et par appréhension humaine. Au contraire de ces choses de l’esprit, nous avons le sentiment de la chair qui est malaise, faiblesse, fatigue intérieure, stresse… ; ce sentiment peut très souvent être provoqué par les opposions des esprits impurs, même au travers des chrétiens, mais il ne s’explique pas sur une base extérieure. Le sentiment de la vie est une sensibilité, un discernement de l’esprit exercé devant toutes choses selon la pureté de la conscience du croyant.

Les pensées sur la chair sont toujours une communion de la mort, et ceux sur l’esprit obéissent à la même loi pour la vie : c’est de cette sensibilité que dépend le déploiement dans le combat spirituel, mais même là, sans disposition, nous sommes passifs devant le refroidissement, l’apostasie ; ceux qui aiment Dieu cherchent à augmenter leur affection pour l’esprit par la connaissance de Christ, selon qu’il est écrit « ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence » [Philippiens 1:9]. Dans ce contexte et ailleurs, nous voyons que la justice qu’exprime un tel amour est les uns envers les autres selon la volonté de Dieu, en faisant du bien aux frères pour l’économie de Dieu principalement : tout le rôle du sacerdoce divin ; c’est pourquoi il est aussi écrit : « Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous, afin d’affermir vos cœurs pour qu’ils soient irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints ! » [1 Thessaloniciens 3:12-13]. Sans l’amour de Christ, nous sommes sans zèle pour les choses de l’esprit, ni combativité.

En vivant par la chair, nous marchons selon nos convoitises et l’orgueil des richesses, ainsi que nos réputations humaines, mêmes lorsqu’elles sont religieuses (soi-disant spirituelles) ; nous marchons selon notre tempérament, nos principes, nos peurs, etc. sans cesse manœuvrés par le tentateur expert des faiblesses de la chair, et des nôtres particulièrement. Nous sommes en réaction au monde et à ses forces spirituelles avec le malin. Mais en nous soumettant à l’Esprit, en renonçant à notre amour propre, par la pensée de souffrir, nous échappons à l’esclavage de ces courants de la mort, pour vivre par Christ, sachant que malgré notre désir de salut, seuls nos cœurs décident ou non de suivre la règle de doctrine en prenant conscience du commandement. Si nous aimons le monde, ce qui n’est pas facile à admettre, alors nous sommes spontanément inspirés dans la mort. L’hypocrisie non plus, ne porte pas le fruit de la vie, Christ n’est pas exprimé dans un cœur tortueux : si le croyant ne fait pas un choix profond entre le monde et Dieu, entre la chair et l’esprit, entre le tentateur et Christ en fait, il sera facilement trompé par le malin dans le monde et dans la chair. Que Dieu éclaire notre génération avant qu’il ne soit trop tard ; avoir le nom de « chrétien » n’est pas suffisant pour Lui plaire.

Le travail spirituel

Ce n’est pas évident d’admettre sa situation, pour quelqu’un d’orgueilleux : il n’a aucune excuse ou solution pour participer à la nature divine ; son cas est presque désespéré. Cela ne signifie pas que tous ceux qui ne se dégagent pas du piège de la mort sont orgueilleux, mais chez ceux-là, la connaissance est encore une occasion de chute parce qu’ils rejettent la croix. Ils ignorent le sens de la vie, s’ils sont capables de discernement ; mais en fait, s’ils ont ce discernement c’est qu’ils se sont endurcis après être devenu spirituel.

Ils sont tombés dans le piège de la passivité devant les courants religieux de la mort, et lorsque vient la vérité, ils sont incapables de croire pour recevoir l’approvisionnement de vie, parce que l’inimitié contre Dieu s’est développé à ce point d’endurcissement. Discerner la mort et la vie est normalement à la portée de tous croyants, seulement, sans un esprit exercé dans la communion de vie, ce sens est de plus en plus émoussé. Bien des croyants ne l’ont jamais reconnu : c’est parce que malgré certaines apparences, ils n’ont pas grandi dans l’esprit en rachetant le temps et en recevant la grâce des ministères dans la vie ; en particulier considérant l’époque apostat. Suivre l’onction intérieure ne procède pas de la simple connaissance du bien et du mal, cela, c’est de l’orgueil.

« C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point » [Jean 6:63-64a]. L’esprit de vie nous guide par le sens de la vie afin que nous ne fassions pas ce que l’on veut (Galates 5:17), mais qu’à cause de notre disposition, nous cherchions la grâce pour la vie. La pratique de la justice de la vie c’est l’amour, la paix, la bénignité, la fidélité, la longanimité, etc ; celle de l’iniquité c’est la jalousie, l’animosité, la dissolution, les excès, etc. Souvenez-vous tout de même que ces choses peuvent être usurpées ou soupçonnées à tort, c’est pourquoi je disais qu’une marche par l’esprit ne procède pas de la connaissance du bien et du mal ; mais lorsque que l’on rejette notre propre sagesse pour nous confier dans le sentiment de l’esprit, alors nous marchons par la foi et non par les œuvres mortes, et notre jugement, qu’elles semblent être du bien ou du mal, est juste. C’est le seul moyen de recevoir la parole (l’esprit) de vie.

Un ministère de vie n’est pas une invention humaine ou un nom stylé pour attirer l’attention : c’est le service qui met tout en œuvre pour l’approvisionnement de Christ, en renversant les forteresses de raisonnement et toutes résistances de l’orgueil, en réparant et restaurant ce qui était altéré, et en travaillant au renouvellement de l’intelligence à la vision céleste. Toutes ces opérations sont par la puissance de la vie et sont vie. Mais lorsque nous agissons par la chair, nous combattons contre le royaume de Dieu et de Christ à l’Église. Nous ne recevons pas la vie par l’imagination et en nous répétant des choses dans la tête : c’est plutôt selon notre bonne disposition spirituelle et dans la mesure de la révélation que nous pouvons avancer. Si un frère à cette communion avec l’Esprit, suffisante pour vous éclairer par la lumière de la vie, vous êtes devant un choix de cœur : vous soumettre, rejeter la parole de vie ou essayer de tricher ; dans ce dernier cas, vous vous trompez vous-mêmes pour la mort, et vous entraînez les faibles, les lâches et les autres hypocrites avec vous.

Personne ne peut gagner le royaume avec un cœur double (impur) ; la sanctification est incontournable. On vit un temps où le peuple de Dieu sur terre à une oreille pour les compromis, pour « une croix mesurée » qui n’existe pas ; ils sont trompés chaque jour par des ministres impurs qui travaillent à leur plaire pour un gain, en touchant parfois à certains éléments de la saine doctrine, comme si c’étaient « les règles du jeu ». Frères et sœurs, voyez mes discours et voyez les leurs ; sachez reconnaître la volonté de Dieu dans la parole de vie, l’appel de la fin qu’Il vous adresse aujourd’hui, afin que vous participiez à l’âge à venir avec les fils dans la lumière.

Si vous temporisez avec les mêmes excuses des incrédules qui disent : « je ne suis pas encore près, ou je dois réfléchir », faites attention, parce que vous ne savez si la grâce vous sera de nouveau présentée – sachant que les bons serviteurs ne sont pas facilement reconnaissables -, mais il est sûr vous serez de nouveau happés dans l’aveuglement de la mort avant que cela n’arrive. Notez ensuite que si vous êtes surpris par la parousie, il sera trop tard (Matthieu 25 :8-13), et peu importe à ce moment votre acharnement à la manière d’Esaü pour obtenir cette grâce de l’âge à venir. Christ veut être tout pour vous : pensez-vous que la mesure que vous Lui accordez soit digne de Lui ? Quand vous Lui donneriez tout aujourd’hui selon votre conscience, vous apprendriez demain que vous Lui devez bien plus. Vous devez vous consacrer dans la mesure de la révélation qui s’élargit, s’allonge, s’approfondit et s’élève dans nos cœurs, à mesure des enseignements des vrais serviteurs de l’Esprit.

En voyant tant de « serviteurs » dans le champ, beaucoup pensent qu’ils ne sont en rien déméritant ; mais ils sont comme des hommes naturels. N’avez-vous pas le souvenir de plusieurs dirigeants du monde moderne : tous les yeux sont fixés sur eux ; ils sont vus comme des « messies » par ceux qui sont convaincus de leur intérêt pour eux, et de leur capacité à les conduire. C’est ce que nous pensons jusqu’à douter d’eux, parce que tout à coup, ils ne sont plus aussi vertueux ou capables.

Ne soyez pas naïfs : nous avons en plus, la parabole des talents et celle des mines. La première parle des capacités différentes qu’ont les croyants pour recevoir des responsabilités plus ou moins grandes. Mais nous ne devons pas les considérer selon ces responsabilités ou leur soi-disant capacité ; avant tout nous devons apprendre à discerner les esprits. Peut-être n’avons-nous pas comme d’autres, une profondeur de la grâce pour servir, et nous avons besoin des dons les meilleurs de la part des saints, mais sans le sens exercé, nous sommes des punching-balls.

Le Seigneur tire vengeance de ces choses (Luc 12:45-46), mais pour notre part, nous devons tout soumettre au contrôle de l’esprit de vie afin d’éviter le service de la mort. Si je vous disais de me faire confiance absolument, je vous inciterais à contourner mon discours précédent, alors je vous dirais « cherchez le royaume et la justice de Dieu dans l’intimité », demandez-Lui et suppliez-Le même de vous révéler Sa volonté ; mais ne rejeter pas la croix après avoir reçu cette responsabilité. La deuxième parabole met l’accent sur la portion de la vie que nous recevons avec parité à la nouvelle naissance, et nous devons approvisionner nos vases afin qu’ils produisent du fruit. Frères et sœurs, nous devons tous servir, mais l’apparent service n’est pas en lui-même témoin de fidélité.

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc » [Matthieu 7:22-25]. Ce sont des « serviteurs » plein d’œuvres que le Seigneur ne reconnaît pas, ils sont infidèles, et c’est à Son retour qu’Il révélera leurs œuvres impures. Ils s’appuyaient sur leur don de la grâce pour s’évaluer eux-mêmes, mais ce n’est pas celui qui fait le plus qui est en honneur, c’est celui qui porte le fruit de la lumière, peu importe ses capacités s’il honore Son maître dans ses responsabilités par l’esprit de vie.

Œuvrer peu par l’esprit de vie est préférable que faire beaucoup sans Lui, parce que le premier obéit pour peu certes, mais le second détruit beaucoup et ne bâtit pas pour Dieu. « Mieux vaut le peu du juste Que l’abondance de beaucoup de méchants » [Psaumes 37:16]. Sachez également que celui qui ne bâtit pas n’est pas pire que celui qui détruit par la chair, mais comme a dit le Seigneur : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » [Matthieu 12:30]. Les deux seront jugés infidèles au tribunal de Christ et seront châtiés à la mesure de leurs œuvres mortes, car tous, nous agissons.

Que Dieu nous fortifie par Son Esprit dans l’homme intérieur afin que nous marchions en esprit ; qu’Il nous éclaire afin que nous connaissions l’amour qui peut nous disposer aux choses de l’esprit ; que toutes choses concourent au bien de ceux qui L’aiment sincèrement, Amen.