« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » [Matthieu 5:8].

« Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, C’est la richesse, la gloire et la vie » [Proverbes 4:22].

« On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains [Marc 10:13-16].

« Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » [Matthieu 23:10-13].

« Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l’Écriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en nous. Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » [Jacques 4:4-10].

Que croyez-vous que signifie un cœur pur ? L’innocence ? C’est ce que pensent souvent les gens, mais ce n’est pas le cas. « Pur » signifie « sans mélange » ou « simple », sans ruse ni hypocrisie. Le Seigneur dit qu’il nous faut accueillir le royaume de Dieu comme un enfant : un enfant n’est pas un politicien ni un négociateur, il ne triche pas mais respire de sincérité. S’il croit, il le montrera et il ne fera pas semblant de vouloir, toutefois, il n’aura pas d’orgueil devant l’autorité. Il n’est pas parfait mais agit de manière entière ; il n’est ni cynique, ni fort d’un fondement ancien puisqu’il ne peut s’appuyer sur aucune connaissance éprouvée de lui-même ; alors il peut être enseigné (Dieu fait grâce aux humbles ; heureux les pauvres en esprit). Il dépend de ses tuteurs légitimes et comprend qu’il doit leur faire totalement confiance pour toutes choses car il est un enfant et ne peut se débrouiller seul.

Si les saints sont pleins de doctrines impures, c’est seulement comme des enfants qu’ils pourront se repentir, et être renouvelés à la saine doctrine, pour la vision céleste en marche pour l’économie de Dieu. Son royaume qu’il nous faut accueillir, c’est Sa parole, pleine de vie par le Saint-Esprit selon qu’il est écrit « les paroles que je vous ai dites son esprit et vie » [Jean 6:63b]. Regardez les judaïsants incrédules, ceux qui faisaient la guerre à l’Église de Dieu au début particulièrement, à l’époque des apôtres du premier siècle. Ils avaient l’intelligence habitée de la connaissance du bien et du mal : leur seul principe était selon la lettre morte ; et qu’importe les interprétations et la révélation du mystère de Dieu, car à leurs yeux, la loi est tangible mais la foi de Christ n’a pas de substance. Ils n’étaient pas capables de croire sans repentance des choses anciennes, de l’endoctrinement de la lettre morte qui était seulement l’intendant des consciences avant la vérité et la grâce de Christ. Mais les simples, ceux qui sont humbles, qui reconnaissent leur besoin de la grâce annoncée par l’Évangile, ceux-là, ont cette qualité des enfants : une ouverture à la gloire de Dieu capables d’amener un salut complet en ceux qui croient.

Dans mon premier livre, je mettais en garde contre la chair et le nicolaïsme abominable. Cette doctrine est un diapason de toutes les institutions religieuses impie : elle domine le catholicisme, c’est elle qui place la papauté au-dessus de ses adeptes, qui lui donnait le pouvoir de vie et de mort sur les saints du Seigneur dans l’âge présent et qui déjà dans l’âge ancien, était complice de la mort de Jésus comme celle de Ses prophètes. Sans cette doctrine, il n’y aurait pas de division sur le fondement car c’est la Tête qu’elle usurpe ; or, Christ est la Tête de l’Église qui unit les membres sous Sa seule autorité. Et s’Il a fait des dons aux hommes pour le ministère de l’économie, Il s’afflige que la sagesse humaine ait ravagé Son champ par son implantation diabolique ; maintenant, combien ne sont pas ivres de corruption et refroidis ? Combien ne se pas ignorant de la réalité, mais orgueilleux du mensonge avantageux dans lequel le malin conduit le peuple saint ?

« Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage. Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse. Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines » [1 Corinthiens 3:18-20]. De quoi parlait l’apôtre dans ce chapitre ? Il parlait de la sagesse humaine folle servant à édifier l’Église, mais ne pouvant que la détruire ; et aussi de l’orgueil des hommes qui divise l’Église alors que tout est un dans le Christ.

Quelles bêtises que sont le zèle des pensées humaines et l’empressement sans intelligence du mystère de Dieu ; peu d’entre nous réalisent la perte catastrophique que provoque cette ruse du malin avec nos cœurs impures. Réveillons-nous, tendons l’oreille à la saine doctrine, et nos cœurs à l’Esprit, alors nous verront Dieu. Dieu n’a pas créé les dénominations, et il n’en a jamais été questions dans la Sainte Bible ; c’est une impulsion humaine qui entrave gravement Son dessein pour les saints. Cette doctrine nicolaïte obstrue l’approvisionnement de Christ et permet que dans le temps, le christianisme soit vidé de Sa substance, de la vie de Dieu, de Christ Lui-même.

En ce qui concerne l’église catholique, elle est totalement apostat, sauf des rares rescapés que le Seigneur seul peut connaître tant le mensonge est un mystère en elle ; mais les dénominations, elles aussi sont retenues par cette doctrine, bien que dans une mesure incomparable ; elles sont tout de même dans une réforme engagée par l’Esprit de Dieu. Elles ont un système hiérarchique et privent le Corps de la direction et des ressources de la vie pour l’économie et l’édification d’un vase collectif, sous contrôle du fondement scripturaire établit par l’Esprit avec les apôtres.

Que personne ne comprenne de travers, Christ bâtit Son Église et rien ne peut l’empêcher ; mais l’édification sur le fondement scripturaire est nécessaire au salut complet des saints pour qui le Seigneur a fait des dons par les ministères du perfectionnement. Alors certains ont beau être infidèles, ce n’est pas d’eux que dépend le succès de l’économie de Dieu, mais soyez surs que le manque de la consécration à laquelle le Seigneur m’ordonne de vous appeler coûtera cher aux individus méprisant le service excellent de Ses esclaves. Aujourd’hui, Il veut surtout sauver une génération qui passe à côté de la récompense de l’âge millénaire : peut-être a-t-Il un quota là aussi, car la terre entière doit être sous Son règne millénaire ; parce que ce qu’Il m’a confié que ceux qui doivent répondre sont vraiment, vraiment très nombreux.

La majorité des saints n’ont pas la structure pour recevoir les richesses et les soins nécessaires jusqu’à la fin, pour entrer dans le royaume de Dieu et de Christ avant l’éternité. C’est pourquoi le Seigneur suscite des serviteurs spéciaux retirés des situations des églises au milieu desquelles ils sont, afin de détruire les entraves des forteresses de Babel dans leurs pensées, si seulement ils sont victimes ignorantes et non des adhérents malfaisants de sa vision. Le Seigneur a des serviteurs qui exercent sont autorités, mais Il ne place personne à la Tête ; Il abhorre cette hérésie contre le nouvel homme, le royaume de Christ. Imaginez-vous seulement avoir un corps qui ne vous obéit pas et qui à ses propres projets en ce qui vous concerne, vous mène où il veut en ignorant votre volonté comme si vous n’étiez qu’un passager. Mais le seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, Il est bientôt prêt à rendre à chacun selon ses œuvres.

Je vous l’ai dit : nous ne pouvons rien faire sans Lui ; s’Il ne fait pas une œuvre en nous, ce que nous faisons est impie et totalement rejeté par Dieu. Si vous n’avez pas cette intimité avec Lui, ce n’est pas Sa faute ; sûrement que vous ne vous êtes pas consacrés avec soumission, mais selon vos pensées impures, une sagesse humaine des convoitises et d’orgueil, du royaume du monde. Et là, vous ne pouvez pas admettre votre allégeance au diable, mais vous ne pouvez dire honnêtement que vous n’aimez pas le monde qui nourrit qui vous nourrit des ténèbres.

Aujourd’hui, au moins à cause de cette révélation, nous devrions nous repentir de l’orgueil en nous-mêmes et envers les autres soi-disant serviteurs qui ne suivent pas l’Esprit dans le combat du Seigneur. Reconnaissons seulement Christ les uns dans les autres et suivons-le honnêtement, sans les hiérarchies, et sans l’arrogance d’hommes séduits et séduisants qui dominent les faibles. Soyons au contraire serviteurs, dans la mesure de la grâce et de la responsabilité devant le Seigneur, envers nos frères et sœurs pour leur édification avec nous-mêmes, frères comme eux dans la famille où Christ est le seul Seigneur ; où Il est l’Homme et nous les membres à Son service pour la gloire de l’économie de Dieu.

Notre soumission à la Tête est le fondement de l’édification, de l’élévation par l’Esprit de vie, jusqu’à la conformité à la gloire de Christ. Ce que l’Évangile nous annonce, c’est que nous ne sommes rien en dehors de Christ, et que nous ne pouvons rien faire sans Lui ; que notre raison de vivre est qu’Il nous remplit et nous contrôle pour nous transformer en un Corps de Son expression totale et constante, un édifice stable où Dieu habite éternellement. Alors Dieu se reposera dans notre service et notre règne par Jésus-Christ, le roi des rois. « Heureux les doux, car ils hériteront la terre ! ». « Doux » signifie docile, soumis, qui ne résiste pas ; ce n’est pas seulement la récompense qui nous faut regarder, mais la qualité de ceux qui ont appris à n’être que des membres au travers desquels Christ à une expression ; et l’édification est le perfectionnement de Son expression dans le Corps sanctifié. Si nous apprenons, nous régneront avec Lui par Sa seule vie, éternellement, et dès l’âge à venir. Faisons l’effort de chercher cette nouvelle consécration, car celui qui cherche trouve selon la promesse du Dieu fidèle ; afin de Lui être agréable et utile à l’économie : pour cela, nous serons récompensés, Amen.