Le baptême est normalement l’engagement d’une bonne conscience, une conscience pure. Malheureusement, peu de croyants aujourd’hui, considérant la masse née de nouveau, comprennent ce que cela veut dire.

Ils sont nombreux à s’enorgueillir de peu de choses, alors qu’ils devraient avoir honte. S’enfler de leurs critères subjectifs leur suffit à se considérer comme supérieurs aux autres. Ils ont remplacé la justice par leurs principes, barème par lequel ils mesurent leurs semblables.

J’en ai connu, qui jugent leurs frères par leur propre loi, qui méprisent la famille de Dieu sans crainte du jugement : médisants, calomniateurs, sans miséricorde, flattant l’égo de ceux qui les flattent. Ils ignorent le sort réservé à ceux qui blessent Ses enfants. Ils sont pécheurs et sans la vision de Christ, prétentieux, mais sans fondement.

Qu’y a-t-il de glorieux dans le témoignage protestant ? Rien. Fiers de leurs dénominations, « église profanes », ils sont réprouvés devant Dieu. Ils s’enorgueillissent de leurs dirigeants incompétents et ravisseurs, et de leurs temples qui n’est pas celui de Dieu. Ces choses ne sont que des lieux de rassemblements sectaires : plus petit que le Corps, mais sans limite locale scripturaire. Et je ne parle pas des « églises » catholiques, vases d’abominations.

Que mon discours ne soit pas un instrument pour d’autres sectes, dont les adeptes n’ont pas l’Esprit.
Au reste, je dis que les saints doivent passer sous la lumière divine, afin d’éprouver leur conscience. Il est facile de se glorifier quand on se mesure à soit même, ou au modèle immature des dirigeants charnels. Ceux-là prêchent l’idolâtrie, l’unité dans la tolérance du péché, ou encore un pardon sans repentance, chose qui n’existe pas. Tout cela contribue à anéantir le sens de la justice de Dieu.

Sans une conscience pure, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu manifesté. Les vainqueurs de l’âge sont ceux qui se conforment à la justice de Dieu avant la parousie, pour entrer dans l’âge à venir. En effet, de tels saints sont dans l’ambassade de la vie sur terre, sinon je n’en parlerai pas. Ce livre parle de l’âge présent, alors je ne pouvais pas passer sur ce qu’il y a de bon.

 

 

Aimer les frères

Pour vivre par une conscience pure, le croyant doit veiller à quelques conditions fondamentales. Voici la première.

L’année où je quittais la secte protestante, j’eus l’occasion de parler publiquement, pour une fois. Le Seigneur me conduit clairement à enseigner sur l’amour fraternel. C’était ma première expérience du service dans une telle conduite économique. Je parlais justement du Corps de Christ dont nous sommes les membres, et aussi du commandement.

Je déroulais la grâce de Dieu, disant qu’aimer les frères, c’est aimer le Seigneur qui est la personne du Corps. J’enseignais également sur l’approvisionnement de vie dans la soumission qui permet d’obéir au Seigneur. Depuis, le mystère m’a été complètement révélé dans la communion de l’Esprit, mais cet enseignement était déjà inédit. Je témoigne qu’une telle lumière n’est pas reçu dans cet antre de la mort.

Si vous êtes éclairé, vous n’avez aucun mal à discerner combien le culte est une mascarade dans ce courant. Les saints prétendent s’aimer et aimer Dieu, mais ils sont hypocrites envers les autres et se séduisent eux-mêmes. Quand viendra la lumière, peut-être par la parole de vérité dans ce ministère, ils devront tous se repentir. Dans le cas contraire, lisez plus haut « L’épreuve sous la lumière ».

Les saints ont besoin d’une bonne disposition pour la justice, car leur injustice est tournée contre Christ et les frères. En effet, tout le mal que l’on fait aux frères aura une rétribution. Certains agissent comme si l’offense faite à un frère était un épisode sans conséquence. Et si je vous disais que le mal que vous lui faite tombe sur Christ. Comme il est écrit : « les outrages de ceux qui t’insulte sont tombés sur moi ».

Si vous ne craignez pas le Seigneur, car vous ignorez le principe d’identification, craignez Dieu, car vous outragez Son Fils. Jésus nous dit que toutes les fois où nous faisons quelque chose à un frère, c’est à Lui que nous le faisons. C’est cela que j’enseignais dans cette réunion des saints, avant qu’ils me traitent selon leur cœur.

L’amour pardonne tout, ou presque, mais il ne faut pas prendre cela pour acquis. Certains disent que les chrétiens sont forcés de pardonner. Cette déclaration simpliste est pernicieuse.

1) Une confession sans la foi (réalité ou substance) est sans effets spirituels. Ce qui signifie, dans ce cas, que celui qui demande miséricorde doit reconnaître et condamner sa faute. Ensuite seulement, l’offensé doit exercer sa foi pour pardonner son frère.

2) Personne ne peut obliger un autre à être sincère dans sa démarche. Il est donc inutile d’harceler un frère blessé ; nous ferions mieux de prier avec lui, afin qu’il pratique le commandement.

3) C’est par une foi agissante dans l’amour de Christ en nous que l’on pardonne : c’est une loi de vie. Nous ne pouvons pas empêcher les autres de nous offenser. Par contre, nous pouvons chercher Son règne : qu’Il vive en nous par le commandement. Ainsi, nous aimerons les frères pour la foi du pardon, entre autres.

4) Dieu Lui-même ne nous pardonne pas sans notre repentance ; qui alors peut exiger une meilleure justice ? En vérité, un pardon sans repentance est une injustice. Car alors, le jugement est anéanti, et nous tuons nos frères sans crainte.

Bref… Ce n’est pas exactement le sujet de ce sous-titre. Retenons surtout le fait certain qu’aimer les frères nous garantis contre les offenses que nous n’assumerions pas. Vous pouvez vivre une vie d’orgueil dans une conscience que vous pensez sans reproche. Faites attention : au jour du jugement de la maison, vous paierez jusqu’au dernier centime de votre dette.

Quand on pratique le commandement, à savoir, aimer les frères, c’est que notre première défense est d’être exempt d’offense envers eux.
Voici, concernant la vie d’église. Mais aimer les frères se retrouve dans tous les aspects de la vie chrétienne.

En effet, si nous n’ôtons pas le méchant au milieu de nous, nous exposons les frères aux offenses, et plus encore à la corruption. Je ne dis pas qu’il faille privilégier l’excommunion : les frères sont précieux. En revanche, ceux qui blessent les frères doivent être repris, dans une intensité croissante s’il le faut (voir « Le pardon des péchés »). Au bout des efforts pour sa repentance, s’il persiste dans son injustice, il faudra purifier l’église de sa présence.

Sachez également que le méchant peut être celui qui ne pardonne pas après la repentance éprouvée du frère. Pour finir, aimer les frères c’est travailler à ce que notre propre conduite n’affecte pas sa sainteté.

Aimer les frères c’est être juste et bienveillant envers eux. Nous ne parlons pas de fantasmes hypocrites, mais d’aimer en action et en vérité. Plus un croyant est sanctifié dans le Seigneur, et plus il aura Son témoignage par contraste avec les œuvres de la chair. Comme il est écrit, « celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui ». C’est, dans la mesure de la connaissance de Christ, un moyen d’estimer combien nous sommes éloignés de la perfection. En effet, la lumière est opposée aux ténèbres, courants du mauvais témoignage qui n’est pas celui de Christ vivant en nous. Ce dernier est amour dans toute Son œuvre, en ce temps de grâce.

 

 

Le besoin de sainteté

L’amour est effectivement le fondement d’une conscience pure. Cette conscience est en fait la sanctification de l’amour qui anime un zèle pour la justice. C’est pourquoi il est écrit que « devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle ».

« Reprenez les uns, ceux qui contestent ; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair » [Jude 22-23].

En cherchant la justice de Dieu, nous sommes saisis par une vision qui est le règne de Christ en nous. C’est une grâce réservée à tous les saints, mais peu s’en saisissent. Quand nous nous soumettons au Seigneur avec sincérité, alors un fruit est manifesté spontanément : la sainteté. Ce fruit augmente jusqu’à la perfection, jusqu’à ce que nous saisissions la pleine mesure de la vie éternelle.

Ne vous séduisez pas vous-mêmes : la soumission est une attitude du cœur. Beaucoup prétendent se soumettre, mais ils ont leur propre vision du culte. Ils sont insensibles au Saint-Esprit, sans expérience de la vie ou vision divine.

Pourtant, ils passent pour être vivant devant les hommes sans discernement spirituel, seulement, le royaume des cieux n’est pas dupe. Ils sont impurs, souillés par la mort qui tâche plus que le péché. Le péché a besoin de repentance et du sang de Jésus, mais la corruption de la mort nécessite bien plus de repentance et un ministère de vie.

Nous pratiquons le commandement dans la consécration, et aussi toute justice. C’est là que nous servons de toute manière en esprit, que nous combattons et que nous courons la course à la victoire. Le but est la mesure de la vie éternelle. Cette vie divine est en nous, bien sûr, mais nous espérons le royaume de Dieu dans la gloire de Christ. Nous voulons arriver à la perfection qui nous vaudra de marcher avec Lui dans l’âge à venir.

Mais sachez que la volonté de Dieu est hiérarchisée avec prudence. Il ne veut pas que nous fassions des compromis pour une soi-disant unité au-dessus de la sainteté. Ceux qui pèchent doivent être repris adéquatement, comme l’exige leur situation. Nous ne devons pas nous unir aux mauvaises compagnies, sous prétexte qu’ils sont des frères. De plus, pareille attitude est une vision partiale. Certains tolèrent l’injustice de cœur, à cause des affinités : c’est un péché. D’autres persécutent les saints qui ne se conforment pas à leur vision impie : c’est un péché.

Le mystère du commandement transcende l’âge présent, car ceux qui combattent pour la vie éternelle remportent une victoire pour tous les saints, en demeurant saints. Si nous sommes souillés pour des considérations humaines, nous mourons tous à cause de cette affection impie, sans sagesse.

Avant qu’il serve dans l’Esprit, par la vision céleste du règne de Christ en lui, Pierre agissait par cette corruption. Souvenez-vous, quand il dit à Jésus : « A Dieu ne plaise (ou que Dieu t’épargne) ». C’est son affection charnelle et non la vision du salut, encore moins celle de l’économie divine, qui l’inspirait.

Un serviteur fidèle à un zèle pour la justice qui lui permet de reprendre ceux qui pèchent. Mais il se séparera de tout individu susceptible d’attenter à sa condition sainte. Aujourd’hui, l’apostasie va bon train, et c’est à cause d’une vision impure que le culte de si nombreux croyants est impur. Ils fréquentent les incroyants dont ils ne discernent pas l’influence importante, néfaste et pernicieuse. Ils jouissent du monde, sans mesurer leur corruption, et se séduisent eux-mêmes le dimanche. Leur culte est en abomination à Dieu, mais ils s’enorgueillissent, même dans les divertissements profanes, en communion.

Dans plusieurs dénominations que j’ai observées, les dirigeants avaient une attitude commune. Ils exerçaient une parole de pression qui venait du diable (accusateur, calomniateur) afin de réaliser leurs pensées. Leurs positions servaient d’exutoire à leurs visions haineuses, vindicatives et cupides, pour influencer en paraissant avoir une légitimité spirituelle.

Il y a un peu plus de deux ans, juste avant mon illumination concernant la localité, je quittais un autre groupe sectaire. Ce n’était pas une dénomination, mais les saints qui se réunissaient ainsi n’avait pas de fondement scripturaire. J’appréciais les premières réunions, mais dès le début, j’étais interpelé par certaines choses. Cette communion dura moins de deux mois, temps qui me fut toutefois très profitables dans le Seigneur.

Après une démonstration d’abus que je discernais, j’eus l’onction pour reprendre le frère qui exerçait ces excès. Il m’écrit ensuite, me disant qu’il ne comprenait pas mon discours et qu’il voulait organiser une réunion. Après deux jours de prières, je le contactais de nouveau, lui déclarant que ce n’était le fardeau du Seigneur. Ce à quoi il répondit en m’insultant avec raillerie. J’avais le sentiment d’un piège qui se confirmait à ce moment.

En ce moment, une sœur de la dénomination dans laquelle je me réunissais bien avant, cherche à me voir. Elle a de source sûre des intentions impures, elle qui s’est joins à mes persécuteurs, et qui ne manifeste pas de repentance. Non seulement, elle est d’une localité différente, mais elle cherche à exercer une pression qui me provoquerait à la satisfaire (non qu’elle recherche le pardon).

Selon elle, un chrétien devrait pardonner, sans tenir compte de la repentance. C’est un enseignement pernicieux et impie qu’elle proclame sans intelligence, ni sagesse. Et elle a semble-t-il d’autres offenses à rajouter, des reproches sans justice, servant à équilibrer les torts.

Je ne vous dirais pas sous quel prétexte elle cherche à me voir. En tout cas, il n’est pas bienséant, ni juste d’user de violence, mettant le comble à ses fautes, quand on prétend vouloir la paix. Et dans son cas, elle recherche les faveurs de ma présence : une mauvaise façon de s’y prendre.

Au début de mon engagement, je disais à celle qui devait devenir ma femme, que la vérité est plus grande que la paix. En effet, la vérité est le fondement de toute vraie paix, mais l’injustice est le socle d’un simulacre.

Pourquoi croyez-vous que le Seigneur dit qu’Il n’est pas venu apporter la paix, mais l’épée ? C’est parce que nous devons préférer la parole de vérité, à une unité dans le péché. Faut-il préférer le mensonge si c’est pour la paix, et cacher la vérité pour éviter les divisions ? Cette sagesse est diabolique et profondément destructrice. Connaître la justice qui est selon la vérité et ne pas s’y conformer, c’est tout simplement de la désobéissance. Or, ce que Dieu veut, c’est notre sanctification.

Vous pouvez voir que la parole de Dieu dans les Ecritures inspire un zèle supérieur au lien dans la chair. Afin de Lui plaire, il faut maîtriser l’influence de ces liens : amicaux, familiaux et même maritaux. J’en ai déjà parlé dans mon premier livre, et là encore, il ne faudrait pas que mes dires soient détournés, alors je précise. Cela signifie que nous devons être ferme dans la justice, et nous protègerons le fruit précieux. Peu importe celui qui se trouve concerné, nous restons esclaves de la justice, avec la crainte de la souillure.

Devant Dieu, rien ne peut justifier qu’un serviteur aille au-devant des disputes, sans espoir d’imposer la justice. Jusqu’à maintenant, cette sœur poursuit ses offenses, croyant que les persécutions, par une vision pernicieuse, seront récompensées.

Jésus Christ homme n’allait pas au-devant des disputes, et ne satisfaisait pas les exigences des incrédules. Il ne parlait pas sans espoir d’être reçu : lorsqu’Il savait que personne ne Le recevrait, Il quittait les lieux. S’Il parlait ou agissait, c’était toujours parce qu’il y avait un bien à faire, et Il ne sacrifiait pas Sa sainteté en compromis. Il ne faisait que donner ce qui est bon et exposer les ténèbres du monde, de sortes que personne ne puisse légitimement penser qu’Il est semblable aux pécheurs.

Si c’est afin de sauver et d’édifier que je m’expose, alors cette communion est bénie. Toutefois, gare à moi de ne pas tomber dans le piège de la corruption. Avec ceux qui sont difficiles, nous pouvons être longanimes tant qu’ils se repentent, mais un offenseur ne peut rien exiger de sa victime, surtout sans repentance.

D’ailleurs, un serviteur exercé peut évaluer la réceptivité d’autrui, par le sens de la vie ou à cause de leur témoignage. Non comme font les hommes sans sagesse spirituelle, par des soupçons, mais dans la vérité.

Venir en présence d’un pécheur ou d’un offenseur doit être motivé par la justice de Dieu. A moins qu’ils nous enlèvent injustement, comme Jésus, Paul ou Pierre, nous n’allons pas récompenser leur volonté de corruption par notre présence. Là aussi, Jésus n’ouvrait pas la bouche pour satisfaire la méchanceté de ceux qui l’interrogeaient. Mais Il honorait la vérité dans tous les cas, car nous ne devons pas donner les choses saintes aux chiens, ni les perles aux cochons. Ils ne sauraient pas apprécier leur valeur, et pourraient mêmes nous haïr à cause de ces richesses qui contrastent avec leur monde.

Un offenseur risque à tout moment d’essuyer une rétribution pour sa méchanceté, dès cette vie. Seulement, le pire est réservé à son entêtement jusqu’à la parousie. Et oui, quand viendra la fin, il sera trop tard. C’est pourquoi le Seigneur dit : « accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, et que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison ».

C’est le conseil donné à l’offenseur, mais s’il vient pour se justifier, ce ne peut être en même temps dans la repentance. Le frère offensé ne lui doit rien d’autre que de lui pardonner dans une vraie repentance. Et qui jugera de sa sincérité ? Il est sûr qu’au tribunal de Christ, tout sera mis à nu. Ceux qui n’aiment pas les frères, comme Lui nous a aimé, seront jetés dehors en ce jour. Mais il y a des signes qui ne trompent pas dans cette vie, signes qu’un homme spirituel ne peut manquer.

Le Seigneur ordonne qu’un serviteur soit exempt de disputes, de discours vains et profanes, ou de compromis avec la justice. C’est une condition du service agréable au Seigneur : Lui-même connaît le sacrifice et la beauté d’une telle foi. Cette sœur, dont je vous parle jusqu’à maintenant, travaille à toutes ces choses mauvaises, mais je n’y participerais pas. Dieu, mon juge, m’a justifié. Quant à elle, toutes ses paroles légères, comme dit le Seigneur, seront retenues contre elle au jour du tribunal. Que Dieu ait miséricorde pour sa sincère repentance avant la fin. Ce sera cela de moins, car elle est aussi semblable à tous les vaincus de l’âge.

Beaucoup de mes frères et sœurs ont perdu le sens de la justice de Dieu, parce qu’ils n’aiment pas Son jugement. Ils ne se sont pas repentis des œuvres mortes pour pratiquer la vraie justice qui est dans l’amour de Dieu et sur le fondement des apôtres. La vie éternelle est un mystère pour eux, et ils ne savent pas discerner celui qui sert Dieu par Son Esprit. Combien font l’amalgame entre dons spirituelles et justice de Dieu. Or, les dons ne sont en rien les garant de la justice.

Ce sujet me semble inépuisable, tant il y a d’aspect à développer. Le jour où ils se soumettront au fondement, en recevant les conducteurs lumineux, ils obéiront au commandement saint, de cœur. Avant cela, ils sont injustes dans leur conduit, comme l’est l’homme naturel dans sa propre vision. Or, que Dieu fasse miséricorde à ceux qui aiment Son Evangile en vérité, Amen.

C’est maintenant un autre moyen d’estimer notre conformité à Christ, à la perfection. Examinez votre rapport aux « choses du monde », dans quelle mesure vous êtes conduit par la vision babylonienne, loin du contentement de la grâce de Dieu.

Le Seigneur nous commande de sortir de Babylone, alors nous devons nous purger de la vision qui nous y fait prospérer : « la vision babylonienne ». Cette vision, c’est nos vies allant dans le courant des ténèbres vers les convoitises et l’orgueil dans le monde. Ne nous trompons pas nous-mêmes en mesurant un compromis par notre connaissance impie du bien et du mal dans nos cœurs impurs. Et quelle honte de faire prospérer la chair dans la maison de Dieu, sous prétexte de la religion, sous de Le servir. En fait, nous ne faisons qu’assouvir la vision babylonienne de la tromperie dans nos cœurs infidèles.

Peut-être que tel chrétien n’est pas à l’église catholique, ni même dans le courant protestant dans lequel elle est diluée. Mais le témoignage de beaucoup est marqué d’une évidente communion du monde par la vision babylonienne. Ils cherchent une vie aisée et de sécurité financière, ou plus franchement à s’enrichir : c’est l’amour du monde qui les conditionnent. Peu importe les raisons invoquées, c’est de l’idolâtrie. D’autres avoueraient que c’est le besoin de valorisation personnelle qui les motive : c’est aussi une affection de la chair qui se réalise dans le monde.

Le panel de tentations et notre conduite envers elles dans le monde, montrent combien nous sommes marqués et édifiés dans la corruption.

Alors comment jugez-vous votre témoignage concernant l’argent et les ornement précieux ou d’apparence ? Quels sont vos critères en matière d’habits, de mobiliers ? A quel point vous attachez-vous à embellir vos maisons, et déjà, quels sont vos standards en termes de qualité matérielle ? Qu’ambitionnez-vous pour votre confort ou simplement afin de posséder ? A notre époque, les moyens de transport sont choses courantes, mais qu’en pensez-vous pour vous-mêmes ? Est-ce avec modestie que vous évaluez votre besoin ? Êtes-vous esclaves de vos ventres pour ne vous contenter que de mets raffinés ou de luxe ? Si vous en avez les moyens, qui vous en empêchera ; après tout, vos richesses sont vos possessions. Mais comment alors servez-vous auprès de vos frères plus modestes ? Est-ce pour le service de Dieu dans vos localités respectives que vous travaillez, ou pour votre propre prospérité ?

Si vous convoitez ou êtes parvenus à acquérir des jouissances inutiles, plutôt que vous ayez une simple vie devant Dieu, c’est une preuve de la vision babylonienne qui vous contrôle. Mais peut-être vous êtes-vous repenti après acquisition de vos vœux. Il ne s’agit pas de posséder, mais de l’importance que revêt ces choses du monde aujourd’hui. De longues études, une fortune personnelle ou une réputation humaine ne sont pas nécessaire au service du Seigneur.

Il est écrit que « devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle ». C’est par la vision céleste, selon laquelle nous cherchons le royaume et la justice de Dieu, que nous sommes esclaves de Dieu. C’est la puissance d’une loi de satisfaction dans la vie divine qui produit la nouveauté de vie. Autrement, nous sommes des esclaves antagonistes par nos convoitises dans le monde. Nous avons donc intérêt à chercher la satisfaction dans la communion de l’Esprit, au lieu de nous laisser enivrer par les sens, car malgré un amour pour les « choses de Dieu », le manque spirituel s’empressera d’être comblé dans la chair. En effet, les « choses du monde » ont ce pouvoir semblable de nous attirer par une vision babylonienne de l’orgueil.

La fin que vaudra notre zèle pour Dieu est « la vie éternelle », c’est-à-dire la gloire de l’âge à venir. Alors que notre négligence, notre insoumission et notre affection charnelle nous conduisent sans frein vers la perte de toute gloire de la vie. Le vrai amour qui est dans l’Esprit motive une lutte et le sacrifie de toute perspective des convoitises et de la vision babylonienne, pour un règne millénaire de la gloire des fils de Dieu qui passe par la vie sainte dans cet âge.

 

 

La parole de vérité

C’est le dernier élément pour une conscience pure dont nous parlerons dans ce chapitre. Je fais la démonstration de cette parole dans tout le ministère, car elle est indispensable pour ouvrir un chemin aux saints. C’est un outil de l’Esprit, pour réaliser jusqu’à toute l’économie de Dieu dans l’homme. Par la parole, nous sommes saints, et par elle, nous sommes perfectionnés, à cause de la grâce. Elle est alpha et oméga dans l’œuvre de Dieu.

Je vous ai déjà parlé de la parole de vérité, dans le chapitre « L’épreuve dans la lumière ». Là, elle est la lampe qui diffuse la lumière divine nécessaire à la repentance ; sachant que toute repentance est la révélation de la parole de vérité dans la conscience. Si nous la recevons, elle purifie nos cœurs.

Tous les enfants de Dieu doivent grandir jusqu’à la conformité de la mesure de Christ. Et comme nous avons besoin de nourriture plusieurs fois par jour, de même avons-nous besoin de la parole. En y réfléchissant, certains se diront qu’ils n’ont pas si souvent cette communion. Moi, je vous dis que vous l’avez bien moins que vous ne vous l’imaginez.

Lorsque vous reconnaissez son absence, c’est qu’il est certain que vous manquez de grâce. Mais toute parole n’est pas une provision sainte de la vérité. Non seulement vous n’avez pas la nourriture aux temps convenables, de plus, vous ne recevez pas toujours la grâce de Dieu.

Que recevez-vous alors ? Les chrétiens se sont habitués à « la malbouffe ». Ils habitent le royaume dans cet âge, mais sont en mauvaise santé spirituelle. Comme l’homme naturel peut vivre en absorbant des produits peu nutritionnels, enivrants, cancérigènes, ou potentiellement mortels, ainsi sont une majorité de croyants dans leur culte. A ce rythme, ils ne verront pas l’âge à venir.

Ne croyez pas que s’assoir naïvement sur les bancs à recevoir n’importe quelle prêche ou enseignement vous justifie. Le jour révèlera votre mort, votre incapacité à vivre dans la gloire comme des saints pieux. Nous devons d’abord recevoir les richesses de la gloire de Dieu, Christ, afin de L’exprimer comme Son Corps.

La parole de vérité constitue non seulement l’unité du Corps, mais aussi Son contenu. Alors nous aurons l’économie que le Seigneur contrôlera organiquement dans la vie divine. C’est le but de Dieu, et tout le sacerdoce coopère pour cela.

Une conscience pure, sanctifiée par la vérité, est indispensable au règne avec Christ. Elle est signe d’adéquation avec la vie de Dieu, Sa nature et Son expression, jusqu’à la maturité.

La réalité de la parole divine est l’Esprit. Si la parole est la nourriture qui permet la croissance dans la vie éternelle, c’est par une communion directe que nous nous abreuvons. L’homme naturel peut vivre soixante jours sans manger, ce qui est une ruine pour son expression. Mais passé trois jours sans eau, dans des conditions normales, sa vie est déjà en danger. Dans un désert aride, même une journée sans eau peut être fatale, or, ce monde est un désert de tentations.

Nous pouvons persévérer, croyant que Dieu nous donnera sa bonne parole au moyen de serviteurs fidèles, de plus, malgré une intelligence spirituelle plutôt limitée nous avons la Bible. Mais nous-mêmes devons chercher Sa face, en invoquant le Nom du Père et du Seigneur.

Un homme pieux ne peut négliger la prière, sinon, il éteindra l’Esprit. Il perdra toute expression de la vie divine, comme une coquille vide de vie. Malheureusement, combien ne sont pas depuis bien longtemps dans cette situation. La communion dans notre adresse à Dieu est un aspect de la réalité (vérité) qui ne peut être remplacé, négligé ou repoussé.

Si certains ne ressentent pas les carences, c’est qu’ils sont flétris dans leur conscience, sans la puissance éternelle et la sagesse de Dieu. Ils rappellent les personnes âgées qui ne ressentent plus la soif, ou d’autres qui substituent l’alcool, le tabac, le café ou le sucre à la nourriture saine.