Dans ce chapitre, je donne un témoignage récent de quelques mois au moment où j’écris, qui je l’espère, interpellera certains d’entre mes lecteurs. Peut-être vous rappelez-vous lorsque je faisais mention d’un frère qui avait l’opportunité d’être renouvelé à la vision céleste. Il n’avait pas le zèle pour honorer la révélation, même pour le recouvrement nécessaire à la position scripturaire ordonnée par le Seigneur au travers des apôtres de la première heure. Il n’avait pas conscience, parce qu’il négligeait les avertissements, de ce qu’il affirmait par de belles confessions en reprenant simplement le discours d’un idéal que j’enseignais. Il a quitté le terrain du Corps, mais son attitude prouvait déjà clairement sa rébellion à l’ordre divin : cela me surpris et me blessa, et c’est ainsi qu’il quitta la communion. Comme il est écrit : « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres » [1 Jean 2 :19].

Lui-même le reconnaissait dans l’évidence des reproches du Seigneur en rapport avec son attitude impie. Selon ses propres dires, il se reconnaissait hypocrite, égoïste et impatient ; aussi disait-il en ce temps, que le Seigneur lui rappelait son attitude dans l’intimité et donnait raison à mes avertissements : il n’aurait pas dû s’attacher à sa propre sagesse qui était de toute évidence pernicieuse. Son combat était contre la croix, car il voulait plus que l’avantage qui est selon la foi, en vivant d’après les logiques impies des malédictions de la chair dans ses pensées. Mais ce qui est difficile à commenter : il était dissimulé dans une apparente piété (toutefois évidente d’imposture que je lui rappelais) en se reposant sur ses propres pensées et puisant seulement dans le secret de la vision babylonienne pour espérer en un avenir sûr (croit-il encore peut-être) ; quelle hypocrisie et quelle tristesse ! Il est retourné en arrière, si tant est qu’il soit jamais allé de l’avant, en quittant son assemblée scripturaire (la communion des saints de sa ville, avec moi) et à bafoué toute justice de l’ordre divin ; je dirais qu’il s’est détourné d’un appel qu’il ne croyait pas pouvoir saisir tant ses yeux était sur les choses de la chair, en contradiction avec la grâce que j’annonçais. Comme il est écrit : « cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent » [Hébreux 4:2].

Frères et sœurs, nos méthodes personnelles ne sont pas la foi : si quelqu’un est faible, si nous sommes devant un mystère de la volonté de Dieu pour nous, alors nous recevons la grâce au moyen de serviteurs appelés pour cela. Si nous fuyons, alors nous tournons le dos à Dieu Lui-même. Et quel orgueil nous sauvera ? Quelle hypocrisie nous ouvrira les portes de la justice ? Quelle misère nous nourrira pour le salut de l’âge à venir ? Peut-être n’en avez-vous rien à faire, mais sachez le reconnaître plutôt que de vous séduire vous-mêmes. Ne pensez pas que le Seigneur accueillera « les tièdes » et les lâches dans Son royaume de justice. Il ne rejette aucun de ceux qui aiment la vérité : si vous reconnaissez et confessez la vérité que je vous annonce, alors vous êtes semble-t-il dans la foi ; dans ce cas vous ne pourrez pas justifier une telle contradiction, sinon vous êtes sans espoir pour le royaume de vie. Ceux qui oseraient sont des blasphémateurs opposés à l’Esprit de vérité, car ils ont reconnu Son témoignage pour vrai et mentent effrontément maintenant. Un croyant qui souille son âme par ce comportement quand la croix est allégée grâce au soutien des serviteurs, rejettera aussi le Seigneur lors de la grande tribulation. Cependant, Christ est miséricordieux : Il lui accordera peut-être de mourir avant de commettre l’irréparable trahison. Mais Daniel prophétise la séduction des traîtres de l’alliance par l’homme du péché abominable.

Que celui qui peut comprendre comprenne ! Je ne veux pas que quiconque soit dans l’ignorance : il est improbable qu’une personne ayant vu la promesse de très près, qui a expérimenté un véritable approvisionnement du Christ tout-inclusif, puisse être renouvelé encore une fois à cette grâce ; il a déjà été pourvu d’une gloire céleste et de la meilleur Espérance, mais a rejeté ce royaume de gloire : « Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie. Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ; mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu » [Hébreux 6:4-8].

Ils sont comme les dix représentants des tribus d’Israël dans le désert qui parlèrent contre la vision du pays. Je précise qu’il ne s’agit pas de l’en enfer : je n’aurais de cesse de le dire, un croyant ne peut aller en enfer ; il s’agit du châtiment millénaire comme « là où il y a des grincements de dents et des regrets amers » : ce feu est la discipline purificatrice des saints qui ne sont pas parvenus au but de Dieu en quittant le monde, toutefois c’est aussi une épreuve que personne ne peut mesurer tant elle sera pénible et vengeresse. Le dévoilement de la gloire de Dieu à un certains point ne peut laisser qu’un grand vide de ténèbres lors qu’il est abandonné par la méchanceté et la lâcheté du chrétien éclairé. Ne confondez pas « réprouvée et près d’être maudite » avec « réprouvée et maudite ».

Je ne dis pas que notre frère dont j’ai parlé est irrécupérable aujourd’hui, mais ce qu’il me laisse entendre par ce qu’il a voulu faire croire en se dissimulant dernière de fausse profession de la foi, ne lui laisse aucun espoir. Comprenez-moi : s’il n’a pas menti au début, s’il n’avait aucune prétention mais était réellement fort de ses déclarations malgré ses nombreuses faiblesses évidentes, alors il est incurable dans cet âge et est destiné au châtiment millénaire afin d’entrer dans l’éternité avec les fidèles qui eux sont allés au bout de la foi.

Maintenant, et c’est ce que je crois : s’il était prétentieux lâche et ingrat, alors il pourrait se repentir de sa méchanceté à l’encontre du Corps de Christ dont il a méprisé le soutien et la grâce, et envers moi-même qui ait fait des sacrifices en le supportant tout ce temps. A l’heure où j’écris ces mots, et après un tel témoignage du service, il dit ne m’avoir rien fait de mal, ni même à Christ et à Son Corps. Il sait pour preuve de certaines expériences que je l’aime en action ; je l’ai très souvent pardonné même si je ne lui révélais pas la moitié de ses offenses, mais lui, refuse de les admettre, bien qu’il est tant à reconnaître ; c’est comme s’il prenait désormais pour acquis, toute la longanimité de mon service envers le Seigneur pour son perfectionnement, son sauvetage, sa consolation, son édification, et tous les soins avec un engagement rare, tout cela en supportant les offenses : « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » [1 Jean 4:20-21].

Peut-être n’a-t-il pas conscience de la mesure de son péché, parce qu’il affirme être quitte de tout péché. Mais les ténèbres qu’il porte le font parler contre la vérité comme il est écrit : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » [1 Jean 8-10]. Je témoigne qu’il est dans les ténèbres et qu’à moins qu’il ne se repente comme beaucoup de mes détracteurs, ennemis de la croix que je porte et de la vision que j’annonce, il ne fait qu’errer sur la terre égoïstement jusqu’à la fin ; parce qu’il s’est approché d’un économe, instrument de Christ, qui a accepté d’être aussi un pasteur pour lui en Son Nom, moi qui suis surtout en enseignant et un ouvrier qui a renoncé sans même l’aborder au droit de l’enseignant et qui plutôt lui a donné de son peu, et qu’il a offensé ses frères aimant sans remord.

Savez-vous ce que dit le Seigneur Lui-même dans pareil situation ? Que l’on est fils de Dieu quand on agit pour la paix, que comme Lui, on doit pardonner à qui se repent, chercher des occasions spécifiques pour la repentance des frères, mais les exclure de la communion quand ils offensent sans repentance. Souvent j’ai combattu pour pardonné en faisant fi de lui faire savoir combien j’étais heurté et découragé. Quel sens à tout ceci, alors qu’il me disait à diverses reprises « tu es un bon pasteur », à cause de mon engagement pour lui tant je l’aimais en action et réalité connaissant son besoin, et ne voulant pas que le malin le dévore ?

S’il ne s’était pas soumis à ses propres pensées, sans cesse sous emprise : il était aussi sans cesse prévenu que la foi était une porte étroite, mais il aura fallu qu’il se prive de la parole de vie aux pires instants pour creuser un tunnel vers la perdition des richesses qu’il pouvait recevoir. Que voulez-vous ? Comme m’a dit le Seigneur : « je peux faire en eux ce que je fais en toi, mais tu ne peux pas avoir la foi à leur place ».

Beaucoup de chrétiens n’auront pas l’occasion d’entendre le message de la nouvelle consécration, d’autres, même s’ils regardent de près ce ministère ne réaliseront pas Sa dimension ; alors imaginez la situation de celui qui crée un vide par un rejet du peu qu’il saisit peut-être. J’ai essuyé quelques rejets et d’autres épreuves, mais lorsque le Seigneur a permis que je me donne autant pour l’édification personnelle d’un frère, la douleur de son revirement qui n’est pas propre aux yeux de Christ et de Dieu, est aussi pour le croyant et le frère que je suis, très profond ; il affirme malgré tout qu’il ne m’a rien fait, et qu’il est par conséquent quitte envers celui que je sers pour son perfectionnement. Je vous le demande, aime-t-il le Seigneur ? M’aime-t-il ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il préfère la compagnie de ceux qui me blessent et détruisent le Corps, et les enseignements de ceux qu’il a reconnu comme des imposteurs face à la lumière. Nous avons ce commandement : « Que personne ne vous séduise par de vains discours ; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion. N’ayez donc aucune part avec eux. Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret ; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté (tout ce qui rend manifeste) est lumière. C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera » [Éphésiens 5:6-14]. Personne ne m’aura autant blessé : ce sont des mots lourds quand on connaît mon parcours, pourtant s’il se repentait, je serais prêt à le conduire, parce que je l’aime.

Frères et sœurs, puissions-nous ne plus mépriser la consécration de ceux qui assument l’économie de Dieu que nous tous aurions dû chercher pour le règne de Dieu et de Christ. Le Seigneur tire vengeance des ennemis de Son peuple, Amen.

Mise en garde

Hébreux 12/
Nous savons que l’auteur de l’épître aux Hébreux s’adresse avant tout à des croyants, mais en profitant des Écritures pour les éclairer et les avertir, eux qui ont également la loi et les prophètes. Comme Jésus-Christ homme a porté la croix sans distraction vers le dépouillement de l’ancienne création, nous devons Le suivre : nous sommes appelés à une sanctification totale, considérant l’accroissement de l’iniquité dont le malin fait ruse contre les saints dans le monde.

Esaü représente la vision babylonienne, l’aveuglement des convoitises du peuple qui devait hériter de toute bénédiction de la part du Créateur et Souverain de tout. C’est le droit d’aînesse : il se divise en deux parts, bien qu’il doive revenir entièrement au seul peuple (1) le sacerdoce/ car nous sommes appelés à servir jusque dans l’éternité. Aujourd’hui, l’épreuve que nous traversons est le test du service, car le jugement vérifiera ce qu’est la nature de nos travaux à l’Église (1 Corinthiens 3:12-17), et comment nous avons géré la maison de Dieu : voyez toutes les paraboles par lesquelles Il nous l’explique avec bien d’autres passages du Nouveau Testament ; et je sais que beaucoup auront cette prétention abominable de penser que leurs œuvres témoignent pour eux d’un mérite ? Laissez-moi vous dire que le Seigneur à confier Son Évangile à l’Église, malheureusement, la plupart s’enorgueillissent de la charge et découvriront qu’Il ne les approuve pas ; certains des rares qui comprennent Sa volonté Le servent pour un salaire de justice, et tant mieux, ils recevront un salaire de justice s’ils sont fidèles jusqu’au bout. Ceux qui servent Le Seigneur dans Son sanctuaire avec amour et sacrifices auront quant à eux la multiplication des fruits de leur justice, car celui qui sert recevra selon ses œuvres, et l’amour n’a de norme que l’abondance. On peut tromper une multitude, mais pas le Seigneur sur Son trône ; Il le sait et nous devons nous aussi l’admettre pour la foi : nous ne pouvons rien faire sans Lui qui vit en nous avec la grâce ; s’Il ne fait pas une œuvre dans laquelle nous entrons par la foi de l’Esprit, alors Il rejette nos œuvres impies qui détruisent Son Corps plutôt que de l’édifier pour la gloire de Dieu. L’intérêt du service n’est pas notre gloire mais celle de Dieu et de Christ ; lorsque nous auront accompli Sa volonté par fidélité dans Sa grâce, alors viendra la récompense.

Au sujet du droit d’aînesse, nous avons (2) la royauté/ si nous sommes fidèles dans le service de l’Esprit de grâce jusqu’au bout, jusqu’à l’heure du retour du Seigneur pour régler Ses comptes, alors nous régneront avec Lui pendant mille ans, qui ne seront toutefois que les prémices du règne éternel. Au renouvellement de toutes choses tous les saints prendront part à l’héritage glorieux éternellement et complètement, car nous serviront et régneront aux siècles des siècles sous l’inspiration complète de Dieu et de Christ. Il nous donne la grâce aujourd’hui afin que nous la fassions fructifier et en soyons digne dans l’âge à venir, mais très peu comprennent ce qu’Il fait, et ne se montrent pas digne du service de Son économie : seuls ceux qui comprennent peuvent suivre cette vision céleste (Daniel 12:3), et ils jouiront du droit d’aînesse quand les vaincus du peuple se lamenteront de honte et de regrets amers, indignes du règne après l’échec du service.

Nous avons l’exemple d’Esaü qui représente l’homme de la chair, le moi, esclave des convoitises et de l’orgueil comme peut l’être un drogué obsédé par le seul appel de la jouissance éphémère et pernicieuse pour lui-même est pour ceux qui lui sont proches. Voici, l’Écriture nous dit qu’il ne put obtenir ce qu’il avait méprisé quand cela lui était destiné, faute de sagesse. C’est maintenant que la promesse est faite, mais nombreux sont ceux qui ne croient pas du tout : ce sont les incroyants du monde. Ceux qui croient ont assurément cet héritage en réserve pour l’éternité car Dieu est bon et fidèle à Son alliance. Mais Il veut aussi honorer ceux qui L’aiment sans hypocrisie, en les récompensant par cet avantage. Les saints égoïstes et hypocrites doivent de toute façon payer le prix pour entrer dans le royaume éternel de Dieu et de Christ, car rien de souillé ne peut y entrer. Il nous a donné l’occasion de coopérer au renouvellement de la vie par la croix et la puissance de Sa résurrection dans l’Esprit de grâce ; ceux qui lui appartiennent et qui L’ont méprisé seront purifiés quand même, par une discipline adaptée au moyen de laquelle ils seront perfectionnés dans la vie.

Vous lisez mes livres et messages, et peut-être m’entendrez-vous de vive voix : tout cela est une grâce dont seule la foi peut jouir. Seulement, ce combat est laissé par une multitude qui offense le Seigneur et le déshonorent par leur insoumission en ne témoignant pas de Sa gloire dans la foi, et préférant leur vie (le moi) jusqu’à craindre le dépouillement. Leur châtiment sera la vision des saints fidèles qui régneront pendant un millénaire dans lequel, eux, seront dépouillés ; parce que les vainqueurs ont renoncé à la part du monde pour le royaume, mais eux ont fait le contraire, en se laissant séduire par des doctrines de mensonges par manque d’amour pour la vérité, ou en se séduisant eux-mêmes, assumant ou presque leurs convoitises dans le monde. Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’une marche dans un désert aride physique, comme les hébreux en sortant d’Égypte ; ce ne sont pas des manifestations impressionnantes et de grands signes menaçant ou annonciateur de la calamité, ce n’est pas la démonstration de la voix de Dieu comme une trompette qui effrayait le peuple, ce n’est pas la menace de lapidation contre tout ce qui toucherait la montagne, même une bête. Non, aujourd’hui c’est de la foi qu’il s’agit, de l’appel vers Sion, vers la réalité de Dieu, vers la Jérusalem céleste qui est l’assemblée de ceux que Dieu a connu d’avance afin qu’ils se révèlent participants selon Sa prescience par l’économie des richesses de Christ dans un Corps formé pour cela. Il n’y a que bénédiction à s’approcher de Dieu ainsi pour recevoir la grâce de Christ.

Frères et sœurs, comme il est écrit nous sommes l’assemblée des premiers-nés de Dieu qui nous amène à la perfection afin que nous jouissions de l’héritage : ce droit d’aînesse est à nous, voulons-nous Le mépriser ? Et pour quoi ? Pour ce monde impie ? La folie d’Esaü ne doit pas prospérer en nous.

Ne marchez pas dans le monde avec ce compromis, comme si cela valait le coût : le Seigneur parle de grincements de dents et de regrets amers, nous aurions tort de sous-estimer la perte de ces prémices du règne avec Lui, de ce don céleste. Je ne cesse d’avertir l’Église, non que je sois parfait, mais je cours la course de notre appel à la vocation céleste, et je travaille afin de prendre part à la récompense et de donner à des frères et sœurs la même occasion de racheter le temps, avant que l’assemblée ne soit complète. Si seulement nous pouvions courir ensemble pour nous soutenir et nous encourager dans l’amour les uns les autres… Que Dieu notre Père fasse grâce à ceux qui L’aiment dans un amour véritable, Amen.