Je l’ai déjà dit et je le répète, le seigneur nous donne cet ordre : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple ». Ne nous séduisons pas nous-mêmes en prétendant que nous sommes tous hors du monde, car ce n’est pas en vain qu’Il parle. Le travail de recouvrement que Dieu a accompli par tant de serviteurs fidèles dans le courant de l’Esprit leur vaut d’être des vainqueurs. Ils sont des héros pour certains, des rebelles pour beaucoup attachés aux fausses doctrines, et des ennemis pour ceux dont la domination, la crédibilité et donc aussi les finances pâtissent de leur témoignage, parce que ces derniers sont très souvent pour leur service. Ce n’est pas nouveau dans le monde, mais c’est probablement aujourd’hui beaucoup lourd de sens : « Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance » [Romains 15:4]. « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » [2 Timothée 3:16-17].

La plupart des communautés, les dénominations particulièrement, sont arrêtées au moins deux siècles de recouvrement en arrière, et les serviteurs de ses réformes inachevés flattent ce qui n’est comblé que par la chair, comme si cela était suffisamment avancé pour glorifier Dieu. Mais le Père n’est glorifié que par Christ, ce que semble ignorer la très grande majorité des saints ; pourtant, je suis persuadé que certains ont entendu ce message, seulement comme il est écrit « la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent » [Hébreux 4:2b]. Ces communautés ne sont pas scripturaires, mais nous admettons qu’elles sont une réforme de l’église apostat recouvrée à la justification de la foi, bien que leur connaissance du mystère de la foi ne puisse les mener jusqu’au bout.

Si je demandais aux notables de ce protestantisme, de dire et d’expliquer ce qu’est la volonté de Dieu aujourd’hui – ce que l’Esprit m’a montré en vision en autres – leurs réponses seraient spirituellement barbares. On peut répéter les choses objectives que j’écris dans mes messages, mais même dans ce cas, on ne peut pas tromper ceux qui connaissent vraiment le Seigneur. Soyons graves devant Dieu, arrêtons de parler sans intelligence : nous ne faisons qu’alimenter le trafic des mutations doctrinales qui perdent les chrétiens. Trop de chrétiens sont des instruments pernicieux contre la vérité. Comment l’Église peut-Elle être la colonne et l’appui de la vérité, quand nous aimons si peut la vérité ; à la vérité, je le dis à la honte de certains : nous aimons « la vérité » qui nous arrange. Nous justifions volontiers une doctrine par orgueil pour les hommes qui la représente, et à cause de la sophistication séduisante des interprétations ou parce qu’elle est populaire chez ceux qui témoignage de Son avantage égoïste.

Israël est allé en Égypte, mais il n’était pas destiné à y demeurer. Observez aujourd’hui une interprétation valable. Dans ce temps, il y a eu plusieurs exodes du peuple de Dieu : ils consistent à gagner la terre promise, le règne tout-inclusif de Christ. Il y a (1) celui d’Israël (Jacob) qui représente la destination du peuple élu de Dieu au travers de la mort, ce qui concerne la résurrection, mais avant tout le repos des patriarches avant le relais des descendants hébreux. Il y a (2) Joseph qui lui aussi est venu en Égypte, y a vécu une ascension, y est mort comme Israël et a laissé des héritiers pour sa double part à l’héritage (le sacerdoce et la royauté) qui avait été partagée, raison pour laquelle on parle d’Israël et de Juda ; il a été conduit en terre promise avec l’exode du peuple entier : il représente en effet, tous les saints des temps depuis les patriarches, la synthèse de l’économie. Il y a bien entendu (3) celui des descendants d’Israël, qui sont entre autres en instruction aux générations de l’Église, et sont un type de la conduite de l’Esprit de Dieu pour Son économie.

Je n’étais pas obligé de parler de ces choses mais vous devez vous rendre compte qu’il n’y a pas une multitude de destinées : il n’y a que la vision céleste qui est une connaissance et un zèle de la nouvelle vie qui vient de Dieu, qui est Christ Lui-même qui vit en nous par Son Esprit pour la gloire de Dieu. Mais nous ne sommes pas tous prêts à l’admettre, tant nous aimons notre vie dans ce siècle babylonien ; parce qu’il est séduisant d’aveuglement. Beaucoup préfèrent les perspectives mondaines, comme il est écrit : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » [2 Timothée 4:3-4]. Souvenez-vous d’Israël dans le désert : le peuple était baptisé au travers de la mer et de la nuée qui était une manifestation de l’Esprit, ils avaient quitté l’Égypte à un niveau évident, mais l’Égypte était toujours dans le cœur de la quasi-totalité des saints appelés à y sortir. C’est pourquoi aucun ne put entrer dans le pays de leur vivant, si ce n’est les rares qui avaient honorés Dieu par la foi de la promesse et l’amour de l’espérance. Bien sûr, le Seigneur est fidèle envers Israël, mais Dieu veut un peuple sanctifié pour Sa gloire, or, rien de souillé ne peut y prendre part ; ils sont toutefois représentés par des vainqueurs qui entreront dans la jouissance du pays, type du règne millénaire de Christ, quand eux-mêmes seront purifiés dans le désert, c’est-à-dire ici, une vie privées de toute jouissance dans l’âge à venir, avec la pression d’aucun échappatoire de la séduction, afin qu’ils soient prêts pour entrer dans la royaume éternel. Comprenez, frères et sœurs, que de tout temps, Dieu purifie Son peuple, mais ceux qui sont incrédules ou rebelles, ceux qui épuisent Ses grâces doivent être traités avec rigueur, quitte perdre la jouissance temporelle de la promesse, les prémices glorieuses du royaume éternel. C’est ce que représente la terre promise : le royaume millénaire, l’âge à venir dont jouissent les vainqueurs du siècle avant le renouvellement de toutes choses, à l’heure éternelle du nouveau ciel et de la nouvelle terre.