Nous sommes dans un monde qui cherche, dès les premières lueurs de la conscience, à nous rendre conforme à son courant. Le ministère de vie s’écoule dans un sens totalement opposé, mais peu peuvent mesurer ce contraste ; beaucoup font comme s’ils n’étaient pas dans la corruption, et pour la plupart, je peux parler en vain. Souvenez-vous de la parabole du semeur ; les auditeurs de la parole de Dieu, qu’ils soient croyants ou non, l’accueillent chaque fois d’une de ces manières : lorsque l’on parle du salut initial, il ne fait aucun doute que celui naît de nouveau a reçu la parole dans la bonne terre, tandis que les autres demeurent dans la même condition injuste. Mais lorsque l’on parle du royaume, c’est-à-dire de ceux qui ont ce salut initial, le gage de la vie éternelle, alors d’autres semences sont répandues en eux, ce, probablement tout le reste de leur vie terrestre. Ce travail économique qui est principalement la responsabilité des ministères souffre cependant d’opposition. Le malin use de stratagèmes afin de contrecarrer la bonne marche du plan de Dieu : pour commencer, il le fera comme au jardin d’Éden, en divisant la tête (l’homme) du corps (la femme).

Si vous avez lu mon premier livre, sans esprit de dispute et de contradiction, alors vous comprenez la phrase précédente. Je parle du gouvernement de Dieu, de l’homme qui est la tête de la femme comme Christ l’est de l’Église qui est Sa fiancée. L’homme avait reçu le commandement de Dieu et l’avait transmis à la femme, sans quoi elle ne Le connaîtrait pas, mais la femme s’est détournée de la vision de Son mari par la séduction du prince du monde auquel elle s’était soumise plutôt qu’à lui ; parce qu’elle à ce moment, l’image de l’humanité qui aime les choses du monde et comme il est écrit « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon » [Matthieu 6:24] ; « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » [1 Jean 2:15-17]. Et c’est justement par un procédé éprouvé que le diable mène tous ces esclaves à la perdition. Le fait est que personne ne peut se dégager de ce piège par un simple exercice de la volonté.

Lorsque que nous étions des enfants de colère, nous étions par la même des esclaves en marchent pour partager le jugement de Dieu sur Satan, mais Il nous sauve par le message de la croix. Aujourd’hui, je vous dis que la solution est la même pour un problème qui n’a pas changé de nature. La croix est un rejet des choses impie : rejet de l’orgueil, de l’autojustification, rejet du diable et du péché, rejet des richesses injustes, de notre vie dans ce monde, etc ; et donc, l’Évangile est une puissance de Dieu, Son plan de route avec l’Esprit, par lequel Il peut nous conduire à la conformité de Christ qui est l’antithèse de toute impiété. Prendre la croix c’est faire le choix, à l’écoute de saine doctrine, de renoncer aux courants impies pour connaître et faire une expérience de Christ de gloire en gloire jusqu’à la conformité à Sa résurrection. C’est la voie dans laquelle nous nous engageons par le baptême, mais très peu vont jusqu’au bout de la foi. Heureusement, le Seigneur suscite des serviteurs qui contrairement à la grande majorité ne sont pas le produit du déclin et des mutations doctrinales.

Comme a dit Paul : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain. C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur » [1 Timothée 6:3-11].

C’est cela l’Évangile que je défends, mais même en le lisant, les hypocrites veulent s’attacher aux convoitises de Babylone, ne comprenant pas l’appel à la sanctification sans laquelle nous n’avons même pas le standard pour participer au royaume millénaire de Christ avec Ses fidèles. La croix est une folie pour les incrédules, parce que même le contentement nécessite pour eux de grands avantages, cela aussi c’est de l’idolâtrie ; car nous nous confions dans les ressources du monde et non à Dieu, le Seigneur nous appellera « gens de peu de foi » [Matthieu 6:30]. Si nous nous contentons de la grâce pourvue par Dieu alors le diable n’a aucune prise sur nous comme il voulut en avoir sur Jésus-Christ homme dans le désert, comme il y est parvenu dans le jardin d’Éden. Mais faite attention à ces enseignements, mauvaises interprétations de la saine doctrine selon lesquels Dieu voudrait que vous vous enrichissiez et dominiez sur le siècle impie par la vanité dans le monde. « Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! » [Matthieu 5:5].

Aujourd’hui, le Seigneur fait savoir que l’apostasie, le déclin massif du zèle d’un l’amour sans hypocrisie, d’une vision de la vocation céleste et d’une conformité à la vérité gangrène le royaume. On vit une époque de déchirement : d’un côté, le mystère de l’iniquité dont a parlé l’apôtre Paul agit avec violence ; mêmes les saints ont majoritairement perdu leur saveur, on ne fait plus de grandes différences entre le royaume et le monde, car beaucoup en jouissent, et d’autres sont des polémistes et des politiques qui jouent le même jeu en s’imaginant défendre la vérité : la solution de Dieu c’est l’éradication de Babylone, Il a déjà essayé de la convaincre, et maintenant son jugement vient. Ce monde est perdu, maintenant le Seigneur crie « Sortez du milieu d’elle, mon peuple » [Jérémie 51:45a ; Apocalypse 18:4a]. Oui, le péché du monde est banalisé et même les croyants sont aveuglés dans ce système ennemi de Dieu et contraire à Son règne de sainteté.

Nous sommes les gens du royaume, mais nous ne sommes pas encore prêts, nous n’y entreront pleinement que lorsque nous seront purgés de toute iniquité. La croix fait un travail coopératif aujourd’hui, alors ce n’est pas l’heure d’endurcir nos cœurs ; si nous sommes résolument hypocrites dans ce siècle, nous ne participeront pas au suivant avec Christ : tout ce qui nous restera, sera la honte et les regrets. Nous sommes sauvés, mais qu’à peine ; nous n’irons pas dans le lac de feu et de souffre, nous serons participants du royaume éternel en fin de compte, mais le règne préliminaire de mille ans nous échappera pendant notre purge tardive.

Je ne pense pas, à ce point de mon message, être vu comme un imposteur ; c’est en tout cas ce que j’espère pour mes frères et sœurs. Seulement, que personne ne se trompe en pensant que l’écoute de la parole est suffisante, comme s’il s’agissait de « magie », d’automatisme. Non, ni les orgueilleux, ni les hypocrites ne touche cette voie sainte de la gloire de Dieu. Je voudrais que tous croient et reçoivent la vision céleste ; ce n’est pas une chose étrange, simplement le zèle du règne de Christ en nous : « Il est vivant », mais l’Église sait à peine ce que cela veut dire ; « Il est au milieu de nous », mais c’est comme un mystère caché pour beaucoup qui le confesse à tout va sans connaissance et sans expérience de la vie. Je vous prie de renoncer à vos prétentions, ne soyez pas comme si vous compreniez tous les mystères et ne banalisez pas ce qui vous échappe complètement, car Dieu résiste aux orgueilleux. Dans quelle mesure être vous consacré ? Si vous étiez en ma présence, je vous dirais ce que je sais à votre sujet et la volonté de Dieu qui vous incombe, alors vous seriez devant le choix qui a éprouvé d’autres ; mais je dois compter sur la repentance que peut vous donner l’Esprit de réalité, si vous êtes suffisamment humble face à la Parole.

« Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent : Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais ; car on connaît l’arbre par le fruit. Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor. Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné » [Matthieu 12:24-37].

Jean disait que la victoire qui triomphe du monde est notre foi : il est vrai que la perdition du diable, dans laquelle il veut nous entraîner avec lui, ne peut plus nous atteindre lors que nous venons à Christ ; mais une perdition subsiste pour ceux sur lesquels le siècle du malin continue de dominer. Je l’ai dit plus haut : le Seigneur nous commande de sortir de cette communion idolâtre. Ce sont les violents qui s’emparent du royaume et ces violents sont ceux qui sont non seulement purifiés par le sang de l’agneau comme c’est le cas de tous les croyants, mais qui combattent l’Adversaire selon les règles, par un témoignage spontané de la foi, et qui méprisent leur vie dans le monde, résolus à souffrir pour la vision, afin d’être saints pour toutes bonnes œuvres, sans être contrecarrés par un cœur partagé qui servira les ruses du malin (Apocalypse 12:11). Les vainqueurs de Dieu sont le haut du panier, ceux qui portent leur consécration au bout de la croix. Nous ne devons pas mépriser une telle consécration des saints, ce ne serait pas digne ; mais Dieu tire vengeance de toutes paroles vaines dans nos bouches.

Lorsque nous lisons Apocalypse 12:11, nous observons les trois axes de la victoire du zèle de Christ ; cette communion passe par trois degrés de la persévérance. Nous n’avons pas tous les mêmes responsabilités, mais nous devons tous aller au bout de cette consécration. Toutes les générations précédentes ont dû affronter l’épreuve de leur temps pour se conformer à la mort de Christ (la croix) ; croyez-moi lorsque je vous dis que personne n’a achevé la course sans payer le prix ; ou croyez-vous que la couronne de « justice » est un acquis ? Ce serait un manque affligeant du sens de la réalité. La grâce est pour la justification et Elle accompagne les humbles jusqu’au bout de la croix, mais les orgueilleux, ceux qui se complaisent et se trompent eux-mêmes avec une espérance trop mal connue n’entreront pas dans le royaume millénaire : en permettant cela, Il serait injuste. Néanmoins, Il est fidèle à Sa parole puisqu’Il nous donne le salut éternel par la seule foi du début ; le millénium sera l’épreuve de ceux qui n’ont pas porté leur croix jusqu’au bout, afin qu’ils soient rendus conformes à la dignité de Christ. Si nous sommes sauvés par la foi, si nous sommes né de l’Esprit, alors nous régneront aux siècles des siècles (Apocalypse 22:5) ; mais seuls les vainqueurs jouiront des prémices de la gloire éternelle pendant mille ans.

Peut-être que certains m’accuseront de n’avoir rien d’autre à dire, mais au moins, ceux-là n’auront aucune excuse devant le Seigneur au jour du jugement de la famille. Je veux reprendre une parole des Écritures citée plus haut, dans un autre chapitre : « Et le Seigneur dit : Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si ce serviteur dit en lui-même : Mon maître tarde à venir ; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles. Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » [Luc 12:42-48].

Ici, le Seigneur avertit les deux catégories de croyants devant leur responsabilité : (1) à ceux qui ont des responsabilités au-delà d’eux-mêmes, comme c’est le cas de tous les ministres auxquels Il a confié Son économie ; Il fait savoir qu’ils seront gravement châtiés en cas d’infidélité. Malheureusement, la plupart des serviteurs sont manifesté sans la communion de Christ comme Esprit de vie pour le service compétent. Pour eux, Il est peut-être le Sauveur, mais ils ne Le respectent pas comme le Seigneur à l’Église. Cette scène est également dépeinte dans la parabole des talents avec le mauvais serviteur qui bien qu’ayant des responsabilités moindre que d’autres, devrait dignement remplir son ministère (Matthieu 25:14-30).

(2) Ensuite, Il parle à ceux qui n’ont pas de larges responsabilités puisqu’ils ne se sont pas vu confié l’économie des richesses de Christ. Leur obligation consiste principalement à travailler à leur propre salut, non sans porter du fruit par la nouvelle vie. Dans le passage de Luc 19:12-27, le Seigneur propose une parabole où l’accent est mis sur la fidélité de chacun compte-tenu de la portion de l’Esprit de vie qui n’avantage personne au début, et de ce que doit rendre chacun. Ici, celui qui ne travaille pas à l’approvisionnement de vie sera jugé : le Maître n’exige pas des résultats équivalent, mais que chacun prouve en fin de compte qu’il a fait de son mieux selon ses capacités, capacités qui ne sont pas laissées à n’importe quelle œuvre, mais à la grâce de la vision céleste, en communion de l’Esprit de vie.

Les récompenses sont proportionnelles aux responsabilités, c’est la justice ; les châtiments sont proportionnels aux responsabilités, ce n’est ni plus, ni moins juste. Les capacités que nous reconnaît le Seigneur correspondent aux responsabilités qu’Il nous donne ; si par exemple, Il m’avait confié moins de responsabilité, bien que j’eusse plus de capacité pour recevoir la grâce, alors j’aurais un avantage sur mes frères qui sont plus justement pourvu, car je n’aurais pas la mesure de difficulté proportionnelle aux leurs. Seulement, je rends grâce à Dieu, car sans ce calcul ma portion en responsabilité, le fardeau du ministère, je ne pourrais pas arriver au bout de la croix. Le Seigneur est juste pour ne pas submerger les saints, au-delà de leur capacité, mais tous doivent assumer leur responsabilité s’ils veulent la couronne de justice. A noter que les grandes responsabilités sont un service envers les saints, seulement par la grâce, car nul ne peut servir Dieu sans Elle, et s’il est commun de l’usurper, le Seigneur connaît et soutient ceux qu’Il appelle. Sans les économes, les saints ne parviendraient pas au perfectionnement, c’est pourquoi, plutôt que de chercher des enseignants flatteurs et doubles, cherchez le règne et la justice par Jésus-Christ : alors vous trouverez un salut complet et une couronne de justice.