Aujourd’hui, les croyants ne savent plus ce qu’est la norme de l’Evangile qu’ils ont reçu au début. Pour une très grande majorité, la foi des premières heures a laissé place à la chair, parce qu’ils n’ont pas compris la profondeur et le vrai sens de la repentance. Bien sûr, ils sont sauvés en croyant à ce moment, mais ils sont finalement passés à côté du but de Dieu à travers l’âge présent.

Je parle souvent de la vision de l’économie de Dieu, en fait, cela représente tout le côté positif du ministère. Ce livre par contre, sert plutôt au côté négatif, à savoir, exposer les ténèbres dans l’âge, même à la maison de Dieu. Mais il n’y a pas que le mauvais, c’est pourquoi j’ajoute ce chapitre positif à cet ouvrage.
Pour en savoir plus sur l’économie de Dieu dans le royaume, en opposition à l’âge mauvais, lisez mon deuxième livre (publié) : « Le Ministère de Vie ».

 

 

Le chrétien normal

A l’époque des premiers apôtres, les saints auraient pu vivre sans comprendre le mystère de certains principes spirituels. Ils étaient alors protégés en reconnaissant ceux qui les avaient engendrés par la bonne nouvelle, qui étaient les premiers à avoir reçu la révélation.

Déjà, dès ces temps, il couvait quelques graines du déclin parmi les communautés, mais globalement, les enseignants hérétiques perdaient le combat. D’ailleurs, la première lettre d’Apocalypse à l’Eglise à Ephèse, correspondant au premier siècle, montre que les saints, à cette époque, avaient confondu les imposteurs. Mais quand vint le mélange avec les incroyants, et le renversement des frontières mystiques des localités, il n’y avait plus d’espoir contre le déclin.

Le simple fait que l’on néglige les limites locales est un rejet du fondement solide. C’est comme présenter un vase d’une autre forme que veut l’usage, et en bois plutôt qu’en argent.

Le chrétien normal du temps des apôtres, n’est pas celui d’après. Bien sûr, ils ont le même fondement et la même espérance, mais aujourd’hui, il se doit d’être plus fort. Avant, il était sous la protection d’un nombre important de conducteurs fidèles. A présent, il y a tellement d’imposteurs et d’incompétents, que ceux qui sont « normaux », sont des vainqueurs qui dépassent la condition commune des courants apostat et impur. Et gardez en tête que « normal » n’est pas opposé à « exceptionnel » ou « extraordinaire », c’est plutôt le contraire de « anormal » et « vaincu ».

Certains ont peut-être été recouvrés sans aide locale : c’est mon cas. L’assurance de la grâce acquise ainsi est une vision inébranlable : c’est une intense lumière de la vie produite à cause de la croix. D’autres ont suivi les bons conducteurs, quoi que ces derniers ne soient pas répandus dans le monde. Les saints qui reçoivent ce ministère en s’appuyant sur leurs conducteurs, n’ont peut-être pas une foi sans faille. Ils doivent chercher l’expérience de Christ, en profitant de la protection des pasteurs fidèles, et en travaillant au perfectionnement de la vision céleste.

Le chrétien normal est celui qui possède le fondement des apôtres, et qui résiste à l’âge mauvais. Ce fondement est la révélation des éléments de la saine doctrine. Les catholiques n’en savent rien, et aujourd’hui, le plus érudit des protestants n’en a ni la réalité complète, ni l’apparence dont il se vante. En réalité, un fondement incomplet ne vaut rien, puisqu’il est sans défense, ni ministère de perfectionnement. Il empêche tout au plus d’être une victime complète, parce que le fond du bol n’est pas percé. Mais il ne laisse que peu de substance.
Ce fondement à un aspect extérieur que l’on peut appeler « l’apparence du royaume ». Ici, il est question de la vie d’église, de la manière dont les choses doivent fonctionner, afin que le Seigneur réalise le sacerdoce.

Un croyant qui ne se soumet pas à ce gouvernement n’est pas juste. Tant qu’il sera en dehors de ces normes, il ne participera pas à l’édification de la maison de Dieu. Déjà, nous devons comprendre qu’un vase ancien ne peut contenir du vin nouveau. Si l’ordre divin n’est pas instauré pour la communion, toute communion est sans vie. Or, c’est pour recevoir la vie divine que nous devons respecter ce fondement.

Ensuite, il y a l’aspect intérieur du fondement que l’on peut appeler « la réalité du royaume » ou la piété. Une fois que le premier aspect est respecté, nous pouvons croître dans l’expression adéquate de l’Eglise, et devenir un témoignage de Christ jusqu’à la perfection. Alors il s’agit de manifester la vie divine par le Corps : c’est la piété, et finalement le but de l’économie de Dieu lorsqu’Il sera tous en tous.

Certains diraient que c’est la piété qui produit l’apparence : ce n’est pas faux. Seulement, je parle d’établir la structure de l’ordre divin. Alors, l’Eglise sera approvisionnée pour être manifestée en vérité.

Les seules choses que je peux laisser au crédit des ministres dans le déclin est l’évangélisation. C’est parce que leur œuvre ne nécessite que le zèle pour les âmes, par la foi certes. Mais lorsqu’il est question d’édification, le simple fait d’entendre parler de dénomination réprouve les présomptueux : c’est l’œuvre de apôtres inconséquents.

Après le recouvrement de Martin Luther, les autres éléments de la doctrine devaient conduire à la vérité présente, mais seul un reste infime y est parvenu. Ceux-là pratiquent le fondement unique.

Nous devons veiller sur ce fondement parce qu’il est le vase qui contient la gloire de Dieu sur la terre. Grâce à lui, nous pouvons croître comme des sujets du royaume céleste et apprendre le principe de la vie par le renouvellement de l’intelligence.

Tous les éléments de la saine doctrine fuitent au travers des traditions et des prétentions humaines qui constituent une grande part du fondement mélangé du protestantisme.

Vous ne trouverez pas de ministère de vie désobéissant à au fondement des apôtres, et vous ne recevrez pas la grâce sans vous y soumettre vous-mêmes, selon l’Evangile de la gloire de Dieu.

Normalement, les églises devaient être des expressions de la vie divine dans le monde, la lumière et un témoignage d’amour, un contraste du royaume de justice avec le monde impie qui grouille des ténèbres de l’iniquité. Mais quel est le témoignage des localités impures ? Nous sommes hétéroclites, et les rares qui vivent par la foi passent inaperçus. Ces derniers sont vus comme des ratés, parce qu’ils ont le contentement de la fidélité de Dieu, à cause de leur fidélité.

Dans ce monde de mort, où « incrédulité » passe pour « normalité », la majorité des saints est apostasiée. Ils n’ont pas confiance en Dieu : ils n’ont pas appris et ils méprisent ce témoignage.

Tant de soi-disant pasteurs parlent contre eux, parce qu’ils sont troublés par cette vision céleste de la piété. Ils réagissent par une haine du témoignage, comme le monde de qui le Seigneur dit : « il vous hait parce que je vous ai choisi ». Ces enfants de Dieu sont le remède au déclin, mais ils sont traités comme un virus contre l’intégrité de la doctrine adultérée.

C’est ainsi que nous distinguons, entre autres, ceux qui sont apostats de ceux qui sont fidèles, car les derniers vivent pour Dieu, alors que les premiers vivent pour eux-mêmes, quoi qu’ils en disent. Mais les premiers dans ce monde seront les derniers, même parmi les saints, car le jugement commence par la maison de Dieu.

 

 

Les vainqueurs de l’âge

Il existe deux types de vainqueurs : les vainqueurs de l’âge et les vainqueurs dans l’éternité.

Ceux qui seront prêts sur la terre quand le Seigneur viendra dans le secret, juste avant la calamité du début de la grande tribulation, font partie du premier groupe. D’après un calcul simple que je fais, il représente bien moins de 0,01% de ceux qui se disent chrétiens. De même, parmi les vivants et les morts, il y a d’autres de ce genre : ceux qui sont morts et qui ont achevé leur course, et ceux qui traverseront la grande tribulation avec un peu de secours, jusqu’au son de la septième trompette. Ils haussent considérablement le nombre de vainqueurs dans ce groupe, mais le taux restera malgré tout bien plus proche de 0% que de 100%. Je donne un avis : ce nombre resta bien plus proche de 0% que de même 5%.

Le deuxième type de vainqueurs, c’est tous ceux qui ont cru et qui ont été choisis. Ils seront finalement acceptés dans le royaume éternel, qu’ils aient ou non manqué les prémices de mille ans.

Un vainqueur l’est par la foi : Dieu agira pour cela, mais c’est finalement la capacité de l’homme à recevoir la parole, qui déterminera sa fin.
D’abord, il croit à la bonne nouvelle et devient un nouveau croyant. Quand il entre dans la nouvelle vie, il ne sait rien ou presque, comme un petit enfant. Ce qu’il recevra de bien ou de mal (de vain) aura un impact très sérieux sur le court de sa vie chrétienne.

Si aujourd’hui, nous avons autant de croyants mélangés, qui seront pour la plupart vaincus à terme, c’est à cause des stratagèmes et des forteresses du malin. Les évangélistes ont dépassé leur fonction et leurs compétences : c’est une belle œuvre que d’engendrer par l’Evangile, mais l’édification est à d’autres. De même, des ouvriers à en devenir sont allés dans le champ extra-local sans mandat divin. Ils étaient prophètes et enseignants, mais se sont laissés conduire par leurs propres visions mélangées.

Ouvrez les yeux, et soyez instruits ! A moins d’être un véritable apôtre (ministère), personne n’est chargé par le Seigneur d’évangéliser et d’édifier à la fois. Ceux qui agissent ainsi ne sont pas nécessairement authentiques ; je dirais même que vous ne risquez pas de croisez beaucoup de ce genre de serviteur. Si c’était le cas, l’évidence de sa compétence serait qu’il rétablisse le fondement des apôtres. Mais vous troquez le royaume et la justice de Dieu pour une secte. Faute d’amour pour la vérité et de crainte du Seigneur, si le premier venu vous dit « voici le fondement », vous le suivez.

Bien des saints, au-delà du salut, ressemblent aux incroyants dans leur discernement de la justice. Même s’il est vrai que nous avons presque tous un sens de Sa présence, pour la plupart, il n’est pas plus évident que celui d’un nourrisson qui discerne sa mère.

Le vainqueur de l’âge vit selon le fondement des apôtres. Il est sur le terrain local, c’est-à-dire qu’il communie principalement avec les saints de sa propre ville : c’est eux sont assemblées. Il se soumet à l’autorité du Corps local, et reçoit les ministères, mais cherche surtout la communion de ceux qui aiment le Seigneur. De plus, parce que tout son intérêt est là, il travaille à son salut selon la grâce qu’il reçoit, afin aussi de participer à l’édification.

Avant d’être sur le terrain du Corps, personne malgré son potentiel ou ses dons, n’a de vision céleste. Elle consiste à combattre pour toute la justice de Dieu, or, elle se réalise dans la localité : c’est notre champ. Que croyez-vous faire en dehors des limites scripturaires ? Vous édifiez quoi ? L’Eglise universelle ? ne soyez pas arrogant ; sachant que c’est la position de l’église apostat.

C’est notre localité que nous devons édifier, et tous ne sont pas compétent pour cela. Les premiers à l’être sont normalement les apôtres, parce qu’ils sont chargés d’établir le fondement. Mais nous avons les Ecritures en héritage pour nous y conformer ; de même en est-il des prophètes pour nous le rappeler, normalement. Aujourd’hui, et je le dis avec lucidité, sans orgueil, ce sont les pasteurs et enseignants qui sont les principaux responsables de l’édification, pas sans le reste des frères bien sûr.

Seulement, cette catégorie de ministre est, d’une part, usurpée : beaucoup de ces « pasteurs » sont en fait des missionnaires, des prédicateurs et des évangélistes. Ils ne sont en rien compétent pour approvisionner les saints, et le Seigneur ne leur donne rien pour cela. S’ils ont vocation d’évangéliser, qu’ils évangélisent. S’ils sont envoyés ailleurs, c’est qu’ils sont des apôtres issus des prophètes ou enseignants pour évangéliser et établir des églises locales, sans plus d’autorité. Mais un évangéliste l’est en raison de sa seule vocation d’évangéliser.

Pour revenir à l’usurpation, nous me direz que Dieu n’aurait pas laissé faire ; alors dites aussi que l’église apostat est Son œuvre. Le fait est que ces hommes, et les saints avec eux, ne reçoivent pas la parole dans la vérité : ils tiennent absolument à leur association et à leur doctrine traditionnelle. Je vous disais plus haut que les vainqueurs sont en fonctions de la manière dont ils reçoivent la parole.

D’autre part, et je vous en parlais également dans un autre chapitre, le « ministère classique » est dépassé par l’apostasie. Même si certains ont de bonne intention, ils doivent être revêtu par un témoignage anti-apostat, afin de conduire leur service. S’ils découvrent le fondement pur des apôtres, alors ils seront des ministres adéquats à l’église.

 

 

Le sacerdoce authentique

A début de l’Eglise, le Seigneur a établi toutes les fonctions officielles de la maison de Dieu. C’est cela le sacerdoce. Il était question du service, des compétences nécessaires, de l’appel et des limites de chacun. Mais bien avant notre temps, ce fondement a été changer, bouleversant ainsi l’ordre divin et handicapant le Corps mystique de Christ.

La Bible expose toutes les modalités du sacerdoce, mais les hommes ont été incapables de communier avec l’Esprit des Ecritures. C’était le rôle des enseignants de perpétuer cette connaissance. Seulement, trop d’individus veulent enseigner : une charge cruciale et objective. Combien s’y risque sans crainte, présumant de leur intelligence spirituelle.

Ce livre n’est pas prévu pour cette instruction, mais comme je le disais en début de chapitre, je donne une vision positive de l’âge.

Voici donc les fonctions dans la maison de Dieu. Je n’entrerai pas dans des considérations hiérarchiques en les énumérant.

1) L’apôtre. Il est le premier à paraître dans l’histoire de l’Eglise. Sa fonction est d’établir les églises et les éléments de l’Evangile par un enseignement, avec autorité. Etant issu des prophètes et des enseignants, avant d’être envoyé (apôtre), il est qualifié pour cela.

Il doit établir des anciens dans toutes les villes des saints. Et lorsqu’il revient dans sa propre localité, il se trouve être un pasteur et enseignant ou un prophète, et autre chose peut être. Toutefois, l’autorité de l’apôtre est extra-locale.

Il est un ouvrier en accord avec sa propre localité, mais son œuvre est indépendante, sans obligation envers elle ou autorité.

 

2) Les anciens. Ils sont plusieurs dans chaque église. Un mauvais enseignement d’Ignace, après la disparition des apôtres de la première heure, trompa les héritiers du fondement. Il disait que l’évêque était au-dessus de l’ancien. Or, il y a deux erreurs ici : d’abord, il n’y a pas de hiérarchie établie par l’Esprit du Seigneur, ni dans l’Eglise, ni dans les églises. Ensuite, « ancien » fait référence à une charge, et « évêque », à la fonction d’un ancien. Ce mot, « évêque » signifie littéralement « surveillant ».

Le rôle des anciens est de diriger l’église locale : ils sont les premiers responsables devant le Seigneur.

 

3) Les diacres. Avec les anciens, ils sont responsables de l’administration de l’église locale. Ils ne sont pas censés « surveiller », mais « servir aux tables ». C’est eux, sous la coordination des anciens, qui réalisent l’administration matérielle. S’il doit se faire quelques choses dans le domaine matériel à l’église, ils sont sur le coup. Ce sont des responsables dont le témoignage ne doit faire aucun doute, car il peut leur arriver de manipuler des sommes d’argent, et d’autres ressources.

 

4) Les pasteur et enseignant. C’est une seule catégorie de ministère. En fait, il n’en existe que quatre : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et enseignant.

Un pasteur est berger d’une localité, avec une vision pour prendre soin des saints. Il est capable à la fois d’enseigner et de soigner les saints locaux. Le terme « enseignant » est d’ailleurs traduit « docteur » dans certaines versions de la Bible. Mais un seul pasteur ne saurait suffire à ce travail : ils doivent être nombreux dans une même localité. Le côté enseignant du ministère porte davantage sur la révélation et l’approvisionnement complet. Il prend bien évidemment soin des saints, mais cherche surtout l’économie de Dieu. Le même ministère possède les compétences de soin et d’enseignement.

 

5) L’évangéliste. Il approvisionne l’Eglise en nouveaux convertis. Il n’a pas l’intelligence spirituelle des enseignants, mais un zèle pour les âmes que ce dernier n’éprouve pas. Ce ministère n’exerce pas dans l’église, mais en dehors, afin d’en faire sortir les hommes, pour leur salut. Il doit annoncer le message de l’Evangile, et s’il est possible, baptiser les convertis. Enfin, il serait avisé de les conduire aux responsables de la localité à laquelle ils appartiennent.

Les évangélistes ont normalement des dons miraculeux, en plus de la parole fondamentale.

 

6) Le prophète. Il transmet des révélations directes de la part de Dieu. Quand ce dernier veut parler au peuple de la manière la moins filtrée par les limites du sacerdoce, Il utilise le prophète. Celui-ci prédit, et parle pour Dieu qui console, exhorte, reprend ou averti. C’est un ministre capable de réveiller les consciences quand tous dérivent sans visions. Il ne peut pas vraiment enseigner, mais étant un avec le sacerdoce, il prépare un chemin pour ses collaborateurs.

 

7) Les prédicateurs. Ils sont une catégorie à part, des « prêcheurs ». Ils sont doués de la parole, et bien plus répandus que les ministères en s’amalgamant à tous. Leurs visions varient d’un prédicateur à l’autre, étant surtout l’expression dû aux besoins. Ainsi, nous les trouvons à parler selon leurs observations.

De tous les services de la parole, ce sont les seuls à adapter leurs discours à leur public. Riches de dons transformés, ils exhortent, enseignent, évangélisent, prophétisent et parlent des questions de société. S’ils parlent sous inspiration de la grâce, c’est que Dieu les aura nourris. Ce sont les chefs de file de la salaison du monde. Tous y participent d’une manière ou d’une autre, et par leur simple piété, mais ceux-là réprouvent les débordements, ouvertement. Ils sont le ministère public de l’Eglise.

De grands prédicateurs ont foulé la terre : en plus d’être apôtre, Paul en était aussi un, de même qu’Etienne qui fut lapidé. Mais ceux qui sont eux-mêmes réprouvés dans la vie divine, animent les blasphèmes des hommes impies. Plus que tous les autres, ce service doit être examiné, car il peut facilement contenir des scories. En effet, s’ils sont très larges et incisifs, en revanche, certains ne sont pas très élevés dans la connaissance, ni profond. En cela, ils correspondent à ceux qui jouissent du monde et aiment être légitimé dans cette vie terrestre. De là, est apparu le fameux « évangile de prospérité », par des hommes qui prêchent la convoitise.

A notre époque, ils sont le témoignage le plus impur du déclin, parce qu’ils perdent leur sel à force d’exposition aux ténèbres du monde. Ils devaient prévenir les hommes, mais n’ont pas craint la souillure de la chair. De manière insensée, ils se sont mis à reprendre les incroyants comme si certains péchés étaient la raison de leur condamnation. Ainsi, ils ont réduit la valeur habituelle de leur discours à presque rien.

Certains prédicateurs font partis des nombreux imposteurs qui osent se placer au-dessus des frères en créant des groupes sectaires (des dénominations). Je ne dis pas qu’ils sont tous dans ce cas, mais que nombre des soi-disant pasteurs de dénominations sont des prédicateurs. De même, comme je le disais dans un autre chapitre, beaucoup de ces dirigeants sont des missionnaires et des évangélistes. Un jour, celui qui gouverne le groupe où j’étais à l’époque me dit (je paraphrase) : « j’ai tous les dons… ; j’ai commencé évangéliste, je suis maintenant pasteur, je devais déjà être apôtre mais je suis en retard ».

 

8) Les dons particuliers. Je veux parler de ceux qui ont des dons miraculeux, et d’autres qui investissent dans les saints.

Les prophéties sont courantes parmi ceux qui ne sont pas ministres. Ceux qui opèrent des miracles et des guérisons le sont moins, et ils doivent chercher la grâce pour travailler.

Nous avons aussi, ceux qui donnent de leur temps pour visiter et prendre soins des saints diminués physiquement. D’autres partagent leurs ressources avec libéralité, montrant leur joie dans ce service, sans reproche, ni orgueil.

Aucun croyant ne doit être sans porter de fruit, car Dieu lui réserve des bonnes œuvres qui doit pratiquer pour le bien des frères, et la prospérité du Corps de Christ.

Au-delà de ces ministères, charges et autres services, les hommes ont inventé des fonctions dans l’Eglise. Qu’il s’agisse des nombreuses œuvres de l’institution catholique, ou des saints relégués aux basses besognes et à des fonctions administratives particulières dans le protestantisme, Dieu ne reconnait rien de tout cela. Le Corps de Christ n’est pas une invention humaine, mais un mystère de Christ. Ni les fonctions de Ses membres, ni leurs travaux ne sont laissés à la subjectivité impie, s’ils sont justes.

Les hommes ont supprimé ou adultéré le fondement de l’Evangile, sans crainte. Combien prétendent chercher la justice de Dieu ? Mais comment feraient-ils si Christ ne règne pas dans le Corps ? Il ne demande pas l’action, mais la soumission avant tout. Elle commence avec le terrain choisi par Dieu pour l’édification du Corps : la localité. Sans cela, il n’y a pas d’obéissance, seulement du désordre, car sans Lui, nous n’avons aucune sagesse, et montrons déjà notre manque de connaissance.

N’est-ce pas stupide d’appeler « église locale » un bâtiment à deux pas d’un autre de même qualité ? Comment peut-on sérieusement parler de localité, comme si nous vivions dans ce lieu ? Une localité est une ville. La Tête du Corps ne suit pas l’œuvre des organisations humaines. Est-ce vous ou votre corps qui choisit pour vous ? Si c’est votre corps qui vous impose sa justice, vous êtes insensés. Que cherchez-vous ? le règne de Dieu et Sa justice, ou la multitude de vos œuvres mortes qui ne sont pas la justice ?

A la nouvelle naissance, nous sommes bien immatures. Ceux qui ont la vocation d’évangéliste pourront très vite exercer leur fonction. Seulement, ils devront apprendre comment traiter les nouveaux convertis après coup. Ils ne doivent pas jouer les enseignants, mais les confier aux ministres compétents.

Pour les autres ministères, ils ont tout intérêt à chercher le Seigneur en maitrisant leur démangeaison du service. Si quelqu’un vous a dit qu’il vous fallait sauter dans le grand bain, c’était une erreur. Vous devez ressentir votre misère et le besoin d’une grâce dans l’onction du Seigneur.

Les anciens sont choisis parmi les plus sages afin d’empêcher ce désordre par des enfants sans formation. Mais chacun doit dépouiller son orgueil dans la recherche du règne et de la justice de Dieu pour Sa volonté.
Êtes-vous certains d’avoir été envoyé dans le champ du Seigneur, ou faites-vous selon votre propre vision ? Ceux qui enseignent seront les plus sévèrement jugés au jour du Seigneur. Alors ne présumez pas de vos compétences.

Que Dieu fasse miséricorde aux enfants de cette génération, à cause du grand désordre qui règne en place de la justice, Amen.