Le plan de Dieu demeure depuis l’éternité passé et Sa consommation est pour l’éternité future. Il nous amène à la perfection par des degrés : depuis Genèse jusqu’à Apocalypse. Bien sûr, ce n’est pas aussi simple, mais Genèse parle du commencement et Apocalypse raconte la fin comme aucun autre livre de la Bible. Tout ce qui s’est passé durant les millénaires passés concourent à cette économie.

Après la chute de l’humanité en Adam, Dieu a entrepris une œuvre de rédemption, parce que l’homme était corrompu par le péché : les patriarches, la loi et l’Église sont les trois grandes dispensations de restauration de la valeur des hommes et d’approvisionnement de vie qui doivent précéder cette consommation du plan divin. Peu importe ici que vous ne compreniez pas les détails de ces choses, mais ce n’est assurément pas un jeu pour Dieu.

Dans Apocalypse 12, Jean à la vision d’une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête ; elle représente l’œuvre de toutes les dispensations : le soleil est la gloire la plus éclatante celle de l’Église, la lune sous ses pieds sont les saints dans l’âge de la loi et les étoiles représentent les patriarches. Un enfant mâle sort de cette femme : il est le premier fruit du perfectionnement économique, les croyants qui seront enlevés dans le secret juste avant la grande tribulation à la manière d’Hénoch, seulement ici, ces vainqueurs sont ceux qui doivent amener l’autorité de Christ et la défaite du diable au ciel. En effet, c’est une des raisons d’être de l’Église : Il veut que la nouvelle création vainque le diable. C’est pourquoi aussi nous prions « que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » : beaucoup comprennent « sur la terre comme c’est déjà au ciel », mais c’est « sur la terre, et aussi au ciel ». C’est cette victoire au ciel qu’ils réalisent pour la gloire de Dieu. Les autres vainqueurs sont aussi gardés pour le règne millénaire avec Christ parce qu’ils sont parvenus eux aussi au but de Dieu, ce qui leur incombait personnellement devant Lui ; et que personne ne se trompe lui-même par une prétention pernicieuse de l’orgueil.

Le triomphe de l’Église est prophétisé depuis l’époque du jardin en Éden, lorsque Dieu annonce qu’Elle écrasera la tête du serpent. Mais Il dit aussi qu’avant cela, le serpent lui mordra le talon. Tout ce qu’il peut y avoir comme annonce à ce moment raconte l’histoire des dispensations et particulièrement celle de l’Église parce qu’Elle est le vase de la gloire de Dieu. Le serpent mange de la poussière de la terre qui représente l’humanité dès lors : c’est la triste situation du monde jusqu’à aujourd’hui. Et voici qu’il mord le talon de la femme avec dissimulation, à cause de son lien au sol qui représente la terre. Mais gloire soit rendue à Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ : la Tête de l’Église qu’il voudrait vaincre et détrôner n’est pas à sa portée, non seulement, mais c’est la Tête, Christ, qui inspire la défaite totale du diable (1 Jean 3:8b), selon le plan de Dieu que nous poursuivons par la vision céleste. Pour tout réunir sous Son autorité, Il doit purgé et épuré la création, afin qu’elle soit sous Sa domination. L’Église est justement Celle au sujet de qui Dieu a dit « tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » [Genèse 3:16c].

Toute l’œuvre de Dieu converge à l’Église, car Elle est le vase qu’Il a formé et qui est capable de recevoir Christ, la gloire de Sa plénitude. Son économie consiste à remplir un vase collectif sanctifié pour cela, dans lequel Il est tout en tous. Mais nous ne pouvons pas témoigner de l’expérience glorieuse de Sa volonté, force est de reconnaître que le témoignage de la multitude est terne comparativement à la gloire de Sa plénitude. Christ est la Tête de l’Église qui est Son Corps, Sa plénitude objective, mais subjectivement, l’approvisionnement de Christ est incomplet : nous devons encore travailler à l’économie de Dieu. L’Église est l’élargissement de Christ, un vase dont le potentiel correspond à Sa plénitude ; Elle est formée suite aux opérations des dispensations précédentes qui ont ouvert une voie toutefois contre nature pour l’homme ; il fallait produire une repentance libre, le choix de se soumettre au Sauveur comme il est écrit : « il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » [2 Corinthiens 5:15].

Il a jugé que le temps était venu de racheté le cœur des hommes et s’Il n’avait pas conduit Ses dispensations par la puissance de Sa longanimité, s’Il n’avait pas aimé jusqu’à tout donner pour la justice, nous aurions été détruits par la fureur de Sa justice : c’est ce que nous enseigne l’Évangile au sujet de la loi qui doit nous faire ressentir notre besoin d’un Sauveur. Quand le nombre des membres de Son Corps universel choisis d’avance seront sanctifiés (Romains 8:29-30), même s’ils ne sont pas encore parfait, alors viendra la grande tribulation pendant laquelle Dieu sauvera Israël. Alors ceux qui sont prêts entreront dans le règne millénaire avec Christ sur la terre, après la calamité et la destruction de l’antichrist, parce qu’ils se sont empressés à cause de l’espérance de la gloire pour laquelle ils ont souffert bien des choses ; ils se sont soumis à l’Esprit selon la saine doctrine, ont vaincu le diable en méprisant leur vie dans le monde, afin que le malin ne domine pas sur eux mais que Christ règne d’avance en eux, comme il convient à des membres du Corps. Les autres, ceux qui sont sauvés par la foi mais qui n’auront pas été digne de la couronne de justice paieront le prix en fin de compte : ils n’entreront pas dans le règne millénaire de Christ avec les saints vainqueurs et seront perfectionnés par une discipline millénaire pour leur conformité à Christ dans l’éternité ; alors tous les fils de Dieu seront égaux dans le royaume éternel de Dieu et de Christ.

Les ministères servent à cette économie et ont des dons de l’Esprit qui doivent permettre leur succès réel : l’apôtre établie le fondement unique du Corps local de Christ pour Son édification, comme un petit vase dans chaque ville des saints, avec aussi comme tâche de veiller à ce qu’il y est des administrateurs (des anciens) ; les évangélistes approvisionnent les églises de nouveaux convertis qui seront des membres locaux de Christ pour le sacerdoce ; les prophètes sont des conducteurs qui interviennent afin d’approvisionner ponctuellement l’église, pour leur cohérence et leur cohésion comme dans l’ancien testament, afin d’accorder les temps de Sa volonté ; les enseignants sont particulièrement capables d’approvisionner le Corps des richesses de Christ, des économes pourvus de la lumière de la vie pour la communion de cette vie ; les pasteurs sont enfin, des protecteurs et des gardiens spirituels pour le soin des saints dans ce monde trouble où avance la mort.

Le règne millénaire de Christ est les prémices du règne éternel, prémices dont jouissent seulement les saints vainqueurs. A cette époque, nous faisons toute l’expérience de Christ et Son règne domine sur la terre : Sa politique renouvelle le courant mondial de pensée jusqu’à l’épreuve finale des hommes transférés au millénium depuis la grande tribulation. Seuls ceux dans lesquels Christ est perfectionné établiront Sa politique ; les saints vaincus qui en sont incapables n’auront aucun rôle à jouer ici. L’ouverture du quatrième sceau dans l’Apocalypse de Jean concerne la Mort qui parcourt la terre dans l’âge de l’Église avec le pouvoir de tuer par l’épée (les meurtres et les guerres), par la famine, la mortalité (les maladies et les attaques), et les bêtes de la terre. Mais dans le millénium, la Mort n’aura aucun pouvoir. Les habitants de la terre dans ce temps sont des hommes et des femmes transférés de la grande tribulation ; ce sont ceux qui recevront l’Évangile éternel (Apocalypse 14:6-7) et qui y seront obéissant jusqu’à la fin de cette période. Pendant le millénium, ils seront immortels, mais à la fin de cette période certains seront trompés par Satan, une multitude rassemblée de partout sous sa coupe afin d’attaquer les lieux où vivent les saints et aussi Jérusalem. Mais les agresseurs seront tous anéantis.

La Nouvelle Jérusalem

Je l’ai dit, la femme d’Apocalypse 12 représente tous les saints des temps. Dieu a conduit Son économie en œuvrant tout ce temps à travers les patriarches, la loi et les prophètes, et l’Église. Cette dernière a été rendue possible à cause des opérations précédentes, parce que des saints de l’ancien testament ont servi Dieu ; c’est pourquoi aussi Paul dit qu’il ne peut pas nous laisser ignorer le sacrifice d’Israël, afin que l’on ne se glorifie pas à leur dépend (Romains 11). Ils ne pouvaient pas atteindre la justification qui est aussi la sanctification d’un vase collectif que sont les rachetés du nouveau testament ; ils ont servi à une étape importante, et Dieu est fidèle envers eux, seulement Il poursuit Son but. Quand vient l’Église, Elle doit être une servante fidèle et finalement une Épouse pour Christ. J’espère que vous suivez jusqu’à maintenant. Le rôle de l’Église est de porter l’effort des générations jusqu’au bout.

  • Apocalypse 21

Maintenant, nous avons une vision du royaume éternel de Dieu. Le millénium est l’introduction à l’éternité et une récompense pour les fidèles qui ont mûri dans l’âge jusque dans la grande tribulation ; comme il est écrit « ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront pendant mille ans » [Apocalypse 20:6]. Après cette période, le jugement du diable, des démons, celui des morts et de la Mort, Jean voit un nouveau ciel et une nouvelle terre (21:1), parce que le premier ciel et la première terre s’étaient enfuit devant le Seigneur assis sur Son trône blanc (Apocalypse 20:11-15). Il voit la Nouvelle Jérusalem qui descend du ciel : cette vision est particulière, pleine de représentation, à mesure du potentiel de notre vision qui est encore floue aujourd’hui, à cause de la chair (1 Corinthiens 13:12).

Je vous disais auparavant que l’économie de Dieu faisait intervenir les saints de l’ancien comme du nouveau testament ; bien que l’Église soit seule à être le vase de la gloire de Dieu, Cette Nouvelle Jérusalem est l’ensemble des saints des générations depuis la fondation du monde ; tous sont le peuple de Dieu et la Nouvelle Jérusalem est le centre du royaume de la nouvelle terre. Nous comprenons que l’Église dans cette unité est l’opération principale qui la désigne comme « une mariée préparée pour son époux » (21:2) ; Elle est représentée par la femme dans le jardin d’Éden, dont le corps et tiré de l’homme (un type de Christ) afin de devenir finalement une seule chair avec lui. Une voix la définie depuis le trône : Elle est la maison de Dieu, la vision de Son économie, Son vraie tabernacle, la Jérusalem céleste qu’Il a connu d’avance selon Son omniscience en vérité. Désormais, Elle est pleinement manifestée comme la contrepartie de Christ. Le Seigneur qui règne dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Quelle gloire transcendante ! Elle est pure dans la volonté de Dieu, purifiée de toute corruption : c’est d’ailleurs la raison d’être du lac de feu (21:8) ; Elle est la création que Dieu voulait, le peuple qu’Il voulait, la maison qu’Il voulait pour Son repos infiniment mérité et l’Épouse qu’Il voulait pour Son Fils, notre Seigneur et frère aîné, chef sur l’assemblée des premiers-nés, Jésus-Christ. Toutes choses sont complètement nouvelles et rien de souillé n’est en Elle.

La gloire de Jérusalem est telle que l’Esprit nous la présente de façon à ce que nous nous la représentions comme Elle est pour Dieu : aucun d’entre nous ne peut aller au-delà de l’aspect dépeint dans ce livre, néanmoins sa description est un enrichissement de la vision éternelle. Dans la Bible, chaque fois qu’un prophète est transporté sur une montagne, c’est à cause d’une vision solennelle de la gloire de Dieu ; lorsqu’il est au contraire amené dans une vallée, c’est à cause d’une défaite. Au verset 10, Jean est emporté par un ange sur une « grande et haute montagne » pour voir Jérusalem qui descend du ciel comme dans sa vision précédente ; seulement ici, dans un autre aspect : c’est la même entité, c’est pourquoi l’ange lui dit « Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’agneau » [21:9b], mais Jean la voit comme la ville sainte. Elle est la ville sainte, mais personne ne peut s’imaginer que nous serons des éléments physiquement édifiés et statiques comme le sont des briques pour bâtir une maison dans l’âge présent. Mais la vision n’est pas moins exacte dans la pensée de Dieu, car l’ancienne création est une ombre représentative et nos perceptions de la réalité ne sont que des paraboles que la parole de l’Esprit doit éclairer. Toutefois, tous les éléments de la vision sont l’image de la gloire de Dieu, jusqu’à ce que vienne le temps où le mystère sera pleinement dévoilé (1 Corinthiens 13:12).

La ville a la gloire de Dieu, comme un corps transparent ; nous la voyons, mais voyons bien au-delà, Dieu Lui-même. Elle est un vase comme du cristal qui n’obstrue pas du tout Son contenu. Son aspect à Elle est merveilleux, mais ce que l’on comprend d’Elle c’est l’expression totale de Dieu (21:11). Sa muraille est grande et haute ce qui signifie qu’Elle est sainte et inviolable. Elle a douze portes : retenez que douze, un nombre qui revient souvent dans ce chapitre, représente ce qui est complet et parfait pour l’éternité ; Ses portes ne se fermeront jamais (21:25). La ville est carré (21:16) comme le Saint des Saints et il y a trois portes de chaque côté, aux différents points cardinaux (21:13) signifiant que tous peuvent La trouver, avec un ange à chaque porte, douze en tout. Les anges dans les Écritures sont des serviteurs de Dieu, des messagers et des gardiens, et c’est ce qu’ils représentent ici : un courant parfait de communication avec l’universalité du royaume. Aussi, rien de vil ne peut entrer dans la ville, rien de mauvais ne peut faire contact avec la gloire, seulement la justice (21:24-27). Les noms des douze tribus des fils d’Israël inscrits sur les portes ne prouvent pas seulement que les saints de l’ancien testament font partie de Jérusalem, mais surtout que les saints sont tous conformes à la justice ; les anges doivent attester de tous ceux qui se présentent pour faire contact avec Elle. Les fondements de la muraille sont douze et sur chacun d’eux est inscrit le nom d’un des douze apôtres de l’agneau (21:14) ; les apôtres représentent le Corps de Christ et sont Son fondement établi selon l’Evangile, ce qui signifie ici que les fils de Dieu et Christ qui est la pierre d’angle de l’édifice sont la limite de Jérusalem, le vase complet de la gloire qui sépare les choses saints des choses impies, le mystère complet de la piété, et que Dieu n’est pleinement exprimé qu’en Jérusalem.

Je fais une pause pour faire un rappel : je n’aurais de cesse de répéter que le fondement de l’église locale établit par les apôtres, et ces limites, ne peut être changés. Jusqu’ici, dans l’explication de la consommation, nous voyons que ce que Dieu connaissait et que le Seigneur a ordonné par les apôtres de la première heure sont immuables. Nous ne pouvons altérer les éléments de la doctrine et nous imaginer édifier l’Eglise de Dieu : c’est impossible. Alors, comme Il a ordonné toute chose afin que nous n’ayons rien à inventer, demeurons sur le fondement : une église locale est dans la seule limite d’une ville et seuls les serviteurs équipés pour le service peuvent travailler à l’économie.

Aux versets 15 à 17 l’ange mesure la ville et la muraille avec un roseau d’or ; l’or représente les caractéristiques de Dieu, Sa norme ; et il se trouve que la longueur, la largeur et la hauteur de la cité sont égales, faisant toutes, douze mille stades. Je vous disais plus haut que la ville est configurée comme le Saint des Saints, parce que c’est déjà le lieu le plus reculé où Dieu habite. Le stade est une unité de mesure dont la valeur change selon les époques, mais il vaut en moyenne cent quatre-vingt mètres (180 m) ; ce qui veut dire que chaque côté de la ville ainsi que Sa hauteur font environs deux mille cent soixante kilomètres (2160 km). Comme a dit Daniel le royaume de Dieu est une pierre (Christ) qui s’élargit pour devenir une montagne qui remplit la terre éternellement (Daniel 2:34-35, 44-45). Le diamètre équatorial de la terre étant à peu près de douze mille sept cent cinquante-six kilomètres (12756,274 km), la ville fait environ un sixième de la terre (1/6) : un cube parfaitement visible depuis l’espace, un territoire dont la superficie est équivalente (un peu supérieur) à l’ensemble des pays de l’union européenne (le Royaume Uni inclus). Ces mesures correspondent au domaine des saints de la nouvelle terre, au centre du royaume éternel de Dieu et de Christ. Si vous trouvez sa hauteur stupéfiante, dites-vous que le nouveau ciel comme la nouvelle terre appartiennent au royaume de Dieu et de Christ. « Que Ton nom soit sanctifié (sur la terre comme au ciel), que Ton règne vienne (sur la terre comme au ciel), que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6:9-10) ; Amen. La mesure de la muraille est celle des hommes en résurrection, la même que les anges aux portes comme a dit le Seigneur (Matthieu 22:30), ce sont les saints entièrement racheté et capable de contenir Sa plénitude comme je l’ai dit plus haut. Elle (la muraille) est en jaspe comme on a pu le voir quand Elle descendait d’auprès de Dieu (21:10) et la ville qu’Elle (la muraille) abrite est d’or pur (21:18), tout en Elle est de Dieu et se voit au travers d’Elle puisqu’Elle est transparente, Elle n’a aucune expression propre et impie.

La muraille est comme le pectoral du souverain sacrificateur d’Israël, mais Elle représente ici celui de Christ qui est souverain sacrificateur pour toujours, et ce sont les noms des douze apôtres qui sont inscrits sur chaque fondement ornée de pierres précieuses (21:19-20), représentant les caractéristiques fondamentales des saints en résurrection amenés à la perfection. Chacune des douze portes est une perle : Elles représentent la porte étroite, c’est-à-dire la voie unique du dépouillement par communion de la croix pour entrer dans le règne de la vie divine. Ensuite, même si l’entrée est stricte, l’espace intérieur de la ville, le chemin, représente la liberté de la gloire de Dieu et la conformité de ceux qui sont éprouvés (21:21). Dans sa vision, Jean ne voit pas de temple parce la ville est le temple, Dieu est Son temple et l’agneau aussi : Ils sont un (21:22), la maison de Dieu; souvenez-vous du verset 3 « il s’établira comme tabernacle avec eux, et ils seront ses peuples et Dieu sera lui-même avec eux et il sera leur Dieu »; comme a dit le Seigneur aux vainqueurs de Philadelphie : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau » [Apocalypse 3:12]. Ici, Il signifie que les saints sont un avec Dieu, avec le temple, la nouvelle Jérusalem ainsi que Lui-même (le Seigneur).

Dans la ville, les luminaires qui préside le jour et la nuit sont sans importance, car Dieu est dans Son temple et Jésus-Christ est le porteur de la gloire divine (21:23) : les hommes vivent et marchent d’après une vision générale plafonnée à un niveau représenté par l’intensité du soleil, avec des rythmes qui s’alterne représentés par le jour et la nuit ; mais aux milieux des saints, Dieu est tout et inspire toute chose, Il fait même pâlir le soleil ; je glorifier le Père de gloire : c’est la réalisation complète de Son économie selon laquelle Il est tout en tous dans le vase collectif des saints, l’élargissement de Christ qui est Sa plénitude. Oh oui, Amen : Gloire à Dieu ! « Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire » [21:24]. Le royaume de Dieu sera sur toute la terre par Jérusalem et les rois sur toute la nouvelle terre Lui rendront compte. Le royaume avec les saints ne sera pas sujet au déclin (21:25), la gloire divine sera constante et éternelle.

Dans la première partie du dernier chapitre d’Apocalypse, le chapitre 22, l’ange qui guide Jean à travers la vision lui montre un fleuve d’eau de la vie et un arbre de vie.
Ils représentent respectivement (1) le règne de la vie par l’Esprit : Celui-ci nous rend semblable à Christ, la gloire de Dieu, par un approvisionnement abondant de vie, ce qui s’explique par le fleuve d’eau qui s’écoule et qui est limpide ; Il inspire et conduit toute Sa volonté dans le Corps de Christ parachevé, c’est Dieu qui règne dans Son image à grande échelle (22:1). C’est ce que réalise l’Esprit dans les saints depuis le début de l’âge de l’Église, c’est le moyen de Dieu pour être tout en tous, c’est Son plan éternel, Son économie dans la création sanctifiée pour cela.

Nous avons ensuite l’arbre de vie qui représente (2) la vie éternelle : après la désobéissance de l’homme au commencement, dans le jardin d’Éden Dieu dit « Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement » [Genèse 3:22b]. Ici, dans apocalypse 22:2, nous devons comprendre que l’image est celle de la vie éternelle à deux niveaux : le fruit est pour Jérusalem, parce que les saints qui La composent sont rachetés jusqu’à la gloire et doivent jouir du Christ tout-inclusif pour toujours. Les feuilles de l’arbre servent à la guérison des nations : elles représentent la communion de vie utile pour conduire les habitants de la nouvelle terre dans le règne éternel. Les rachetés ne seront privés d’aucune bénédictions, ils verront le visage de Dieu (22:3-4) et régneront aux siècles des siècles.

Si vous le lisez jusqu’à la fin, vous verrez que la suite de ce dernier chapitre a un discours du ministère de vie, rappelle la situation du monde et des églises avec les serviteurs que le Seigneur leur envoie pour les prévenir par la parole, entre autres.