I) Les serviteurs infidèles

« Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.
Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents » [Matthieu 24 :42-51].

Le Seigneur prévient que ce ne sont pas tous les croyants qui seront justifiés dans l’âge à venir. Croire autre chose, c’est recevoir un Evangile candide et pernicieux.

Les infidèles du peuple ont certaines attitudes en commun. Dans le passage ci-dessus, le fait que celui-ci dise « mon maître tarde à venir » montre leur relâchement dans leur mission. Ils ne veillent pas le retour du Seigneur, et se mettent à agir comme ils veulent envers ceux qui dépendent du service compétent.

« Battre ses compagnons » ne fait pas référence à une violence physique, mais souvent moral. Ces croyants responsables les empoisonnent avec des discours mélangés, et les disciplinent pour leurs propres intérêts. De plus, cette signification est transformée par le fait qu’ils mangent et boivent avec les ivrognes. En effet, c’est non seulement à cause de mauvaises compagnies qu’ils sont devenus violents, car la prudence de Dieu les déserte, mais ils extorquent aux saints un salaire non mérité pour leur débauche.

Le Seigneur dit que ces hommes seront surpris de Son retour, parce qu’ils ne veillent pas comme des gens du jour, mais s’enivrent comme des gens de la nuit. « Le mettre en pièce » est le châtiment pour leurs mauvaises œuvres, et « lui donnera sa part avec les hypocrites », c’est la privation du règne avec les fidèles.

L’Evangile est cohérent, malheureusement, des hommes ignorants et friands des choses de la chair, enseignent ou reçoivent des mensonges à leurs goûts. Ils sont coupables devant Dieu : ils n’échapperont pas au châtiment que mérite leur traîtrise.

Ne perdons pas de vue le sujet de ce sous-titre, à savoir les apostats. Oui, pareil individu est un apostat. Pourquoi ? Parce que le Seigneur estime qu’un croyant qui a ces ténèbres ne se repentira pas, mais qu’il est dans l’attente du châtiment dans l’âge à venir, à Son retour. Et vous voyez qu’il n’y a aucun doute quant au fait que ce serviteur soit un croyant ; sinon, il ne serait pas serviteur en charge de paître. Or, celui qui croit au début, pour la nouvelle naissance, à la vie éternelle et ne peut périr dans l’éternité.

Toujours concernant les serviteurs infidèles, nous lisons un passage centré sur la gestion de la maison de Dieu.

« Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents ; voici, j’en ai gagné deux autres. Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.
Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.
Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents » [Matthieu 25 :14-30].

Ici, les talents représentent les responsabilités d’un croyant dans la maison de Dieu, selon ces capacités. Un talent pèse environ quarante-neuf kilos : personne ne peut supporter un poids supérieur à ses capacités. S’il s’entraine dans l’habitude à gérer ses propres limites, il sera sans doute capable de porter des charges de plus en plus lourdes.

C’est la situation des saints dans la maison de Dieu : Avec sagesse, le Seigneur nous a confié des responsabilités selon nos capacité à chacun. Personne n’a reçu de service exagéré, mais bel et bien mesuré. Certains ont des responsabilités qu’ils remplissent, de sorte que nous voyons des avancées remarquables dans l’édification de l’Eglise pour l’économie de Dieu. D’autres ont des responsabilités moindres que les précédentes, mais s’ils assument leur part, elles pourraient très bien augmentées dans l’avenir, et même dans l’âge à venir.

Dans ce passage, nous parlons surtout de l’infidélité d’un croyant avec peu de responsabilité. Mais plus haut, dans l’autre passage, nous faisions référence à un serviteur qui avait plus d’un talent. Nous devons comprendre que ce n’est pas la valeur de la charge qui détermine un bon ou un mauvais serviteur. Et ne doutez pas qu’un serviteur infidèle avec cinq talents est existé.

Le potentiel du progrès apporté selon les responsabilités de chacun, suppose que les dégâts en cas d’infidélité sont eux aussi proportionnels aux capacités. L’important n’est pas de savoir si votre service a la valeur d’un ou de deux talents. C’est plutôt d’assumer votre part afin que vous ne soyez pas un instrument de destruction dans la maison de Dieu.

Le mauvais serviteur qui battait ses compagnons avait la force de le faire. Et nul doute que ceux qui ont moins de poids sont aussi capables de dégâts. De plus, étant la très grande majorité des saints à posséder un talent, c’est-à-dire peu de responsabilité, leur infidélité se fait sentir, s’ils sont plusieurs dans ce cas.

La parabole du Seigneur laisse justement penser que ceux qui ont le moins de capacité sont les plus faibles, et donc les plus enclin à l’infidélité. Mais savez-vous que cette capacité englobe l’espérance, la foi et l’amour ? La foi est la réalité de l’espérance, et l’amour est la gloire de la foi.

Ces choses sont très mesurées dans les croyants les plus faibles, et ils doivent être nourrit par les ministères afin d’être complétés, perfectionnés, équipés et édifiés.

Les serviteurs infidèles seront châtiés selon la valeur de leurs responsabilités. Comme a dit le Seigneur : « Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.
Mais, si ce serviteur dit en lui-même : Mon maître tarde à venir ; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.
Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » [Luc 12 :42-48].

Qui voudrait d’une charge qu’il ne peut pas assumer ? non à cause du Seigneur, mais par manque de capacité à les recevoir. Lorsque nos attributs spirituels et divins augmenteront, nous recevront des responsabilités proportionnelles.

Au retour du Seigneur, Il retirera leurs responsabilités aux infidèles pour les donner aux serviteurs fidèles dans l’âge à venir. N’ayant plus de responsabilités, les croyants inutiles n’ont rien à faire dans le royaume des cieux. Ils ont échoué dans la gestion de la maison, et après leur mauvaise intendance, ils sont privés des prémices de l’héritage céleste. Comme a dit Jésus : « si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? » [Luc 16 :12].

Plutôt que d’être séparé du monde pour le service de la maison de Dieu, certains ont préféré la jouissance de l’injustice. C’est ce que montre le comportement des serviteurs infidèles de Matthieu 24 et 25. Le premier mangeait et buvait avec les ivrognes, avec les gens du monde (qui comprend les chrétiens mondains). Et le deuxième justifiait son infidélité en disant au Seigneur que ce n’était pas dans son propre intérêt qu’il travaillerait, mais pour Lui. En effet, c’était une intendance ; mais il négligeait le fait d’hériter de ces choses et bien plus pour mille ans, s’il choisissait cette gestion au lieu des plaisirs éphémères du monde. Il avait peur de ne pas être complété dans ses besoins par l’église, ignorant que c’est en fait la fidélité de Dieu : c’est de l’incrédulité. Il était aussi cupide, alors il renonça à être fidèle pour s’occuper de lui-même dans le monde.

Ceux qui quittent la terre ou demeure dans la chair, infidèles au retour du Seigneur, sont des apostats. Ils sont réprouvés dans l’âge présent. Ils ne se sont pas rendus compte des centaines d’occasions à saisir pour Lui plaire en se consacrant en vérité. Mais c’est parce qu’ils n’aimaient pas Son avènement, préférant l’âge mauvais, sans pouvoir l’admettre.

Il y a dans les Ecritures, bien d’autres passages à propos et riches d’avertissements à ce sujet.
Retenons finalement un principe du jugement que le Seigneur met en évidence. « Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié ».

Le Seigneur montre encore une différence entre celui qui reçoit l’intendance de l’économie de Ses richesses, et celui qui doit les recevoir afin d’en rendre les fruits. Ceux qui ne connaissent pas sa volonté se réfèrent aux saints qui ne recevrait pas le service fidèle des économes. Tandis que s’ils le reçoivent, « on leur demandera beaucoup », ils ne recevront que peu de coup le cas contraire. En revanche, peut-on raisonnablement prétendre qu’un intendant ignorerait la volonté de son mandataire ? Il fait partie de ceux à qui on a confié beaucoup, et qui doivent agir en conséquence.

Le sort des économes n’est pas à la même mesure que celui des bénéficiaires destinés aux richesses. Ceux à qui on « confie beaucoup » sont jugés plus sévèrement que ceux à qui on « donne beaucoup ». Ce sont les économes qui donnent aux saints de la maison, et c’est le Seigneur qui confie l’économie aux économes. Mais si les uns pour recevoir, comme les autres pour dispenser sont infidèles, c’est l’intendant des richesses devant le Seigneur, et non celui qui dépend de son service compétent, qui paiera le plus grand prix. Peut-être parce qu’un économe infidèle fait deux serviteurs stériles ou peu productifs, alors qu’en étant lui-même fidèle, un ou même tous deux satisfont son mandataire. En tout cas, il est clair que ceux à qui ont confie beaucoup ont davantage de responsabilité devant le Seigneur que les autres saints devant se soumettre au service compétent.

 

 

II) Le pardon des péchés

C’est le premier message de ce livre tiré de lenouvelhomme.org.

  • La repentance

Vous pensez sûrement savoir ce qu’est le pardon des péchés, mais savez-vous que son fondement est une repentance ?

Certains disent : « il faut pardonner, tu es obligé ». Ils ne savent pas de quoi ils parlent.

La repentance est à la base, un renouvellement des pensées pour une conformité à la vérité. Se repentir signifie dans un cas, que nous reconnaissons que nos pensées ou notre comportement sont mauvais. Cette nouvelle conscience dans la lumière n’est pas « bien ou mal ». Ce n’est pas un phénomène que l’homme contrôle, mais une réaction positive à la vérité. Comprenez-vous ?

La repentance que Dieu veut, consiste à renoncer à toute sagesse humaine pour la foi de l’Evangile de Christ. C’est cela que j’enseigne dans tous mes messages. Cela ne se fait pas d’un coup : c’est un transfert progressif des choses sanctifiés, du monde au royaume de Dieu, de la mort à la vie.

La croix agit d’abord pour éprouver ce que nous avons, et tout ce qui est produit au travers est résurrection. Rien de l’ancienne création ne peut entrer dans le royaume. C’est le mystère de « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » [Jean 3 :5-6]. Or, ce qui ne passe pas par la croix et ne se relève pas en résurrection n’est pas pour le royaume.

Vous comprenez peut-être maintenant que la repentance concerne tout ce qui entre en Christ. Même si nous nous considérons en Lui, ce n’est qu’une partie de nous qui y entre à la nouvelle naissance. Le travail du salut, c’est la sanctification du reste, la conformité à la foi de Christ par l’Evangile.

Justement à ce propos, je vous parlais du ministère de la lumière avec la parole de vérité, dans « L’épreuve dans la lumière ». Les serviteurs fidèles à l’Eglise sont là pour renouveler l’intelligence et approvisionner les consciences à la lumière de la vie. C’est cela la repentance dont nous avons tous besoin. Et si quelqu’un rejette la parole du ministère, il s’endurcis de sorte qu’il lui faudra une plus grande lumière la prochaine fois.

  • La confession des péchés

Lorsque nous nous sommes repentis la première fois devant Dieu, nous sommes nés de nouveau. La puissance de l’Evangile était alors pour cette mesure fondamentale de la foi. Nous avons été réconciliés avec Lui, à cause du sang de Jésus, par lequel Il nous justifie.

Le sang de Jésus est éternellement efficace, mais il nous arrive de pécher, après la nouvelle naissance. L’Ecriture nous dit alors, que si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous purifier (1Jean 1 :9).

Remarquez une chose importante : c’est que pour confessez notre péché, il nous faut le reconnaître. Un pécheur qui ne se repend pas ou qui n’a pas la connaissance de son péché ne peut être pardonné. C’est la raison d’être des réprimandes.

Dans Matthieu 18 :15, le Seigneur dit : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ». Ici, Il ne veut pas que le frère soit couvert de honte, seulement la repentance. Alors Il mesure l’action de celui qui le reprend.

Nous voyons ensuite, qu’Il ordonne une réprimande selon le besoin, face à l’endurcissement du frère pécheur.

Lorsqu’il m’arrive de reprendre, je le fais seulement avec l’intéressé : cette une loi de vie, une réglementation intérieure. Il n’est pas question que mon frère ou ma sœur erre, sans l’occasion de se repentir. Et c’est déjà un signe d’amour et de sincérité de lui dire, comme aussi de lui épargner le choc de la honte.

Le Seigneur, au verset suivant dit : « Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins » [Matthieu 18 :16].

Le frère à une première occasion de se repentir, qu’il ne saisit pas. Il est alors confronté par un ou deux frères en plus. Il va sans dire que ceux-là, doivent être sage, avoir eux-mêmes la vérité. Le Seigneur dit que s’il n’écoute pas même ainsi, l’église (ou une autorité représentante du Corps) devra elle-même le reprendre.
C’est de cela dont je parlais en disant plus haut qu’il lui faudra une plus grande lumière la prochaine fois.

Mais la réprimande peut venir de diverses façons : le prophète Balaam, par exemple, fut repris par une bête de somme. Et le Seigneur n’hésite pas à se servir des moyens les plus inattendus. C’est à cela que servent bon nombre d’épreuves.

Un jour que j’étais encore en dénomination, l’Esprit me retint ailleurs pour parler au dirigeant principal de la secte. Ce n’était apparemment pas la première fois, mais il avait toujours refusé de se repentir, et ce jour encore, il s’était endurci. Les moyens doivent parfois être extraordinaire, surtout qu’un ministère qui décline aura bien moins d’entendement. Et qui exclura un apostat dirigeant ?

A ce stade, si rien n’y fait, alors le frère est excommunié jusqu’à son retour repentant. Et il ne sera pas justifié devant Dieu même, s’il change d’assemblée. Dieu fait grâce aux humbles, mais Il résiste aux orgueilleux.

Je connais un frère qui s’est « réfugié » dans la dénomination qui l’a maltraité publiquement, après qu’il eut été privé de la communion locale. Là, ses juges sont la sagesse humaine sans vie, donc sans justice, sans rien de bon et de vrai. Il a préféré, le mensonge hors du fondement unique, même s’il est cruel, plutôt que la croix. Et même là, il n’a pu rester…

Dieu sait qu’au bout d’un temps d’excommunication, il serait revenu repentant. Mais dans cette génération infestée de dénominations, cette pratique peut être une ultime occasion de chute. Parce que les orgueilleux sont acceptés dans ces sectes en marge du royaume. Les croyants infidèles sont ainsi aisément tentés d’ignorer le juste jugement, errant dans les ténèbres de leur injustice.

  • Le pardon des péchés

Le Seigneur dit qu’il n’y pas de limite au nombre de fois que nous devons pardonner aux frères repentants. En effet, j’espère qu’en lisant, vous ne négligerez pas la repentance essentielle.

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois.
C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Emu de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur » [Matthieu 18 :21-35].

Ce passage montre comment un croyant obtient le pardon et doit pardonner ses frères en juste retour. Nos péchés envers le Seigneur sont plus grave et plus nombreux que tout ce que nous subissons de nos frères. La parabole nous représente cette différence, comme plus de dix mille fois leurs fautes envers nous.

Le jugement sur celui qui ne pardonne pas ses frères repentants consiste à payer sa propre dette devant le Seigneur. Cette dette n’est pas le jugement éternel, car nous sommes définitivement sauvés par grâce. Mais ce jugement nous prive de la jouissance du règne millénaire avec Christ et les fidèles qu’Il confesse.

Regardez vos iniquités depuis votre nouvelle naissance : tout cela et ceux qui suivront sont votre dette envers le Seigneur. Au jour du tribunal de Christ, il n’y a pas de miséricorde pour qui ne fait pas miséricorde à ceux qui se repentent de leur faute envers lui.

Comme Dieu est bon envers nous qui confessons nos fautes, nous devons porter le même fruit par la foi. Ce n’est pas une question de parole, mais d’obéissance dans la vie. Celui qui ne pardonne pas sincèrement, n’est pas justifié de ses propres fautes devant le Seigneur. Mais comme il est écrit : « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.
Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? » [Jacques 2 :12-14].

Dieu jugera les œuvres secrets des cœurs : que nul ne s’imagine trompant Son juste jugement. Il a tout remis à Celui dont les yeux sont une flamme de feu, devant qui nous sommes entiers.

Les dix mille talents sont nos offenses au Seigneur qu’Il justifie par une perte propre. Quand nous-mêmes pardon un frère, nous subissons une perte en lui remettant sa dette. Si nous ne faisons pas grâce de la dette de mille, le maître nous réclamera Ses dix millions pour entrer dans Son règne éternel. Nous paierons cette dette par un châtiment, dans l’âge à venir. Nous pouvons tout recevoir, mais Il ne peut accepter que nous recevions une récompense pour notre méchanceté.

Il dit Lui-même que si nous ne pardonnons pas aux hommes leurs offense, le Père ne pardonnera pas non plus les notre (Matthieu 6 :14-15).

Jean disait que si nous disons que nous n’avons pas de péché, la vérité n’est pas en nous. Sommes-nous donc sans espérance ? Loin de là, car la miséricorde triomphe du jugement. Cela signifie qu’il est juste que Dieu pardonne à ceux qui pardonnent. En revanche, il est certain que ceux qui ne pardonnent pas de tout leur cœur, ne peuvent être justifié.

Avec la réprimande, nous essayons de conduire le frère à la repentance, afin qu’il soit pardonné : c’est une œuvre d’amour. Cela n’aurait pas de sens de lui imputer sa faute, après qu’il l’ait reconnu. Et si un frère vient à nous repentant, nous devons lui pardonner sincèrement. Car ne pas le faire ou faire semblant, c’est refuser de libérer un frère, tout en essayant d’obtenir notre propre justification : cela ne se peut.

« Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre aura été lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre aura été délié dans le ciel.
En vérité je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, mon Père qui est dans les cieux le fera pour eux. Car là où deux ou trois sont assemblés dans mon nom, je suis là au milieu d’eux » [Matthieu 18 :18-20].

Dans le cas du frère qui ne se repent pas, comme dans celui du frère qui ne pardonne pas, il y a un jugement. La prière de ceux qui s’accordent sur la terre est une plainte de quelques fidèles contre eux. C’est ce que représente aussi les compagnons de la parabole qui sont témoins de l’attitude du frère. Sachez que ce genre de prière est une loi de vie manifestée avant l’exécution d’un jugement.

Si vous connaissez mon ministère, vous vous souvenez peut-être de ce principe de la prière spirituelle. Dieu à un désir qu’Il communique pour la prière, afin qu’Il l’exauce.

Lorsque le Seigneur dit, par une bonne traduction, « aura été lié ou délié dans le ciel », Il touche un mystère. C’est que la décision de lier ou de délier est déjà prise dans le Dieu trinitaire, et réalisée selon le principe de la prière spirituelle.

Les frères qui connaissent intimement le Seigneur sont toujours scandalisés de voir l’injustice à l’Eglise. Son Esprit réalise ce fardeau dans les frères qui se plaignent à Lui, mais c’est Lui-même qui est scandalisé en eux.

Le jugement qui tombe sur le frère injuste n’est pas la perdition éternelle. Mais personne ne participe à la manifestation du royaume, sans conscience pure, avec un fardeau égoïste.
Toutefois, ne croyez pas que quelqu’un puisse faire le mal, et exiger le pardon sans repentance.

Un jour, j’étais encore en dénomination, le frère dont je vous ai déjà parlé, vint me voir. Et il me dit : « Je te demande pardon parce que Dieu m’a dit de le faire, mais je n’ai rien fait ». Pensez-vous qu’il doive être pardonné dans ce cas ? Dieu Lui-même ne pardonne que sur la base de la repentance, dans la reconnaissance de la faute commise. Ce frère n’a fait que rajouter une offense à son fardeau, pourtant, j’ai fini par lui ai pardonné (après quelques temps).

Vous pouvez penser que je ne parlerais pas ainsi si je lui avais pardonné. Et vous auriez tort, car je n’ai aucune rancune ou amertume dans le cœur. De plus, notre histoire a clairement témoigné de mon amour sincère, mais c’est pour votre instruction que je parle ainsi.

Comme pour les juifs incrédules, toutes ces offenses servent au ministère, pour instruire dans la justice. Mais je ne me prive pas de l’espérance de sa repentance. (Ce message date de quelques mois au moment où je l’adapte à ce livre : aujourd’hui, il n’est plus question de repentance, car ce frère a une fois de trop été réprouvé).

Connaître son péché et le confesser sont incontournables dans l’obtention du pardon. Devant Dieu, je libère mon cœur de toute offense. Mais celui qui m’offense aura une mauvaise conscience s’il ne confesse ses fautes devant moi.

Et cela ne signifie pas que quiconque est offensé soit dans son droit, car Dieu ne connaît pas nos principes, mais les œuvres des cœurs. Inutile de se plaindre d’une offense qui n’est pas une œuvre de la chair. C’est aussi pourquoi, la Bible parle de ceux qui peuvent juger, qui ne sont pas subjectifs mais spirituels, et de ceux qui ne peuvent être jugés.

Dieu a le pouvoir de pardonner à cause du sang de Jésus, ce qu’Il fait par amour. Nous aussi en avons le pouvoir, envers nos frères surtout. Christ est en nous, une loi miséricordieuse de vie, au bénéfice de ceux qui sont eux-mêmes aimants dans la foi.

III) La prudence du croyant infidèle

Voici le deuxième message de ce livre également publié sur lenouvelhomme.org qui vous donnera, je l’espère, une vision de la situation d’un croyant devenu apostat lorsqu’il réalise sa situation dans le monde.

Ne prenez pas ce message pour une alternative à la fidélité qui nous vaut de recevoir le royaume de Dieu. Je ne veux pas qu’il soit une occasion de chute pour vous. C’est pourquoi, examinez le contexte du discours, et désirez les meilleures promesses.

Voici notre passage scripturaire de référence.
« Jésus dit aussi à ses disciples : Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens. Il l’appela, et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.
L’économe dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens ? Travailler à la terre ? je ne le puis. Mendier ? j’en ai honte. Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi. Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante. Il dit ensuite à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, et écris quatre-vingts.
Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.
Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer » [Luc 16 :1-9].

Ici, le maître ne loua pas l’injustice du croyant, mais sa prudence. Il est injuste, c’est pourquoi sa prudence est mise en avant, parce que c’est tout ce qui lui reste. S’il était fidèle, on n’en parlerait pas de cette façon, nous évoquerions plutôt la récompense du royaume même.

Ce passage est un avertissement pour ceux qui comprennent leur privation inéluctable du royaume, dû au temps raccourci. En effet, racheter le temps se fait en cherchant le royaume et la justice de Dieu, et avec le labeur des bonnes œuvres. Seulement, ceux qui sont déchus du sacerdoce n’ont plus le fondement pour cela.

La justice de Dieu commence avec le fondement, et Elle se manifeste dans la vie d’église. Mais quand nous sommes destitués de l’administration des biens du Seigneur, Il n’impute plus nos œuvres à Son crédit. Dans ce cas, nous ne pouvons plus parler de « justice de Dieu ». Il nous dira « je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Car c’est ce que sont nos œuvres devant Dieu.

Dans le message précédent, je parlais des deux ou trois qui s’accordent et prient selon le fardeau de Christ (Matthieu 18 :15-31). Ceux-là sont témoins de la mauvaise attitude d’un frère et le dénoncent au Seigneur.
Lorsque cela arrive, au point où le croyant est coupé du sacerdoce, des œuvres indépendantes sont ce qu’il lui reste. Il sera sans doute refoulé aux portes du royaume de Christ et des vainqueurs, avec des regrets amers. Il aurait dû s’activer en cherchant le royaume et la justice de Dieu quand il le pouvait.

En effet, les ténèbres du dehors, les pleurs et les grincements de dents ne sont pas pour les incroyants. Ces derniers subiront un pire châtiment. Comme il est écrit : « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien » [1 Pierre 4 :17-19].

L’économe infidèle était sanctifié pour la justice, il a été préparé pour un usage unique du service spirituel. Non seulement, mais il pouvait aussi faire le bien pour une récompense dans le royaume. Là, nous parlons de bonnes œuvres qui se pratiquent avec les « richesses injustes », c’est-à-dire, les biens matériels.

En sortant du sacerdoce, il est privé des avantages des agapes. Il ne peut faire comme les incroyants, ni s’abaisser comme un mendiant. Il a sans doute goûté au royaume de grâce en Christ, mais a trahit et méprisé la vie de l’église. Alors il fait, sans le soutien de son employeur, ce qu’il aurait pu faire sous Son autorité. Mais ce n’est pas Lui qui le paiera : il travaille seulement pour que les saints du royaume millénaire l’accueillent.

Dans l’âge à venir, les bonnes œuvres n’auront pas de raison d’être. Alors le Seigneur nous exhorte à investir : c’est donner dans l’âge présent pour moissonner dans l’âge à venir. Paradoxalement, le croyant infidèle prouve sa foi par sa prudence, et il sera justifié dans ce peu trop tardif.

Bien sûr, je ne dis pas que les bonnes œuvres sont pour les coups durs. C’est comme des heures supplémentaires qui nous valent un plus grand salaire. Mais nous ne saurions substituer notre solde à ce supplément.

Que comprenez-vous de cette prudence que le Seigneur nous enseigne ? Il ne nous dit pas d’attendre de perdre le sacerdoce, mais d’être prudent d’avance.

« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.
Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » [Matthieu 13 :44-46].

Notre espérance du royaume doit être telle, que nous faisons comme l’homme (Christ) dans les paraboles.
Dans notre premier passage, le croyant est appelé « économe » à dessein. Le Seigneur donne à tous les saints des richesses « à dispenser » selon la capacité de chacun, avec des fonctions précises.

Mais voici, lorsqu’il était au service des saints, il a méprisé ses responsabilités dans le Corps. C’est aussi la morale de la parabole des talents, avec le mauvais serviteur qui cache le sien (Matthieu 25 :24-30). Et la chute est la même avec le berger du troupeau de Luc 12 :45-46.

Si l’économe infidèle, malgré sa déchéance, peut user de prudence, c’est parce qu’il sait comment agir avec les saints. Il agit par égoïsme avant et après ses fonctions : ces motivations ne sont pas un fruit de la lumière. Ses œuvres ne sont produites ni dans l’amour, ni dans la justice. Elles sont motivées par l’intérêt, un retour sur investissement dans l’âge à venir.

C’est le Seigneur qui a dit : « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense » [Matthieu 10 :40-42].

Si un croyant accueille un autre adéquatement, il a forcément une bonne communion de l’église. Pareil chrétien n’est pas déchu de son administration, puisqu’il reçoit la grâce dans le Corps. Mais le dernier point du passage au-dessus, peut n’être que la prudence d’un croyant infidèle. Ce n’est pas simple d’aller d’un coup contre nos propres intérêts dans le monde. Et donc, quelqu’un d’habitué à l’avarice mesure ses efforts. Non que je méprise ce peu, car la parole justifie celui qui fait ainsi.

Le passage de Luc 16 peut encore mieux s’appliquer, lorsque nous considérons la grande tribulation. C’est un temps où il n’est plus question de fanfaronner : c’est le réveil de tous les saints. Reste néanmoins à savoir, pour qui, il n’est pas trop tard. Souvenez-vous de la parabole des dix vierges. Celles qui ne s’étaient pas prise à l’avance, qui ne s’étaient pas préparées n’avaient plus le temps.
Mais qui comprend ce qu’elles faisaient avant leur retour pour le tribunal de Christ ? Qui comprend dès maintenant, ce qu’est racheter le temps ?

Elles cherchaient la justification par des bonnes œuvres qu’elles auraient pu pratiquer envers les saints quand le fondement comptait. Je ne dis pas qu’il ne compte plus, mais qu’il est trop tard pour elles. Faute d’une bonne communion du Saint-Esprit, et n’étant plus dans la maison, elles n’ont pas porté les fruits attendus. Néanmoins, nous comprenons à la lumière des Ecritures, que toute prudence à l’égard des saints nous vaut une récompense.

Retenez tout de même mon premier avertissement : ce peu ne saurait être comparé à la couronne de justice. Cette dernière est réservée aux fidèles qui ont assumé le sacerdoce, dans le royaume et la justice de Dieu.
Le problème pour tous ceux qui perdent l’administration, c’est qu’ils ne croissent plus pour le salut. Leur course ne sert plus qu’à grappiller l’hospitalité des saints dans l’âge à venir.

Le Seigneur retire l’administration aux bergers infidèles, et à tous les serviteurs méchants et égoïstes. Combien s’estiment justes, quand ils sont cruels envers leur semblable ? Ils peuvent très bien ignorer qu’ils sont depuis longtemps révoqués.

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande » [Matthieu 7 :22-27].

Combien méprisent le service des martyres dans les églises de Dieu, préférant les imposteurs séduisants ? A cela, je réponds que le Seigneur rendra à chacun selon ses œuvres.
Si vous voyiez le nombre d’infidèles au sein du peuple, vous loueriez Dieu à cause des vainqueurs. C’est à cette fin, et aussi pour votre consécration dans la participation du royaume que je parle.

  • Le service tactique

« Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi, et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire : Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place. Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé » [Luc 14 :8-11].

Dès aujourd’hui, nous devons travailler avec prudence. Beaucoup de frères et sœurs ont besoin de notre service, et Dieu nous plante où nous devons être pour servir. Ceux qui vont plus loin sont arrogants, et ceux qui les suivent sont complices et dépouillés de la justice. Vous avez une localité, alors vous devez d’abord être juste envers vos frères à proximité. Il est pernicieux de donner à la localité une définition qui anéantit la vie du Corps.

Non seulement nous devons respecter l’ordre divin sur le fondement unique, mais être efficace à l’église. Combien Dieu serait glorifié par un fruit abondant de la lumière !

Dans le passage de Luc 14, le Seigneur nous montre que cibler les plus grands nécessiteux dans les bonnes œuvres optimise notre salaire. Notre service peut être tactique. Ainsi, nous pouvons mettre la priorité sur ceux qui en bénéficieront le plus. Nous serions avisés de faire du bien aux frères et sœurs, qui ne peuvent nous le rendre.

En vérité, c’est cela la justice, mais les bonnes œuvres si ajoutent, quand nous investissons davantage. Seulement l’homme charnel est élitiste parmi les saints, préférant honorer ceux qui ne manquent pas d’honneur. Mais ce n’est pas la loi de vie dans l’église.

« Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur.

Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d’honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres » [1 Corinthiens 12 :18-25].

La réalité du principe des dîmes est supprimée. Le Seigneur faisait plein de reproches aux juifs de Son temps (Matthieu 15 :3-8). Ils ne comprenaient pas que la volonté de Dieu passe par une justice excellente envers nos semblables.

Même le jeûne est destiné aux bonnes œuvres (Esaïe 58 :6-7). Ce n’est pas cher payé de se priver du surplus quotidien pour nourrir un autre, de remettre les dettes et de rajouter par bonté. D’ailleurs, « le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité » [Ephésiens 5 :9]. L’église locale est sensée être une usine où se concentre une foi agissante par l’amour.

Je ne saurais prétendre que mon œuvre est extraordinaire : en fait, je voudrais en faire tellement plus. Mais il semble évident qu’en moi, le don de la grâce concerne surtout la parole de vérité, afin de compléter le témoignage. Si nous avions tous la foi et le zèle pour la justice, le royaume de Dieu serait déjà manifesté.
Que Dieu nous fortifie par Son Esprit à l’église, afin que nous portions le fruit de la lumière, Amen.

La destruction de la chair

La destruction de la chair est un dépouillement de choses positives et négatives par autorité divine. Nous en avons déjà parlé, bien que de manière incomplète. Je vous disais alors, que c’était l’application de la volonté du Seigneur envers le frère méchant.

Toutes bénédiction se réalisent dans l’ordre divin. C’est pourquoi ce châtiment commence par l’excommunion du mauvais de la maison de Dieu. Une fois au dehors de la communion de l’église, il expérimentera une privation primaire.

Certains ont cru qu’il s’agissait de maladie, ce n’est pas faux, mais ce n’est pas tout. Regardez Job : alors bien sûr, il n’était pas mauvais, mais il est un exemple parfait du genre de dépouillement dont il est question. Dans son cas, nous voyons la lumière qu’il reçut à la fin. Pourtant, c’est bel et bien par la mort qu’il dû passer : la perte de ses biens terrestres, de sa famille, de sa réputation, la solitude, les reproches de ses amis, la maladie. Moi-même, j’ai dû passer par ce dépouillement, de façon mesurée.

Le Seigneur ordonne que nous fassions mourir les membres qui sont sur la terre. Il parle des œuvres de la chair qui ne peuvent être anéantis que par la soumission et la discipline de l’Esprit. Il ne s’agit donc pas d’une pratique extérieure de la sagesse et de l’effort humain. Comme il est écrit : « la chair et l’Esprit sont opposés afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez » (Galates 5).

Tout est question de soumission. La soumission est l’attitude qui permet à l’Esprit que nous conduire à l’obéissance de Christ. Cette obéissance est la réalité du culte agréable à Dieu, c’est le témoignage de Christ.
Le problème c’est que certains ne se soumettent pas. Quand cela prend des proportions telle que dans le déclin, la nécessité du châtiment salutaire augmente.

Au temps des apôtres, le terrain de l’église était parfaitement délimité. Tous savaient que leur ville d’habitation était l’espace de leur église avec les saints. Déjà, l’ordre divin n’est pas respecté, cette soumission de base au Seigneur est ignorée.

Nous sommes censés nous manifester en Corps de Christ, Son expression. Mais comment le pouvons-nous, alors que nous n’avons pas les nerfs de la soumission pour Son règne. Imaginez votre propre corps, sur lequel vous n’avez aucun contrôle. Même si vous y vivez, c’est comme s’il ne recevait pas vos ordres, et ne réagissait pas à vos pensées ou à vos sentiments. Voici les églises modernes du protestantisme.

A quoi peut bien servir l’excommunion dans pareil déclin : les saints sont déjà hors de la communion du Corps. Et même si nous rétablissions cette communion avec des frères fidèles, faudrait-il craindre cette pratique ? Non. Seulement, j’ai observé que le mauvais que nous ôtons de la communion se réfugiait dans les sectes.

Normalement, cette pratique existe pour la destruction de la chair, mais le courant impur, le protestantisme, est un refuge dans les ténèbres. Là, les apostats ont un baume des compagnies légères, sans discernement de la justice. Ce refuge n’en est pas vraiment un : j’espère que vous l’avez compris.

Si la communion des localités était avec le Seigneur, il n’y aurait pas de dénominations, ces groupes dissidents et blasphémateurs. Dans ce cas, les saints se réuniraient simplement sous la responsabilité de conducteurs fidèles, dans les maisons. A ce stade, nous avons au moins une structure conforme au fondement des apôtres.

Dans un autre sous-titre, je vous parlais du processus qui conduit à l’excommunion. C’est à cause de la vision du Seigneur pour laquelle nous prions d’un zèle de la justice. Deux ou trois qui s’accordent dans le Seigneur relaient Son jugement envers le frère injuste. Dès ce moment, il sera traité comme un impie.

Afin que le jugement, de toute façon bénéfiques aux fidèles, soit aussi salutaire pour l’infidèle, ce dernier ne doit pas être épargné. Et c’est là tout le problème. Le frère méchant ne devrait avoir aucune communion fraternelle avant qu’il ne se repente. Mais dans ce monde, où les forces spirituelles apprennent aux hommes à tolérer les abominations, les mêmes esprits inspirent l’unité pécheresse dans la maison de Dieu. Quelle honte, quelle bêtise, quel malheur !

La destruction de la chair doit normalement commencer par cette excommunion. A partir de là, le méchant expérimente la maladie et les pertes des richesses terrestres, jusqu’à son plus précieux trésor. Il souffrira ces choses dans la solitude, afin de perdre goût au péché. C’est ce que signifie : « celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » [1 Pierre 4 :1].

Je ne dis pas que tout châtiment passe par l’excommunion, mais tous les châtiments servent à la destruction de la chair. Dans ce message toutefois, nous parlons de ceux qui sont réfractaires aux réprimandes. Ceux-là ont besoin d’un plus grand choc qu’ils ne pourront recevoir dans l’église, seulement dehors. Là, il n’y a pas de bénédictions, celles du Corps dans l’ordre divin.

Dans les premiers temps de l’Eglise, le ministère était très soucieux du sort des saints. En effet, l’apostasie faisait quelques victimes parmi les saints. Mais aujourd’hui, les fidèles sont les rares parmi nous.
En lisant cet ouvrage, n’êtes-vous pas saisi de crainte ? Un immense troupeau se précipite dans l’abîme, car une légion de forces spirituelles mensongères vous aveugle. Si pareille parole de sagesse est donnée à l’Eglise, êtes-vous justifié en la rejetant ? Non.

Paix et miséricorde sur ceux qui aiment Dieu, Amen.