Nous distinguons souvent des évènements, des choses visibles dans le ciel, lorsque l’on entend parler de signes. Ce genre de choses existent, mais nous ne devons pas être sans intelligence. Ne considérez pas cela comme un privilège de voir, sans obéir à l’appel.

Des évènements servent de signes. Dans Daniel, le quatrième animal est un signe ; et il y en a beaucoup. Dans l’Evangile selon Matthieu, le Seigneur répond à la question des disciples en révélant des signes. Et je vais vous étonner : la Bible est un livre de signes, alors il n’en manque pas.

« Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » [Matthieu 24 :3].

Il a répondu aux disciples de manière structurée, toutefois sans trop de détails, pour nous aujourd’hui. Mais nous avons des avertissements dans toute l’Ecriture.

 

 

Les faux Christ

« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n’y allez pas ; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas. Car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. En quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles » [Matthieu 24 :4-5, 23-28].

Nous devons faire la part dans le discours du Seigneur. Il s’adressait premièrement à des juifs, et les premiers concernés étaient donc eux. Des versets 4 à 31 au moins, ce sont les juifs qui sont concernés. C’est un signe pour les incrédules et un avertissement pour ceux qui appartiennent au Seigneur.

Beaucoup des contemporains de Jésus ne croyaient pas à ce qu’Il était, alors Il les prévint. Jusqu’à aujourd’hui, les juifs pratiquants qui sont à Israël attendent un messie. Si ce n’était pas le cas, ils ne seraient pas séduits par un imposteur. Le fait est qu’ils n’ont pas cru que le Véritable est venu en la personne du Fils.

 

 

Le péché abominable

De plus, les preuves continuent, montrant que toute ces choses sont « dans le plus beau des pays ». Daniel en parle bien sûr, mais même ici, dans ce chapitre de Matthieu, le Seigneur le prouve. Car l’abomination de la désolation (v15) sera à Jérusalem, dans le temple. C’est encore ce que signifie que le serpent ancien se tient sur le sable de la mer dans Apocalypse 12 :18.

Le péché abominable est la statue fabriquée par les habitants de la terre (Apocalypse 13 :14), représentant la bête, et qui s’exprime comme vivante. Ce sera la plus grande séduction qui n’y ait jamais eu : les hommes adoreront l’image de l’Antichrist final.

C’est un signe pour les juifs qui sont en Israël, et ceux qui ont cru au Seigneur fuiront en voyant ces choses. En effet, Il ne destine pas les fidèles à cette persécution, c’est pourquoi Il les prévient. Mais lorsque ces choses arrivent, nous sommes déjà dans la dernière période qui ne dure que trois ans et demi. Ce que nous ne savons pas, c’est quand tout cela commencera, mais le signe qui marque le début de la grande tribulation ne nous échappera pas (Apocalypse 6 :12-14).

L’idolâtrie est ce qui offense Dieu le plus. Qui se rend compte de ce qu’est notre idolâtrie ? C’est tout ce qui est contraire au commandement. Or, le contenu du commandement c’est tu aimeras Ton Dieu et tu L’adoreras Lui seul, et aimez-vous les uns les autres. Aimer autre chose que le royaume de Dieu est une idolâtrie.

Vous avez peut-être du mal à réaliser. Lorsque l’Esprit dit que l’amour du monde et des choses qui sont dans le monde, sont inimitié contre Dieu, c’est de cela qu’Il parle. Les choses qui sont dans le monde, ce sont les convoitises et l’orgueil de la vie : toutes ces choses sont une affection impie.

Dieu est opposé au monde, Christ est opposé à Satan, et l’Esprit est opposé à la chair. Notre amour du monde produit l’idolâtrie, comme une loi, la loi du péché.

Tout ce que nous faisons est motivé par l’affection. L’amour de Dieu nous conduit dans toute Sa volonté ; et Il donne cette promesse : celui qui fait Sa volonté demeure éternellement. Mais le monde et sa convoitise vont dans l’oubli, parce qu’ils ne sont pas issus de l’amour de Dieu.

Faites votre propre examen pour savoir ce qui motive vos œuvres, sachant que c’est Dieu le Juste Juge. Il est écrit : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde ». Votre amour est-il seulement en Dieu ? Sinon, il faut encore vous séparer pour Lui plaire, pour saisir la gloire de la vie éternelle.

Le culte du péché abominable est le comble de l’idolâtrie, la pire séduction du monde pour les pires ténèbres dans l’homme. Ceux qui le pratiqueront seront à coup sûr condamnés à la perdition éternelle, comme il est écrit. Au reste, l’idolâtrie, c’est l’œuvre de tout homme naturel dans le monde. Qui comprendre que nous ne vivons pas pour quoique ce soit d’autre que le royaume de Dieu ? mais eux, ne Le connaissent pas.

Je cite une parole certaine : la justice est le but de Dieu, et tout ce qui n’est pas pour ce but, même indirectement, n’est pas la justice de Dieu. C’est ainsi que nous faisons un examen objectif, de nos affections et de nos œuvres. Mais beaucoup se trompent en s’imaginant faire ce qu’ils font pour Dieu. En vérité, quand notre vision n’est pas Sa volonté, c’est que nous sommes séduits par la Babylone du monde.

Ce sous-titre mériterait un chapitre entier, tant la question de l’idolâtrie est cruciale, mais nous devons avancer.

 

 

Les quatre premiers sceaux d’Apocalypse

Voici qui n’échappe à personne. Les sceaux peuvent être rangés en deux ou même trois étapes. Les quatre premiers concernent les signes majeurs caractéristiques de l’âge présent.

L’implication des quatre être vivants montre que toutes les créatures de la terre sont relativement concernées par les puissances qui vont être libérés. Ils sont les représentants des créatures vivantes de la terre, celles qui existeront encore dans l’éternité.

L’un d’eux, et on ne dit pas lequel à dessein, appelle chaque fois que le Seigneur ouvre un des quatre premiers sceaux. Ces sceaux étaient prêts pour leur ouverture, dès l’ascension de Christ : le ciel L’attendait, c’est aussi pourquoi Il paraît comme immolé à ce moment, parce qu’Il ne tarde pas après avoir tout accompli.
Les chevaux sont le symbole d’une course effrénée et guerrière des cavaliers, tous des personnifications, qui accomplissent leurs effets. Ce sont des représentations, et non des individus réels, des puissances agissant bel et bien sur la terre des vivants.

1) Le premier est l’Evangile.

Il agit envers l’humanité pour le salut et l’économie de Dieu. Je ne vous apprendrais pas que le blanc symbolise la pureté, ce qui est sans tâche et sans mélange. Peu importe ce qui arrive sur la terre, cet Evangile ne faillera pas, et ceux qui Le suivent jusqu’au bout de la course sont des vainqueurs.

Vous imaginez quelle vision devait animer l’apôtre Paul ? quelle foi il avait ? Il a parcouru trois continents sans les moyens des deux derniers siècles, et sans savoir ce qu’il trouverait. Il savait néanmoins que l’Evangile était destiné à tout homme sur la terre. Quoi qu’il n’eût qu’une vie, nous ne pourrions dénombrer ceux que le Seigneur a ajouté à l’Eglise par son ministère.

Dans ce temps et jusqu’à maintenant, malgré des batailles, l’Evangile n’est pas vaincu. Il a un arc dont la flèche a déjà été décochée, et nous savons que l’économie de Dieu, Son dessein par l’Evangile aboutira. Or, une flèche n’arrête pas sa course pour la reprendre ensuite.

Que le cavalier ait une couronne est un signe merveilleux et très parlant encore à notre époque. Cela signifie que l’Evangile est motivé par le règne de Christ, la vision céleste qui animait la course de Paul. Et tous ceux qui ont cette vision perfectionnée en eux, sont des vainqueurs inscrits dans le livre de vie pour le règne de l’âge à venir : ils vaincront, car c’est leur raison d’être.

2) Le deuxième sceau libère la guerre et l’inimitié.

Le Seigneur en parlait dans Matthieu, disant qu’il y aurait des guerres et des bruits de guerres. Mais cela va plus loin : le cheval roux représente l’effusion de sang par toutes sortes de carnages. Cela va du meurtre au génocide, du crime isolé au guerre nucléaire. Rien n’est précisé, mais cette puissance est derrière toutes ces choses.

Ouvrez les yeux : vous verrez que nous sommes dans un monde de violence. Cela arrive parce les hommes n’ont pas l’Evangile de paix. Leur nature pécheresse est stimulée afin qu’ils consomment leur haine, leur jalousie, leur amour de l’argent, leur soif de pouvoir, leur orgueil et leurs mauvaises passions. Une grande épée ne sert pas aux duels, mais à faucher dans le vif. C’est aussi ce qu’indique le cheval roux, car à la guerre, lui-même est un instrument du cavalier pour faucher dans sa course, avec de plus cette épée assez grande pour couper les têtes. La seule vision de cette puissance est l’hécatombe des hommes.

3) Le troisième sceau montre la famine.

Qui dira que ce signe n’est pas évident ? Le cheval noir représente le manque. Ici, c’est la nourriture qui vient à manquer. Mais ce n’est pas tant les quantités disponibles que l’incapacité de s’en procurer. En effet, les puissants du monde, même les chefs des nations, jouissent sans compter de leur fornication avec Babylone, leur vache à lait. Ils sont les artisans des plus grands massacres et assassinats, maintenant encore ils tueraient bien, ou laisseraient des populations mourir pour le profit.

Beaucoup d’hommes sont exploités pour une misère. N’avez-vous jamais entendu parler d’usines clandestines, de travail au noir ou simplement d’esclavage ? Les puissants ont souvent le monopole de plusieurs denrées. Et certains de ceux qui les produisent ne peuvent pas en vivre, car ils ne sont pas payés à hauteur des efforts énormes qu’ils fournissent.

Nous entendons aussi les rumeurs de crise économique : les riches prétendent être concernés parce qu’ils n’ont pas autant d’argent qui entre, sans que cela leur soit vital. Ils disent que cela les empêche de créer des emplois, mais c’est de libéralité que les hommes ont besoin, non de faux prétextes et d’avarice.

Tous ne sont pas touchés par ce fléau : beaucoup trouvent leur compte ici et ailleurs, bien trop occupés à jouir de l’universalité du monde, remplis de la satisfaction relative dans les abominations de la terre.

Babylone a déjà usurpé ce qu’il y a de plus important : l’Eglise de Dieu. Comme je vous le disais dans le premier chapitre, elle est une redéfinition mensongère des choses positives créées. Maintenant, les richesses de la terre, desquelles personne ne peut vraiment faire fis, sont employées comme la deuxième séduction principale.

En tant que l’église apostat, Babylone sépare les hommes de la réalité divine, et comme centre économique et commercial, elle réduite les hommes en esclave. Certains dans la chair ne se résignent pas, mais leurs grèves, leurs crimes ou leur avancement sur l’échelle du pouvoir les confirment dans le système satanique.
La fin de cette tyrannie viendra seulement avec la destruction de Babylone et l’établissement du royaume éternel, dès les prémices de l’âge à venir, au retour du Seigneur Jésus.

4) Le quatrième cavalier est la Mort, c’est son nom.

Que le séjour des morts le suive signifie qu’il ne fait pas de distinction, car ce lieu comprend aussi le paradis. Toutefois, nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, et que rien ne tombe en terre sans Son avale. La Mort se sert de la guerre et l’inimitiés, de la famine, des bêtes sauvages et de toute cause mortelle pour entrainer le quart de la terre.

Babylone étant née des ténèbres de la mort, elle est un instrument efficace pour réaliser la vision du cavalier au cheval pâle. Cette teinte représente l’agonie et la mort sur son passage. Dans ce monde inique, il y aura toujours des moyens de remplir le quota permis.

Ces quatre puissances ont des effets très visibles annoncés d’avance, qui seront des signes jusqu’à la fin du monde. Nous ne devons pas nous étonner, mais nous aurions tort de banaliser la situation dans le monde. Comme il est écrit : « cet Evangile sera prêchée sur toute la terre. Alors viendra la fin ». Et de même en est-il des trois autres premiers signes des sceaux.

Dans le sous-titre précédent, nous parlions du péché abominable, qui est le comble de l’idolâtrie. Sachez maintenant ceci : ces quatre premiers sceaux sont en réalité des ennemis de l’idolâtrie. L’Evangile est positif, pour le royaume de justice, mais les trois autres puissances sont les fléaux de l’âge présent, venant de Dieu, qui frappent ceux qui jouissent du monde, sans compter sur les promesses de Dieu dans l’Evangile (le royaume).

Comme il est signifié dans le fondement : « l’amour du monde est inimitié contre Dieu ; celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu ; vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ».

Même si certains ont une alliance avec Babylone, pour forniquer avec elle et s’épargner ce jugement aujourd’hui, c’est en injuste qu’ils accumulent leurs convoitises et leur orgueil. Finalement, un pire jugement les atteindra quand ils se croiront dans l’abri du luxe et du péché.

 

 

Les faux enseignants et les antichrists

« Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point » [2 Pierre 2 :1-3].

Le ministère de l’apôtre Pierre était envers les juifs. Il n’est donc pas étonnant qu’il parle de faux prophètes. Mes dans un souci général, et parce que l’Eglise est mon souci, je parlerai plutôt des faux enseignants.
Toutefois, sachez que les faux prophètes s’attaquent au fondement de l’Evangile afin d’entraver le salut, alors que les faux enseignants s’insinuent au milieu des saints pour détruire l’édifice de Dieu.

Les faux enseignants sont à la base de l’apostasie. Tout ce qu’ils ajoutent à la doctrine est pernicieux, et des siècles plus tard, certaines hérésies ont tant séduit les hommes qu’elles sont pour eux des éléments de la justice. Ces individus sont des hérétiques : ils n’ont ni crainte, ni foi, ni intelligence. Ils sont philosophes, prenant plaisirs à populariser leur école de pensée.

Les hommes de cette race ont établi leurs propres courants, après avoir trouvé suffisamment d’adeptes de leur folie. Nous avons l’exemple des « Témoins de Jéhovah », qui ne sont bien évidemment pas Ses témoins. Ce serait comme dire que les Hébreux qui appelèrent l’œuvre de leur main « l’Eternel », dans le désert avec leur veau d’or, étaient dans la vérité.

Ces hérétiques vont même de maison en maison pour communiquer leur corruption.

Dans quelques paragraphes, nous parlerons des apostats, individus vaincus dans cet âge. D’autres ne seraient pas forcément d’accord avec moi dans les limites, pour les appeler ainsi, toutefois, je fais une différence entre eux et les faux enseignants. Ces derniers ne sont assurément pas de la race sainte, car leur doctrine nie la déité et le salut du Fils de Dieu, Jésus-Christ. Ils sont pleins d’inventions, mais en cela, ils sont comme tous les impies. Mais eux, ont osé ajouter et ôter des choses aux Ecritures afin de justifier leur propre bible qu’ils prétendent être sainte.

Ces faux « Témoins de Jéhovah » ne sont pas les seuls faux enseignants dans le monde, loin de là. Et il y en a un grand nombre au milieu des saints, que certains suivent parce qu’ils n’aiment pas la vérité.

Il y beaucoup à exposer au sujet des faux enseignants, mais nous devons avancer dans ce livre.

« Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres » [1 Jean 2 :18-19].

Maintenant, nous parlerons brièvement des antichrists. Il ne s’agit pas de l’Antichrist final, l’homme du péché abominable, mais des antichrists. Il y en a eu un tant dans le monde, que je suis persuadé que vous en avez rencontré.

Nous comprenons grâce au passage ci-dessus qu’ils nous ont côtoyés, sans croire. Et à cause de cela, ils ont perfectionné un esprit d’opposition parfois virulent.

Ces individus sont des moqueurs qui ne se lassent pas. On désigne une personne ainsi, parce qu’elle parle contre Christ. Elles nient que Jésus soit le Fils de Dieu, ou même qu’il y ait eu un Christ. S’ils cèdent sur l’existence de l’homme Jésus, ils contredisent Sa déité.

Si vous rencontrez pareil personne, je n’ai qu’un conseil pour vous : passez votre chemin. Vous ne le convaincrez pas car il n’a rien à faire de la vérité, mais il prendra plaisir à vous faire face dans son incrédulité. Il pourra laisser paraître des rictus méprisants qui éprouveront votre patience, dans un combat perdu d’avance.

Ces hommes aiment débattre et rire des arguments de la foi. Et étant impies, totalement charnels, ils sont pleins d’astuces pour contredire et exposer leur propre pensée. Bien sûr, ils sont à jamais dans l’erreur, mais vous jouerez leur jeu en éternisant une conversation vaine dans laquelle vous prenez tous les risques, quand eux, sont implacables.

Comme les faux enseignants dont nous parlions tout juste, ces individus sont destinés à la perdition éternelle.

 

 

Les apostats

Ceux-là n’ont que rarement conscience de leur situation réelle.

On appelle généralement apostats, les adeptes de l’église catholique romaine, parce qu’ils sont une masse dans la mort. Mais des individus semblables se trouvent même au milieu des autres courants, tel que le protestantisme.

Vous l’aurez peut-être compris, nous parlons de « chrétienté », un christianisme religieux. N’importe quel individu peut se dire chrétien, mais combien sont seulement nés de nouveau ? Ceux qui ne le sont pas sont des apostats qui iront à la perdition éternelle, à moins qu’ils ne se repentent, comme le doit tout incroyant. Mais comme je vous le disais, ils sont dans le piège de leur doctrine pernicieuse, s’imaginant justifiés par leur religion.

Ensuite, nous avons le milieu protestant où les « chrétiens » se réunissent généralement en dénominations. Souvent, ces sectes regroupent soit une grande majorité née de nouveau, soit une assemblée apostat, même pas dans le Seigneur. Je suis en Martinique, île de l’arc antillais, et je peux dire sans m’avancer que la plupart des protestants ici, sont de vrais croyants.

Cela ne signifie pas qu’il ne s’y trouve pas d’apostat : j’y viens dans quelques instants.
Je veux bien croire que la plupart de ces « églises modernes » soient remplit de saints. Mais certaines, comme on en voit souvent aux Etats Unis, sans être aussi ritualistes que l’église catholique romaine, sont apostats. Il s’agit 1) de celles où il n’y a pas de nouvelle naissance, rien de plus que des incroyants dans la séduction de la tradition. 2) De celles où la majorité est nés de nouveau, mais où le témoignage est mauvais devant Dieu.

Le but de mes paroles n’est pas de juger des assemblées sans preuve, seulement, le meilleur témoignage du courant protestant n’est pas louable. Je ne parle pas de ce que certains pensent d’eux-mêmes, mais justement de ce qu’ils ignorent.

Deux paragraphes plus haut, je parlais des apostats qui ne sont pas nécessairement absents des dénominations protestantes. En fait, je doute qu’il en existe une seule sans ces scories, et j’irais plus loin. Mais il faudrait un ministère de vie pour éprouver les consciences, et savoir si certains sont récupérables. Il est important que vous compreniez les faits, et ce qu’est un tel individu.

Lorsque je dis « scories », je ne veux pas que vous supposiez que je défends la masse protestante, comme si des individus isolés étaient seuls responsables, loin de là. Ce courant entier est hors du fondement des apôtres, sinon que beaucoup ont cru au Seigneur, pourtant Ce dernier dit qu’il est mort. Toutefois, ceux qui ont cru à la bonne nouvelle de Jésus-Christ sont bel et bien nés de nouveau. Cette expérience des vrais enfants de Dieu est réelle : si vous savez de quoi je parle, c’est que l’Esprit en vous témoigne à vos consciences, Alléluia !

Maintenant, les individus apostats au milieu des saints pervertissent davantage le témoignage, et sont de toutes sortes. Certains, dissimulés, sont destinés à la perdition éternelle : ce sont les faux enseignants et d’autres qui ne sont pas nés de nouveau, mais qui font semblant ou sont séduits.

Comprenez-vous ? Les sectes protestantes se réunissent dans les ténèbres de la mort. Et ceux que l’on appelle apostat sont ceux qui s’avèrent incapables de revenir à la lumière dans cet âge. Soit parce que leur conscience est flétrie dans la longanimité du Seigneur, soit parce qu’ils n’ont jamais cru réellement, même pour le simple salut.

Tous ceux que nous verrons dans les quelques exemples, plus bas, ne sont pas condamnés comme ceux des sous-titres précédents. C’est ici la subtilité au sujet de laquelle je disais « que certains ne seraient pas d’accord avec moi » : je précisais alors que j’établissais une différence entre faux « enseignants impies » et les « apostats nés de nouveau ».

Cela trouble peut-être certains, mais croyez-vous que le Seigneur parle en vain quand Il dit : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » [Matthieu 7 :23] ? Il réserve ce jugement pour des croyants, sans quoi ils ne pourraient rien faire en Son nom, comme ils disent. Ce qui signifie que nous pouvons être rejetés à un moment, pour un temps, étant de vrais croyants toutefois infidèles. D’autres part, si ce jugement était un jugement éternel, le salut ne pourrait l’être : c’est un châtiment dispensationnel, millénaire. En effet, nous sommes sauvés par grâce, après avoir cru une foi, mais nous seront sur le coup de la justice. Les incroyants par contre, dont font partie les faux enseignants, n’ont pas ce jugement : eux, sont finalement condamnés par un jugement éternel. Si ce passage concernait la perdition éternelle, compte tenu de l’apostasie de notre temps, et sachant qu’elle est la corruption du culte de la gloire de Dieu, presque toute cette génération serait condamnée.

Les épîtres sont riches d’avertissements contre les croyants qui marchent dans les ténèbres. Je vous ai déjà parlé de la manière dont ces ténèbres sont jugées aujourd’hui, sous la lumière de la vie, et du témoignage principal des individus dans les ténèbres. Maintenant, nous parlerons d’eux en détails.

Le défaut d’amour divin et fraternel chez les apostats, est flagrant pour les hommes spirituels, et l’autre caractéristique qui leur est commune est une conscience flétrie. Dans ce cas, l’individu est incapable de se repentir, car il est devenu insensible à la parole de vérité.

Souvenez-vous du chapitre « L’épreuve dans la lumière » : ceux qui rejettent ce jugement de Dieu, épuisent leur sensibilité jusqu’à confirmer leur apostasie.

L’Esprit dit que certaines personnes n’entreront pas dans le royaume des cieux. Et je vous expliquais la part que nous devons faire entre croyant et impie, car la perdition du croyant n’est pas celle de l’impie. Lorsque le Seigneur Jésus parle des ténèbres du dehors, des pleurs, des grincements de dents et des regrets amers, Il fait référence au sort des croyants vaincus dans l’âge présent. Ceux-là ne participeront pas au règne de Christ avec les fidèles dans l’âge à venir, âge qui durera mille ans. Mais après cette période, pendant laquelle ils seront disciplinés comme l’exige leurs conditions et leurs œuvres, ils règneront éternellement avec tous les saints.

Par contre, certains passages font référence aux impies, à qui sont réservés le même jugement que le diable. Ceux qui n’ont pas reçu l’Esprit par la prédication de l’Evangile, qui ne sont pas nés de Dieu, ne verront ni l’âge à venir, ni l’éternité. Mais Dieu fera une autre sélection selon la justice de Sa sagesse parmi les hommes, afin que nous régnions sur eux et les fassions paître éternellement.

Il y a des centaines de modèles apostats, mais nous essaierons d’examiner quelques exemples. Par contre, je vous laisserais le soin de trouver vous-mêmes des passages scripturaires à propos.

1) Le genre d’apostat dont nous parlerons en premier est à la base du déclin de l’Eglise. Les responsables sont bien sûr les faux enseignements, mais ici, je fais allusion à ceux qui ont échoué comme guide du peuple de Dieu. Il y a beaucoup à dire dans ce premier exemple : j’essaierais donc de résumer au mieux.
Ils sont représentés dans les Ecritures comme la plus grande partie des conducteurs dans le déclin, ceux qui sont infidèles. Ceux-là devaient recevoir la vision commune de l’économie de Dieu pour conduire le ministère de Christ en approvisionnant le sacerdoce, mais ils ont été incrédules.

Le prestige qu’ils ressentent dès le début de leur marche, à cause de leur capacité, les a aveuglés d’orgueil. Peu leur en a fallu pour s’imaginer être proche du bon témoignage à rendre de notre Seigneur. Et en voyant qu’ils sont suivis par tant de saints s’enorgueillissant de leur avancement, ils sont nourris d’une assurance aveugle des plus charnels.

Moi-même, suis un des conducteurs appelés avec une grande responsabilité, mais je n’ai pas désobéi à la vision céleste. Plus nous allons dans le temps, et plus l’apostasie s’accroît : c’est écrit, alors nous ne devrions pas nous en étonner. Mais non seulement, les saints ne remarquent pas la situation de l’Eglise ; de plus, qui sait combien sont irrécupérables ? La grande majorité des bergers sont des gardiens de l’erreur qui dispensent des enseignements tous plus mélangés les uns que les autres.

Lorsque le Seigneur appelle des serviteurs pour leur confier l’économie de Dieu, ceux-là ne saisissent pas l’espérance de la gloire. Pourtant, cela ne les empêche de partir sans le témoignage de Christ et la communion de l’Esprit. Cette nécessité de la vision leur échappe, c’est la raison pour laquelle ils sont sans crainte et sans le but de Dieu en prenant part au ministère.

Nous sommes tous des serviteurs du Seigneur, mais combien Le servent, Lui, et non seulement la maison, selon leur propre vision ? Ils sont nombreux à procéder ainsi, malheureusement, ils sont aussi les plus farouches opposants de la vérité parmi les saints. Et la question à vous poser est : « d’où vient leur service et à quoi sert-il ? »

C’est une chose que nous compléterons dans le prochain chapitre, mais sachez déjà que la capacité de ces hommes est aussi leur faiblesse. Parce qu’ils sont des serviteurs avec un certain potentiel, et que ce vide n’est pas pourvu par la vision de l’économie de Dieu, ils serviront le mélange pernicieux par l’approvisionnement de la chair. Pire encore, ce plein de ténèbres et d’orgueil pourrait rendre leur repentance plus difficile ; car qui peut les reprendre ?

C’est normal de constater les différences de capacité entre les saints, mais nous pouvons tous tomber dans le piège. La seule vraie différence, c’est que certains édifient le Corps de Christ, quand d’autres Le détruisent. De même, certains font plus de dégâts que d’autres.

Ces hommes sont vus comme des conducteurs crédibles, parce qu’ils ont une éloquence et un charisme dans leur assurance. Mais en réalité, ils sont incrédules : ils ne font pas confiance à Dieu, et leur foi est seulement leur parole. Ils parlent de foi, mais ne porte pas leur croix, ils parlent de Christ, mais sont loin de Le connaître, ni de communier avec Ses souffrances et d’expérimenter la puissance de Sa résurrection.
Ils devaient être les premiers à avancer sur ce chemin, à cause de la vision céleste, afin d’édifier dans les saints une foi de la révélation du mystère élevé. Mais ils n’ont pas supporté la vision, au contraire, ils ont limité le peuple de Dieu à leur propre mesure, dénigrant parfois ceux qui voient bien plus loin dans la foi. Les serviteurs sont les conducteurs des saints en ceci : ils leur apprennent foi ou leur incrédulité. Rappelez-vous-en.

Lorsque j’étais en dénomination, je disais à celle qui deviendrait ma femme, en désignant le « pasteur » : « si c’est cela le mieux que nous espérons, Dieu est bien moins que ce que je crois ». Comprenez-vous ma déclaration ? Mais heureusement, Il m’a montré qu’Il est transcendant et merveilleux, afin que j’expérimente une grande gloire, par une intelligence renouvelée jusqu’à maintenant ; et Il est bien plus riche, Amen.

2) Nous parlions précédemment du genre d’individus à la base du déclin, à cause de leur incrédulité. Maintenant, nous parlerons de la masse dans le déclin.

Comme je vous le disais, les apostats que nous citons dans ce sous-titre sont des croyants. Ils sont véritablement nés de nouveau, mais sont vaincus dans l’âge mauvais.

A notre époque, il n’existe que quatre courant dans l’Eglise : le catholicisme romain, le protestantisme, le recouvrement et le dernier déclin de l’âge. Ils existent simultanément dans le monde, mais sont apparus successivement en sortant du précédent à paraître.

Ce livre s’adresse avant tout au protestantisme. En effet, nous parlons du déclin de l’Eglise avec des chrétiens nés de nouveau, bien que ceux qui se réclament de ce courant ne soient pas tous de vrais croyants, ce dont j’ai parlé brièvement.

Le Seigneur dit de l’Eglise de ce courant qu’elle est morte, mais passe pour être vivante. Il ajoute que Dieu n’est pas dupe de son état. Le protestantisme est un courant impur, dont les adeptes ne participeront pas au royaume de Dieu dans l’âge à venir.

Alors que des milliers de localités dans le monde sont dans cette situation, le Seigneur à les yeux sur certains, des vainqueurs qui, même s’ils sont cernés par ce mauvais témoignage, émergent de cette mort. Je n’ai pas honte de dire que je fais partie de cette minorité ; et je présenterai au Seigneur des fruits, même d’un modeste recouvrement parmi les saints.

En fait, le protestantisme constituant la majeure partie des saints nés de nouveau à notre époque, il est aussi le berceau de la plupart des croyants apostats. C’est pourquoi, les individus que nous examinerons à partir du point quatre seront de ce courant.

3) J’enchaine rapidement avec le fameux dernier déclin de l’âge, afin de compléter l’exemple précédent. Car si le protestantisme représente tous les croyants apostats à un moment donné, aujourd’hui, après le recouvrement, il y a une autre situation de l’Eglise où des saints sont dans les ténèbres.

Ils se sont enorgueillis d’une vie d’église recouvrée, et se sont peu à peu éloignés de la réalité. Le fondement des apôtres est très important, mais s’il ne sert pas à recevoir l’économie de Dieu, il est inutile.

A ceux de ce courant apostat, le Seigneur dira de se réveiller de leur aveuglement. En effet, ils sont inconsciemment dépouillés de ce qui fait la force du culte.

4) Ceux qui méprisent leur propre famille. Voici un signe d’apostasie chez les saints, car l’apostasie c’est la haine au lieu de l’amour, lui-même l’expression glorieuse de la foi de Christ.

J’ai dans ma propre famille cet exemple d’apostat, et je ne doute pas qu’il soit répandu dans divers contextes, dans d’autres familles. L’apôtre Paul en parlait vis-à-vis des veuves, sans trop de détails. Mais voici une anecdote plus parlante.

J’habite sur un terrain familial au nom de ma grand-mère, avec cinq logements comptant deux locations. Mon oncle qui est protestant, responsable de l’une d’entre elles, s’est accoutumé à visiter sa mère à l’occasion, afin de récupérer le prix du loyer qu’elle réceptionnait en son nom.

Jusque-là, il n’y a rien de fâcheux, sinon que la montée des escaliers jusqu’à la porte du voisin est difficile pour une femme âgée et soufrant des jambes.

Ce voisin laisse empester les déjections de son chien le long de l’allée commune à tous les résidents. Pourtant, les chiens ne sont pas souhaités dans cette location, mais cet oncle le lui permet.

L’appartement en question est connecté, par les cloisons, à tous les autres. Or, sa nièce (ma sœur) qui habite en dessous voit ses murs fourmillés de puces, ce qui provoque chez elles des crises de nerfs, et l’inquiétude de ma mère (sa sœur). Non content de cela, ce voisin se plait à exprimer son mépris dans toutes ces affaires.

Ensuite, ma grand-mère (sa mère) se retrouve contraint de dormir dans sa cuisine, la pièce la plus éloignée de bruits intempestifs, dû à des sauts, des martèlements et des cris en plein nuit. Ma propre mère à le souvenir d’un ancien voisin, à cause de qui elle pensait au suicide. Elle se retire heureusement en campagne, dans une petite cabane, au moins quinze jours par mois.

Sachant tout cela, cet oncle dit que c’est le reste des résidents, tous de sa famille, qui persécutent son locataire. Pourtant, il n’est pas présent, s’étant construit une grande maison bien loin de là. Il a déjà prévenu qu’il se lavait les mains de toutes affaires nous concernant, et que nous devions nous débrouiller. Mais il sait qu’il est seul à pouvoir mettre un terme à tous ces problèmes.

Faites attention à ne pas être subjectif dans ce jugement. Un jour, un frère m’a invectivé en m’appelant, entre autres, « fils du diable ». En ce temps, j’étais encore en dénomination, et c’était parce que mon frère incroyant, qui était son meilleur ami à l’époque, c’était plaint auprès de lui de choses imaginaires, et d’autres choses sorties de leur contexte.

C’est ainsi, qu’ignorant des desseins du malin, et guidé par des paroles impies, il a reçu une division. Ne faites pas l’erreur présomptueuse de juger sans discernement, par une subjectivité incompétente et qui plus est sur la base d’un témoignage impie.

Le caractère apostat d’un croyant se voit au travers d’un comportement contraire à l’amour envers les saints, et surtout sans repentance, ce, malgré de nombreux témoignages qui sont une lumière suffisante.

5) Ceux qui sont cupides. Je pourrais encore citer cet oncle qui est un bon exemple, mais je resterai général. Il est vrai que les apostats ont plusieurs points en commun.

Pourquoi vivons-nous ? N’est pas pour le Seigneur ? Mais nous nous sommes conformés à l’âge présent, soit par pure incrédulité, soit par cupidité. Niez-vous être dans une de ces situations ?

Normalement, nous devrions compter sur la fidélité du Père. Il nous a fait des promesses que peu osent éprouver, car ils ont peur pour leur vie, comme dit le Seigneur. Nous prétextons la nourriture, le vêtement et le logement, comme si la foi était une philosophie.

N’avez-vous pas honte d’être si incrédules ? Voulez-vous vanter la médiocrité de votre témoignage ? Qui a dit : « je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas » ? Qui a dit : « ne vous inquiétez pas pour votre vie » ? Mais la majorité des saints ont peu de foi, même pour le contentement. Pourtant, s’ils croient aux promesses, ils verront Dieu.

Et pourquoi faudrait-il croire ? Parce que Dieu a besoin que nous soyons saints, afin que nous Le servions en vérité. Croyez-vous qu’être occupé par le système satanique serve Dieu ? Certaines de Ses promesses nous ouvrent une voie pour vivre pour Lui et Le servir à plein temps.

Tant de ténèbres semblent justifier les pensées ignorantes, incrédules, cupides et lâches. Une très grande partie du peuple de Dieu dans cet âge se glorifient de la malédiction de la corruption, et méprise la bénédiction.

Cette parole est certaine : si quelqu’un dit qu’il a confiance en Dieu, et qu’il cherche encore les richesses du monde, c’est qu’il est cupide. Or, on ne peut pas servir Dieu et Mammon. Les deux sont des apostats en étant réprouvés : les incrédules et les cupides (idolâtres).

6) Le mauvais levain.

Tous les apostats sont du mauvais levain, mais si j’en parle particulièrement, c’est parce que certains ont une influence très néfaste par leur simple communion. Un grand nombre de mauvais comportements, un caractère injuste, est au moins un signe d’immaturité, mais un péché grossier est une preuve de ténèbres.

En apprenant que parmi les corinthiens, un homme commettait la fornication avec sa belle-mère, l’apôtre Paul ne comprenait pas qu’il ne soit pas déjà ôté de la communion de l’église. En effet, la sagesse veut que l’on se sépare de ceux qui vivent dans pareil péché, parce que toute la localité en est affectée.

De plus, l’Evangile dénonce ceux qui commettent le péché comme ceux qui l’approuvent. Pour en arriver à une telle manifestation de ténèbres, c’est qu’il n’y avait pas un seul homme sage capable de juger. Ou l’abomination était toléré parmi les saints : qu’est-ce qui est pire ? Sachant qu’à ce point, cela devait faire longtemps que les signes d’impiété se voyaient.

Paul ne parle pas de reprendre le frère, pour cause : il est allé trop loin s’en être surveillé ou repris sérieusement. Les ténèbres sont devenues sont expressions dans les petits choses aussi, alors son salut, pour regagner la course, passe par l’exclusion de la communion fraternelle. Ce jugement existe non seulement pour le bien du reste de la localité, mais aussi pour le brisement de la chair, afin qu’il soit purifié s’il est possible.

Les apôtres qui donnent le ton, pleins de sagesse, ordonnent de se séparer de certains qui marchent selon la chair au point de perdre le reste. Qu’ils soient hérétiques ou une simple manifestation impie, nous devons ôter le méchant du milieu de nous. Et pour paraphraser Paul, « nous devons nous éloigner de ces hommes-là et ne pas même manger avec lui, sous peine de participer à son péché (sa corruption) ».

C’est aussi pourquoi les lettres de recommandations étaient utilisées au premier siècle. C’était afin que les exclus qui cherchaient une autre assemblée, tentant d’échapper au jugement, soient refoulés en tant qu’inconnus. Les faux enseignements, les faux frères et tous ceux qui n’étaient pas approuvés étaient pareillement incapables de s’infiltrer.

C’est le même type de justice que le Seigneur pratiquera à Son tribunal, quand il dira à certains : « je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Car nul ne peut jouir des prémices du royaume en étant réprouvé dans la justice. Ils ont cru, alors ils ont une bénédiction éternelle, mais les mille ans qui précèdent l’éternité sont une récompense pour les pratiquant de la justice, les fidèles.

Ces pratiques salutaires, l’exclusion des apostats et la lettre de recommandation, à fait défaut à cause des saints sans discernement, et elle ne donnerait aucun résultat à notre époque. Cela parce que les nombreuses dénominations protestantes, ce désert vide de réalité, accueilleraient les exclus sans problèmes. Pourtant, nous ne pouvons pas garder ces apostats, sinon ils détruiront l’œuvre de Dieu. Demandez-vous pourquoi vous garderiez des adversaires du Seigneur parmi vous. Ce n’est pas pour Sa gloire.

Aujourd’hui, je crains que ce genre d’individus, habitués au péché, ne soient proliférant, prolifiques et indiscernables par le commun des saints. D’ailleurs, combien parmi vous sont capables de percevoir ou de juger ces choses ? Combien d’apostats de ce genre avez-vous dans votre communion ? Que vous soyez dans ce milieu prouve au moins et sans doute que vous êtes sans discernement. Sinon, vous fuirez la corruption de ces ténèbres pour vous purifier, et le Seigneur vous accueillerait par un ministère de lumière et de vie.

Que Dieu fasse grâce à ceux qui L’aiment, Amen.

7) Je vous disais que l’amour envers les saints est la preuve évidente d’une bonne marche. Et nous voyons maintenant ceux qui sont égoïstes.

Les Ecritures ne manquent pas d’exemples en la matière. Elles nous exhortent à être prévenant, mais certains sont inconséquents et sans repentance. Si vous savez que la pratique de votre liberté est une occasion de chute pour un frère, l’amour vous contraint de vous abstenir pour son bien.

C’est un sens basique qui a disparu de beaucoup des localités. Il ne s’agit pas de pourvoir occasionnellement aux besoins des autres, quoique cela soit agréable au Seigneur. Nous ne devons pas être individualistes, parcourant la terre comme si le seul bien était une question de libéralité.

Paradoxalement, donner de la sorte ne coute pas beaucoup aux saints, sauf s’ils sont avares. Pour certains, donner est sans conséquence pour eux-mêmes, mais si la situation les restreint, ils feront passer leurs intérêts charnels en priorité. Ce n’est pas forcément grave : tout le monde peut jouir de ses propres biens sans reproche, même si le jugement du Seigneur prendra cela en compte.

Nous sommes tous libres de nos moyens pour jouir de toutes choses dans une conscience pure. Mais nous devons nous abstenir, dans l’amour, d’être un témoignage pernicieux par notre liberté. Je suis libre, mais contraint pour mon frère que j’aime, sinon je suis seulement égoïste.

Si vous avez par exemple, un temps de communion avec un frère qui est facilement tenté jusqu’à la débauche, vous refuserez qu’il vous accompagne dans un milieu propice. Sa faiblesse doit-être un plus grand souci que votre liberté et votre force.

Celui qui méprise les faiblesses de leur frère pour un intérêt charnel doit-être repris concernant son péché. Et s’il continue dans cette voie, non par faiblesse, mais parce qu’il assume son comportement, alors c’est un apostat.

Voici un autre exemple tiré de la Bible. Lorsque les corinthiens se réunissaient pour manger en communauté, ils ne le faisaient pas dans un bon esprit.

Les agapes sont des repas communs, où les plus démunis ont l’occasion de mieux manger. Ces derniers emmènent selon leurs modestes moyens, les plus aisés pourvoient davantage, et tous partagent sans reproche dans l’amour. C’est normalement ainsi que cela se passe, mais dans les réunions de cette église, chacun mangeait ce qu’il avait emmené.

Celui qui n’avait apporté que le vin était ivre, celui qui avait un repas complet faisait bonne chère, et d’autres encore, les plus démunis, avaient faim. Cela est une offense méprisable envers le Corps. C’est cela l’égoïsme. Dans la foulée, l’apôtre Paul disait aux corinthiens qu’il ferait mieux de s’éprouver eux-mêmes pour savoir s’ils sont dans la foi.

Quand j’étais en dénomination, je participais à la scène, un partage dont personne ne comprenait le véritable sens. Bien sûr, il est facile de parler du corps et du sang, mais cette pratique seule n’est pas la réalité.
L’apôtre leur dit qu’avec pareil esprit contraire dans leurs réunions, ils boiraient un jugement contre eux-mêmes. En effet, les agapes ont le même sens que le partage du pain et de la coupe.

C’est aussi dans le même esprit que le sacerdoce fonctionne : cela s’appelle la vie d’église. Certains ont plus de capacité et de dons, parfois vitaux, pour approvisionner le Corps. D’autres sont moins pourvus, mais tous apportent ce qu’ils ont en partage.

Dans le Corps de Christ, l’individualisme est à la base d’un cancer qu’il faut vaincre, soit par rémission, quand il est encore temps de vivifier, ou en ôtant ce qui est mort (les apostats).

Je m’arrêterai là pour les exemples, sachant toujours qu’il y a des centaines de visages pour lesquels il faut un vrai discernement spirituel.

 

 

Le témoignage anti-apostat

Dans un autre chapitre, nous parlerons du « chrétien normal », mais en conclusion de celui-ci, je veux exposer un dernier signe de la dernière heure.

Partout où il y a apostasie dans le monde, il devrait aussi y avoir des hommes qui portent le témoignage anti-apostat. Sans cela, nous avons des résultats comme l’église catholique romaine.

Le premier à clairement porter ce témoignage était l’apôtre Paul, suivi de Timothée, et c’est le ministère de vie de Jean qui sert de référence en la matière. Mais le type biblique par excellence est Abraham, car de son temps, personne ne connaissait Dieu. Et il y en a d’autres comme Samuel : en effet, l’Ecriture dit qu’en ce temps, la parole de l’Eternel était rare.

Timothée était appelé à livrer le bon combat de la foi contre les premiers signes de l’apostasie, comme ceux dont je parle plus haut. Paul avait lui-même peur d’être réprouvé après tous ses efforts, tant la gangrène de la mort et la pression des ténèbres étaient vicieuses. Il ne pouvait pas se soustraire à son service pour vivre en ermite, dans la sécurité de la gloire acquise, mais devait être proche des saints qui devenaient des proies de la mort.

Ce témoignage se manifeste par de nombreuses caractéristiques, et est seulement issu de l’Esprit de vie. Ce sont des ministères de vie et de lumière qui rappellent les vaillant hommes de David. Ils ont une communion de l’Esprit qui réalise en eux un sens opposé à la sagesse humaine, au-delà des traditions et des attaches.
Ces serviteurs de Dieu doivent comme tous, se nourrir des bonnes paroles du Seigneur, mais saisissent Son contenu dans une profonde réalité. Une fois dans ces liens, ils montrent un zèle grandissement et sans compromis dans la connaissance : c’est-à-dire qu’ils grandissent sans cesse, avec une gloire à hauteur des richesses de la vie, vers l’espérance de Christ.

Leur jugement est spirituel, et ils auront tendance à se séparer des opposants de la lumière, ceux qui sont apostasiés. Ils ne dépendent pas du maigre progrès de leur milieu, au contraire, dès les premières années de leur engagement, ils chercheront une lumière supérieure au témoignage populaire.

Martin Luther est un bon exemple de témoignage anti-apostats. En son temps, seule l’église catholique romaine était reconnue, et tous y étaient aveugles. Il y avait de nombreuses expressions de ténèbres, et c’est peu dire. Il chercha la vérité dans la communion de la parole, seul. Et un jour, il reçut ce qui semble à certains d’entre nous une chose évidente : la révélation du salut par la foi seule.

Il dénonçait de nombreuses hérésies comme les « indulgences », des imprimés que les prêtres catholiques vendaient à prix d’argent. Et les adeptes religieux affluaient, même sans de réels moyens. Mais ne pouvant compter sur la grâce, ni sur le sang dans une communion directe, ni sur la loi de l’esprit de vie, faute du salut, ils comptaient sur une doctrine vide de réalité.

De là, à cause de ces ténèbres, Martin écrit beaucoup d’ouvrages qui ont été finalement brulés, sous ordre du Pape. Pas étonnant, puisque ce dernier est un serviteur du diable contre la vérité.

D’autres ministères de vie ont fait leur apparition plus tard, à divers moments de l’histoire, combattant contre le déclin jusqu’à relayer le travail d’un recouvrement, complet aujourd’hui. Pourtant, non seulement tous ne sont pas éclairés, mais une majorité est confirmée dans son endurcissement. Qui se croit si important, croit qu’il ne peut être dans l’erreur ?

Un témoignage anti-apostats n’est pas seulement un ministère de vie. Il est aussi un revêtement de la vie chrétienne normale, chez ceux qui sont en contraste dans un milieu sombre, car bien sûr, ils ont reçu le ministère de vie dans la foi. Leur simple présence est un témoignage contre les ténèbres de la religion, vide de réalité.

Nous ne devons pas sous-estimer le malin : il est capable d’adapter toutes ses ruses à la situation de l’Eglise. D’ailleurs, la dernière lettre d’Apocalypse 3 concerne les localités qui ont reçu les enseignements sur le fondement, mais que le diable est parvenu à dépouiller sans qu’ils s’en rendent compte.

Au cas où ceux-là me liraient, je leur dis ceci : c’est parce que vous avez reçu un enseignement sans lutter pour sa valeur que vous vous enorgueillissez. Certains vous ont fait dévier du chemin, car ils n’ont pas été disciplinés dans le bon combat. Ils ont peut-être perpétué la vision céleste un moment, à cause des conducteurs qui surveillaient le troupeau, mais aujourd’hui, ils vous enseignent du vide.

Ceux qui comme moi, sont dans une lutte constante persévèreront jusqu’à la fin ou chuteront sachant qu’ils sont tombés : puisse-t-il se confier dans le Seigneur, même au plus bas. Je suis dans un milieu protestant, alors le fondement n’est pas respecté dans ma localité, ni même dans ma région, et les preuves de corruption sont partout.

Nous devons veiller après avoir cru, et seul un témoigne anti-apostats (la puissance de la résurrection) peu ressortir de ces ténèbres de la mort. Nous luttons en nous éloignant de tout milieu qui pratique les discours vains, sans rapports véritables avec la foi, ou ceux qui parlent mettent leur confiance dans la chair et dans les choses du monde. Mais il est important d’avoir un bon discernement, chose qui n’est possible que par la prédication d’un ministère de vie, pour réveiller la conscience de la vérité. Puis nous devons persévérer dans la soumission, sans s’enorgueillir de savoir, mais souffrir pour la justice.

Certains, en entendant le ministère pourraient s’imaginer riche de la connaissance, parlant de choses trop profondes pour être saisit dans l’heure. Là encore, le piège est évident pour celui qui a l’expérience de la lutte. Lui-même sait, comme l’apôtre Paul, que l’orgueil précède la chute. De plus, ce ministère étant principalement envers les saints dans les ténèbres du protestantisme, je peux témoigner qu’un certain temps sera probablement nécessaire avant d’en réchapper.

Les quatre groupes de ministère : les apôtres, les prophètes, les évangélistes, et les pasteurs et enseignants, ont tous une vocation dans la vie. L’évangéliste conduit les morts (incroyants) dans la vie. Un véritable apôtre n’échoue pas, car il a la révélation pour établir le fondement en divers lieux. Et nous devons admettre qu’il peut-être utile dans le travail initié par un autre.

Les prophètes de l’Ancien Testament étaient ce type du ministère qui intervient dans l’apostasie. Les exemples ne manquent pas au sujet du déclin d’Israël, à plusieurs reprises de leur histoire. Souvent, Dieu envoyait un prophète pour parler au travers de lui. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Récemment, j’ai été surpris : un prophète a été soutenu par des protestants pour livrer un message aux saints. Il est venu jusqu’ici, en Martinique, mais à ce moment, je ne le savais pas. D’autres ont tout de même retranscrits la prophétie, et l’on publié sur un site internet.

Comme on m’en a parlé, je l’ai lu moi-même. Je crois que cette prophétie est la parole de Dieu. Il n’est pas issu d’un ministère de vie, mais le Seigneur agit encore par ce moyen que je trouve utile. Ce message était un avertissement, inspiré par une vision du pays (la France) pendant la calamité de la fin de l’âge.

Il y a quelques années, l’Esprit m’avait montré que la grande tribulation était pour cette génération. Maintenant encore, Il nous prévient, Lui qui sonde même les profondeurs de Dieu, car Il a en Lui le Père qui sait tout.

Le rôle d’un prophète est de révéler les évènements et les situations, afin de réveiller les consciences des saints. Il n’a pas forcément d’explications ; il agit pour resensibiliser les consciences endormis ou quelque peu flétrie. Alors, peut-être seront ils disposés à recevoir le ministère de vie.

Sachez-le, si vous l’ignorez : je suis issu des pasteurs et enseignants. Mon rôle fondamental est de paître les saints et de les équiper, selon le fondement. Il n’est pas étonnant que ce ministère soit celui qui est revêtu de la puissance économique anti-apostat. Mais vous voyez que toutes les autres opérations concourent à l’œuvre unique. Je ne peux agir dans le champ des évangélistes, ni eux dans le mien : je serais plus qu’improductif, et lui, est totalement incompétent. De même en est-il de chaque groupe d’individu à l’Eglise.
L’Esprit s’est adressé à moi, afin que je situe mon rôle, et le ministère particulier à ma charge. Les apôtres sont issus des enseignants, avant d’être envoyés dans leur œuvre pour établir le fondement. De même le ministère de vie est issu de ce même groupe, avant d’être perfectionné dans le témoignage, afin de le restaurer.