La multitude des saints à l’Église est dans le désert : nous sommes supposés être sorti du monde par la foi pour servir Dieu, mais les cœurs de beaucoup y sont encore ; ceux-là adorent le veau d’or et disent « voici notre Dieu ». Il y a divers expériences du désert : ceux-là sont passés à travers la Pâque, étaient sauvés et sortis du monde à travers le baptême de la Mer Rouge et dans la nuée qui est l’Esprit (1 Corinthiens 10:1-2), mais n’ont porté aucun fruit conséquent sur le chemin qui devait les conduire au bon pays ; ils étaient plein du culte (culture) égyptien, pourtant Dieu les nourrit fidèlement afin qu’ils ne défaillent pas complètement, jusqu’au temps où il ne restât plus aucun incrédule. Comprenez, plutôt que de vous justifier : ils avaient tous crus au début, mais comme par égoïsme ; c’est l’évidence qui ressort de leur comportement suite au baptême.

Combien d’entre nous sommes sauvés ? Combien sont baptisés ? Ce sont tous des appelés, mais il y a peu d’élus en comparaison. En effet, qui se rend compte que les convoitises par lesquelles nous vivons, sont un jugement contre nous, et une privation de la puissance à venir que la grande majorité ne connaît pas faute de consécration et d’obéissance aux conducteurs fidèles ? Sans doute se trouvent parmi mes frères et sœurs lecteurs, pas mal qui sont ignorants de leur propre fond, il leur faut une révélation sur eux-mêmes. Croire dans les ressources du monde et de la chair pour vivre, plutôt que dans les ressources de Dieu pour nous faire vivre, c’est de l’incrédulité qui ne peut laisser notre témoignage intact ; sachant aussi qu’un mauvais serviteur dispense son propre témoignage de lâcheté qui tue par la corruption sous couvert de l’Évangile, comme je l’expliquais au chapitre précédent. C’est comme l’idolâtrie des hébreux qui prirent pour « guide » dans le désert, l’idole fabriqué de leur main par inspiration égyptienne, parce certains fédèrent les autres dans une vision incrédule pour supporter et justifier leurs propres manques.

De là, vous commencerez peut-être à comprendre votre insuffisance cachée par une spiritualité de façade, dissimulant l’amour du monde, des convoitises et de l’orgueil des possessions, mais surtout le manque de confiance dans Celui qui nous appelle à la gloire de Christ. Ils ont la vision qui contrôle les habitants de la terre qui ne connaissent pas Dieu, la vision babylonienne ; or, à cette époque de l’ancien testament, l’Égypte était le plus puissant royaume terrestre. Mais l’histoire parle d’un empire qui dévora l’Égypte et bien d’autres royaumes : Babylone ; sachant que cette Babylone est maintenant Rome. Elle est le royaume impie du monde qui séduit les rois de la terre et les puissants (Apocalypse 18:3), et dépouille les saints de la saveur céleste de Christ (Luc 14:34-35) ; elle est le royaume de la puissance de corruption de la mort.

Comme le typifie l’Exode du peuple hébreux, l’Église devait sortir du monde pour servir Dieu, c’est pourquoi le Seigneur a dit « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » [Matthieu 6:19-34].

Nous sommes des créatures à part, créées pour être un témoignage de Christ ; or, Il est l’auteur de la foi et aussi celui qui nous perfectionne dans la foi par Son approvisionnement de vie (la grâce). Il nous instruit par les ministères et nous discipline par Son Esprit ; le Seigneur ne veut pas que nous fassions insulte au Père comme si Son témoignage n’était pas suffisant pour la foi en Dieu. Il dit que Dieu est suffisant, mais qui crois à Son témoignage ? Vous pouvez penser que je parle facilement, mais je porte ma croix pour la foi, et vous ? Dieu est fidèle à Sa parole et Il honore ceux qui L’honore par la foi du témoignage de Christ. Cette même parole est dans la bouche des serviteurs fidèles qui parlent pour Dieu en Christ, afin qu’en recevant la foi nous puissions transmettre la vie pour l’économie de Dieu.

Ce que nous disons est un témoignage de la foi de Christ, pour le renouvellement de l’intelligence par Sa vie, pour l’illumination de la vision céleste qui nous détermine à marcher selon la révélation. « Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort, donnant la mort ; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? – Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs ; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu » [2 Corinthiens 2:15-17].

Seuls ceux qui expérimentent les richesses de la gloire de Dieu peuvent les dispenser aux autres. C’est très important de le réaliser : c’est parce qu’ils n’ont pas la vision céleste que tant d’usurpateurs de la vraie foi, sous les jougs desquels vous êtes peut-être, ne peuvent vous communiquer cette obéissance de Christ par la foi. Ils gardent leur échec, et prétendent tout de même vous annoncer la voie de la justice par des lois. Le Seigneur dit que Dieu ne nous abandonnera pas si nous nous consacrons au perfectionnement de la vision céleste, du règne de Christ en nous qui nous conduit dans l’obéissance pour la volonté de Dieu. Mais cette foi est une folie pour l’homme naturel, même dans le croyant qui marche selon la chair. J’entends des saints qui se félicitent de la malédiction du travail qui tombe sur l’homme dans Genèse, ignorant qu’il s’agit vraiment d’une malédiction comme l’a dit Dieu dans le jardin.

Dans le passage de Matthieu 6 plus haut, Il révèle que la foi est une glorieuse résurrection selon laquelle nous ne sommes plus sous la malédiction ; nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ; nous n’insultons pas Dieu par incrédulité, ignorant de la gloire de Sa bonté qu’Il nous annonce. Les Écritures ne se contredisent pas, mais beaucoup d’interprètes de la Bible justifient leur manque de foi par des éléments scripturaires sortis de leur contexte. Pourtant le Seigneur Jésus est clair dans Son discours, et Il affirme que nous sommes pour beaucoup des « gens de peu de foi » ; et là, le contexte est clair. Je déplore la pauvreté de ceux qui mettent leur fierté dans la honte de la malédiction ; et ce n’est qu’un domaine parmi d’autres : l’Église ne connaît pas l’héritage de la nouvelle vie dans le Christ tout-inclusif ; en Lui, nous sommes bénis de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes, seulement, ils ont leurs pensées sur les choses de la terre et non sur celles qui sont au ciel.

Que signifie tout cela ? Eh bien, si nous détournons nos regardes des choses de la terre en les mettant sur la foi, alors Dieu est fidèle pour nous ouvrir un chemin plein de grâce. Il ne s’agit pas de tester Sa fidélité, mais de croire en Sa parole : la tester reste de l’incrédulité, alors que les pensées de la foi sont une paix justifiée dans le Seigneur. Si vous êtes « gens de peu de foi », c’est que vous avez besoin de la parole du témoignage dans la bouche de ceux qui ont cette foi : alors, vous vivrez spontanément selon la foi.

L’auteur de la lettre aux hébreux, sans doute Paul, nous met en garde « Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit : Je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde. Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. Et ici encore : Ils n’entreront pas dans mon repos ! Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance, Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » [Hébreux 4:1-7].

Comprenez que ce désert représente le chemin de l’Église ; alors quand Paul parle aux Hébreux, il s’adresse à des chrétiens juifs comme on peut le voir dans tout l’épître ; des chrétiens. Il met en garde ceux qui sont sauvés, et qui ont cette histoire en héritage leur permettant de comprendre la situation de l’Église qui ne doit pas reproduire les erreurs des patriarches, comme il est écrit « dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » [2 Timothée 3:15-17].

Si nous ne nous dégageons pas des pensées anciennes du monde par la foi dans la bienveillance de Dieu envers nous, alors notre témoignage est pitoyable sur la terre, et pire encore, nous sommes une honte devant Lui. Dieu veut tout nous donner mais nous investissons dans les mérites, faute de confiance ; pourtant, c’est ainsi que nous pouvons Lui être agréable : à quel moment Le servons-nous si ce n’est pas par l’Esprit de Christ ? En quoi consistent nos œuvres ? Quelle gloire témoigne de Ses promesses ? Vous pouvez faire des œuvres par vous-mêmes, mais Dieu ne prendra jamais la gloire d’un autre. Sa gloire dépasse nos compétences : Il veut que nous prouvions notre foi en nous attendant à Son œuvre alors que nous-mêmes sommes dans le travail de Sa volonté par Christ vivant en nous ; alors, Il est glorifié comme il est écrit « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire… Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples » [Jean 15:4-5, 8]. Tout ce que nous faisons, même la plus petite chose, n’a de valeur que si elle est faite selon l’onction de vie.

Où est la foi quand en fait nous sommes cupides ? Savez-vous que la cupidité c’est de l’idolâtrie (Colossiens 3:5) ? Plus haut, je parlais des besoins pourvu par Dieu pour celui qui croit qu’Il est suffisant pour ces choses, mais certains seraient enclins à défendre leurs mobiles cachés : ils diraient que les richesses humaines leur sont nécessaires, en tout cas bien plus qu’à ceux qui disent vivre dans un contentement car « ils n’ont pas la même vie » ; c’est surtout qu’ils ne vivent pas selon Christ, notre nouvelle vie proposée par la foi, mais selon leur propre vie impie. Ils diraient qu’ils ont des obligations et des responsabilités plus importantes que les miennes, par exemple, mais s’ils n’étaient pas aussi livrés à eux-mêmes, ils verraient la fidélité de Dieu.

Le nécessaire est pour beaucoup une pauvreté insoutenable parce qu’ils aiment leur nourriture dans le monde, ils s’aiment eux-mêmes (leur moi); de plus, je vous le dis, même si cela vous dépasse : toutes les obligations, les responsabilités et les besoins, au-delà du nécessaire vital pour lequel Dieu est fidèle, sont des jougs que nous mettons nous mêmes sur nous : nous nous rendons ainsi conforme au courant du monde, par la pression sur nous-mêmes, et ceux qui suivre la mode ne sauraient le nier. Mais que dit la saine doctrine ? « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » [Romains 12:2]. C’est la vocation céleste opposé au courant du monde. Qui croit que c’est évident pour un homme de vivre sans les choses du monde ?

L’Esprit du Seigneur m’a commandé et j’ai suivi Son ordre, parce que j’ai non seulement confiance, mais j’ai surtout un désir impérieux de sanctification pour être tel qu’Il est, ce qui dépasse l’entendement de l’homme naturel. Seul quelqu’un d’incrédule peut tout justifier pour avantager ses pensées cupides, en se séduisant lui-même, sans jamais pouvoir admettre dans sa conscience être idolâtre comme n’importe quel impie qui cherche à satisfaire sa convoitise dans le monde et à protéger ses propres intérêts. Si nous connaissons vraiment (intimement) le Seigneur, alors nous avons Ses pensées, nous sommes animés par la vision céleste qui transcende toute sagesse et affection humaine.

Nous savons qu’Il est suffisant, et nous vivons par la foi, dans la confiance au Père à cause du témoignage de Christ. Mais celui qui n’a pas cette intimité pour Le connaître dans toute Sa dimension, qui est encore dans les ténèbres de l’incrédulité malgré un témoignage puissant, profond, céleste, libérateur, bienveillant et animé de justice divine, grincera des dents et aura des regrets amers au dévoilement de la gloire lors de la résurrection. Pareil individu n’a pas l’amour et le zèle pour la vérité qui caractérisent Christ, mais une impiété commune à tous dans le monde. La multitude des « croyants » à notre époque est dans une telle apostasie, une énorme carence d’amour du règne de Christ (la vision céleste) qui se traduit par un témoignage presqu’inexistant de la foi ; ils vivent en demi-teinte, mais ce mélange les prive de tout au-delà du simple salut éternel.

Si vous n’aviez pas eu contact avec le ministère, si vous n’aviez pas entendu ou lu mes écrits sur Économie de Dieu, au sujet de la vision céleste opposé à la vision babylonienne, sur mes avertissements et aussi le recouvrement de la saine doctrine, alors votre péché aurait était moins grave, comme il est écrit : « Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » [Luc 12:47-48].

Ce n’est pas pour vous prendre au piège ou pour vous effrayer que je dis cela, mais je remplis le ministère que le Seigneur m’a confié pour appeler ceux qui L’aiment à une nouvelle consécration et pour aider ceux qui croient à porter la croix jusqu’au bout de la course. La parole de la foi que je tente de vous communiquer comme un fidèle économe des richesses de Christ est une bénédiction que vous ne cherchiez peut-être pas, mais qui est parvenu à vous pour éprouver votre sincérité.

L’Église souffre, une partie des saints se languit du retour du Seigneur, parce qu’ils voudraient échapper à la corruption qui les entraîne si facilement. En réalité, ce n’est pas difficile d’obéir quand on connaît Christ ; seulement, le déclin est tel à l’Église, que beaucoup naissent dans cette médiocrité et prospèrent par une parole adultérée qui n’est pas celui de la gloire de Dieu. Ils sont dans des ténèbres épaisses d’une assurance contre laquelle le Seigneur nous met en garde quand il dit « mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » [Matthieu 6:23].

Frères et sœurs, pendant qu’il en est encore temps, mais sachant comme dit Paul que vous ne devez pas vous avancer trop tard, ne rejetez pas celui qui vous appelle par la lumière de la vie, Cette vie qui est aussi en vous, même si Elle est quelque peu enfouie. Ne soyez pas comme les vierges insensées, pourtant sauvés, sinon elles ne seraient pas des vierges, mais qui se réveillent seulement à cause du signal de la fin qui ne leur laissera pas suffisamment de temps pour se purifier et produire les fruits de la justice leur valant d’entrer dans le règne millénaire de Christ avec Ses fidèles.

Aujourd’hui vous avez la parole, alors combattez l’aveuglement du malin ; mais il ne sera pas aisé de suivre Christ, car la croix est contre toute injustice et vous aurez sans doute beaucoup à souffrir pour Lui ; c’est pourquoi il est dit : « Considérez celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction contre lui-même, afin que vous ne lassiez pas, défaillants dans vos âmes. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché » [Hébreux 12 :3-4]. Mais le Seigneur pourvoit au perfectionnement de tous ceux qui s’avancent à cause de la vocation céleste ; ceux-là régneront comme il est écrit « si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » [Romains 8:17]. Que le Seigneur fasse grâce à ceux qui L’aiment, Amen.

Avertissements aux bergers

« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux aux pasteurs ! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes ; je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie. Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue. Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité » [Ézéchiel 34:10-12].

Au début du chapitre, je parlais de Babylone ; il y a deux aspects d’elle, une religieuse et une physique. Je vous disais que la Babylone matérielle est Rome, c’est la grande cité. Mais elle est aussi un mystère qui s’est insinué dans le christianisme par les semailles du malin représentées dans au moyen trois paraboles qui sont un seul sujet : « Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. Il leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée » [Matthieu 13:24-33].

Nous parlons ici de l’église catholique romaine : elle est le résultat de l’approvisionnement de Jézabel qui prétend parler pour Dieu (Apocalypse 2:20), de la tête papale usurpatrice sur elle. Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations qui enfante la corruption, enseigne sa propre loi, qui est devenu monstrueusement grande en dévorant les peuples ; elle est ivre du sang des saints qui ont la foi de Jésus. Il serait facile de dire : « pourquoi ce n’est pas dit clairement dans la Bible ? » ; et bien, pour les mêmes raisons que le Seigneur parlait en parabole ; ensuite, l’église catholique n’existait pas encore et les hommes ne lui auraient pas donné ce nom ; de plus, c’était à l’époque de l’empire romain, imaginez seulement que la doctrine affirme que l’oppresseur deviendra aussi l’usurpateur : remercions le Seigneur pour Sa prudence.

Dans mon premier livre, je mentionnais déjà Babylone. Ici je veux m’adresser aux saints, à ceux qui sont sauvés par la foi et qui aiment Dieu, à ceux qui ont une foi sincère. Les générations se sont passées un relais à l’Église depuis le début ; du côté négatif, elle n’a pas su protégé l’héritage des richesses de la gloire de Dieu, alors le déclin a progressé jusqu’au siècle de l’établissement de l’église catholique romaine, l’église dépouillé de la réalité du royaume : l’Espérance de la gloire n’y est plus, la connaissance de Dieu n’y est pas et la volonté des membres est soumise à des normes totalement impies ; d’un autre côté, Dieu entreprend un recouvrement des éléments de la saine doctrine, de l’Évangile de Dieu par lequel Il ordonne un fondement et une structure, où Il révèle le mystère de la piété. Il suscite des serviteurs, des témoins qui souffrent pour Son nom, à partir notamment de Martin Luther avec lequel Il recouvre la seule justification par la foi. Mais cette restauration du royaume dura au moyen trois siècles avant d’avoir sa complétude, et même si Ces richesses ne disparaîtront pas de nouveau, force est de constater que la très grande majorité des communautés chrétiennes sont soit dans l’apostasie complète, soit dans la réforme et le protestantisme qui est un recouvrement inachevé. Dans tous les cas, la mesure de conformité à la structure ordonnée par l’Evangile sera la limite de la grâce de Christ.

Il y a beaucoup à dire à ce sujet, vraiment beaucoup de choses, mais ici, je veux seulement mettre en garde ceux qui sont nés de l’Esprit, qui comprennent ce que cela signifie ; car Dieu tire vengeance de la manière qu’ont les bergers de paître les saints aujourd’hui, alors que Sa parole est dans la bouche de Ses vraies économes. Toutes les dénominations sont des garderies dans la complaisance d’erreurs et d’interprétations avantageuses des Écritures, sans parler des mobiles cachés. Je vous supplie au Nom de notre Sauveur à tous, devant le Seigneur Jésus-Christ qui nous appelle à une nouvelle consécration. Je ne suis pas naïf au point de m’imaginer que tous reviendront à la course de la vocation céleste, mais si je peux gagner au règne de Christ, à la vision céleste, celui qui lit, alors il y a de la joie pour un vainqueur qui se dégage de la vision babylonienne hypocrite.

Ces « bergers » n’ont pas reçu le relais du recouvrement de Christ, et le travail qui reste à faire n’est pas du tout dans leur vision. Je prie à leur sujet que Dieu leur retire Son troupeau pour le faire paître par ceux qui sont fidèles à Son économie. C’est triste d’observer que les bergers se concentrent sur leur « peu de foi », ils ont peur de ce qui les dépasse, certains s’approchent du pays de la promesse – quelle grâce de se voir confier l’économie des richesses de la gloire de Dieu ! – mais beaucoup peuvent renoncer à saisir Ce Christ tout-inclusif que nous recevons par la confiance en la parole de Dieu. Ils sont sourd à ce commandement de Dieu « écouter-le » [Marc 9:7]. Ils n’ont qu’une communion faible avec l’Esprit qui est en nous, pour nous conduire dans toute la réalité : le Seigneur a donné à l’Église des hommes qui ont des capacités plus importantes, pour administrer Ses richesses (Matthieu 25:14-15) ; Cette grâce sur eux devaient augmenter avec leur propre perfectionnement dans la communion pour le service, mais combien ont préféré resté sur leurs pauvres limites humaines, et le faible rendement du service de la maison, plutôt que servir le Seigneur dans Son sanctuaire par le zèle de Christ ? Si vous reconnaissez vos manques, c’est une grâce de se repentir, et l’Esprit conduit celui qui est sincère dans une Espérance qui doit nous convaincre, parce que Dieu nous aime ; et s’Il nous aime comment douter qu’Il nous donne toutes choses avec Christ (Romains 8:32, 37-39 ; 2 Corinthiens 1:20) ?