Quatrième chapitre de la troisième partie « L’Evangile du Vainqueur » du livre

Ce n’est pas dans ce chapitre que j’introduis l’enseignement des vainqueurs. J’espère que tous, jusqu’à maintenant, profitent de la lumière qui tout au long de mes écrits touchent la base du recouvrement du Seigneur. L’appel des vainqueurs commence dès le début de cet ouvrage, et je ne souhaite bien évidemment pas qu’un seul lecteur se trouve passé à côté de la foi.

Dans la Bible, les références aux vainqueurs sont très nombreuses, bien que cachées pour beaucoup qui n’y ont pas remarqué la révélation faisant défaut à la majorité des assemblées réformées qui auraient dû parvenir au recouvrement total. Ils n’y sont pas parvenus, notamment à cause de leur rejet de la vraie base du Corps de Christ. Nous ne pourrons pas toutes les énumérer, mais nous ferons en sortes d’explorer certains passages à propos.

Un vainqueur n’est pas un être extraordinaire aux yeux de Dieu. Il est simplement celui qui sort du lot en temps de déclin, en suivant le courant de l’Esprit, un chrétien normal. Il y a une différence entre le croyant et l’incroyant ; de même, une distinction est faite entre les enfants de Dieu : les vainqueurs et les vaincus. Lors du tribunal de Christ qui suivra la grande tribulation, Il confessera ceux qui auront persévéré dans l’obéissance à Sa parole dans la soumission à l’Esprit, et Il laissera les autres à la discipline. Ces derniers perdront la couronne de justice promise aux vainqueurs et ne régneront pas avec Lui dans l’âge à venir. Ils sont sauvés, mais qu’à peine, bien que le Seigneur soit juste pour toutes bonnes œuvres inspirées, mais c’est une autre histoire.

Les signes des temps de la fin : veiller

Maintenant, je vous annonce la parole avec l’espérance d’un réveil, d’un sentiment d’urgence qui sera salutaire pour mes frères et sœurs. Je vous supplie de considérer la parole, et j’invoque continuellement le Père de gloire afin qu’Il vous approvisionne d’un esprit éclairé. Les signes de la fin sont très flagrants à notre époque, et bien que nous ne connaissions pas l’heure, nous devons nous tenir en alerte par la vision céleste, à cause de ces nombreux avertissements, afin d’être prêt au jour du Seigneur.

Les guerres de nations et de royaumes, les famines et les tremblements de terre en divers lieux que nous avons banalisés et mis au compte des faits divers mondiaux sont tous annonciateurs de la calamité qui doit suivre pour mettre fin à l’âge. Les faux prophètes, les faux docteurs, les antichrists dans l’apostasie présente, pour ne nommer que quelques-uns, sont des signes qui précédent la fin imminente. Ces choses se passent aujourd’hui mais comme a dit le Seigneur Jésus : « Car comme ont été les jours de Noé, ainsi sera la venue du Fils de l’homme. Car, comme aux jours qui précédèrent le déluge, les gens mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne savaient pas que le jugement s’approchait, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emporta tous ; ainsi sera aussi la venue du Fils de l’homme » [Matthieu 24 :37-39]. Avant cela, Il nous avertit par l’exemple du figuier, car des signes spécifiques précèdent l’été : la vigne de la terre est mure, et la moisson ne tardera plus. Lorsque les signes des temps seront épuisés, que les prodiges célestes avec la première calamité terrestre du livre de la Révélation (Apocalypse 6 : 12-17) viendront à paraître, sachez qu’il sera trop tard pour beaucoup. Comme a dit le prophète « plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal, et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront » [Daniel 12:10].

Au jour de l’ouverture du sixième sceau d’Apocalypse, quand le soleil s’assombrira et que la lune deviendra comme du sang, l’heure ne sera plus à la grâce et à la paix, mais à la dernière période de la fin avec l’abomination du dévastateur. Ce signe ultime est l’image de l’Antichrist dressée en terre sainte alors qu’il est bien tard. Ces choses sont annoncées dans bien des passages des Écritures : Daniel, Paul aux Thessaloniciens et Jean dans le livre de la Révélation ont chacun prophétisés au sujet de ces choses, afin que personne ne dise « qui ira au ciel ou qui ira au séjour des morts pour amener le témoignage ? ». Nous sommes tous prévenus, mais le plus grand nombre est enivré par cet âge mauvais. Par la grâce de Dieu et la puissance de l’Esprit de Christ, les vainqueurs se révèlent au milieu de cette ivresse comme ceux qui sont sobres pour veiller et prier, et lorsque le signal sera donné, et que la multitude émergera de la vanité, combien seront sauvés ?

Matthieu 24 :42-51/ « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir. Mais sachez que si le maître de la maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêt, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous ne pensez pas. Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que maître a établi sur les gens de sa maison, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, quand il viendra, trouvera faisant ainsi. Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur dit en son cœur : mon maître tarde, et qu’il se mette à battre ses compagnons, et qu’ils mangent et boive avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne l’attend pas, et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le retranchera et lui assignera sa part avec les hypocrites. Là seront les pleurs et les grincements de dents ».

Ici, le Seigneur s’adresse à des croyants, sans quoi, Il ne dirait pas qu’Il est leur Seigneur. Quelques versets plus haut, Il dit que les signes de Son retour sont évidents : il nous faut donc veillez à notre conduite afin ne pas être surpris lors de Son retour. Il parle ensuite du serviteur dans l’église ; nous y voyons donc un parallèle avec le mauvais serviteur de Matthieu 25 :26 que l’on verra plus bas. Ce serviteur est un ministre chargé du perfectionnement des saints, mais plutôt que de travailler à l’édification du Corps, il les blesse et s’occupe d’avantage des choses mondaines en compagnie des gens mauvais. Le verset 51, le dernier de ce passage, est intéressant puisqu’il fait référence à l’échec du serviteur qui n’a pas veillé, non seulement sur sa conduite dans le monde, mais aussi à son comportement envers les saints. Les hypocrites dont il est fait mention sont les autres croyants vaincus. Au tribunal de Christ, il ne sera pas confessé devant Dieu et sera donc privé de la gloire du royaume millénaire avec Christ et les vainqueurs.

Matthieu 25 :1-13/ « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui prirent leurs lampes et sortir à la rencontre du marié. Cinq d’entre elle étaient insensées, et cinq prudentes. Car les insensées, en prenant leurs lampes ne prirent pas d’huile avec elles ; mais les prudentes prirent avec leurs lampes de l’huile dans des récipients. Or, comme le marié tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Mais à minuit, il y eut un cri : Voici le marié, sortez à sa rencontre ! Alors toutes les vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les insensées dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Mais les prudentes répondirent : Il n’y aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous même. Pendant qu’elles allaient en acheter, le marié arriva : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l’heure ».

Dans ce passage, il ne fait pas le moindre doute que les vainqueurs sont les vierges prudentes. Le mot « église » est la traduction du grec qui signifie « assemblée des appelés à sortir », à sortir du monde pour entrer dans le royaume. Les dix vierges sont donc toutes des croyants éclairés par la lumière de la vie jusque dans le royaume en Espérance. Et nous savons qu’il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus (Romains 8 :1). Mais cette révélation s’explique à deux niveaux. « Plus de condamnation » fait référence à la position du croyant dès la régénération, mais aussi au croyant qui se confie dans loi de l’esprit de vie pour vivre selon la justice et la sainteté. Le chrétien de Romains 7 peut triompher du péché et de ses faiblesses, s’il vit par l’esprit comme au chapitre suivant. Les vierges insensées sont ceux qui ne marchent pas par l’esprit et ne sont pas sérieusement en quête du royaume et de la justice de Dieu. Ils se réveillent tardivement sans s’être préalablement préparés et s’imagine que d’autres ont la foi pour eux. Alors les croyants spirituels leur donnent un dernier conseil, celui d’aller vers les serviteurs de l’Esprit de vie qu’ils n’ont pas écouté afin de payer le prix en se conformant à la justice pour porter les fruits que Dieu attend.

Finalement, le Seigneur arrive et les saints paresseux et désobéissant sont privés de la gloire du royaume de Dieu dont ils ne se sont pas souciés suffisamment tôt. Le temps alloué à la persévérance dans la parole (l’Esprit) est fini, maintenant, Christ ne les confesse pas devant le Père pour entrer dans Son règne. Ils sont ainsi châtiés avec justice, alors que les vainqueurs jouissent du règne de justice avec Christ dans la gloire.
Le cri qui retenti à minuit annonce l’enlèvement des prémices des vainqueurs avant la grande tribulation. Après cet événement, la majorité des chrétiens restent sur la terre, et la porte reste ouverte pour les saints qui courent la course à la victoire. En effet, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de vainqueurs parmi eux, car le premier enlèvement n’est pas le but unique de la victoire mais sert surtout à provoquer le moment de la fin par la défaite du diable dans le ciel. Or certains continuent à mûrir sur la terre espérant en la victoire, car c’est la multitude des vainqueurs dans leurs corps qui vainquent l’antéchrist (Apocalypse 15 :2). Je vous prie de retenir que les dix vierges représentent deux catégories de saints qui passent à travers la grande tribulation.

1) Les vainqueurs/ Si les vierges prudentes avaient été du premier enlèvement, elles ne seraient pas en mesure de conseiller les insensées qui passent à travers la grande tribulation. Je rappelle en effet que c’est suite à l’enlèvement des prémices qu’a lieu cette conversation. Il y a donc non seulement les prémices dont l’enlèvement provoque la tribulation, mais aussi les vainqueurs de la grande tribulation. Certains vainqueurs qui se sont mariés ne seront pas enlever la première fois, non qu’ils aient péché bien sûr : c’est d’ailleurs pourquoi le Seigneur a dit « Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; il y en a qui se sont rendus tel eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne » [Matthieu 19 :12]. Ces vainqueurs particuliers, non seulement se sont consacrer ainsi, mais parvenus au jour du premier enlèvement, ils seront du voyage s’ils remplissent toutes les conditions « Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau ; et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles » [Apocalypse 14 :4-5]. Mais un mystère subsiste lorsque l’on considère la parole du Seigneur quand Il dit que de deux personnes dans un lit, une sera pris et l’autre laissée. En effet, au ne peut que soupçonner des mariés séparés à l’heure de l’enlèvement. Ce sera une première récompense pour leur appel.

2) Les vaincus/ Ceux qui seront dans « les ténèbres du dehors », qui « pleureront et grinceront des dents » sont des chrétiens morts à travers toutes les générations avant l’enlèvement des derniers vainqueurs, car s’ils étaient parvenus jusque-là, ils seraient des vainqueurs entièrement purifiés de la corruption comme il est écrit « c’est par beaucoup de tribulation qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » [Actes 14:22] ; de plus, Il est aussi écrit « Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » [1 Thessaloniciens 4:17]. Or, s’ils sont toujours avec le Seigneur, c’est qu’ils sont entrés dans Son règne.

Certains docteurs de la parole considèrent que « ceux qui en vendent » sont « les fils de l’huile », c’est-à-dire les deux témoins du Seigneur lors de la grande tribulation. Je ne réfute pas leur enseignement. Au contraire, c’est la confirmation de ce que je disais plus haut au sujet des serviteurs et du prix à payer : « témoin » veut dire littéralement « martyre ». Si nous leur demandons quel est le prix à payer pour entrer dans le royaume, ils répondront comme tous les serviteurs fidèles avant eux : souffrir pour Christ (le témoignage), même jusqu’à la mort ; car en effet que pourraient dire d’autres ces témoins ? Mais lorsqu’aujourd’hui un serviteur exhorte de la sorte, son témoignage est trop souvent méprisé. Cela signifie selon la parabole, que les vierges insensées sont des croyants qui n’entreront pas dans la joie de Christ parce qu’ils s’y sont pris trop tardivement et que même le temps de tribulation dans laquelle de puissants et fidèles serviteurs témoignent n’aura pas suffi à les rachetés entièrement. Or, la porte se ferme pour le croyant soit par sa mort, soit par le dernier enlèvement (au moment de la septième et dernière trompette) : c’est le moment du tribunal de Christ où le chrétien entre dans la joie de Son maître, ou en est privé, « là où seront les pleurs et les grincements de dents ». Dans la parabole des dix vierges, les vierges insensées qui reviennent plus tard et disent « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous », sont mortes sans achever leur témoignage. Elles sont jugées au tribunal de Christ (le tribunal de la maison) selon qu’il est écrit « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu » [1 Pierre 4 :17a].

Matthieu 25 :14-30/ « Car le royaume des cieux est semblable à un homme qui, partant à l’étranger, appela ses propres esclaves, leur remit ses biens. Il donna à l’un cinq talents, à l’autre deux, et à l’autre un ; à chacun selon sa propre capacité. Puis il partit en voyage. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, fit du commerce, et il en gagna cinq autres. De même, celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres. Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla, creusa la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ses esclaves vint et régla ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici que j’ai gagné cinq autres talents. Son maître lui dit : c’est bien, esclave bon et fidèle ; tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents vint aussi, et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents. Son maître lui dit : c’est bien, esclave bon et fidèle ; tu as été fidèle en peu de choses, et je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. Et celui qui avait reçu un talent vint aussi, et dit : Maître, je savais que tu es un homme dur, qui moissonne où tu n’as pas semé, et qui récolte où tu n’as pas répandu. Alors, ayant pris peur, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. Son maître lui répondit : Esclave mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je récolte où je n’ai pas répandu. Tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon arrivée, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à celui qui a, il lui sera donné encore, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. Et l’esclave inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors. Là seront les pleurs et les grincements de dents ».

Il y a un lien évident entre cette parabole et la première de Matthieu 24 que j’ai cité plus haut ; mais ici, ils sont trois serviteurs du Seigneur, et non un seul économe.

Tous les saints passés par le baptême du Saint-Esprit ont reçu un don de Sa part pour fonctionner dans le Corps avec les autres croyants en communion. Bien que certains dons soient reçus dès la nouvelle naissance (les dons de vie), la plupart (les dons miraculeux) s’obtiennent par la suite comme je le disais. Nous avons aussi d’autres dons de dispositions pour servir comme ceux de libéralité et de miséricorde. Une chose commune à tous est que chacun en a reçu au moins un (1 pierre 4 :10). Nous voyons dans cette parabole que le Seigneur donne des dons à Ses serviteurs ; il va sans dire qu’ils ne sont qu’un échantillon de la multitude. Mais nous retiendrons surtout la leçon qui nous concerne tous. Le Seigneur donne des responsabilités à tous les enfants de Dieu dans Sa maison, chacun selon ses capacités à les recevoir. Nous observons donc que tous n’ont pas les mêmes capacités, et que le Seigneur mesure le fardeau qu’il donne à chacun pour fonctionner dans le Corps. Dans ce passage, deux serviteurs sur trois, qui chacun ont leur propre responsabilité exploitent pleinement leurs dons reçus du Seigneur dans leur service envers les saints. Cela leur vaut d’être des vainqueurs qui entrent dans le royaume où leur sera confié bien plus d’autorité qu’ils en avaient pour gérer la maison de Dieu dans l’âge présent. Le troisième serviteur a reçu peu de responsabilité comparativement aux deux autres, car il a moins de capacités.

Les capacités dans tous les cas ne concernent pas les ressources du vieil homme, mais la capacité humaine crée par Dieu correspondant à ce qu’est l’homme dépouillé de son « moi ». C’est considérant ces capacités que chaque serviteur se voit confié les dons et l’économie des richesses de Christ. Que le troisième d’entre eux aille cacher le talent qu’il a reçu signifie qu’il s’est détourné de la vision de l’économie de Dieu, autrement dit, il n’a pas mis ses dons au service des saints pour leur dispenser la grâce par ce moyen. Considérons tout de même, comme on peut le voir, que ce travail nous permet de recevoir plus de capacités, plus de dons et plus de responsabilités, non seulement dans ce temps, mais aussi dans le millénium avec une gloire proportionnelle. Cela est possible à cause du dépouillement et du brisement de la chair. A l’heure du tribunal de Christ, tous Ses serviteurs doivent rendre compte de leur gestion, mais celui qui a reçu le moins n’a rien fait valoir. Il est à noter que ceux qui ont reçu le moins de dons spirituels et qui ne comprennent pas leur importance agissent souvent comme ce serviteur, comme si le Corps (le sacerdoce) pouvait convenablement s’exprimer et s’édifier sans eux (leur fonction). Ce comportement des serviteurs moins doués peut-être aussi dû à leur capacité réduite qui semble être entre autres en lien avec leur manque d’assurance.

« Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. Si le pied disait : Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela ? Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas un œil, je ne suis pas du corps, ne serait-elle pas du corps pour cela ? Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était toute ouïe, où serait l’odorat ? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d’honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres » [1 Corinthiens 12 :14-25].

S’il voulait seulement s’engager, le Seigneur les guiderait. Qu’a fait ce serviteur de son don ? Il a creusé profondément dans la terre et l’a enterré. Cela signifie qu’il a mené une vie charnel abondante, s’est détourné de ses responsabilités dans son église locale, jusqu’à se joindre à une pensée populaire datant des premiers siècles du déclin. A l’époque de Constantin, l’Église entra massivement en communion avec les incroyants qui, comme ils n’étaient en rien capable de servir par l’esprit, restèrent inactif sur « les bancs de l’église ». Jusqu’à maintenant, le courant de pensées selon lequel, certains sont doués pour servir par des dons alors d’autres sont seulement destinés à recevoir les fruits, gangrène toujours la chrétienté. Les dirigeants des « églises » modernes qui n’en sont pas vraiment, mais sont des sectes et des prostituées, ont tout de même retenu le bénéfice terrestre de cette pratique qu’ils ont justifié par les Écritures, à savoir, la dîme. En effet, si ces imposteurs (les incroyants) devaient servir à quelques choses, c’était en se rangeant du côté des provisions matérielles.

Et au sujet du serviteur paresseux, l’abondance de son cœur quand il s’adresse à son maître révèle son égoïsme. Pour paraphraser, il dit : « Tu nous dis de travailler dur mais c’est Toi qui a quelque chose à gagner ». Vous savez, moi qui suit comme tous les enfants de Dieu, concerné par cette parabole, un jour en la lisant, je me soumis au Seigneur dans mon cœur. C’est alors que je réalisais dans la lumière que j’aurais pu me dire : « s’il faut se préparer pour la venue du Seigneur, je me concentrerai sur moi seul pour être sûr d’être prêt au jour du Seigneur » ; et j’aurais tout perdu en ne réalisant pas que le service est un autre fondement du vainqueur de Dieu. Ce serviteur dit à son maître que c’est la raison pour laquelle, ayant pris peur, il l’a enterré : pour la raison qu’il perdrait son temps, son énergie, son avenir, ses enfants, sa femme, sa maison, etc.… et même sa couronne, pour un autre que lui-même. Cela signifie qu’il ne voulait pas perdre sa vie.
« Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » [Matthieu 16 :24-25].

« Jésus répondit : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » [Marc 10 : 29-31].

Le serviteur mauvais préfère sa vie dans le monde, parce que la vision de l’économie n’a pas suffisamment d’intérêt pour lui-même. Mais il se trompe, parce qu’il ne s’est pas soumis au départ ; s’il d’était montré fidèle, il aurait été éclairé au temps convenable ; de plus, comme le dit l’Écriture « et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » [2 Corinthiens 5 :15]. Un enfant doit se soumettre et obéir à ses parents même s’il ne comprend pas leur commandement et leur discipline. Quand il sera plus grand, il comprendra et sera déjà exercé dans le chemin de la vie. Mais l’enfant qui ne se soumet pas grandira dans la voie impie qu’il aura affectionnée étant rebelle à ses parents. Le maître confirme ses attentes, et reproche à son esclave d’avoir connu sa volonté sans s’être mis au travail pour faire valoir ses dons comme les autres serviteurs. « Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups » [Luc 12 :47]. De plus, les serviteurs qui se seront montrés les plus capables et fidèles hériteront dans le royaume, de ce qui devait revenir aux serviteurs mauvais et paresseux. Nous ne sommes que des esclaves, mais le Seigneur est juste envers nous considérant notre obéissance. C’est pourquoi le zèle pour la volonté du Seigneur nous vaut une couronne de justice pour la gloire du règne avec Lui.

Je partage encore une vision avec vous : la parabole des talents parle des enfants de Dieu qui ont reçu chacun, selon la mesure du don de Christ, une part Ses richesses. Le chemin de la croix, du renoncement à vivre pour soi-même, est une libération du portefeuille divin par lequel nous approvisionnons les autres, au moyen des bonnes œuvres dans lesquelles nous investissons. Le pardon est une bonne œuvre pour laquelle nous sommes riches, et la croix est un zèle contre notre égoïsme. Si nous possédons, c’est par la foi, si nous donnons ce que nous avons, c’est par amour. A Dieu la gloire : si nous donnons à cause de la justice, le Seigneur nous donne un salaire de justice ; si nous donnons par amour, il multiplie les fruits de notre justice avec amour.

Vous pouvez lire aussi Luc 19 :12-17. Dans cette parabole l’accent est mis sur la portion commune à tous les croyants à la nouvelle naissance. Là, il est fait mention, non seulement à la foi pour le salut initial, mais aussi à la fidélité pour recevoir la couronne de justice. Il s’agit alors de travailler au dépouillement et à l’édification pour présenter au Seigneur la foi qu’Il vient chercher (Luc 18 : 8).