Premier chapitre de la troisième partie « L’Evangile du Vainqueur » du livre

Le ministère est la vocation spirituelle d’un membre du Corps de Christ qui peut être éprouvé par le sacrifice de l’amour. Il est son identité fonctionnelle dans le Corps. En devenant spirituel, un membre de Christ devient esclave de Ses bonnes œuvres, il porte alors beaucoup de fruits (Jean 15 : 5). Cette vocation peut devenir relativement criante d’une dévotion, d’un zèle de Christ allant croissant par l’approvisionnement de vie. Dans ce cas, plus le chrétien connaîtra le Seigneur dans sa conscience, plus il L’aimera en rognant l’hypocrisie d’une méconnaissance de lui-même, plus Il fera Sa demeure en lui, plus le croyant méprisera la souffrance pour la gloire du service de Dieu dans le règne de Christ.

Si nous voulons être justes selon la parole, il nous faut faire quelques distinctions. Le Corps de Christ c’est l’Église : ce sont les saints qui sont un élargissement de la piété de Jésus. Toutefois, dans les Écritures (NT) nous remarquons qu’il y a l’Église et les églises, l’Église universelle et les églises locales. Alors que l’Église comprend tous les saints de la terre et même ceux qui sont endormis, l’église locale se cantonne à une localité des vivants. Selon les Écritures, cette limite est celle d’une ville (Actes 11 :22 ; 13 :1 ; 15 :4, 30 ; 20 :17 ; 18 :22 ; Romains 16 :1 ; Colossiens 4 :15 ; 2 Thessaloniciens 1 :1 ; Apocalypse 1 :11 ; 2 :1, 8, 12, 18 ; 3 :1, 7, 14).

Les citations à propos sont vraiment nombreuses et ne laissent aucune place à la créativité humaine. L’église locale est aussi représentée par l’assemblée d’une petite communion, dans les maisons par exemple, ou dans des lieux choisit pour cela si le nombre des saints réunis devait être élevé, sans qu’il n’y ait de division (Romains 16 :5 ; Colossiens 4 :15 ; 1 Corinthiens 16 :19). Seulement, ces réunions doivent être constituées de saints locaux, sinon ce sont des sectes et non l’église locale. D’autres types de réunions peuvent avoir lieu en dehors du cadre de l’église locale : ce sont des réunions apostoliques. Mais les différences de nature doivent être claires, car il n’est pas question de se tromper soi-même, ni ceux qui nous accompagnent. Si une réunion est organisée par des membres de l’église locale, elles ne peuvent être que de cette nature. En changeant l’appellation d’une réunion, on n’en change pas la nature, mais on bouleverse l’ordre divin.

A notre époque, nous voyons que beaucoup de bornes ont été déplacées pour des raisons qui ne comptent pas dans le gouvernement de Dieu. Il a décidé par les premiers apôtres d’établir les églises dans la plus petite circonscription, qui ne peut être divisée ou redéfinie à tout bout de champ. Alors qu’elles soient plus vastes est contraire au gouvernement de Dieu, et qu’elles soient plus restreintes est aussi contre Sa volonté. L’expression locale du Corps doit être l’ensemble des croyants installés dans une certaine ville. Une ville, pour être considérée comme telle doit avoir plus de deux mille habitants et être un territoire administratif indivisible ; je crois néanmoins qu’un village (moins de deux mille habitants) peut, du fait qu’il est aussi un territoire administratif indivisible, être la limite d’une église locale. D’ailleurs, les Evangiles (les livres) racontent que le Seigneur Jésus parcourait les villes et les villages.

Si un chrétien ou un groupe de chrétiens refuse la communion d’autres croyants de même localité, sans justifier un châtiment spirituel, il ne peut prétendre fonctionner sur la base du Corps : ce n’est pas une église locale devant Dieu. S’il accueille des non-croyants dans sa communion de « l’église », c’est pareil, ce n’est pas une communion du Corps, donc ce n’est pas une église locale devant Dieu. Si encore, des croyant de diverses localités se réunissent dans un même endroit, ce n’est pas une assemblée scripturaire : ce n’est pas une église locale devant Dieu. Tous, exception faite des incroyants, sont objectivement du Corps de Christ, mais ils ne peuvent légitimer une réunion sur une base indépendante du fondement scripturaire. Une organisation missionnaire ne peut annexer des « églises locales » qui sont en fait des branches de l’œuvre. Qui que ce soit ne peut établir quoi que ce soit sous le nom d’église local, si ce n’est selon le fondement, ou affilier des saints qui n’ont pas d’appel à l’œuvre.

L’œuvre est la part de l’ouvrier, un serviteur de Dieu qui a une vocation extra-locale, un apôtre (ou missionnaire). Rien n’empêche les ouvriers de s’associer entre eux, mais ils ne sont pas une église devant Dieu. Ils ne peuvent amalgamer les réunions de l’Eglise avec celle de l’œuvre. Les ouvriers sont responsables de leur réunion, qu’elles soient d’évangélisation ou d’édification, qui ne devrait pas avoir lieu dans les espaces des réunions de l’Eglise. Rien n’empêche aux églises locales de soutenir l’œuvre et les ouvriers, car elles sont libres de leurs ressources. Soutenir les ouvriers qui sont fidèles est agréable à Dieu qui récompense cela, mais les églises n’ont ni d’obligation envers eux, ni d’autorité sur eux. A l’inverse, les ouvriers non pas d’autorité directe sur les églises. Ils ont par contre une responsabilité envers elles devant Dieu, que les églises ne connaissent pas, et qui correspond à l’appel Ses serviteurs.

L’église locale que Dieu reconnaît est celle qu’Il a établi selon cette seule division locale et cette seule communion de l’église.

Il n’y a que quatre ministres du Corps à strictement parlé (1) l’apôtre (2) le prophète (3) l’évangéliste, et (4) le pasteur et docteur. Mise à part l’apôtre qui est par définition extra-local, chacun de ces ministres peut être à la fois local et extra-local : tout dépendra de l’usage qu’en fera l’Esprit du Seigneur, sachant que leur responsabilité est originellement locale. La différence entre le ministère du Corps et le sacerdoce réside dans le fait que ce dernier correspond à l’ensemble des croyants du Corps local. En effet, s’il y a le ministère du Corps par les quatre ministres de la parole, le reste des croyants ne demeurent pas moins chacun d’entre eux des sacrificateurs au même titre. Le sacerdoce est donc la fonction du Corps local entier. Dans Éphésiens 4 :11 nous voyons la liste du ministère du Corps alors que dans 1 Corinthiens 12 :28, sont représentées les fonctions du Corps entier. Tous ne sont pas ministre, mais tous sont sacrificateurs de Dieu. Le rôle des ministres du Corps est d’approvisionner les fonctions des saints pour le service dans la localité.

Certains croyants occupent des charges dans la localité, à savoir, ceux d’anciens et de diacres. Les anciens sont établis par les apôtres (Actes 14 : 23), et les diacres sont choisis parmi les saints locaux sous l’aval des anciens. Une distinction non-scripturaire a été faite entre les anciens et les évêques alors que ce sont les mêmes individus : alors que « ancien » ce réfère à la charge, « évêque » qui signifie « surveillant » correspond à la fonction d’un ancien. Ancien et diacre sont les deux seules charges qui existent dans l’église et ne sont pas des ministères. Tout ce qu’il peut y avoir d’établi comme « autre charge » n’est pas scripturaire. Un ministère est spirituel alors qu’une charge est administrative, bien que l’Écriture fasse mention des qualités indispensable des chargés de la gestion dans une lettre à Timothée. Il s’agit pour les anciens de conduire les affaires et de veiller à l’ordre dans l’église comme représentants et responsables du Corps local. La fonction des diacres est strictement temporelle : ils doivent coopérer à la direction des anciens. Ce sont toujours les diacres et non les saints qui ne savent pas servir avec les dons qui s’occupent des affaires temporelles de toutes sortes à l’église. Non que quiconque ne puisse aider aux tâches, mais personne ne peut fuir ses responsabilités spirituelles sous des prétextes temporelles.

Notons, que ni les anciens, ni les diacres ne sont dispensés du service spirituel qui incombe à tous, chacun dans ses limites. Si l’ancien est enseignant, il ne peut donner une priorité totale à la surveillance. Il doit servir en tant qu’enseignant, de même que le diacre, s’il est évangéliste comme Philippe, qui doit assumer sa fonction devant Dieu. Les charges ont seulement été établit pour des raisons pratiques, et indispensables certes, qui ne doivent jamais perturbées le travail d’édification du Corps, mais doivent au contraire faciliter le courant de l’Esprit.

Beaucoup de chrétiens sont sans fruit, alors que d’autres servent le Seigneur. Nous devons comprendre que tous les saints sont sensés servir Dieu. Jésus a servi le Père sur la terre et nous a laissé un modèle en Lui. Il a dit que nous ferions les mêmes œuvres que Lui et même de plus grandes en Son nom. Mais Il emprunte une image de la sagesse que nous pouvons aisément comprendre avec notre intelligence : Il dit « Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il (le Père) l’enlève ». Comprenez-vous ? Dans un premier temps, Il ne parle pas de ceux qui ne sont pas en Lui, mais de ceux qui y sont : des chrétiens. Comment est-ce possible ? Ces individus sont relativement incrédules (mauvais et morts) dans la patience du Père et donc n’entretiennent pas de relation avec la vie de Dieu qui abonde dans le service du Corps de l’assemblée des saints en Christ-Jésus. Ils ne savent presque rien ou sont rebelle à la vérité de l’Évangile, qui est d’ailleurs répandu, de sorte que nul ne peut évoquer une privation de la connaissance. Ils sont comme une bouteille que l’on plonge dans un fleuve et qui ne laisse pas pénétrer l’eau, malgré la pression, mais qui est avare de son intégrité. C’est aussi pourquoi le Seigneur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » [Jean 12 :24-26].

La raison qui conformera un serviteur est l’opération de la vie de Dieu en lui, qui l’établit de plus en plus dans l’amour, jusqu’à disposer la vie de son âme au dépouillement pour la gloire de Dieu. Cette amour est l’amour de Christ, dont Il a déjà fait preuve dans Sa présence dans le corps de la chair, un amour qui maintenant augmente en nous par la vraie connaissance du Seigneur. Il nous rend captif de la foi et endurant pour la gloire de Dieu en supportant bien des souffrances : c’est la communion des souffrances de Christ dans celui qui sert Dieu dans la foi, l’espérance et l’amour de Christ selon la mesure des richesses de Sa grâce (l’approvisionnement de vie).

Dieu veut que Christ soit en tête d’un Corps collectif composé de tous les hommes régénérés, baptisés en Lui. Ce n’est pas que Dieu est échoué, mais nous sommes pour beaucoup, pauvres en espérance, déréglés et spirituellement rachitiques.

Les ministères comme toutes les opérations des saints sont une conséquence de la croissance dans la vie par la connaissance de Christ, la puissance de Sa résurrection et la discipline de l’Esprit qui purifie le mobile des croyants pour la foi de Jésus dans la soumission au Seigneur, l’Esprit. Si l’onction de vie est fondamentale, le revêtement de puissance par l’Esprit n’est pas moins important : si c’est par la puissance de l’Esprit que nous expérimentons Christ pour vivre, nous noterons toutefois que le baptême du Saint-Esprit est incontournable pour tout service spirituel. En effet, la vie intérieure que nous vivons est Christ, mais le service spirituel est Son expression dans le Corps par l’Esprit sur nous. Sans Cette expression de Christ, le Corps ne fonctionne pas et n’est par conséquent pas édifié, puisqu’Il fonctionne au travers des dons de l’Esprit pour l’édification de Lui-même dans l’amour. Et même s’il est vrai que certains dons de l’Esprit sont des dons de vie (reçus dans la vie et développés par la vie), la plupart sont reçus extérieurement (par l’Esprit sur nous).

Au jour où nous entrons en Christ, nous sommes ignorants de ce que nous sommes dans le Corps, et sans puissance pour preuve. L’humilité est capitale à cette période, car sans cela nous ne servirons pas adéquatement. Il s’en suivra de toute façon une discipline de l’Esprit qui entreprend de dépouiller les ressources de la chair. En vérité, Dieu veut que tous les membres de Christ fonctionnent, mais surtout qu’ils soient animés de la force qu’Il communique. Car le Dieu trinitaire est toute grâce dans le Corps.

Ici, il y a un piège : certains ne connaissent pas Christ comme leur vie et leur puissance, et ils s’appuient sur leurs propres aptitudes humaines que Dieu rejette absolument, plutôt qu’ils ne cherchent les dons pour Le servir fidèlement. En effet, Christ-Jésus est avec nous un seul homme vivant par Christ. Or, nos propres œuvres sont un aveu d’un manque de sanctification dans la vie du nouvel homme, et donc d’un lien persistant dans l’ancienne création en Adam. C’est une odeur de mort que Dieu ne peut jamais tolérer sur l’autel du sacrifice de Christ qui, Lui, est d’une agréable odeur. Nous ne devons pas chercher nos propres œuvres, mais chercher le royaume et la justice de Dieu qui sont par la grâce et la foi de Christ en nous.

Dans le domaine de l’espérance, il y a un principe qui doit gouverner nos pensées (voir Psaumes 127 :1-2) : le Seigneur pourvoit dans la foi, mais Il résiste aux orgueilleux. Non seulement, il est hors de question de présumer de nos propres forces pour faire ce qui est agréable à Dieu (car Il veut la foi qui exprime l’œuvre de l’amour de Christ), mais nous devons connaître l’amour de Dieu qui nous rend capable de croire en espérance. Même contre toute espérance, ce qu’Il dit (ou promet), Il peut aussi l’accomplir en nous (ou pour nous) qui croyons, selon Sa toute-puissance qu’Il réserve dans Son amour.

La manifestation du Corps de Christ est l’ensemble des ministères locaux et des fonctions des saints : le sacerdoce. En effet, le sacerdoce ne peut être caché ; comme il est écrit : « une ville située sur une montagne ne peut être cachée, et on allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur un chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison » [Matthieu 5 :14-15].

Ce passage est plein d’un témoignage significatif, et cette interprétation est certaine : il y est fait premièrement allusion à deux visions de l’église, une gloire extérieure et une autre intrinsèque. Dans un premier temps, Il parle de la localité des saints qui est manifestée. Ensuite, le Seigneur dit en fait que l’on ne doit pas confiner cette lumière en nous-mêmes, mais la donner à briller sur le fondement des apôtres dans la maison de Dieu qui est ici l’église locale.

C’est en abondant dans la vie du Corps que nous visualisons ensemble le ministère unique de Christ pour l’économie de Dieu, ministère de la cohérence du sacerdoce. Un membre peut servir et montrer l’amour de Christ dans sa mesure, mais c’est lorsque tous sont manifestés par de bonnes œuvres que nous témoignons la plénitude de l’amour de Christ et de la gloire de Dieu. Comme a dit le Seigneur : « Mon Père est glorifié en ceci : que vous portiez beaucoup de fruits… » [Jean 15 :8a]. Sachant aussi comme Il a dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour…C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. Personne n’a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » [Jean 15 :10a, 12-14] (A voir aussi 1 Jean 3 :16 ; 4 :11-12, 16, 19, 21 ; 2 Jean 5-6).

Dans le Corps de Christ, l’Eglise, tous les membres sont semblables quant à la nature et servent dans la même vie. Il est écrit qu’il y a diversité de dons, de ministères et d’opérations, mais une seule source : le Dieu trinitaire. Il n’y a donc pas plusieurs sources, mais diversité d’expression du Dieu trinitaire en nous. Sachant que la grâce est donnée selon la mesure du don de Christ au Corps (Éphésiens 4 :7), comme il en est aussi fait mention dans la parabole des talents où ces derniers sont donnés selon la capacité de chacun (Matthieu 25 :15). Toutefois, chacun dans le Corps est appelé à servir Dieu par la sagesse de Christ quel que soit la mesure du don, car le membre est un don de Christ pour l’approvisionnement du Corps. Si quelqu’un se plaint de sa propre mesure dans le Corps, qu’il travaille aussi à son propre salut car il est ce qu’il est ; ou alors se plaint-il d’avoir été sauvé dans le Corps ? Qu’il apprenne à vivre pour Celui qui est mort pour lui et ressuscité pour qu’il vive par Lui dans le Corps, à Son service.

L’opération de tous les membres est le Corps de Christ et Sa fonction est le sacerdoce selon l’opération de Dieu dans les saints pour le service de Christ à Lui-même dans l’amour. Ceci s’appelle pratiquer la vie d’église. Et cette vie est celle du Dieu trinitaire qui est le Sauveur des saints et le Seigneur de l’Église, l’expression de Sa gloire, Son Corps, dont Il est la Tête qui l’approvisionne de tout ce qu’Il est. C’est le riche don de Christ de la part de Dieu, pour Son économie complète. Comme il est écrit, « tel il est, tel nous sommes aussi dans le monde : c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement » [1 Jean 4 :17]. En effet, notre union à Christ est organique.

Comprenez-vous ? Cette œuvre ne fait pas simplement de nous des membres d’un réseau pratique pour le Seigneur. Comme il est écrit : « comment ne nous ne donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ». En effet, Christ est un avec nous dans la volonté de Dieu, raison pour laquelle nous sommes cohéritiers de toute gloire en Lui, si nous sommes rendus conforme dans le Corps. Si nous devions subir le jugement, Il le subirait aussi ; mais Christ est parfait pour toujours : comment subirait-il ce jugement ? Et nous sommes perfectionnés en Lui pour la vie éternelle : ceux qui parviennent à cette conformité entreront dans la gloire de cette union, dans l’âge à venir.

Les autres saints, tardifs, seront encore perfectionnés pendant cette récompense des prémices du Corps édifié. Car nous avons revêtu le nouvel homme dans lequel Christ est tout en tous (Colossiens 3 :10-11) ; et nous sommes renouvelés dans l’espérance de la gloire selon l’élection, comme il est écrit : « Nous savons que toutes choses coopèrent pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connu d’avance, il les a aussi prédestinés à être rendus conformes à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né entre beaucoup de frères ; et ceux qu’il a prédestinés, il a aussi appelés, et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » [Romains 8 :28-30] (le reste du chapitre est complémentaire du témoignage). Mais il n’est pas question que Christ soit manifesté par un « Corps » non dépouillé, rachitique et insoumis.

Ainsi, par le renouvellement de la croissance dans la vie (Christ), nous avons Sa Vision (Son espérance), Sa motivation (Son amour), Sa détermination (Sa foi), pour être en Lui, avec Lui, oint par l’Esprit de vie, serviteur de Dieu pour Son économie dans les saints. Ce service vise ultimement à faire de nous des serviteurs complets de la gloire de Dieu dans le royaume éternel. Nous ne sommes pas qualifiés en nous-même pour le service à Dieu : ni l’intelligence naturelle, ni aucune hérédité de la chair ou du sang, ni même les études ne peuvent jamais qualifier quiconque dans le royaume sacerdotal, mais la foi en Jésus-Christ seule. Lui, peut plaire à Dieu. Que nous soyons serviteurs, c’est le don de la grâce pour la participation au sacerdoce qui est la dispensation du ministère de Christ, par l’Esprit de Christ. Sous ce rapport, nous ne sommes pas plus qu’une main animée de Ses intentions, dans la mesure de la connaissance limitée de Christ (une mesure de Sa pensée) pour le membre capable de servir comme une main de Christ. Nul ne peut dépasser la mesure de Christ et être agréable à Dieu.

Sachez tout de même frères et sœurs, que si notre activité est limitée au service personnel pour l’espérance de la gloire, nous sommes sanctifiés dans la vie de Christ pour une motivation et une détermination complète : les frères dans leur service sont pour nous les vases de l’espérance pour laquelle on recherche leur édification et eux réciproquement dans l’amour.

Je conclus en reconnaissant ceci pour tous : Si Christ ne vis pas en nous, nous ne pouvons rien faire (Jean 15 :5). Si Lui, ne fait pas une œuvre, tout ce que nous faisons est vanité. Sachant que Christ agit dans le Corps, si nous sommes subjectivement hors du Corps, Il est inactif en nous pour et par Son service, car le ministère de Christ est pour le Corps et par le Corps. Que Dieu notre Père nous éclaire pour la foi de Christ-Jésus notre Seigneur comme tout en tous sur le fondement, Amen.