Nous sommes à une époque de la fin où Dieu veut un groupe de croyants qui se purifient du courant du monde en recevant la parole de vie. Car ce n’est pas en nous jugeant nous-mêmes, selon notre subjectivité orgueilleuse et avantageuse, que nous sommes justifiés ; le fait est que Dieu suscite des ouvriers qui portent réellement le fardeau de Son économie. Il n’agit pas de Son côté et nous du notre : l’unité de Christ et le travail de Son économie sont seulement dans la soumission au gouvernement de Dieu.

Quand on parle du gouvernement divin, on peut citer une multitude d’exemples : Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme, c’est le gouvernement de Dieu. Lorsque Dieu décide du fondement de l’église locale, de sa gestion et de l’autorité en son sein, c’est le gouvernement de Dieu. Quand Jannès et Jambès s’opposèrent à Moïse, ils s’opposaient en fait au gouvernement de Dieu (2 Timothée 3:8).

Chaque fois que le Seigneur ordonne, parce qu’Il a toute autorité à l’Église, c’est la norme pour Son économie : c’est-à-dire la structure qui permet Son administration et la dispensation des richesses de Dieu à l’Église. S’Il a ordonné Moïse en conducteur du peuple par Son Esprit, alors toute opposition est de la rébellion contre Lui-même. S’Il donne des conducteurs à l’Église, alors quiconque s’oppose à Son gouvernement est ennemi de Son économie.

Un nombre très important d’hommes et de femmes dans le monde et à l’Église séduisent les saints avec leurs propres visions impures après avoir déplacés les bornes de l’Evangile, et d’autres se séduisent eux-mêmes par hypocrisie, sachant que leur position comme celles des premiers autres sont hors de la norme économique. Ceux-là retiennent la vérité captive, parce qu’ils veulent une compagnie dans l’ignorance de ce qu’ils rejettent par hypocrisie et lâcheté, la croix de la vision céleste. Ou ils n’ont jamais été compétents pour recevoir la lumière devant Dieu, alors, ils s’engagent dans un exercice sans crainte du Seigneur. Mais le Seigneur tire une vengeance de cette méchanceté.

Je connais un frère dans ce cas, il était sanctifié sur le bon fondement par le ministère de vie jusqu’à qu’il révèle son incrédulité, jusqu’à même nier qu’il n’ait jamais cru à la parole qui lui était annoncé, bien qu’il ait été plein de confessions devant l’Esprit de vérité. Pareil homme est dans une œuvre qui rappelle celle des espions qui sont allés vers le pays de Canaan, qui l’ont exploré mais qui au retour n’ont pas sanctifié l’Éternel et Sa promesse, mais ont témoigné contre la vision disant que, bien qu’elle soit conforme à la promesse, elle était aussi imprenable.

Moïse était un type du Seigneur dont nous devons suivre les commandements, or, Il nous appelle à la vocation céleste. Il commence par nous donner une espérance jusqu’à nous montrer quelque chose de précis, un avant-goût de la gloire à venir.

Certains appelés sont ce que Paul disait : « Et il a fait des dons aux hommes… Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité » [Éphésiens 4 :8c, 11-16].

Ils sont des serviteurs pour administrer la maison de Dieu, avec des dons différents et une mission, mais la plupart Le connaissent trop mal ; c’est la différence entre servir la maison et servir le Seigneur. Beaucoup servent la maison : pour eux, cet appel est général, ils ont une vision plus ou moins réduite de l’économie de Dieu, et n’ont pas la vision céleste. D’autres connaissent la volonté éternelle de Dieu et ont la vision céleste qui consiste à poursuivre Sa volonté par un règne de Christ qui nous possède et vit Lui-même en nous qui portons notre croix pour Sa justice.

Nous avons des ordres : prendre courage, explorer le pays et en ramener du fruit, c’est-à-dire un bon témoignage pour le peuple. C’est le commandement auquel nous devons obéir afin de conquérir ensemble le bon pays de la promesse. Mais ceux qui servent la maison, qui sont « des guides du peuple », ont témoigné de leur faiblesse en niant le chemin de la justice. Alors quoi ? Devrions-nous faire notre demeure dans la pauvreté spirituelle, dans l’incrédulité ? C’est de cette incrédulité que va naître plein de variantes du christianisme, qui devient prétexte aux convoitises et à l’orgueil dans le monde ; permission et cupidité parce que le peuple est sans connaissance de la volonté de Dieu, sans fondement saint et sans Christ régnant en eux faute de consécration sincère sur le fondement (Proverbes 29 :18).

Ce qui reste aux églises dans ce cas, c’est la vision babylonienne : un héritage de la faiblesse d’anciens qui n’ont pas persévéré, et de dissidents ravisseurs et idolâtres faisant des adeptes de la chair. Ils confirment pour eux-mêmes et ceux qui gardent leur parole, ce que le Seigneur a dit : « Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. Le sel est une bonne chose ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende » [Luc 14 :27-35].

Le Seigneur a dit, « Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » [Matthieu 12 :28-30].

Il dira aussi que le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent (Matthieu 11 :12). Seulement, certains voient l’homme fort et ont peur de l’ennemi qui se tient sur le chemin de l’Espérance. Ils sont très loin du zèle de la foi de David face au géant Goliath.

« Caleb fit taire le peuple, qui murmurait contre Moïse. Il dit : Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs ! Mais les hommes qui y étaient allés avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent devant les enfants d’Israël le pays qu’ils avaient exploré. Ils dirent : Le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays qui dévore ses habitants ; tous ceux que nous y avons vus sont des hommes d’une haute taille ; et nous y avons vu les géants, enfants d’Anak, de la race des géants : nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles » [Nombres 13 :30-33]. Deux visions font contraste.

Ceux qui s’en emparent sont les vainqueurs de Dieu ; Josué et Caleb en sont les types. Mais les dix autres explorateurs – « dix » qui est ici le nombre de la majorité – représentent la très grande majorité des économes, ceux à qui le Seigneur veut confier les portes de Ses richesses. Mais ils sont vaincus dans ce siècle et infidèles, pourtant, ils étaient tout aussi responsables du témoignage à rendre à la multitude. Ce sont des ennemis de la croix et ils seront disciplinés pour leur incrédulité avec ceux qu’ils auront aidé à disperser (apostasier), ce, quand les vainqueurs régneront avec Christ pendant mille ans sur la terre, temps au bout duquel tous les croyants entreront dans le royaume éternel, tous purifiés tôt ou tard par la discipline.

« Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » [Jean 8: 12].

La vision céleste est le règne de Christ dans le Corps, qui poursuit la volonté éternelle de Dieu. Elle est rendue possible par Son approvisionnement, au moyen des ministères bien sûr, mais pas sans la soumission du Corps dans le courant de l’Esprit.

Dans une vision matinale, le Seigneur m’a montré que l’Église ne connaît pas Sa volonté, que tous (ou presque) ont leurs propres interprétations, sont aveuglés par des normes humaines qu’Il condamne, ne comprennent pas le véritable Enseignant et ne se laissent pas paître par le vrai Pasteur. Celui-ci parlait une autre langue, mais Son langage était clair pour moi. Il révéla la nouvelle consécration nécessaire dans ce temps apostat de l’Église. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin des serviteurs qui n’ont plus les richesses de Christ et qui font tourner la multitude autour de la même montagne en errant dans le désert.

Nous avons besoin du recouvrement des choses perdues, de retrouver les fondements scripturaires sans nous parasiter par des interprétations : à ce niveau, nous prouvons seulement que nous ne trichons pas avec la foi de l’Évangile. C’est surtout le moyen de retrouver la vie du Corps et une structure avec les ministères pour Son approvisionnement.

C’est important et c’est même l’essentiel, mais la plupart des églises modernes, les dénominations, ne sont pas scripturaires (bibliques) : Dieu connaît les croyants dans ces sectes du christianisme, mais Il ne reconnaît pas ces associations humaines, car elles sont de bois, de foin et de chaume au-delà du fondement réel du Corps. Comprenez que c’est ce que Paul appelle la destruction du temple à cause de ceux qui essaient de bâtir avec la chair (1 Corinthiens 3 :9-20) !

Les dénominations sont des groupes séparés du Corps subjectif comme l’a établi le Seigneur par les apôtres de la première heure. Elles sont le fruit de la réforme inachevée où s’insinue, la corruption : c’est ce que signifie la parole du Seigneur (Apocalypse 3 :2).

Est-ce qu’à notre époque, beaucoup d’églises (assemblées des saints) reviendront sur le fondement local, afin de saisir la vocation ? Un certain nombre y sont, mais beaucoup plus sont divisés. Alors des vainqueurs émergent de la mort, et la puissance nécessaire à la course est approvisionnée par le ministère de vie. Cette puissance est la vision céleste communiquée par ceux des ministres du Corps qui retrouvent les richesses de Christ pour l’économie. Ces serviteurs sont les sept étoiles dans la main droite du Seigneur pour guider les églises (Apocalypse 1 :20). Ils sont la solution contre la puissance de la mort, ils portent le fruit de la lumière par la puissance de la vie (Éphésiens 5 :9), voient leurs ennemis et combattent le bon combat de la foi à cause de la vision céleste qui les contrôle dans toute situation selon l’approvisionnement de Christ, la vie divine qui les réglementent selon Sa volonté.

Ce sont eux les premiers à vaincre : ils se tiennent dans le lit du fleuve (de la mort) afin d’ouvrir un passage au reste du peuple, même s’ils doivent souvent souffrir de l’égoïsme des frères. Néanmoins, toutes choses concourent à leur bien, car la croix est leur grand canal d’approvisionnement de vie. Leur croix se porte contre la vision babylonienne qu’ils combattent par réflexe à la lumière de la vie (la vision céleste).

Si je dois parler, toutes mes paroles seront marquées par la croix comme Christ, car c’est Lui qui vit en moi en Esprit ; et Son zèle contre la vision babylonienne est celui d’un Jérémie comme il est écrit : « Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » [Jérémie 1 :10]. Je souffre et je fatigue en moi-même, mais le Seigneur est plein d’endurance, alors je sers encore par Sa parole sans pouvoir m’en empêcher. Si je semble plein de courage, fidèle et franc dans mes discours, c’est Lui qui l’ai en moi. Il m’a saisi à ce point, qu’Il gagne davantage pour la gloire de Dieu, Amen.