Quand peut-on dire que quelqu’un est consacré ? C’est lorsqu’il a une oreille pour la vérité et qu’il consent au sacrifice pour Elle ; or, la vérité est Christ, le mystère de Dieu qui veut être tout en tous, en nous donnant tout avec Christ. « Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » [Matthieu 13:44-16]. Cette parabole parle évidemment du Seigneur Jésus : c’est Lui l’homme et le marchand ; je prends l’exemple à cause de Son attitude dans ces passages, car vous le savez à ce point : nous devons marcher sur Ses traces. Alors, la consécration consiste à sacrifier ce que l’on a, ce qui est nécessaire : notre argent, comme avec le jeune homme riche qui n’y est pas parvenu (Matthieu 19 :21-22) ; mais aussi notre temps, nos perspectives d’avenir dans le monde, nos réputations, etc… tout pour le royaume et la justice de Dieu, afin que Christ règne en nous et qu’avec Lui nous marchions dans la volonté de Dieu, vers Son économie complète.

Celui qui se consacre sait que c’est au détriment des jouissances terrestres, et à terme contre tous plaisirs charnels qu’il s’engage. Lorsqu’une chose est corrompue chez certains, en lui (en Lui), elle peut être sainte : cette chose passera par la croix et se relèvera peut-être. Par exemple, il n’y a qu’un mariage, mais le mariage en résurrection est le mariage qui sert Dieu, alors que l’impie est dans les ténèbres de l’ancienne création. Le Seigneur m’a appelé et me discipline encore : beaucoup de choses sont arrivées et bien d’autres m’attendent encore. Il m’a dit combien Il voulait que Son peuple se consacre de nouveau, selon la vérité qui est en Jésus, et c’est à cela que je travaille. Même si cet appel demande un ensemble de sacrifices que je n’ai jamais vu en d’autres, je suis béni dans la connaissance de Christ et de l’économie de Dieu. L’Esprit m’a dit : « Personne ne connaît ta souffrance, mais sache que personne ne travaille sans être rémunéré, et toi, c’est pour une bénédiction spéciale ». Je n’ai donc pas honte de mon dépouillement, du témoignage à rendre par la croix, au contraire, je me réjouis de la part que j’ai aux souffrances de Christ et je prie pour la connaître avec d’autant plus de profondeur en expérimentant toutes choses en Lui. J’ai l’assurance de Son amour et d’une gloire qui n’est pas de ce monde.

La consécration est essentielle de tout temps et les difficultés sont mesurées pour chacun dans cet engagement de la foi, selon la capacité de chacun à endurer pour Christ, l’espérance de la gloire. Et ce que nous souffrons est à la mesure de la nécessité, mais une majorité des saints vivants sont infidèles et ignorants du temps que nous vivons : leur attitude ne correspond pas au commandement pressant de Dieu à la sanctification. « Église » vient du grec qui signifie « assemblée de appelés à sortir », mais sommes-nous entièrement saint, ou avec un cœur partagé qui prend plaisir au monde, avec des interactions des convoitises, touchant notamment aux choses que dénonce Apocalypse 18:12-16, en référence aux produits de luxes : vêtements hors de prix, parfums et autres produits de luxe, mobiliers et ornements extravagants par exemples… ; le manger et le boire, les transports, les emplois et l’exploitation abusive. Que personne ne raisonne, …ou dites que ce n’est pas la parole de Dieu ; le Seigneur crie à la porte qu’Il vient bientôt et nous commande de nous séparer des convoitises. La piété avec le contentement, voilà qui est saint, mais l’amour du monde est inimitié contre Dieu (Jacques 4:4 ; Romains 8:7 ; 1 Jean 2:15).

Notons que Celui qui habite en nous sait quelle est notre capacité et qu’Il est juste : ce qui sera révélé au jour du tribunal de Christ, c’est nos bonnes ou mauvaises dispositions ; Il est fidèle pour être en nous toute justice, dans notre soumission au Saint-Esprit. C’est pourquoi il est écrit « Dieu fait grâce aux humbles, mais Il résiste aux orgueilleux ». Personne ne Le trompera et rien d’impur n’entrera dans le royaume de justice. Un homme peut en tromper un autre et se séduire lui-même, mais le Seigneur échappe sans mal à toutes ruses.

Dites-moi, ce ministère est-il trop pauvre ? Si c’est le cas, répondez au Seigneur qui me donne autorité pour travailler, alors Il vous traitera selon vos paroles : vous devrez assumer toute la puissance mise à disposition pour vous en rendant les fruits. Le mystère de l’iniquité englobe la raison humaine et les saints du monde sont aveuglés en masse, la plupart sont naïvement persuadés que leurs réunions hors du fondement comptent pour beaucoup, alors qu’elles sont souvent ou depuis longtemps vides de substance.

Ceux qui croient en Christ sont tous sauvés, mais compte-tenu de l’attitude d’une grande majorité, ceux-là errent dans la foire aux vanités. Le Seigneur leur déclare : « Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » [Apocalypse 3:1c-3]. Il s’adresse à des croyants et cela devrait vous toucher, car il s’agit peut-être de vous. Si vous n’êtes pas convaincus, si vous ne prenez pas cela au sérieux en me lisant, alors j’ai une nouvelle pour vous : c’est vous ! Je n’ai pas le monopole du fruit de la lumière, mais tous ceux qui y participent savent qu’Il est ici, puissant et clair. Aucun de mes frères et sœurs lecteurs ne trouvera d’excuse valables devant Lui, alors sentez votre misère et soumettez-vous à l’Esprit dans la parole. Quant à moi, je ne rejetterai aucun croyant en recherche. A Dieu la gloire en Christ-Jésus, Amen.