« C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu. Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus.

Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons, sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. C

‘est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » [2 Corinthiens 4].

« Ils fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » [Actes 14:22].

Les saints de toutes les générations de l’Église doivent traverser des épreuves. Elles sont le prix associé à l’entrée du royaume, et donc tous doivent passer par cette porte étroite. Tout d’abord, vous devez comprendre que personne ne peut y parvenir autrement, que tous les saints souffrent en suivant Christ pour y entrer. L’Écriture le déclare à plusieurs occasions : « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » [Philippiens 3:7-14].

Ceux qui ne souffrent pas parce qu’ils Le suivent souffrent pour rien, ou tout du moins à cause de la vision babylonienne pour la corruption: cela ne leur vaut aucune récompense, seulement plus de souffrance quand paraîtra le Seigneur pour juger les ennemis de la croix parmi le peuple. Paul en parle aussi, brièvement, dans la suite de son discours : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » [Philippiens 3:17-21].

Ce ne sont pas de simples anecdotes, ce sont au contraire des avertissements à propos et tout à fait pertinents. Du genre dont je vous parlais dans le chapitre « Une anecdote salutaire » au sujet des « ennemis de la croix ». Lorsque l’on utilise ce terme, on fait allusion à des individus au milieu du peuple : c’est ce que le Seigneur appelle « l’ivraie qui pousse avec le blé » dans le monde. Mais le Seigneur ordonnera le châtiment des hypocrites, adorateurs de Babylone, avant d’entrer dans Son règne millénaire avec les martyres.

Peu importe où nous sommes plantés par le Seigneur, il se trouve que les épreuves qui doivent révéler en nous l’obéissance de Christ dans humilité ou nous humilier afin que nous participions finalement à Son obéissance, ne puissent nous être épargné. Comme il est écrit : « Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? » [Hébreux 12:5-7].

Dieu nous traite ainsi afin que nous participions à l’âge à venir, parce qu’aussi, ceux qui y entrent ont coopéré à bien Son plan éternel, non sans souffrir avec Christ. C’est la promesse qu’Il nous fait par l’Évangile : « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » [Romains 8:17-18]. Lisez la suite du chapitre, vous verrez que la souffrance est le prix à payer ; mais ceux qui refusent de souffrir pour cette gloire ne participeront pas au règne, car il serait injuste que nous soyons les derniers dans cet âge et sans avantages dans l’âge à venir.

Bien sûr, je l’ai suffisamment répété : Dieu est bon, c’est pourquoi Il accorde le salut éternel par la seule foi lors de la régénération ; que personne ne dise le contraire, mais la perte temporaire du royaume de Christ avec Ses témoins qui durera mille ans est un jugement sur la maison de Dieu. Les traits de la souffrance de Christ n’ont pas vraiment besoin d’être dépeint, néanmoins, nous avons toutes les Écritures avec les prophéties, les visions, les types et mêmes le propre récit de Jésus-Christ homme pour nous annoncer la croix pour la justice. Les rejets par les frères qu’Il a connu seront aussi la part dans l’âge présent, de ceux qui portent la croix ; les critiques sur Son enseignement, les complots et les attentats contre Lui, les rassemblements de Son peuple pour le calomnier ; le mépris de ceux pour qui Il a souffert au-delà de leur compréhension, et pour qui Il continue de souffrir par amour, pour les sauver ; même le rejet apparent du Père dans l’extrême de l’épreuve.

Nous ne finirions peut-être pas si nous cherchions à parler de toutes Ses souffrances, mais nos propres expériences de la croix en sont une communion. Si vous souffrez pour la justice, à tel point que vous désespérez de vous en sortir, alors imaginez seulement ce qu’a été la mesure cumulée de toutes nos souffrances sur Lui : voici ce qu’est la croix de Christ. Que personne ne vienne se glorifier de ses déboires charnels, ni devant Lui, ni devant Ses témoins fidèles !

Tout ce que nous souffrons à cause de la vision céleste, pour la justice de Dieu, est le dépouillement de la croix par la discipline du Saint-Esprit pour l’approvisionnement complet de Christ, afin qu’il ne reste que l’essence divine, sans aucune impureté de la chair, seulement la plénitude de la vie de Dieu.

La main de Dieu

L’histoire de Jacob est une vision de ce processus de sanctification du croyant. Esaü représente celui à qui la promesse avait d’abord été faite, mais qui n’était pas en mesure de la recevoir, à cause de sa vision impie, de sorte que le sacerdoce et la royauté sont passés à l’élection de la grâce au moyen de la foi en Jésus-Christ.

La main de Dieu sur Jacob, le type du croyant, Il a voulu faire la démonstration de l’héritage qu’Il assure à celui qui a le droit d’aînesse, mais qui ne peut en jouir que dans la mesure où il passe par la souffrance. Cette « croix » qu’il porte le long de son histoire, suite à la bénédiction de son père, n’est pas une méchanceté ou un caprice de Dieu. C’est au contraire la plus grande expression de Sa fidélité : comme Christ a souffert, il nous faut passer par un chemin semblable pour hériter comme Lui. Vous ne verrez jamais un croyant hériter des promesses du Père sans Christ ; or, être en Lui signifie que la main de Dieu est sur nous, comme tous les saints d’Hébreux 11, comme Jésus-Christ homme, comme Job et Jacob qui passèrent par l’épreuve afin que par cette discipline, ils soient participants de la sainteté et digne de la résurrection éminente pour le règne éternel. Être en Lui signifie que nous marchons sur Ses traces, que nous expérimentons Sa puissance de résurrection et avons aussi la communion de Ses souffrances, afin de parvenir à la gloire de Dieu.

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair » [1 Pierre 4:1-2]. Dans le chapitre entier de 1 Pierre 4, la clé de la sanctification nous est révélée : c’est la souffrance. Nous y voyons le contraste dans l’exhortation vers les choses de l’esprit afin de coopérer à la discipline de l’Esprit de Dieu. Car en effet, si nous sommes rebelles au lieu de nous soumettre sous Sa main puissante, alors nous sommes réprouvés et sans défense au jour du tribunal de Christ.

Que Lui dirons-nous ? Quelle(s) excuse ferons-nous valoir à ce moment ? Ne défiez pas la sagesse de Dieu, nul n’est intelligent devant Lui, personne n’est habile par le mensonge. Il jugera les œuvres secrètes des hommes et aucune fausseté ne passera. Nous devons coopérer : c’est le travail du salut ; sachant qu’un cœur partagé ne saurait coopérer comme il se doit, mais quelqu’un sincèrement disposé à suivre Christ à la promesse que ce qu’Il a commencé, Il l’achèvera. Alléluia ! Tous ne sont pas dans ce cas : il convient de faire une différence entre souffrance et dépouillement.

La souffrance est un dépouillement quand elle produit la sainteté, c’est pourquoi l’Écriture dit que c’est une grâce de souffrir selon la volonté de Dieu, pour la justice, et que personne ne doit souffrir pour une mauvaise œuvre : « Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom. Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien » [1 Pierre 4:14-19]. C’est le comportement auquel il faut opposer les tentations du mauvais dans le monde.

Ceux qui se soumettent aux courants de pensées du monde s’exposent aux mauvaises œuvres, quand Dieu nous destine à la sainteté par l’épreuve et la piété. Il nous met en garde : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde » [1 Pierre 5:8-9].

Personne n’est exempt de cette discipline dans cet âge ; sinon que nous dit encore l’Écriture ? Que celui qui n’y a pas droit est un enfant illégitime ? Voyez ce qu’est Ismaël sans cette discipline, contrairement à Isaac né de la patience dans l’épreuve de la foi. Si vous voulez servir le Père, Lui être agréable et hériter de la promesse de l’âge à venir, alors marcher selon l’Esprit et acceptez Sa discipline. Cette discipline est la confrontation du moi dans le monde avec la disposition du cœur approvisionné de la vie. C’est un choix que nous faisons tous les jours et très souvent, la plupart du temps sans nous en rendre compte, mais qui est pris en compte dans l’esprit. Ainsi, nous sommes renouvelés selon la soumission, dans les choix de la foi conscient et non conscient, en courant la course peut-être ; mais celui qui aime Dieu progresse assurément vers la conformité à Christ. Plein de fruits viennent témoigner de cette sanctification : elles sont bien évidemment citées dans les Écritures, mais elles sont surtout évidentes pour ceux qui Le connaissent, ceux qui sont exercés dans l’esprit. Il ne s’agit pas de se rassurer en faisant telle ou telle choses, il ne s’agit pas de convaincre qui que ce soit pas des œuvres : en fait, c’est vraiment pitoyable. C’est Dieu qui dirige toute cette opération.

En ce qui nous concerne, nous devons nous disposer sans cesse, nous consacrer en cherchant le plus grand esprit de coopération. C’est mon rôle de vous le dire et de vous approvisionner afin que l’épreuve vous soit profitable. Tout ce que le Seigneur a établi à l’Église est pour cela : les apôtres établissent une structure et un fondement unique, les économes (ici, les enseignants) approvisionnent les vases pendant que les pasteurs encouragent et protègent ceux qui en ont besoin, les prophètes interviennent selon le besoin des temps et les évangélistes complètent le vase collectif en y ajoutant des membres. Toutes ces ministères doivent assurer leur fonction du perfectionnement dans le Corps, mais les saints au bénéfice de la grâce doivent se soumettre au Seigneur qui les dirige et les emploie pour le bien des frères et sœurs. Là aussi c’est une épreuve, car les orgueilleux ne parviennent pas à se soumettre, ni à servir par la vie ; mais grâce soit rendue à Dieu, par la parole des serviteurs et à cause de l’épreuve renouvelée, ils auront l’occasion de s’humilier ; alors ils recevront l’approvisionnement à mesure de leur coopération et seront renouvelés de gloire en gloire, jusqu’au bout peut-être… En effet, le temps en compté, et les orgueilleux prennent du retard ; le travail est long et le Seigneur est déjà à la porte : nous ne devrions donc pas manquer de racheter le temps.

Nous devons combattre le bon combat de la foi, pour la justice par le règne de Christ dans notre soumission à l’Esprit, en nous attachant aux choses de l’esprit et en cherchant la grâce, afin d’être bien pourvu au jour de l’épreuve. De notre disposition pour la souffrance de Christ, le dépouillement de la chair, dépend l’efficacité de la discipline de l’Esprit en nous, pour qu’aussi au travers de nous, la grâce se perpétue.

Est-ce pour la volonté de Dieu que vous souffrez ou avez souffert ? Ne serait-ce pas plutôt parce que vous avez mal agit ? Vous souffrez peut-être pour vos convoitises dans le monde, ou vous appelez peut-être cela des nécessités ? Comprenez en tout cas que souffrir en impie, par cupidité, orgueil ou incrédulité ne vous voudra aucune consolation ; mais souffrir quand vous rejetez ces choses est une grâce devant Dieu. Si vous retenez la volonté de Dieu qui vous est annoncée par le ministère de l’Esprit et que vous souffrez pour Elle, alors vous courez la course de la vocation céleste en Christ. Parce que la volonté de Dieu, c’est que vous fuyiez la corruption qui est dans le monde par le règne de Christ dans l’Esprit (la vision céleste).

Les difficultés chez la plupart ne sont pas le grand rejet et les persécutions, par contre, lorsque nous observons Jacob nous avons le type du chrétien charnel que l’épreuve amène à la vers la perfection du caractère. Pour cela, peu importe le genre de difficultés, elles servent toutes à la même opération intérieure, et à la destruction de l’homme extérieur ; elles sont ce que chacun de ceux qui sont appelés ont besoin, alors n’oubliez pas que personne ne progresse sans soumission à la discipline de l’Esprit : en effet, que Dieu mette Sa main sur nous n’est pas un gage de notre coopération, seulement de Sa fidélité envers nous et Sa promesse. Quoi qu’il en soit, celui qui est fidèle découvrira Christ de plus en plus par ce moyen puissant de la grâce. En fait, sans la croix, aucun « serviteur » n’est crédible en Lui ; car seul ce qui passe par la croix peut ensuite s’exprimer en résurrection et être un témoignage de vie pour d’autres. L’évidence est là, puisque Christ est devenu un esprit vivifiant après Sa mort et Sa résurrection, seulement après la mort du premier homme Adam (1 Corinthiens 15:45). Or nous, les témoins de Christ, marchons par l’esprit de vie qui vient de Dieu.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation » [2 Corinthiens 1:3-7].

Les apôtres et les prophètes qui nous ont précédés, Jésus Lui-même et tous les vainqueurs de Dieu, sont passés par l’épreuve de leur foi. Pensez-vous que le chrétien qui se laisse séduire dans le monde impie soit à la hauteur des anciens ? Ne vous surestimez pas ! C’est pour vous avertir que je parle ainsi ; le Seigneur sait que ceux qui Le servent ne seront pas offensés, quoique les orgueilleux passent outre. Êtes-vous arrivés à la perfection ? Pouvez-vous seulement affirmer que vous courez devant Dieu ? Avez-vous combattu le bon combat de la foi ? Confessez-vous, à la lumière du ministère de vie, que la couronne de justice vous est réservée à Son retour ?

Jacob était le type du croyant au cœur tortueux que l’Esprit a sanctifié dans l’épreuve, en l’humiliant afin qu’il apprenne à vivre pour Lui, afin qu’il soit dégoûté de ses convoitises et qu’il coupe le fil de l’orgueil dans la chair. Dieu fait grâce aux humbles, mais Il résiste aux orgueilleux ; ceux qui coopèrent dans la foi obtiennent la vie en abondance. Chercher le règne et la justice de Dieu c’est faire le choix de vivre par Christ et combattre pour la justice, sans crainte de la mort, du dépouillement, mais tout considérer comme une perte à cause de Lui, sans crainte du rejet, en encaissant les trahisons, les abandons et les persécutions des frères. Toutes ces choses sont la communion des souffrances de Christ pour ceux qui Le suivent : « Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » [Jean 12:25-26].