L’apostasie est le ravage du mystère de l’iniquité contre le christianisme. Depuis la chute de l’homme par la séduction de la femme dans le jardin, Satan se répand dans la création.

C’est le même scénario qui se rejoue dans cet âge, sauf que là où Adam a échoué, Christ est plus que vainqueur. Non seulement Il n’est pas entrainé par la séduction, mais Il sauvegarde la femme. Cela aussi est un mystère : toute la mesure de la femme n’est pas délivrée à la même heure, comme aussi, l’esprit humain est racheté avant le corps.

Certains, les vainqueurs, ceux qui sont la bonne disposition de la femme, sont perfectionnés avant la multitude. Ils sont comme la montagne de Sion où Dieu béni, Elle dont dépend la victoire de Jérusalem.
Il y a beaucoup de type dans les Ecritures faisant référence à la victoire d’un reste avant le triomphe de tous, à cause des prémices. Mais aujourd’hui, nous sommes la réalité de tous ces types de l’histoire.

Dans la Genèse, la femme séduite par le serpent représente le monde qui gît sous le malin, comme adultère et prostituée. Mais Dieu déclare des choses concernant son combat et sa victoire sur le serpent, une élection de croyants. Celle qui se bat ainsi est l’ensemble du peuple de Dieu durant les générations. Elle est aussi la femme d’Apocalypse 12.

Seulement, tous ne participent pas à cette victoire de la femme, mais un reste. Ce n’est pas le sujet principal du chapitre, alors je dirais sans plus que ce reste est la seule lueur dans l’âge mauvais.

 

La vision du monde

Dans le jardin, le diable a reconnu l’image de Dieu, et voulait sa place, ce qu’il n’est pas parvenu à obtenir dans la réalité. En effet, nous savons qu’il n’a rien en Jésus, qu’il n’a pas pu Le séduire à la manière d’un simple descendant de la chute.

Alors à cause de sa haine et de sa jalousie, il veut rendre les hommes semblables à lui-même, destinée à la perdition. C’est ce qu’il entreprit avec la femme qui typifie le corps de la corruption, afin qu’elle devienne Babylone la grande, la reine des impudiques et des prostituées, femme aveuglée par la passion et incarnant les ténèbres.

Lorsque le Seigneur dit que le prince du monde n’a rien en Lui, Il indique le contraste total avec l’humanité déchu et corrompue.

Le monde gît sous le malin, c’est-à-dire que l’humanité déchu est occupée vainement (dans le mal) sur le chemin de la perdition. Le système satanique (le monde) mis en place sert à ce but principal. Il est organisé à tous les niveaux : tout ce que nous connaissons dans le monde (la création) est détourné par cette organisation mondiale et complexe de l’iniquité.

Le diable fait en sorte que toute la création de Dieu soit pernicieuse par destination. Mais ce n’est pas l’essentiel de la corruption. En fait, l’homme déchu est la racine qu’il alimente des ténèbres de la mort, afin qu’il porte le fruit de la corruption. Ainsi, quel que soit le domaine, tout est expression du prince du monde à Babylone qui possède le centre de la création déchu.

La culture, l’éducation, toutes sortes de loisirs, les industries, le commerce, les idéologies : toutes ces choses sont humaines. Elles sont apparues à partir de Caïn, qui construisit une ville pour se protéger, et ses descendant furent les pères tous les divertissements et les premiers artisans.

Caïn et sa lignée préfigure Babylone, la grande cité d’Apocalypse 18. L’inspiration de la chair qu’il avait déjà envers Dieu, et qui fut rejetée, alla bon train dès que la lignée de son frère fut interrompue à la source. Cela fait penser à Adam qui n’eut pas le temps d’engendrer dans l’innocence.

Après le meurtre d’Abel, il ne restait plus que Caïn. C’est alors qu’Eve enfanta disant : « Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué » [Genèse 4 :25]. Cet enfant nouveau-né typifie Jésus, et sa descendance, Enosch préfigure ceux qui sont nés de l’Esprit. C’est pourquoi aussi il est écrit : « C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Eternel » (v26).

Le diable se félicite qu’il y ait tant de prétexte et de séduction dans son royaume de ténèbres. Et là, je n’ai fait que nommer quelques domaines desquels sont dépendants une très large majorité.

Comme il y a tout type d’animaux et de végétaux nuisibles, il y aussi tout type de corruption, et des ténèbres de plus en plus profondes. Après les domaines faisant sens commun, il y a les abominations et la méchanceté que discernent même les hommes déchus.

C’est bel et bien au travers de l’humanité déchu que sont manifestés, trafics de drogues et d’êtres humains, pornographie, meurtres en tout genre, terrorisme, crimes organisés, sacrifices humains, guerres, esclave, adultère, etc. j’en passe et des pires, vous le savez.

Le monde est le théâtre d’injustices que l’humanité adopte presqu’unanimement, d’autres qu’elle tolère, et certains qu’elle condamne politiquement ou dans sa conscience. En fait, c’est la même humanité qui porte le fruit qui lui convient selon les individus. Mais devant Dieu, il n’y a que ténèbres pour le jour de la colère.

Que dirons-nous ? La volonté de Dieu pour nous, c’est la sanctification. Quand l’Esprit dit : « N’aimez pas le monde ni les choses qui sont dans le monde » ; n’est-ce pas clair ? Il ne parle pas des choses matérielles, mais de la destination de ces choses, comme outils pour la corruption. Ou ne comprenez-vous pas quand Il dit : « Faites mourir les membres qui sont sur le terre » ?

Si je vous dis que le malin détourne la création en vue de la perdition, et que l’humanité en est le centre. Ne croyez-vous pas que l’homme déchu lui-même, par son corps, est un outil détourné ?

« Le monde entier gît sous le malin », signifie que toute chose sous le soleil est employée d’une façon naturelle dans le royaume des ténèbres. Personne dans ce monde ne peut faire autrement, car même les meilleures intentions sont une corruption.

Les hommes se félicitent avec des prix pour la paix, pour des découvertes, et toutes sortes d’avantages apportés dans divers domaines. Pourtant, toutes choses sont une occupation vaine et l’illusion d’une vraie justice : la même source les maintient dans l’ivresse.

Les peuples sont attachés à la culture et aux traditions, fussent-elles des abominations aux yeux du Seigneur. Ils ont l’impression que certaines quêtes sont nobles, comme la lutte contre le réchauffement climatique.

La pollution est une tragédie sur la terre, et ses conséquences sont indéniables, mais ce n’est qu’un signe avant-coureur de la fin inéluctable. Même cette lutte est une vaine passivité dans le royaume de ténèbres du malin. Ce qui est écrit arrivera, et les hommes rendront l’âme de toute façon, tous les instruments d’iniquité vont à la perdition.

Pensez-vous que le diable joue un jeu dans le temps ? une simple partie de méchanceté sans importance finalement ? Certains prétendent que toute l’humanité sera sauvée : c’est le genre d’hérésie qui conforte les hommes dans cette passivité. Je vous assure que les descendants de Caïn n’hériteront pas avec ceux de Seth. Le nouvel homme unique dans la réalité, subsistera éternellement, mais l’ancienne création partagera le sort du malin à qui elle est soumise.

On pourrait faire le tri entre les domaines, par bon sens humain. Mais je vous répète que quel que soit le domaine, tout dans le système est satanique. Le peuple de Dieu n’a pas la philosophie ascète, selon laquelle les choses matérielles sont mauvaises. Mais toutes choses dans le système satanique est employé pour la perdition.

Voyez l’éducation. Le principe n’est pas mauvais, mais sa destination dans le monde l’est. Combien d’entre nous donne un crédit trop important à l’enseignement mondain. Le malin fait même flancher les mœurs chrétiennes par ce moyen. Les chefs religieux dans le monde, qu’ils soient catholiques, protestants, bouddhistes, musulmans ou autres, sont pour l’éducation. Certains sont pour une instruction laïque, d’autres prônent le contrôle, mais qui comprend le devenir des disciples ?

A quel moment vos enfants sont-ils des disciples du Seigneur ? Qui décident de ce qu’ils devraient croire et considérer comme correcte ? Savez-vous seulement combien ils sont formatés dans ce domaine du système satanique ? C’est là qu’ils apprennent les plus anciens rudiments du monde, ceux qui provoquent la colère de Dieu.

Certains sujets objectifs sont utiles aux hommes, mais faisons attention à ne pas nous confier à la corruption babylonienne qui va en perdition. Apprendre à compter, à lire et à écrire sont choses utiles, mais ambitionner des réalisations mondaines ou convoitez sont une séduction de la corruption. Nous devons prendre conscience que si les jeunes enfants apprennent plus facilement, c’est aussi parce qu’ils sont plus influençables.

Aujourd’hui, à l’ère de l’information, la séduction n’a jamais été aussi forte et omniprésente. Satan veut usurper Dieu, et se répandre. Dieu a dit qu’Il veut que Sa parole soit sur la surface de la terre comme l’eau dans l’abîme. Mais pour l’instant, c’est le diable qui est le prince de la puissance de l’air. Cet âge est éphémère, mais il engloutit les hommes dès leurs plus jeunes âges.

Nous n’avons pas encore fini avec les domaines de la corruption. Et il est impossible d’en voir la fin, tant il y a à dire, tant le mystère de l’iniquité est profond.

Babylone, l’expression de la corruption dans la création, est manifestée dans deux groupes : physique et religieux. Nous avons déjà bien entamé le premier groupe, alors je conclurais avec un large domaine : le commerce.

Dans Apocalypse 18, Jean voit Babylone dans cet aspect. On la voit comme une cité florissante, jusqu’à son anéantissement. En elle, il y a un rayonnement de richesses matérielles, ces choses brutes ou transformées pour séduire les hommes.

Ces richesses sont listées en sept catégories : les ornements précieux (bijoux), les tissus de luxe, les objets de valeur (décorations), les produits de luxe (épices et parfums), d’autres produits cultivés et d’élevage (nourriture), les moyens de transport, et l’exploitation humaines.

Dans chacune de ces catégories vous pouvez inclure jusqu’aux extrêmes. Exemple : le dernier point concerne aussi bien l’emploie d’un simple ouvrier, qu’un carriériste, un militaire ou le trafic humain. Apocalypse 18 dénonce le trafic du système satanique par lequel des hommes font bonne chère de toute la création, même de leurs semblables, qui eux-mêmes participent à la gloire de la corruption.

Après tout cela, croyez-vous qu’il y ait quoi que ce soit de positif dans le monde ? Ou voyez-vous ce que l’Esprit condamne ?

Babylone est le conglomérat unique dans le monde, dans lequel beaucoup d’hommes croient jouir de la liberté, alors qu’ils sont esclaves sous ses rouages.

Les versets 22 à 24 montre encore des exemples de ce que l’on trouve en Babylone et qui disparaitra avec elle : l’industrie de la musique ainsi que tous les autres, les métiers de l’artisanat, toute sorte d’énergie (fissile, gaz), les institutions comme le mariage, l’occultisme (magie, sorcellerie, etc.), les meurtres des saints et de tout homme.

Vous trouvez sans doute ce discours très exagéré ; car on ne peut pas être totalement séparés des choses du monde, pensez-vous. Je vous dirais qu’il vaut mieux savoir quelle est la volonté de Dieu et chercher Son royaume et Sa justice.

 

La vision babylonienne ou l’apostasie

« Le fruit mûr de la convoitise de ton âme s’en est allé loin de toi » [Apocalypse 18 :14a].

Après avoir parlé de l’aspect physique du royaume de ténèbres du malin, nous en venons à la corruption de la saine doctrine : la chrétienté.

Les ambitions des hommes cupides plafonnent aux affaires terrestres, mais vient l’institution satanique qui blasphème ce qui est sacré.

Elle est la cité corporisant Satan, la prostituée avec une convoitise qu’elle assouvit tant qu’elle le peut. Elle a échoué à la même épreuve que le Seigneur Jésus dans le désert, où Lui, en ressort saint. Cette cité est la création avec l’humanité gisant dans la convoitise, faisant tourner les rouages du système satanique.

Maintenant, au chapitre 17 d’Apocalypse, nous avons de nouveau l’attention sur la femme de Genèse qui est séduite par le serpent. C’est la portion de l’humanité dont on parlait déjà comme la cité, cette fois, vue d’un aspect religieux.

La question à laquelle répond ce passage est : que devient la création déchue au-delà de l’aspect matériel ? Que dit le Seigneur de l’impiété humaine ?

Il est vrai que la corruption dont je parle, a une expression visible, mais c’est spirituellement qu’on la discerne. En effet, il est écrit qu’elle a l’apparence de la piété sans ce qui en fait la force. Il est certain que l’on ne parle pas de la terre, des végétaux et des animaux.

Nous voyons la femme qui chevauche la bête, ce dernier représentant l’antichrist final, l’homme du péché prophétisé. Certains pourraient penser qu’elle le mène, mais c’est lui qui l’emmène à la perdition. Elle se laisse conduire passivement, ivre de ses abominations et du sang des saints, ses crimes.

Babylone usurpe la gloire de Dieu en ce qu’elle se pare d’un christianisme vidé de sa substance, c’est-à-dire de Christ, et le remplit d’abomination de la corruption. Ensuite, elle donne sa coupe à boire à l’humanité, en tuant les saints au passage.

Vous direz : mais qu’est-ce que cette Babylone ? C’est l’esprit du monde, la séduction du malin qui devient un avec la création déchue. Quand les hommes assouvissent leurs convoitises, qu’ils cherchent à surpasser leurs semblables dans la course à la vaine gloire, ils réalisent en fait la vision du malin : leur perdition.

Plusieurs récits scripturaires montrent que l’ancienne Babylone est un type de Rome. C’est par elle que Dieu détruisit Jérusalem avec les juifs incrédules au temps de Jérémie le prophète ; Babylone était le royaume le plus puissant dans le monde. Ensuite, quand l’empire romain a dominé le monde, Dieu s’en est servi dans le même but : c’était au premier siècle.

Et ne croyez pas que je parle en vain : dans Matthieu 22 :7, c’est bel et bien de cela qu’il s’agit.

L’empire romain est les jambes de fer de la statue dans Daniel 2. Babylone était la tête qui fut succédée par les Mèdes, les Perses et Javan (les Grecs), jusqu’à l’empire romain. Cette Rome est la cité du monde dans lequel l’esprit de Babylone traverse les dynasties, et qui subsiste jusqu’à maintenant. La dernière partie, les pieds de la statue, correspondent à la fin de l’âge mauvais, quand Babylone sera anéantie.

Le chapitre 14 d’Esaïe conte le sort de l’antichrist final, l’homme du péché prophétisé. D’autres passages prouve qu’il est enfanté par Babylone, par la puissance de Satan. Et Apocalypse 13 nous montre la bête qui sort de l’abîme : il a sept têtes qui représentent les Césars. Cela appuie le fait que l’empire romain subsiste jusqu’à la fin de l’âge, jusqu’à produire l’homme du péché abominable issu du mystère de l’iniquité : Babylone la grande, mères des impudiques et des abominations.

L’apôtre Paul disait à son époque que ce mystère agissait déjà : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.
Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. » [2 Thessaloniciens 2 :3-10].

Par le catholicisme romain, Babylone s’étend mondialement, se nourrit et prépare l’arrivée de l’impie, par le système satanique sous lequel l’humanité gît. C’est pourquoi Dieu dit au serpent « tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ». Cette poussière est l’humanité. Babylone mène toutes sortes de batailles philosophiques, religieuses et même dans le sang, en multipliant les victimes de sa séduction et de sa méchanceté.

Regardez dans l’histoire de l’Eglise, et vous verrez les dizaines de massacres dont l’église catholique romaine est l’instigatrice via son empire. Cette Babylone agit dans la sphère physique et religieuse en rayonnant par la puissance de l’air. L’église catholique romaine est le chef-d’œuvre du diable, un mystère mensonger et méprisable, et bien des croyants font naufrage par la même puissance apostat.

Si je prends ces chapitres d’Apocalypse comme référence, c’est parce la femme, Babylone, qui va à la perdition existe dans le monde et le remplit. Elle sera désolée et anéantit dans la dernière période de l’âge mauvais, quand viendra la bête, mais elle subsiste déjà. Son péché s’accumule avec horreur, jusqu’à sa destruction avec ses pécheurs, comme préfigure Sodome et Gomorrhe.

L’antichrist final, lui, subsistera dans un dernier royaume éphémère jusqu’au retour éclatant du Seigneur avec les vainqueurs pour établir Son royaume éternel.

Aujourd’hui, le Seigneur nous dit : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés, et que vous ne receviez pas de ses plaies » [Apocalypse 18 :4]. Ne pas participer à ses péchés, qui passent par toutes choses négatives énumérées dans ce livre, c’est la vie sainte. Ne pas recevoir de ses plaies, c’est échapper à la colère et à la ruine de Babylone.

Nous voyons aux versets qui suivent, que les plaies sont en fonction de la jouissance du monde. Il dit : « Autant elle (Babylone) s’est glorifiée et a vécu dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de tristesse » (v7). Et ne voulant pas que nous soyons associés au châtiment, le Seigneur nous appelle à sortir de la communion babylonienne.

En négligeant Ses avertissements, nous manquons de nous dégager de la vision babylonienne. Avoir cette vision, c’est nous conformer au courant du monde : convoiter, jouir de toutes choses terrestres sous inspiration satanique, nous glorifier et nous préoccuper dans la vanité.

Nous avons d’abord mentionné les choses que l’on trouvait parmi les incroyants : elles concernent les convoitises et la vaine gloire de la vie.

Maintenant, nous devons reconnaître l’influence babylonienne contre le sacré. En effet, après la culture, l’industrie, l’éducation, le commerce, etc. nous en venons à la religion. Il ne s’agit pas des diverses religions du monde, car elles ne sont souvent qu’une pure création idolâtre ou philosophique dans les ténèbres.

Quel que soit sa sphère d’action, Babylone est toujours une corruption de la création ou du culte divin. Ici, elle est plein d’apparences et de cérémonies, de quoi impressionner le commun des mortels. Le diable pousse les hommes à y investir beaucoup de richesses pour frapper les yeux, mais elle est au contraire de la réalité.

L’Eglise devrait être l’image de Christ, or Lui, n’avait pas une apparence flatteuse devant les incrédules. Les saints savent plus ou moins ô combien Il est beau dans la réalité, mais les incrédules ne peuvent pas Le discerner.

Satan sait ce qui plait aux hommes, alors il les émerveille d’or, de pierres précieuses, d’objets scintillants et de couleurs vives. Il donne l’illusion aux incroyants d’être justifiés par le mensonge d’une gloire terrestre. Seulement, un croyant instruit dans la justice sait que les apparences de l’église catholique sont mensongères, et que Christ n’est pas en elle.

L’ordre divin est complètement rejeté dans cette institution diabolique. La scène, les habits de cérémonie, la messe, les prières, les ustensiles, ce qu’ils appellent « églises », jusqu’à toute la doctrine catholique, sont des abominations.

Le principe de Babylone est la redéfinition mensongère de toutes choses positives. Le baptême par exemple : dans le catholicisme, ils baptisent les nourrissons. Ils sont ignorant du principe de la nouvelle naissance dans l’Esprit, alors ils la réduisent à une nouvelle naissance dans la chair. Or, c’est les nouveau-nés dans l’Esprit que nous baptisons, simplement.

Cela est aussi dû au fait que le catholicisme signifie « universalité » : il englobe le monde, sans fondement spirituel et sans frontière mystique (ou locale). Non seulement, il est constitué d’incroyants qui n’ont pas conscience de l’Esprit de réalité (ou vérité), mais tous sont dans les mêmes ténèbres épaisses.

Si je devais seulement dénoncer chacune d’elles, j’écrirais bien plus de livres.  

Le diable a fait en sorte de pervertir chaque point de la saine doctrine, mais sans la justification par la foi, ce courant était déjà vide de réalité.

Nous pouvons appelés l’église catholique romaine « l’église apostat ». Car en effet, il est plus qu’improbable qu’il s’y trouve un enfant de Dieu. C’est d’elle que le Seigneur parle dans Sa lettre à Thyatire (Apocalypse 2 : 18-29).

Il y a bien plus choquant à son sujet : les profondeurs de Satan dont il est question dans la lettre sont à peine croyables. La sorcellerie mentionnée dans Apocalypse 18 :23, et des manifestations du mystère de l’iniquité sont dissimulées dans cette organisation. Elles sont représentées dès l’ancien Testament. Ezéchiel 8 montre un type de la corruption babylonienne, des abominations de ce mystère.

Dans ce récit, le Seigneur le transporta dans le sanctuaire déserté par Sa gloire. Là, il vit des idoles de toutes sortes en remplacement de la foi authentique. Des femmes pleuraient Tammuz, le nom babylonien du « dieu de l’abondance ». Chaque pratique qu’il vit dans la vision peut être associé à nos jours. Par exemple, ceux qui tournent le dos au temple de l’Eternel pour se prosterner devant le soleil représentent l’Islam (Ezéchiel 8 :16). Dieu dit même que ces derniers, en plus d’être idolâtres, remplit le pays de violence (v17) : en référence à l’islamisme radical.

Certains raisonneraient disant que c’est choses concernent Israël. Alors je rétorque d’avance que tout cela était l’ombre des choses avenir, mais que le Corps est en Christ (Colossiens 2 :17). Le vrai sanctuaire est l’Eglise de Dieu avec les hommes, et comme le temple est déserté par la gloire de Dieu, Christ, ainsi en est-il de l’église apostat.

Pour en revenir justement à l’église catholique romaine, sachez qu’elle est la figure hypocrite qui cache toutes les abominations. C’est aussi pourquoi Ezéchiel dû passer de côté, au travers d’un trou afin de découvrit « les méchantes abominations » (Ezéchiel 8 :9). Magie et enchantements de toutes sortes, invocation des morts sont tous des cultes d’idoles. N’est pas dans le catholicisme que les adeptes prient les morts ? De plus, l’église apostat, en dessous de la couche superficielle apparente, est une usine et un réseau occulte de toute abomination.

Je n’insisterai pas plus sur ces choses profondes de Satan, mais sachez que ce mystère sait s’adapter pour engranger plus de victimes. Même si le trou est moins béant, l’eau s’infiltre quand même.

Dans le courant protestant, il y a beaucoup de mélange avec le monde qui disqualifie les saints pour l’âge à venir. Après ce temps passé à parler de la corruption, de domaine en domaine, on pourrait penser que le sujet s’épuiserait, mais loin de là. Déjà, comme je le disais plus haut, on pourrait écrire des livres entiers sans radoter, rien qu’en parlant de l’église apostat.

Le courant protestant ne vient pas des profondeurs de Satan, sinon il serait caché dans les entrailles de Babylone. Pourtant, il n’est pas glorieux devant Dieu : c’est de cette branche impure que le Seigneur parle dans Sa lettre à Sardes (Apocalypse 3 :1-6).

Je ne referai pas l’exposé sur l’histoire de la réforme. Disons seulement que le protestantisme est un recouvrement inachevé à la saine doctrine. A cause des nombreuses failles du recouvrement incomplet, il a en commun avec l’église apostat d’être plein d’apparence sans la source de toute expression adéquate.

Les individus à l’église catholique romaine sont tous apostats. C’est en regardant aux autres branches catholiques que nous pourrions, peut-être, trouver quelques rares enfants de Dieu disséminés. A leur sujet, le Seigneur à une exigence mesurée, compte tenu de la lumière limitée qui leur est parvenue. (Pour mieux comprendre, lisez le livre « l’Appel des vainqueur » au sujet des vainqueurs).

A côté de ceux-là, nous avons l’église protestante au milieu de laquelle on trouve quelques apostats. Mais nous ne soupçonnons pas leur nombre tel que nous appellerions le protestantisme « apostat ». Ici, ce n’est toujours pas l’église du témoignage que Dieu désir, mais certains individus en son sein participeront au règne de l’âge à venir.

Qu’y a-t-il dans l’église protestante ?
Le Seigneur dit qu’elle passe pour être vivante, mais qu’elle est morte (Apocalypse 3 :1), et que ses œuvres ne sont pas achevées (ou parfaite) devant Dieu (v2).

Il y a deux niveaux dans ce reproche du Seigneur : premièrement, l’église n’est pas vivante. Ensuite, ses œuvres ne sont pas achevées devant Dieu. En fait, c’est du fait d’être vivant que découle l’achèvement des œuvres devant Dieu. Et « devant Dieu », parce que rien de ce qui est fait n’est justice de Dieu, s’il n’est issu de la vie.

Le problème du protestantisme, c’est qu’il représente un christianisme à la fois immature et influencé dans la chair. Les saints des églises protestantes ne sont pas parvenus au recouvrement complet de la saine doctrine. La raison est qu’ils n’ont pas de communion sur le fondement scripturaire, selon l’ordre divin.

Que cette communion soit sur le fondement suppose que le recouvrement s’est poursuivi jusqu’à manifester un témoignage excellent. En effet, le progrès ne tarde pas dans ce courant de l’Esprit de vie que permet notre soumission locale. Or, les saints des dénominations pratiquent un culte extérieur, fruit d’ordonnances charnelles et non de la loi de l’esprit de vie. Mais celui qui, parmi eux, recevra le ministère de vie achèvera un recouvrement personnel le désignant comme vainqueur sur l’âge mauvais.

Le protestantisme est plein de brèches, d’où le malin agit par la puissance de la mort, en usant de stratagème. Les croyants de ce courant s’imaginent plein de vertu spirituelle, alors qu’ils sont hypocrites et ignorants. Ils tâchent d’appliquer ce qu’ils pensent être bien et de se détourner au mieux de ce qu’ils pensent être mal, mais ils ne savent rien de la foi de Christ dans la vie chrétienne.

Non seulement, ils ne peuvent plaire à Dieu en agissant de la sorte, mais tant qu’ils ne se repentiront pas du principe de la connaissance du bien et du mal, la loi en fait, ils échoueront à Lui plaire.

Je ne voudrais pas m’écarter du sujet ? Le but de ce livre, et particulièrement de ce chapitre, n’est pas d’enseigner le principe de la vie. Ici, l’aspect de mon service sert simplement à exposer les ténèbres de la mort.

L’apostasie est la mort qui trompe les hommes par un mélange, jusqu’à les vider du contenu sacré. Ce contenu est la réalité de Dieu dans les saints, l’économie de Dieu. Si quelqu’un croit à la parole de vérité, il passe de la mort à la vie, mais le diable n’a pas l’intention de laisser Christ prendre des territoires.

La mort est l’élément dans le monde, et l’apostasie est la colonisation de la mort à l’ambassade de la vie. L’apostasie ne concerne pas les hommes incrédules qui assument leur état, mais ceux qui sont dans l’illusion d’une appartenance à Dieu, qui n’expriment que ténèbres de la mort, s’il les possède.

Le malin déploie deux filets contre l’humanité : la tentation des vanités, et le plafond du faux sacré. Selon son plan, les hommes qui naissent dans la chair sont conquis par le premier piège, et ceux qui voudraient connaître Dieu, cherchant Son salut, tombent dans le second. Mais certains échappent aux pièges pour naitre de l’Esprit de vie.

Nous verrons dans le chapitre consacré aux individus apostats, qu’il a des agents doubles au milieu des saints. Il possède déjà une multitude de victimes dans le monde ; ce qu’il veut ensuite, c’est voler tout expression de Dieu, égorger chaque enfant de Dieu et détruire l’Eglise de Dieu. C’est ce qu’il entreprend depuis longtemps.

Je vous disais que les œuvres de justice dépendent de la source de vie en Christ. Et dans le protestantisme, il y a des signes récurrents du manque de cette vie divine. Normalement, les dehors du fondement des apôtres, sont perpétués grâce à la parole des enseignants fidèles. Ce fondement appliqué s’appelle la vie d’église.

Les croyants de ce courant mélangé n’ont pas la communion et la lumière de la vie divine leur permettant de vivre en adéquation avec ce fondement. Beaucoup d’hommes essaient de rétablir des choses qu’ils ne comprennent pas, tant ils sont affectés par la sagesse humaine. Et sans lumière, ils ont non seulement aucune idée de ce que doit être la vie d’église, mais ils ne peuvent pas l’appliquer.

Dans la vie divine, nous sommes pourvus de la sagesse divine et d’un zèle pour la justice divine. Qui comprend dans l’Esprit, que les femmes doivent porter le voile ? Qui l’enseigne dans la foi ? Qui connait la raison sainte de cet ordre divin ?

Il y a un grand manque d’obéissance au milieu de ce courant impure. Et ce n’est pas en appliquant quelques apparences, pour ceux qui ont au moins ce zèle quoi que sans intelligence, que vous plairez à Dieu.
Les saints des zones protestantes qui sont illuminés par le ministère de vie marchent à contre-courant, non seulement du monde, mais rejettent aussi les enseignements impurs du protestantisme.

Les dénominations sont la manifestation principale de la désobéissance à l’ordre divin. En établissant ces « autres églises », ce courant prive le peuple de Dieu de l’approvisionnement de vie nécessaire à toute gloire de Dieu. De plus, en se réunissant régulièrement de cette façon inadéquate, les saints risques d’être dépouillés des richesses que le Seigneur tenterait de leur communiquer.

Je ne dis pas que sortir des dénominations vous sauve, mais que rester vous condamne.
Le pastorat pratiqué dans ces sectes est mensonger : les vrais pasteurs n’agissent pas ainsi, hors de toute mesure scripturaire, spirituelle et divine. Le rôle des anciens est mal connu, et une hiérarchie contraire au fondement et défiant l’autorité divine est inventée dans la chair. Tant de saints ignorent que l’ordre divin avec le fondement des apôtres est immuable. D’ailleurs, il subsiste jusque dans l’éternité.

Croyez-vous que Dieu justifie les hommes qui enseignent des normes différentes, qui méprisent Son gouvernement ? Le fondement a été perdu, puis recouvré, mais d’autres ont établi des normes différentes. Seul un zèle sincère vous permettra d’obéir à la parole de vérité en méprisant, cette fois, la prétention humaine.

Vous ignorez sans doute par exemple, que l’évêque et l’ancien sont une même personne. En fait, « ancien » désigne la personne en charge, et « évêque » se réfère à sa fonction. Ce mot « évêque » signifie « surveillant », et c’est la fonction d’un ancien. Il n’aura fallu qu’un enseignement dans le déclin, pour bouleverser l’ordre divin. Je ne ferai pas d’exposé : consultez plutôt le livre « L’Appel des Vainqueurs » sur le Corps de Christ.

La différence entre œuvre et église n’est plus faite ; les saints reçoivent des dons impies ; des rituels de l’ancien testament sont rétabli au goût profitable de certains qui prennent autorité sur leurs frères. Certaines branches du protestantisme sont privées de liberté dans la nouvelle vie, par un enseignement hérétique.
Dans tous les groupes sectaires disséminés, il y a une hypocrisie flagrante, une fausse maîtrise spirituelle, des péchés cachés, des injustices qui sont mêmes enseignés en grand nombre et un amour fraternel mensonger. Rien que dans la généralité, sachant que les individus sont des puits d’injustice, j’aurais beaucoup à exposer.

En fin de compte, c’est par manque de communion de la vie divine que la vie d’église est détruite dans le protestantisme. Ceux qui sont restaurés dans la vie divine mènent cette vie, même sans la gloire du nombre. Ils sont des vainqueurs isolés : que Dieu réunisse ceux qui L’aiment sur le terrain de l’église, avec ceux qui sont fidèles, Amen.