Un ministère de vie : il m’aura fallu plus de cinq ans avant de comprendre pleinement ce que signifiait cet appel du Seigneur. J’aimerais maintenant déployer toute sa raison d’être à travers des efforts de gravité auprès des saints. Exposer un courant contraire à celui du monde m’a valu d’être combattu par ses forces spirituelles, mais il faut dire que je le lui rends bien.

Sachez frères et sœurs, que l’appel qui vous est adressé par l’Évangile n’est pas à prendre à la légère ; ne croyez pas, sous l’orgueil d’être « sauvés », que ce qui suit est négligeable : la volonté de Dieu, c’est bien sûr que nous soyons sauvés, mais ce n’est pas Son but. Il a un plan qui n’a jamais changé depuis avant la fondation du monde, et l’Évangile est Sa puissance pour le mener à bien. Le salut que tout croyant connaît à la base est la promesse qu’Il accomplira Son dessein en nous (Romains 8 :29-30) ; seulement, ceux qui aiment Dieu se lèvent à cause de l’Espérance de la gloire, car Il sanctifie des hommes qui comprennent le rôle qu’ils doivent assumer en coopération, afin de réaliser cette grâce. Ceux-là sont ceux qui régneront avec Christ et qui brilleront comme les étoiles du ciel à perpétuité, avec d’autres qui auront été fidèle à la parole.

C’est mon deuxième livre dans lequel, j’espère communiquer la vision céleste a beaucoup d’entre mes frères et sœurs. L’épreuve qui risque d’accompagner ceux qui croiront est le témoignage d’une sanctification hors de la vision babylonienne, mais vous trouverez toujours dans le Seigneur une endurance qui sera le prix de votre entrée triomphale dans le royaume millénaire avec Christ et vos frères vainqueurs.

Peu avant que je reçoive la puissance économique, le Seigneur me fit connaître un grand axe de la vision qui commençait à me diriger. Par prophétie, dans la bouche d’un frère, Il révéla ce qu’Il savait de ma volonté de combattre, sans préciser à l’assemblée quoi, et garantit qu’Il me donnerait le pouvoir de détruire et de bâtir ; puis un autre jour, Il me montra dans une vision le manque de connaissance de l’Église au sujet de Sa volonté. A cette époque, je n’étais pas aussi éclairé qu’aujourd’hui, mais j’avais ce qui manquait à une grande partie de ma génération à l’Église ; la marche de la foi, plus forte que moi m’attira le mépris de dirigeants autoproclamés hors de leurs limites.

Toutes ces révélations du Seigneur finirent par faire s’enchaîner plusieurs événements difficiles, mais non moins bénéfiques, qui m’ont conduit à une assurance de la foi, dans une vision céleste à cause de laquelle je sers le Seigneur par un ministère de vie. Ce ministère n’est pas une invention humaine, mais le mandat de l’Esprit lorsqu’Il me saisit. Il consiste à vivifier les saints, ceux qui sont refroidit dans le déclin, à les approvisionner selon leur soumission au fondement, sans parler du fait de renverser les forteresses du mensonge. Finalement, le Seigneur cherche une nouvelle consécration dans la maison de Dieu, pour laquelle ce ministère est nécessaire.

La très grande majorité des saints ne réalisent pas la gravité extrême de la situation, ce que coûte leur attirance à peine voilée pour le monde. Quand on y pense, on pourrait dire que tous les ministères sont pareils dans leur caractère vivifiant, car la parole est le moyen de dispenser la vie. Seulement, le besoin n’est pas celui de la conversion des incroyants, dont l’évangéliste est le spécialiste ; ce travail est important et j’admire cette gloire, mais le ministère dont je parle est la réponse de Dieu à l’apostasie, car l’apostasie est la campagne de la mort contre l’Église.

L’œuvre n’est pas pour les non-croyants, mais pour ceux du royaume. L’Esprit l’avait annoncé depuis Son ministère dans l’apôtre Paul ; s’était déjà le combat de Timothée et de Jean, l’apôtre du Seigneur. Il a appelé beaucoup de serviteur dans ce combat, avec la sagesse de Son mouvement. Il est aussi probable que des serviteurs spéciaux soient appelés en nombre dans ce temps de la fin : je dis cela à cause des confidences que m’a fait le Seigneur dans la vision, au sujet du besoin de la fin.

L’Église combat en tâtonnant, sans consécration ni unité, prouvant ainsi que les saints manquent de vision et que l’Église ne remarque pas le débordement dont nous sommes victimes ; sans quoi nous serions unis dans une même vision, un même sentiment. Et puis, certains d’entre nous se sont résignés dans cette situation catastrophique, or, une vraie révélation produit de la détermination. Nous sommes devenus pour beaucoup, conformes au courant du monde ; mais qui réalise combien la corruption doit-être accrut pour qu’il en soit ainsi ? On peut bien s’appeler « l’Église », mais n’être qu’à peine sauvés, se glorifier de bien des différences avec les incroyants et pourtant être pareil dans notre conduite. Nombreux sont ceux qui semblent ignorer que la sanctification n’est pas un idéal, mais un culte raisonnable, car en effet personne ne verra Dieu sans un cœur pur ; bien plus, la grâce du salut n’est qu’un début et non une fin, qu’un petit enfant doit grandir avant d’hériter les richesses de son Père.

Au jour de la consommation du testament, seuls ceux qui sont mûrs jouiront de tous les biens. Tous les saints ont la vie de Dieu, la vie éternelle, mais pour beaucoup, Elle est dépouillée de Son expression : c’est ce que l’on appelle l’apostasie. Une vie qui n’a pas l’entretien, la structure et l’approvisionnement nécessaire dans un environnement étranger ne peut pas se développer, ni s’exprimer convenablement. Privez d’eau, de lumière et de nutriment, une plante qui dépend de ces apports : elle mourra.

Nous sommes dans un monde hostile, mais nous faisons comme si la survie dans une « conformité raisonnable » en attendant le départ, était le but de notre présence dans la chair ou nous pensons que nos réunions hebdomadaires sont notre justification, alors qu’en parallèle nous jouissons du monde. Christ n’est pas venu en touriste, parce que le cadre était agréable ; Il est venu avec une mission, en apportant l’épée. Si nous sommes là, ce n’est pas pour profiter ; celui qui est éclairé ne voit aucun profit dans un monde ravisseur d’hypocrites ; il voit peut-être le carnage à l’Église, chez ceux qui s’enracinent en Babylone. Et que personne ne détourne volontairement l’attention de ce message : l’Évangile est annoncé à toute créature sur la terre et les chrétiens sont ceux qui y ont répondu une fois au moins, pour leur salut initial, le salut éternel ; mais comprendre ce message de manière si superficiel est comparable à l’incrédulité des enfants d’Israël dans le désert où ils périr tous, sauf un reste, ceux qui eurent confiance en Dieu et témoignèrent en faveur de la vision du pays de la promesse.

Bien que notre Pâque ait été immolée, nous ne sommes pas encore parvenus à la perfection ; et de notre consécration transcendant ce temps apostat, dépend notre entrée dans le règne de Dieu et de Christ, pas seulement la jouissance de quelques échantillons dans le désert, pour la survie, mais la gloire de tout l’héritage de Dieu avec Christ, même avant l’éternité.

Quand le Seigneur était éprouvé dans le désert après le baptême de Jean, le diable lui promis les royaumes de la terre s’Il l’adorait (Matthieu 4 :8-9). Vous imaginez si Jésus était aussi faible que nous ? Ce serait la fin de la vie. Pouvez-vous seulement commencer à le comprendre ? Mais nous mourons dans ce monde par la séduction de ses forces spirituelles, en convoitant, en jouissant des vanités, en nous rendant dépendant du système de pensée du siècle et des biens terrestres. Je vous prie de ne pas le nier quand vous n’y pensez à peine qu’aujourd’hui, quand en fait, vous ne mesurez pas votre appartenance à Babylone, au courant du monde qui vous a peut-être depuis toujours mené en perte de la couronne de justice qui récompense ceux qui portent vraiment leur croix.

C’est à se demander à quel point la vision de la saine doctrine a été pervertie et réduite pour satisfaire la corruption des cœurs. L’Écriture le fait savoir : ceux qui manquent de vision périssent (Proverbes 29 :18 ; Osée 4 :6) ; ils ont la réputation d’être vivant, mais ils sont morts (Apocalypse 3 :1). Je ne parle pas du salut éternel, car quiconque croit est passé de la mort à la vie et il ne vient pas en jugement (Jean 5 :24). Ce jugement est le jugement au trône blanc, le jugement final (Apocalypse 20 :11) ; on peut dire que c’est une histoire qui ne concerne aucun vrai croyant en Christ. Mais un jugement concerne la maison de Dieu, et celui qui Le méprise par hypocrisie ou préférence ouverte pour l’âge mauvais grincera des dents dans l’âge à venir (Matthieu 22 :11-14 ; 24 :51 ; 25 :10-13, 19-30 ; Luc 19 :15-26).

Le Seigneur n’a jamais caché la vérité, seulement, l’aveuglement du malin est tel que la plupart des enseignants et théologiens Lui sont passés à côté. Maintenant, le royaume est plus proche que jamais, considérant les signes avant-coureurs de la calamité, mais qui est lucide ? Qui veille ? Et même avant tout, qui échappera aux ténèbres de cette vision apostat ? de Babylone la grande, la mère des abominations et des impudiques assise en reine sur les peuples de la terre avec arrogance et quiétude, ivre du sang des saints (Apocalypse 18 :7) ?

Peut-être êtes-vous de ceux qui ne comprennent pas mon langage, ou de ceux qui méprisent l’écoute d’une telle révélation ? Vous étiez sans savoir tout cela et pensez-vous peut-être que les ignorants sont bénis ? Mais Dieu jugera les actions secrètes des hommes et dévoilera les desseins cachés des cœurs (Romains 2 :16 ; 1 Corinthiens 4 :5).

Le Seigneur ne m’a pas appelé pour flatter l’orgueil de la chair, ni pour conforter les convoitises des saints dans le monde. Il m’a donné une parole contre les courants du monde, contre ses forces spirituelles de la séduction, pour un réveil de ceux qui L’aiment sans hypocrisie mais qui sont dans le piège de la tentation, afin qu’ils soient éclairés pour suivre une vision qui les conduit au large. Il n’appelle pas des « parfaits », mais ceux qui croient dans le sauvetage de Son amour, à la puissance qu’Il réserve pour notre salut complet. Le ministère de vie est l’instrument d’un profond recouvrement du Seigneur, de la restauration de la vie divine à l’Église.