Deuxième chapitre de la Première partie « Le fondement de la vie sainte » du livre

Dieu nous a créés, et j’espère que nous sommes tous au clair à ce propos. Maintenant, il nous faut nous accorder sur le point suivant, à savoir que Dieu n’a pas créé l’homme naturel tel que nous le côtoyons tous les jours. Il a créé l’homme simple et innocent en lui donnant ce commandement : « tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras », mais il a malheureusement été séduit par les attraits de cet interdit auquel il a succombé. L’homme a ainsi adopté le principe qui l’a conduit à décider par lui-même, selon son propre jugement et dans l’indépendance des ressources divines. Les Écritures nous montrent trois principes qui entre en œuvre dans l’histoire de la transition de l’homme innocent à l’homme psychique (ou naturel). Le premier est le péché (corporisant le tentateur), le deuxième est la convoitise du péché dans le moi, et le dernier est celui de la consommation de la convoitise (la transgression). C’est l’ordre action dans le processus qui mène à la mort.

« Puis l’Éternel planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Éternel fit pousser du sol des arbres de toutes espèces, agréables à voir et bon à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » [Genèse 2 :8-9].

Dieu en créant l’homme, n’avait pas l’intention de l’asservir, seulement, il n’était pas non plus question qu’Il le forme n’importe comment. L’être humain est extraordinaire vis-à-vis du reste des créatures. En son temps d’innocence, il n’avait aucune responsabilité propre et vivait en totale dépendance du Créateur pour sa vie. Il n’était pas débile ; d’ailleurs, Dieu nous en a donné la preuve en Genèse 2 :19-20 où « L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel, et à tous les animaux des champs ».

Dieu avait ordonné Sa création, Il la bénit et dit entre-autres aux humains : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Voici, je vous donne toute l’herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : se sera votre nourriture » [Genèse 1 :27-29].

Comme le voyons, l’homme innocent était favorisé par rapport à celui que l’on connaît aujourd’hui : depuis son domaine bénit du jardin d’Éden, l’homme était souverain d’une terre sainte et sur laquelle toutes choses lui était dû sans le moindre effort évident. Comprenez-vous maintenant, la révélation des paroles « Dieu créa l’homme à son image » en Genèse 1 :27 ? Dans le jardin en Éden, Il était destiné à être semblable au Fils de Dieu dans toute Son expression, mais il a préféré l’injustice au jour de l’épreuve. Qui est l’image glorieuse de Dieu ? N’est pas notre Seigneur Jésus-Christ ? S’il est vrai que la chute de l’homme a eu ses conséquences, le retour à la source n’est rien de moins qu’une glorieuse résurrection. Or, Christ a vécu par la vie du Père comme Isaac avec Abraham après qu’il eut hérité de la promesse (Jean 5 :17-23 ; 26). Notre vie devrait donc suivre Son modèle car c’est le but de Dieu en nous. Je vous prie de retenir ce fait capital : comme Dieu règne, Christ règne et nous sommes créés pour régner avec Lui en Dieu (Son royaume).

Laissez-moi à présent vous parler de deux principes représentés dans le jardin.

Le Seigneur notre Dieu avait planté un arbre au milieu du jardin, l’arbre de vie ; cet arbre est mentionné en Genèse et dans le livre Apocalypse. Il représente la source d’un principe existentiel et substantiel, prédestinée à l’être humain avant la fondation du monde. En effet, l’homme en mangeant de Son fruit, devait adopter une nature avec le principe associé qui l’aurait caractérisé, le but étant d’exercer la justice, de manifester le gouvernement de Dieu sur terre. Le principe adopté devait remplir toutes les exigences du but ultime de Dieu, la justice, sans d’autres mobiles que l’amour. Ce principe est celui de la vie ; voici un sujet vaste, un mystère en raison de Son absence chez l’homme naturel. Il correspond à l’évolution souhaitée par le Seigneur. En Genèse 3 :22, Dieu priva l’homme de la possibilité de manger du fruit de l’arbre de vie. Bien que tout cela soit réel à ce moment de l’histoire, il est aussi un indice très représentatif de l’expérience humaine, car ceux qui vivent par leurs convoitises ne peuvent en même temps jouir de Christ. Cet arbre dans la Genèse était l’image du Christ qui est la vie éternelle (la vie de Dieu) proposé aux croyants qui se tiennent entre deux principes. Mais aujourd’hui dans le monde, l’Église est aussi cet arbre de vie dont beaucoup lui préfèrent la religion et la philosophie. C’est pourquoi Jésus-Christ pria Le Père « Sanctifie-les par ta vérité, ta parole est la vérité…Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés en vérité. Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes uns » [Jean 17 :17, 19-22] (la suite du chapitre fait référence au perfectionnement des saints dans la connaissance de l’amour de Dieu).

Jouir de Christ commence par la repentance du principe de la connaissance du bien et du mal, la déviation de notre propre jugement mensonger et l’abondance des ténèbres de nos ressources qui conduisent à la mort. Alors seulement nous sera-t-Il possible de vivre de Lui dans le royaume. Mais la repentance est une quête constante de la conformité à la foi de la vie. Le Seigneur avait dit : vous mangerez du fruit de tout arbre du jardin, sauf de celui de la connaissance du bien et du mal. La vérité, la révélation de Dieu, est le fruit de l’arbre de la vie qui devient vie dans le croyant par la foi en Christ, la vérité et la vie Lui-même. Le droit de consommer librement incluait l’arbre de vie grâce auquel ils (Adam et Eve) vivraient éternellement, malheureusement, le jeu de séduction du diable les conduisit sur le mauvais chemin. L’arbre de vie était le principe de garantit d’une justice entière et fidèle de Dieu sur toute la terre, ce, au travers de l’être humain. Mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal était celui d’un gouvernement psychique indépendant de toute sagesse divine. Il n’était donc pas juste que Dieu le laisse manger de l’arbre de vie après qu’il eut mangé l’autre.

N’importe quelque chrétien véritablement né de nouveau peut témoigner du sentiment de la mort qui suit la désobéissance, mais lui, à un avocat auprès du Père, Jésus-Christ dont le sang est éternellement efficace, dès la foi du salut. C’est la grâce de Dieu, afin que la faiblesse de l’homme ne le prive pas de nouveau de la destinée céleste. Nous verrons plus tard que ceux qui sont ainsi prédestinée, paieront le prix de l’économie de Dieu.

L’homme, en faisant le choix de l’arbre de la connaissance du et du mal, fut l’auteur d’une catastrophe sans pareil dans l’histoire de l’humanité. Dieu n’avait pas livré Sa création à elle-même pour observer son erreur ; non, Il leur a dit « vous mangerez de tous, sauf de celui-ci ». En vérité, l’homme n’avait rien d’autre à faire qu’obéir, étant soumis, jusqu’à ce qu’il découvre le fabuleux fruit de vie, et qu’il en mange pour son entière satisfaction. La conséquence de ce choix, bien que désavantageant l’homme, ne l’a pas dispensé des obligations de l’exercice de la justice de Dieu en vue de laquelle il avait été créé. Et à cause de cette première transgression, il allait connaître de grandes souffrances sur terre, jusqu’à la grâce venue de Dieu, Jésus-Christ, le chemin de la justice qui change la nature de la souffrance des hommes saints. D’une part, l’homme déchu connaît une souffrance liée à sa subsistance selon que Dieu lui dit « le sol sera maudit à cause de toi, c’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie ; c’est à la sueur de ton visage que tu en mangeras le pain ». D’autre part, celle liée directement au péché : la mort, la maladie, toute la cruauté des hommes, la faiblesse, la pression des forces spirituelles du monde, etc. Pour tous dans le monde, ils ne pouvaient que compter sur les lois de la création déjà mises en place, et désormais livré à eux-mêmes, bien qu’il y ait un reste infime de la gloire de Dieu dans le monde, le préservant d’une dissolution totale.

Qu’est-ce que le péché ? C’est la transgression de la loi… Mais encore ? C’est manquer le but ultime de Dieu dans son action, qui rappelons-le, est la justice selon la vérité dans l’amour. Le péché est la source des péchés, des transgressions. Comment l’homme, tel que nous le connaissons et le côtoyons tous les jours peut-il n’être motivé par rien d’autre que par l’amour divin ? Par quelle omniscience de sa pauvre intelligence peut-il viser le but de Dieu ? Et comment, s’il n’a pour seule disposition que les ressources pécheresse de son âme, peut-il accomplir les œuvres de Dieu ? Comment peut-il faire ce qui ne peut être fait que par Christ ? Il n’existe aucune autre ressource qui soit à la fois divine et compatible avec l’humanité : c’est le mystère de la piété. Sans Lui nous ne produisons que la transgression de la justice de Dieu, l’égoïsme et le mensonge, à cause du principe naturel de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Les hommes animiques peuvent s’imaginer avoir ou même toucher la vertu, mais ils ne discernent rien de vrai.

« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » [Romains 5 :23].

Vous savez, la nature de toute œuvre détermine si elle est juste ou non. La justice de Dieu étant placée à hauteur des ressources de Sa propre vie, il faudrait à un homme une vie au moins égale à celle de Dieu par rapport aux exigences de Sa justice. Mais nous n’allons pas discuter le fait que la vie de Dieu n’a pas son pareil, car Dieu est incomparable. Quant à l’homme naturel, quel contraste existe-t-il entre lui et Dieu pour qu’il soit appelé pécheur (de la nature du malin), nature en opposition avec celle de Dieu ? Comment un oiseau peut-il nager au fond de la mer ? Comment un serpent peut-il frôler les nuages ? Un ministre du diable oserait rétorquer : « un dragon ! » Pas très étonnant, vue que son maître (le dragon) est le père du mensonge qui cherche depuis même avant la fondation du monde à usurper le Fils de Dieu (Jean 8 :44 ; Romains 1 :25 ; Esaïe 14 :13-14 ; Ézéchiel 28 :17).

Comment un pécheur peut-il exercer la vraie justice ? Dieu avait créé l’homme à son image, quelle déchéance ! Entre l’arbre de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal, il y a vraiment un monde. Nous réalisons que nous ne pouvons pas pratiquer la justice si ce n’est par les ressources de la vie de Dieu. Mais comme l’homme livré à lui-même ne possède pas des ressources de la vie de Dieu, il est alors esclave d’un principe qui le domine.

« Je découvre donc ce principe : moi je veux faire bien, je suis seulement capable de faire le mal. Au fond de moi, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais je trouve dans mon être une autre loi qui combat contre celle qu’approuve mon intelligence. Elle me rend prisonnier de la loi du péché qui est en moi » [Romains 7 :21-23].

Je ne dis pas que ce principe n’existe que dans l’homme naturel animique. D’ailleurs, les épîtres sont destinées aux croyants, et ce passage intrinsèque ne fait pas exception. Tout ce qui ne découle pas de la vie de Dieu vient du péché. Quant à l’homme (l’humanité entière en Adam), il est devenu pécheur après une transgression. Il a une nature qui le rend incapable de satisfaire aux exigences de la justice de Dieu.

Pour être réellement considéré comme juste, une œuvre, quelle qu’elle soit, doit découler du principe (loi ou justice) de la vie, et non de la connaissance du bien et du mal. Ce dernier est l’un des deux principes de vie existant, et la seule que possède et puisse appréhender l’homme naturel. Dans ce cas, il nous faut tous admettre le fait qu’un tel homme est incapable de faire ce qui est juste aux yeux du Créateur de tout, le Juste Juge. Mais certains dirons « si nous faisons ce que nous pensons être juste, c’est bien ». Dieu dit que non. C’est qu’à ceux-là, il leur faut savoir que c’est dans sa source impie que se trouve le néant de la justice personnelle. Combien même les apparences seraient à crédibles, c’est la source de l’œuvre qui détermine sa valeur.

La vraie justice exercée est celle de celui qui n’a pas d’autre intérêt que la justice de Dieu. L’homme naturel est donc disqualifié, car déjà sa motivation ne vient pas de Dieu. Nous devons avoir pour but ultime, et donc pour raison (l’amour divin) et loi de vie le bien universel selon la vérité, et là, l’homme naturel est disqualifié, car comme vue plus haut, les ressources mêmes du pécheur ne sont pas juste. Il fallait à l’homme manger du fruit de l’arbre de la vie en premier lieu pour ne jamais connaître cette condition et vivre selon la loi de justice dans la vie qui est le simple produit de la nature de Dieu. Chez ceux qui croient, le principe de la croix agit en eux pour purifier leur mobile, c’est alors que la vie de Dieu peut s’exprimer. C’est avec la plénitude de cette vie que vivait sur la terre, Jésus-Christ homme, qui a fait l’épreuve des ressources divines par l’obéissance, jusqu’au bout.

La Loi de Dieu gravée dans la pierre avait été donnée au juif, pour faire connaître au monde son incapacité à satisfaire Ses exigences. Avant que vienne le Sauveur, le chemin devait être préparé, et c’est justement là le rôle de la loi qui n’a pas été donné en vue de la justice, mais en vue du jugement. Nul ne peut être justifié par les œuvres de la loi, mais cette dispensation de la loi devait faire abonder la connaissance du péché et submerger la conscience humaine afin que l’homme reconnaisse son besoin d’un Sauveur.

Dès maintenant, par l’Evangile, nous participons à la nature et la grâce de Dieu, un mystère pour les incrédules. Celui qui vient rétablir la relation avec Dieu le Père, qui devient pour nous cette vie par laquelle nous faisons démonstration de la vraie justice dans l’amour et l’unité de Christ. Plus encore, Celui par qui nous sommes pardonnés selon Sa prescience pour toutes œuvres réalisées sans Ses ressources, c’est-à-dire toutes œuvres mortes, dont les péchés. Celui qui nous sauve à cause de notre foi en Lui, en qui nous faisons le choix de l’arbre de la vie pour l’immortalité, en qui tous nos besoins et plus encore sont pourvu avec gloire. Celui en qui nous avons la paix dans un monde anxiogène, etc.… ; et la liste des richesses de Dieu en Christ est longue. Que Dieu illumine nos cœurs pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ !

L’homme naturel est pécheur peu importe ses œuvres, alors nous ne nous étonnons pas de ses offenses. Mais sachant que sa propre justice est une offense à Dieu, tout effort est vain. Voici en quoi consiste la révélation de la loi pour la repentance des hommes quant à la connaissance du bien et du mal comme ressource en vue de la justice, leur propre justice. Alors le pécheur, impuissant, ne peut que s’en remettre à Dieu.

Qu’est-ce que le jardin dont nous parlions ? C’était un environnement bénit dans la présence de Dieu, un lieu où tout était pourvu pour l’homme, sans que celui-ci n’ait à faire quoi que ce soi que d’en jouir. Comme dit plus haut, à l’intérieur de cet environnement représentatif du cœur du croyant, était représentés entre autres choses, deux principes de vie. Le premier, l’arbre de vie, représente Christ ; l’autre, l’arbre de la connaissance du bien et du mal, est le jugement de l’homme (affection du moi). Maintenant, vous pouvez vous faire une idée de la dynamique intérieure d’un chrétien, en vous représentant l’activité symbolique du jardin d’Éden. Bien sûr, en ce qui concerne les non-croyants, ils ne sont pas en mesure de réellement appréhender ces choses, car ils n’ont pas Christ vivant en eux. Pour l’homme naturel, son jardin c’est le monde, et c’est l’église qui est l’arbre de la vie. Avant de recevoir Christ, son cœur n’est qu’une foire aux vanités, rien de plus précieux.

Après avoir été chassé du jardin, l’homme s’est vu refusé son accès. C’est ainsi qu’Il (Dieu) chassa Adam « et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » [Genèse 3 :24]. Les chérubins représentent la puissance et l’autorité de Dieu. Dieu montrait aux générations à venir, que la grâce de la justice de Dieu leur était désormais impossible, ce, ni pour eux, ni au travers d’eux. Mais Dieu accorde Sa grâce : ce qui était impossible est maintenant rendu accessible par Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Aujourd’hui, si vous entendez Son Évangile, ne refusez pas d’obéir. Ne faites pas comme Adam, préférant vivre par votre propre justice. Cette justice de leurs affections si condamnable par lesquelles les non-croyants vivent, plaident contre eux à chaque instant de leur existence.

« Celui qui a le Fils à la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » [1 Jean 5 :12].
« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » [Romains 8 :2].

Ce n’est pas à dire que Dieu accepte nos œuvres après que Christ soit devenu notre salut. Christ est tout ce que Dieu accepte, et tout ce qui n’est pas l’expression de la vie de Dieu en nous, c’est-à-dire de Christ, n’est pas propre aux yeux de Dieu, et n’appartient pas à Son royaume. L’enfant de Dieu possède les deux principes de vie en lui. Je rappelle qu’il s’agit du principe (justice ou loi) de la vie en Christ-Jésus, et de celui de la connaissance du bien et du mal.

Chez les enfants de Dieu, nous utilisons un langage spirituel pour parler des choses spirituelles, et parlerons de la loi du péché et de la mort en réponse à l’expression de la vie propre de l’homme. Je n’entrerai pas dans les détails, mais dirai seulement que ce sont les principes de l’échec et de la faiblesse pour la justice qui agissent dans l’homme qui marche selon la chair (la connaissance du bien et le mal ou le jugement du moi). Le chrétien, en renonçant à ce principe de la chair, peut vivre par l’esprit de vie dans la foi de Christ ; et comment fera-t-il ? Eh bien, de la même façon que l’homme naturel ne fait aucun effort pour manifester sa vie naturelle, l’homme spirituel vit simplement par son esprit dans la confiance. Mais pour faire taire son affection charnelle, il a besoin de la croix, sans quoi, la chair qui est opposée à l’Esprit continuera à exprimer le péché et la mort dans l’homme. Si cela devait arriver, la grâce de Dieu, en tant que salut, serait toujours présente, car Dieu ne nous sauve pas sur la base des efforts, mais parce que nous croyons que Jésus-Christ est Lui-même toute sagesse pour nous : notre Justice en l’occurrence, mais aussi notre Sanctification et notre Rédemption.

Nous sommes sauvés par la seule foi en Lui (Romains 3 :24 ; Éphésiens 2 :8 ; 1Corinthiens 1 :30). S’agissant de notre Sanctification, nous devons considérer que la loi de l’esprit de vie est le principe qui nous affranchi de la loi du péché et de la mort (Romains 8 : 2) tout le reste de notre vie, par la foi, en invoquant le nom du Seigneur comme notre vie remplit de grâce.

« Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ » [2 Corinthiens 11 :3].

Il me reste une mise en garde à vous communiquer : il serait en effet dommage que je n’omette le danger d’une tentation qui ferait déchoir le croyant d’une bonne marche spirituelle. Le Malin guette comme autrefois dans le but de nous asservir de nouveau en nous suggérant de façon plus moins subtile de revenir à la chair afin de nous priver de la liberté dont vous pourriez jouir dans le Christ, et que l’Esprit de vérité tend à vous faire découvrir pour la justice. Le chrétien qui est né de Dieu par la foi en Jésus-Christ est justifié dans l’Esprit, s’il vit effectivement selon l’esprit. Mais le pécheur vit exclusivement selon la chair.

Parce que les deux sources de vie, la chair et l’esprit, le vieil homme (le moi) et Christ, la vie de nos âmes et la vie de Dieu, demeurent en nous, nous nous retrouvons chaque jour et chaque heure en présence du même choix d’Adam, à savoir, l’arbre de la vie ou celui de la connaissance du bien et du mal. Si nous vivons selon l’esprit, nous vivons par Christ comme source de la vie de Dieu. Si nous vivons selon la chair, nous mourons à cause de la malédiction du péché. Et je le rappelle, la mort dont il s’agit, pour le chrétien, n’est pas le sort fatidique de la chair, mais la production d’œuvres mortes, c’est-à-dire les œuvres de la chair et la faiblesse que nous assumons que trop. Ces œuvres ne sont pas de Dieu, elles sont par conséquent incapable de Le satisfaire quelque peut être la subjectivité ou la lettre morte. La discipline de Dieu viendra pour que nous apprenions la leçon.

J’espère, ne pas vous décevoir à cette étape : le nouvel homme n’est pas un sujet que j’approfondirai tout de suite. Néanmoins, je vous confierai des indices en peu de mots. Qu’est-ce que ce nouvel homme ? A ce stade du message, peut-être diriez-vous que c’est le chrétien, et ma foi, ce n’est pas faux. Mais cette réponse est très limitée : pointez ma main droite, et je ne nierai pas que c’est moi, seulement je suis plus que cela.

Nous avons parlé de l’homme naturel qui est dans le pécheur, Adam, et du chrétien qui est dans le Juste, Christ ; c’est là, le mystère du nouvel homme. Considérant qu’il n’y a jamais eu que deux hommes dans l’univers : Adam est le premier, et Christ, le deuxième. Le premier est mort à la croix de Jésus selon la loi, le deuxième vit éternellement selon Esprit de résurrection et de vie.

Nous qui croyons en Christ, sommes en Lui : c’est la sanctification initiale du salut et la justification. Et nous sommes le détail de Christ dans la gloire croissante jusque dans la mesure de la vie éternelle par la sanctification. Christ est la plénitude de Dieu, le royaume de Dieu, et le nouvel homme est Christ qui est tout en tous dans la nouvelle création : Sa vie, Son caractère, Son contenu et toutes choses pour elle. Nous sommes le nouvel homme avec Christ, auquel nous appartenons selon la mesure de Son approvisionnement pour la gloire de Son règne. Nous parlerons plus tard du Corps de Christ qui est l’Église et dont Christ est la Tête, mais je crains qu’ici, pour ceux qui progressent avec ce livre, ces considérations ne soient trop floues. En effet, la dimension et le culte individuelle doit d’abord être éclairée : seulement avec les enseignements qui lui sont fondamentaux pourrons-nous examiner cette vision de Christ et l’Église, le nouvel homme unique dans l’univers.