Premier chapitre de la première partie du livre

Je me montrerai absolu d’entrée : il y a deux catégories d’homme sur Terre, les impies et les chrétiens. Les premiers sont aussi appelés les enfants de colère ou du diable, les seconds sont très justement appelés les enfants de lumière et de Dieu. Les uns sont prisonniers du péché et de la mort, les autres en sont libres. La première catégorie est sous l’Empire du diable et va vers le séjour destiné au diable, l’autre, est sous le règne croissant de Dieu dans la vie.

L’œuvre de notre Seigneur Jésus-Christ est complète et il n’y a rien à y ajouter ; en effet, le chrétien doit réaliser par une révélation de Dieu qu’il ne pouvait rien faire pour se sauver et qu’une fois devenu saint en Christ Jésus, il n’y a rien qu’il puisse faire pour conserver son salut. L’Écriture nous dira que c’est rendre vaine la croix de Christ pour nous, que de chercher à nouveau la justification par nos propres efforts. Car il a été prouvé que nul ne peut être justifié par les mérites de sa propre sagesse, de ses richesses ou de sa force. Pourquoi ? Le Seigneur a contemplé avec pitié notre impuissance pour nous conformer à Sa loi, parce que la chair, notre propre corruption, la rendait sans force. De plus, l’évidence de notre incapacité quant à la justice de la loi a pour conséquence naturelle, la peine capitale pour nos faiblesses.

Peut-être notre jugement nous flatte-t-il ? Aussi, certains se comparent à d’autres avec orgueil et ils pensent, « mon péché est moins lourd que ceux-ci, et mes fautes moins nombreuses que les leurs ». Mais voici comment parle la loi « je suis la norme absolue de la justice, mon jugement ignore la miséricorde ; le salaire de tout contraste est la mort sans possibilité de rachat sous ma dispensation, or, vous qui vivez sous mon joug, êtes par nature pétris du péché, j’en témoigne à vos consciences devant Dieu, le Juste Juge ».

Connaître la loi, précède la révélation de sa propre faiblesse, pour celui qui est humble. C’est ressentir le besoin du salut de Christ, car nous sommes faibles pour nous en sortir, sans force pour nous sauver. S’Il est mort à la croix, c’est pour que tout homme qui met son espérance en Lui soit racheté de ses péchés devant Dieu. Peu importe dans ce cas, la gravité ou le nombre de ses transgressions : elles sont toutes pardonnées par la foi dans le sang de Jésus qui est suffisant devant Dieu.

Nous savons que Jésus-Christ a tout accompli. Il est pour nous l’Alpha et l’Oméga, et il n’y a rien que nous puissions y ajouter sans stupidement nous substituer à la justice que Dieu nous accord en Son bien aimé, notre Sauveur Jésus-Christ. Certains reconnaissent leur expérience de la grâce du salut après leur régénération, mais s’empresse ensuite de chercher un mérite pour confirmer ce salut. Il joue un jeu dangereux en cherchant de nouveau le joug qui leur est impossible de supporter. L’apôtre Paul dira alors : « Êtes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, vous voulez maintenant finir par la chair ?… Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi » [Galates 3 :3, 10-11]. « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice » [Galates 5 :4-5].

La loi est l’exigence de la justice de Dieu révélée à l’humanité, mais tous en ont dans une certaine mesure la connaissance, car nul n’ignore ce qu’est le bien et le mal. Cette loi écrite est néanmoins d’une valeur très différente : c’est Elle qui est le parfait juge pour nos consciences. La connaissance de la loi augmente l’évidence de la juste rétribution de la transgression de la loi déjà présente dans nos cœurs. Alors pourquoi nous donner la loi ? Est-ce par cruauté ? Non. Depuis la chute de l’humanité en Adam, les générations se succédant, Dieu tâchait de nous dévoiler notre nature incurable et le chemin qu’elle empruntait jusqu’à la mort. Il nous a tout de même à diverse reprise et avec toujours plus de détails, annoncé la délivrance de l’inéluctable sort du pécheur.

Pourquoi inéluctable ? Tout simplement parce qu’il nous est impossible d’échapper au jugement en comptant sur notre capacité à nous conformer à Sa loi : tout homme est né pécheur en Adam, et l’œuvre du pécheur est le péché, tout naturellement. Or, déjà condamnable dans la simple connaissance du péché devant la loi, comment le pécheur renverserait-il la balance ?

Auparavant, le Seigneur n’a pas puni les fautes comme elles le méritaient afin de ne pas désavantager ceux qui dans de bonnes dispositions de cœur servaient à instruire les futurs bénéficiaires de la grâce de Dieu en Christ Jésus. Mais aujourd’hui, grâce à Son sacrifice et à Sa résurrection, Dieu nous annonce la mise en vigueur de la nouvelle règle de doctrine selon laquelle Il nous justifie : c’est la « Nouvelle Alliance » qui est annoncée par l’Évangile. Alors que la loi, bonne et spirituelle s’élève à un haut degré d’exigence, nous devons admettre notre incapacité à la satisfaire ; nous n’avons pas vraiment le choix car c’est un fait. Mais lorsque nous l’admettons et mettons notre confiance en Dieu suivant l’Évangile, nous sommes justifiés. Jésus-Christ, le Fils de Dieu est venu dans le monde des hommes dans une chair semblable à la nôtre, a été éprouvé sans commettre de faute, ainsi Sa valeur authentifiée nous est apportée comme première assurance. Il a annoncé la justification de tous ceux qui croient en Lui pour la vie éternelle, a fait l’expiation de nos fautes selon la loi par Son propre sacrifice, seul à pouvoir satisfaire la justice de Dieu dans l’affaire qui nous opposait à Lui. Il est ensuite ressuscité comme prémices et s’est montré à plusieurs frères à la fois, et c’est en croyant que nous sommes au bénéfice de la grâce par Jésus-Christ qui est notre Alliance de paix avec Dieu. C’est là, la prédication de la croix, rejetée par tant d’homme à travers le monde : pour eux, une folie à laquelle ils ne peuvent se soumettre par incrédulité et endurcissement de cœur.

Le chrétien est une nouvelle créature (création) en Christ-Jésus, un humain d’un nouveau genre dont la nature ne peut être appréhendée par l’ancienne création en qui le cœur se languit dans l’aveuglement du prince de la puissance de l’air. Contrairement aux autres, le chrétien n’a pas à souffrir de la culpabilité étant justifié non à cause de sa propre justice, mais par la grâce de Dieu, par le moyen de la foi qu’il met en Jésus-Christ qui est justice pour lui devant Dieu. Il n’a pas à expier quelque péché que ce soi ou à travailler pour se racheter, car Jésus-Christ a été fait de la part de Dieu justice pour lui. Toute œuvre du chrétien est de se confier en Dieu grâce à son appartenance à Christ.

L’obéissance que Dieu exige est le renoncement à notre propre justice pour nous confier en celle qu’Il nous accorde gratuitement en Son bien-aimé, dans la paix de la foi. Ainsi, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus, parce que Son œuvre pour nous est toute sagesse de sorte que nous ne pouvons, ni ne devons jamais tenter d’y ajouter quoi se soit que nous supposerions manqué à Sa grâce complète. Sinon, plutôt que de renoncer à nous-mêmes, nous renonçons à Christ, car Il est tout ce dont nous avons besoin, et Il ne manque pas.

Si vous êtes un tant soit peu familier de la croix, vous savez concernant l’homme naturel qu’il n’est pas capable de satisfaire la justice de par sa nature. En fait, il est de toute évidence disqualifié depuis sa naissance, car il possède la nature du péché contre laquelle il ne peut rien. Et même s’il en était autrement (ce qui est impossible), il est condamnable dès la première offense aussi infime la jugerions-nous. La loi est absolue dans son jugement : ni tolérance à l’échec, ni miséricorde pour le coupable, ni aucune marge ou contraste avec sa mesure (celle de la loi). Elle est le droit le plus absolu et un simple aspect de la nature de Dieu. Quiconque n’est pas à la hauteur est pécheur, et le salaire du péché est la mort.

Dieu avait un plan : élargir Son royaume par une création semblable à Lui-même, un dessein que l’Adversaire voulu contrarier, non sans que le Seigneur notre Dieu ne le sache bien sûr. Et donc, après la chute de l’homme, due à la tentation du diable, il (l’homme) lui était dès lors impossible de satisfaire au plan de Dieu, car le péché qui est la transgression de la loi était désormais membre permanent des pierres de construction qu’Il avait créé. Comment pouvait-Il encore les utiliser ? Il avait en fait tout prévu, et c’est par Jésus-Christ que tout devait être accomplit. Alors qu’elle est le but de l’Évangile ? Son rôle est de contrarier l’Adversaire, d’ouvrir l’intelligence de tout homme afin qu’il reconnaisse de qui vient la justice, et qu’ainsi, ils soient de nouveau participants du plan de Dieu pour l’élargissement du royaume par l’obéissance de Christ. L’Évangile est la puissance de Dieu pour rétablir toutes choses selon Ses desseins.

Alors, l’Écriture nous met en garde contre les fausses doctrines : certaines sont répandues intentionnellement, d’autres sont de mauvaises interprétations des Écritures ou une corruption sortie du cœur de l’homme. Mais le fait est que le coût de pareils mensonges est très élevé. En effet, il est écrit « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain » [1 Corinthiens 15 :1-2]. Il y a bien sûr bon nombre de divergences sur certains sujets, mais ils ne sont pas tous capitaux. Il s’agit donc avant tout, de retenir le solide fondement de l’Évangile selon lequel, Christ est mort pour les péchés puis est ressuscité pour notre justification. Tous ceux qui croient en la validité Son sacrifice devant Dieu sont aux bénéfices de la vie éternelle. Mais pas seulement, il est aussi écrit « vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice » [Galates 5 :4-5].

Dieu sait que nous sommes incapables de faire quoique ce soit d’acceptable par nos propres ressources. C’est la raison pour laquelle Il nous sauve sans notre concours, mais par grâce, à cause de notre foi. D’autre part, Il nous annonce que si nous avons commencés par la foi, nous devons marcher par la foi. Si un homme fait une œuvre dans laquelle il trouve quelque fierté ou autre bénéfice, grand bien lui fasse, mais ce n’est pas pour la justice qu’il le fait. Aucune œuvre en tant que telle ne peut nous valoir de plaire à Dieu, mais la foi seule. Mais qu’est-ce que la foi ? Elle est l’expression de la confiance que l’on place dans la parole de Dieu. Et sans elle, personne ne peut plaire à Dieu. Nous verrons aussi, quand le moment si prêtera, que la foi est la réalité de Christ en nous, dans une mesure qui nous anime dans Son règne.

Pourquoi l’Évangile ? Dieu nous a vu courbé sous un fardeau trop lourd pour nous, et Il l’a mis sur Jésus qui dans un amour ineffable, l’a supporté jusqu’à la fin, afin que nous vivions. Il nous demandera alors d’admettre que nous n’avons aucune ressource pour vivre devant Dieu, et de compter sur Lui en toutes choses. De là-même, Il nous conduit dans toute Sa justice, en sainteté jusque dans la vie éternelle. Que Dieu ouvre notre intelligence afin que nous retenions Sa grâce, Au nom de Jésus, Amen.

Dieu a fait de nous des vases d’un genre particulier. Nous étions des « vases morts », insensibles à Son mouvement intérieur puisque nous ne Le voyions pas et étions incapable de la moindre communion vivante. Mais maintenant, devenus saints en Christ-Jésus par la nouvelle naissance, nous sommes vivifiés et oints avec Lui dans le Corps. Objectivement, nous ne pouvions être appelés juste, parce que nous étions livrés à nous-mêmes, alors nous puissions effectivement une justice en nous-mêmes. Mais Dieu est la vraie justice avec qui nous n’avions aucune relation : notre propre jugement quant au bien et au mal tirait tout son conseil hors portée de la source vitale de la justice de Dieu. Nos mauvaises intentions comme notre justice étaient à la seule mesure des conceptions impures de la vie de nos âmes. Ceux qui croient que la justice est dans l’apparence n’ont pas renoncé aux œuvres mortes comme il se doit. Cela revient à blanchir l’extérieur du vase et de prétendre qu’il est propre, qui plus est sur une base subjective. Jésus dira « nettoyez d’abord l’intérieur de la coupe, alors l’extérieur suivra » [Matthieu 23 :26], ce qui disqualifie leur approche. Mais combien même recevrions-nous instruction de la loi de Dieu, notre cas est désespéré : car cela équivaudrait à essayer de planter un jardin plein d’arbre fruitiers dans un désert de sable complètement dépourvu des ressources nécessaires. Enfin bon, vous l’aurez compris : les « vases morts » que nous étions et que sont encore ceux qui ne connaissent pas Dieu (qui n’ont pas la foi de Christ), sont fondamentalement injustes car sans communion vivante.

Alors nous en venons à ceux qui sont vivifiés : ceux-là sont ceux qui ont renoncé à leurs propres justices afin d’être au bénéfice de la vraie justice. Jésus-Christ a été fait justice pour nous de la part de Dieu, c’est-à-dire qu’Il est notre paix avec Lui, une communion possible par la justice de la foi. Nous savons, nous croyant, ce qu’Il a traversé afin de devenir ce pont. Il a détruit l’acte dont les ordonnances nous condamnaient, nous a lavés de nos péchés par Son sang et a détruit l’homme de l’ancienne création qui habitait en nous. Tout cela, Il l’a fait par Sa mort à la croix, portant avec Lui toutes nos malédictions. Il est ensuite ressuscité afin que toute Son œuvre prenne un sens pratique et qu’une nouvelle vie nous soit proposée. C’est la vie éternelle dont nous jouissons comme prémices de l’héritage complet qui nous attend avec le Seigneur.

Notre condition est désormais devant Dieu celle du Juste c’est pourquoi il est écrit, « tel il est, tel nous sommes aussi dans le monde » [1 jean 4 :17]. Nous sommes ainsi capables de justice, étant en communion vivante avec Dieu par Jésus-Christ, le Juste, si nous demeurons dans l’espérance de la justice par le Seigneur, l’Esprit. Ce dernier est toute l’essence de la sagesse de Dieu dans Sa connaissance, car c’est Lui qui nous révèle (ou révèle en nous) toutes choses, c’est-à-dire le Christ. Notre ignorance est Son absence, alors comme il est écrit, Il prend de ce qui est à Jésus-Christ et nous Le révèle (Jean 16 :13 à 15).

Dieu, par la nouvelle naissance, a vivifié notre esprit pour que nous soyons de nouveau en communion avec Lui (la réconciliation) et a écrit Ses lois en nous, c’est ainsi que Sa justice fait partie de nos fondements spirituels inculqués et animés par Sa propre vie allant croissant en nous par la jouissance de Christ comme tout pour nous. Mais ne nous trompons pas en pensant vivre par la loi : nous sommes justes uniquement à cause de notre Seigneur Jésus-Christ, par la foi en Lui au début et dans la suite. Donc, à celui qui penserait tirer justification devant Dieu par ses propres œuvres, je dirai qu’il ne peut prétendre à la grâce de Dieu (l’approvisionnement de la vie), puisqu’il s’imagine à tort pouvoir faire autrement.

Il est écrit « La loi est-elle contre les promesses de Dieu. Loin de là ! S’il eut été donné une loi qui put procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient » [Galates 3 :21-22]. Sans oublier que la loi impose à tous ceux qui voudraient trouver en Elle une justification de la pratiquer entièrement sans faute, sous peine de la condamnation, chose qui est impossible à l’homme livré à lui-même. Mais grâce soit rendue à Dieu, « il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus » [Romains 8 :1] comptant uniquement sur la justice par le Saint-Esprit, acteur du mobile de Dieu. Si c’est par la foi en Dieu et en Jésus-Christ que vous vivez, alors n’ayez point d’inquiétude, vous obéissez à la bonne règle de doctrine.

La lumière des hommes et le néant des religions

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue…Cette lumière est la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplés sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père…Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce ; car la loi a été donné par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître » [Jean 1 :1-5, 9-14 et 16-18].

Par quelle lumière, les hommes font-ils route ? Le Seigneur Jésus dit que si la lumière qui est en nous est ténèbres, ô combien grandes sont ces ténèbres. La lumière qui est en nous, détermine toute notre destinée, mais il n’y a qu’une lumière véritable. En effet, lorsque les hommes qui ne connaissent pas Dieu, pensent parvenir au salut par un autre chemin que Jésus-Christ, leur lumière est fausse. Un homme qui pense qu’en dehors de Lui, il peut tendre à un plan de vie plus élevé, se trompe, sa lumière est fausse. Si quelqu’un s’imagine obtenir le salut, sans la puissance de l’Évangile de la gloire de Christ, ses pensées sont pure vanité.

La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ, et c’est bien par Lui que nous sommes dans le royaume de Dieu selon ce que dit Jésus dans Jean 17 :17 et 19 « sanctifies-les par ta vérité : ta parole est la vérité » et « je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité ». Pourquoi ? parce qu’Il est le modèle de la justice de Dieu et l’Esprit de la parole de vérité est le moyen en nous qui croyons. Il est tout en nous dans la réalité de la foi, alors tel Il est, tel nous sommes aussi dans le monde, déjà en nature. C’est pour cela aussi, qu’Il nous laisse le témoignage de Sa vie sur terre, afin que nous sachions que c’est en Lui que s’est accompli toute la justice de Dieu, soit le châtiment que nous méritions, soit le rachat de nos âmes. Non seulement, mais nous avons la communion de Son obéissance devant Dieu, par le Saint-Esprit qui nous conduit dans Sa mesure, vers l’économie de Dieu.

Nous qui nous étions égarés dans les ténèbres de notre propre justice, Il est venu nous éclairer devenant pour ceux qui Le reçoivent, la vraie justice qui nous donne la paix par la foi en Lui. Maintenant, par la foi en Sa justice, la puissance de Son obéissance, Il manifeste en nous toute Son œuvre. Sans la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, nous ne voyons pas clair et nous marchons, en tâtonnant peut-être, mais nous finissons immanquablement par tomber dans une fosse profonde. Ceux qui enseignent un chemin qui n’est pas Christ, sont des aveugles qui conduisent d’autres aveugles dans une large porte de perdition. Mais ceux qui reçoivent la lumière véritable sont libérés des ténèbres des forces spirituelles du monde selon la parole dans Jean 8 :32, « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ». Et quelle est l’évidence de cette grâce ? C’est l’amour de Dieu qui est manifesté en Christ pour nous premièrement, et l’amour de Christ qui est corporisé en nous pour qu’Il règne par la loi de l’esprit de vie, mais nous verront cela plus tard.

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » [Jean 17 :3]. C’est la destinée que nous propose la lumière de Dieu. Et c’est un don pour quiconque croit en Son nom. Il est vrai que la vie éternelle est gratuite, et qu’Elle est accessible à tous les hommes, malheureusement, nombreux sont ceux qui ayant entendu la prédication de l’Évangile ont refusé de croire. Or, sans la foi, il est impossible d’être participant de la vie de Dieu. Certains, et c’est vraiment ceux que je plains le plus, pensent selon un évangile altéré, dépouillé de Son autorité. Ils sont dans des ténèbres d’illusions, s’imaginant que la question de la repentance peut être repoussée pour après la mort. D’autres pensent encore, que la grâce est une affaire automatique. C’est en effet une chose simple que de recevoir la vie éternelle, comme une chose simple de vivre comme Dieu le demande. Mais sans la foi, cette grâce n’est qu’une chimère en subjectivité : la grâce est disponible, oui, mais sans la foi, on n’en bénéficie pas.

Les religions sont un royaume sans vie dans les pensées des incrédules. Une personne religieuse est comme enfermée dans l’endurcissement, soit parce qu’elle aime sa condition actuelle, soit parce que ce chemin (la foi de Christ) lui paraît invraisemblable (ou impraticable). C’est encore parce qu’elle pense déjà suivre la voie de la justice, ce qui aura pour beaucoup la conséquence de les empêcher de croire réellement, ou plutôt, de les conduire à refuser de croire, c’est-à-dire de se repentir. Pour ceux-là, comme pour les autres quelque part, ce sera au Saint-Esprit de les convaincre de péché, parce qu’ils ne croient pas au Fils de Dieu, Celui qui rachète leurs fautes en Christ et agneau de Dieu. Mais c’est un fait : tous ne croient pas. La plupart du temps, les religions font des adeptes qui y adhèrent sans grandes convictions malgré les apparences. Mais chez ceux qui sont endurcis, étant enracinés dans les ténèbres de ces forces spirituelles, nous avons le parfait exemple de la fausse lumière. Chez certains, elles sont si grandes qu’ils arriveront au bout du sentier qui mène à la fosse, à moins que le Père ne les préserve en les attirant à Christ (c’est pourquoi, à ceux des frères qui ont le cœur de Dieu pour les âmes, je vous exhorte à prier pour eux : la prière de l’amour sincère n’est jamais vaine).

Je dis la vérité ; comme dans toutes mes paroles, je parle en accord avec ma conscience. Les religions du monde ne peuvent sauver personne. Il n’y a qu’une seule espérance du salut qui ne trompe pas, et c’est par la foi en Jésus-Christ (1 Colossiens 1 :27 ; Romains 5 :5). J’invite donc tous à recevoir la véritable lumière par la foi. Lorsqu’une personne est en Christ, un nouveau monde s’ouvre à elle, et nul s’il ne Le connaît ne peut appréhender la dimension de ce si grand salut. Mais même si vous êtes sauvés, vous pouvez encore être séparés de Christ, c’est-à-dire être faible dans votre expérience de la vie. Cela est dû à l’aveuglement dans « le moi » de ceux qui ne connaissent Christ que superficiellement. Or, contre le moi, la solution est la croix que nous portons consciemment dans la lumière, afin de vivre par la puissance du Seigneur dans la foi.
Dieu est Celui qui par Jésus-Christ a créé tout ce qui existe, c’est un fait. Il est souverain, la justice n’existe qu’en Lui, est manifestée en Christ, et s’exerce par l’Esprit en nous.

« Ainsi la justice conduit à la vie, Mais celui qui poursuit le mal trouve la mort » [Proverbe 1 :19]. La mort, la puissance du malin converge en nous-même afin d’exprimer le mal. Mais si nous sommes forts pour la justice, c’est par l’Esprit de vie ; alors il est logique que nous soyons faibles pour la justice, dans la mort : c’est un principe et sa contrepartie. Toute faiblesse pour la justice est due à la loi du péché et de la mort (Romains 8 :2), et suite au salut, nous devons porter notre croix afin de libérer la puissance de l’Esprit de vie pour l’obéissance en Lui faisant confiance pour la justice. Dans la mesure où nous réalisons Sa grâce, nous vivrons. A votre Créateur, que voulez-vous redire ? si quelqu’un refuse la vraie justice, celle de Dieu, c’est qu’il préfère la mort à la vie étant livré à lui-même.

Mais qu’est-ce que la mort ? A vrai dire, la mort porte en elle-même plusieurs facettes, mais je ne ferai pas mention de toutes. La mort est la séparation d’avec la vie, et parce que Dieu est la vie, la véritable mort se traduit par la séparation d’avec Lui. Il est la vie, c’est comme ça, c’est tout. Toute personne qui préfère l’injustice à la justice est séparée de Dieu, étant rebelle à la foi de Christ. Toutefois à cause de la gloire de Sa présence, et de Son amour pour tous les hommes, Il soutient le monde, du moins jusqu’au moment fixé, où Il le jugera par Celui qui a désigné, Jésus-Christ qu’Il a ressuscité. Tout ce qui est séparé de Christ est mort ; il est écrit que « celui qui a le Fils à la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » [1 Jean 5 :12].

Mais certains dirons, « OK, mais quel rapport il y a-t-il entre l’injustice et la mort ? » Et bien voici ; la mort tient du péché son pouvoir de tuer selon qu’il est écrit « le salaire du péché est la mort » [Romains 6 :23a] ou « l’aiguillon de la mort, c’est le péché » [1 Corinthiens 15 :55a]. Maintenant, la seule justice de l’homme réside dans le choix de la vie par la foi en Jésus-Christ. Comme Adam, le premier homme a fait le choix d’être séparé de Dieu par son injustice, du coup, tout homme est séparé de Dieu, car tous ont péché par nature. Chacun peut faire le choix de se repentir dans ces temps de la fin. Et alors que nous, serviteurs de Dieu, faisons office d’ambassadeur, aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Il n’en est pas comme du temps de la Genèse, en Eden : si vous refusez de croire en Celui que nous annonçons, et de choisir la vie, vous mourrez de la seconde mort, un lieu sans retour, très loin de la présence glorieuse de Dieu.

Le bonheur sous toutes ses coutures n’existe que dans la présence de Dieu, alors essayez d’imaginer ce qu’est Son absence totale. La paix, la joie, la douceur, et tout ce qu’il peut y avoir de bon, n’existe pas dans cette dimension. Là, les tourments ont remplacé la paix, et les regrets amers, la joie ; la douceur laisse place à la violence du châtiment éternel, le temps est une notion qui n’a plus de dénouement, sinon toujours plus de douleur. Toute notion de bonté aura trouvé son antithèse ; c’est là, le salaire de cette injustice (l’incrédulité), car pareille péché est capital. La mort elle-même sera jetée dans la fournaise et brûlera pour l’éternité avec les morts. Mais grâce soit rendue à Dieu notre Sauveur pour notre Seigneur Jésus-Christ : c’est Lui notre lumière et notre vie, afin que nous échappions aux ténèbres quelles qu’elles soient et que nous nous réjouissions dès maintenant dans la présence glorieuse de Dieu.

« Jésus parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie [Jean 8 :12]. Ici, nous voyons trois éléments (1) Christ est la lumière du monde (l’humanité). (2) celui qui Le suit ne marche pas dans les ténèbres (du monde, en tant que système satanique). (3) celui qui croit, à la lumière (vision) de la vie. Christ se présente Lui-même comme la lumière des hommes qui s’oppose aux ténèbres par lesquelles les hommes marchent naturellement sans Lui. Or, l’espérance ne trompe pas car Dieu est fidèle. Il nous conduit des ténèbres de Son absence dans le monde à Son royaume tout-inclusif dans la vie (Christ), comme dans Exode. Il a délivré Son peuple de l’Égypte pour le conduire au pays de Canaan, avant lequel Il le purifie de toute convoitise et orgueil des jouissances terrestres, des jalousies, etc.… pour la foi de l’espérance de Sa justice. Seulement, seraient-ils dignes d’y entrer, mais pour nous, croyants de la Nouvelle Alliance, Christ est toute la réalité.